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« Publication du programme des libéraux européens pour 2009 | Accueil | ERASMUS déçoit »

06 novembre 2008

Commentaires

Julien

Difficile d'accorder globalement de crédit à ce genre de propos vue la teneur du débat irlandais sur l'Europe, où dans leur grande objectivité les adversaires du traité de Lisbonne jouaient sur la peur que l'UE force l'Irlande à autoriser l'avortement, quand on avait vu exactement l'argument inverse en France en 2005.

Au delà de ça, j'apprends aujourd'hui que la crise mondiale qui se déroule en ce moment trouve son origine en Irlande. Grande nouvelle...

Gus

Le ministre des finances irlandais n'est pas isolé sur une telle position, mais c'est effectivement le seul ministre des finances de la zone Euro à prendre une telle position. Puisqu'à cette instant, les défenseurs de l'indépendance absolue de la BCE ne sont pas forcément numériquement majoritaires au sein de l'Eurogroupe, il faut effectivement interpréter cette prise de position comme hostile. Mais peut-on en vouloir à l'Irlande menacée de sanctions pour déficits excessifs alors que les deux champions de la zone euro semblent bien partis pour s'affranchir du pacte de stabilité ?

Peut-être serait-il temps que la BCE, réputée indépendante mais à priori soupçonnée d'aligner sa politique sur celle de la FED, daigne justifier de la pertinence de ses choix en fonction de la théorie économique applicable, et notamment, de la règle de Taylor ?

Les autorités monétaires américaines ne se privent pas de communiquer sur des considérations théoriques. Ce n'est pas le cas de la BCE. Ce qui n'est pas pour rassurer les investisseurs postulés analyse le monde globalement, c'est à dire, en comparant la profondeur de réflexion des politiques des différentes banques centrales.

Sophie

Extraits du site "public-debt"...

Au titre des seuls intérêts sur la dette publique,nous avons à ce jour payé plus de 1310 milliards d'euros


En effet, depuis 1973, l'État s'est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d'émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l'État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d'énormes intérêts. À l'heure du " pouvoir d'achat chancelant " et des " caisses vides ", il n'est plus acceptable que notre argent, issu de notre travail, ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l'emploi et des services publics, course sans fin à la croissance, destruction de l'environnement, etc..

Nous vous proposons donc d'agir par une mobilisation citoyenne, par voie postale et pétition électronique, sur http://fr.public-debt.org/ pour restaurer le droit légitime des Nations à émettre leur propre monnaie.

Nous le savons par expérience : isolée, cette lettre restera ignorée ou évacuée poliment. Il est essentiel qu'elle arrive en nombre, régulièrement et de toute part sur le bureau des élus et personnalités - notamment de la presse - pour qu'elle ne soit pas traitée à la légère. Notre objectif est que les envois proviennent, nombreux, d'individus, d'associations, de groupes ou d'organismes citoyens. C'est le seul moyen pour que cette question, si importante pour l'avenir des Peuples, soit enfin connue d'eux et qu'ils puissent la traiter.


* la dette proprement dite, c'est-à-dire le capital dû, était de 1250 milliards d'euros à fin 2007.
Cela revient à dire que, si nous n'avions pas dû payer ces intérêts (de quasiment 1310 milliards d'euros 'constants' au 01/10/2008), notre pays n'aurait pas de dette aujourd'hui!

XS

@Gus
Le problème, c'est que dans d'autres pays, notamment la France, on jugeait que les taux étaient trop hauts.
Le problème est plutôt:
-comment synchroniser la politique monétaire sur toute la zone euro, avec des dynamismes économiques différents (l'euro a pleins d'avantages mais ce défaut-là)
-une crise éthique et morale: dans nombre de pays Espagne, Italie, France aussi dans le cas des dispositifs de Robien, les banquiers mais aussi des intermédiaires douteux ont prété à des gens faiblement solvables car ils y trouvaient un bénéfice immédiat. Les politiques ont approuvé, car cela aboutissait à des rentrées fiscales temporairement importantes, et à l'enrichissement de certains de leurs soutiens. Il faudrait une responsabilisation de ces professions, y compris par des interdictions professionnelles et lourdes amendes en cas de faute avérée.

@Sophie
La BCE a produit de la monnaire (agrégat M3), en accompagnant la croissance européenne, mais sans la devancer.
Ce que préconise "public-debt.org" conduirait peut-être à une plus grande croissance selon les mécanismes keynesiens, mais surtout dans un premier temps à une augmentation de l'inflation, liée a ce qu'on reproche à Mr Duysenberg dans ce post.

Gus

Dans mon billet précédent sur le thème, j'ai signalé l'existence de travaux universitaires français suivant les politiques de la BCE et la stricte application de la théorie.

Que l'on trouve dans la presse française, dont la liberté se limite à défendre l'intérêt de ses propriétaires, des articles pour dire tout et son contraire n'a rien d'étonnant : pour autant, qui l'écoute ? Certainement pas la BCE.

Je lisais par ailleurs que la seule ville de Rambouillet comptait 34 agences immobilières, soit en gros trois fois plus que de pharmacies selon l'annuaire électronique. Y avait-il vraiment besoin de faire de grandes études scientifiques pour se douter qu'il y avait un problème ?

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