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« Un certain regard, et un autre, sur l'Europe | Accueil | Le Parlement anticipe la construction européenne contre l'avis du gouvernement »

28 mai 2008

Commentaires

Mansuétude

Mise en parallèle de 2 documents trés intéressants.
D'un côté un discours qui pousse à la contractualisation dans tous les échanges en remplacement de la loi(d'où les dérives des vélléités de contrats de réussite individuels dans les établissments scolaires pour exemple ), ce qui arrangerait bien ceux qui voient dans le marché la réponse à tous les problèmes, manière de laisser chacun devant le risque de supporter leur situation inégale sans la protection d'une loi d'intérêt général.
De l'autre un discours qui voudrait montrer que les récents arrêts, s'ils reconnaissent le droit de grève, n'en rejettent pas moins les accords limités des conventions sans encadrement législatif et sans portée générale, contrairement aux objetctifs de progrés social pour les citoyens- travailleurs européens( m^me détachés) conformément à l'article 2 du traité de Lisbonne.

D'un côté donc, des gouvernements qui pousseraient bien le libéralisme dans la formalisation contractuelle et donc limitative des rapports sociaux , dont les europhiles nous disent à envie que c'est eux qu'il faut accuser avant de tout mettre sur le dos de l'Europe, et qui nous disent aussi que c'est eux à travers leurs réprésentants également qui sont dans les conseils de l'union.
On ne voit pas comment au niveau de l'exécutif européen on pourrait vouloir réglementer à minima sur ces sujets, connaissant les disparités entre les Etats et les principes établis de L'Union que la cour de justice se fait fort de défendre dans un certain sens à travers ces arre^ts.

Certe la finlande et l'allemagne pourraient légiférer à minima pour remplacer la portée circonscrite des conventions les plus favorables aux travailleurs sur leur territoire, mais je ne pense pas que cela se fasse avec la bénédiction des mêmes qui de l'autre côté cherchent à tout prix à restreindre la portée de la loi en matière de protection des travailleurs, comme en France et qu'on retrouve aussi au conseil de l'union.


D'où un manque ressenti fortement quant à l'intérêt de l'Europe pour le plus grand nombre : les travailleurs.

Ce que ne comprennent pas forcément les europhiles : les principes pour l'organisation du marché, que cela soit au niveau de l'union inscrit dans les traités, ou au niveau national, dans les objectifs des gouvernements , restent défavorables au progrés social.
On a beau jeu de dire que les gouvernements sont élus et que c'est eux qu'on retrouve au sein de l'union avec le pouvoir de décider(directives et règlements , il ya un moment où à force de renvoyer la balle d'un camp dans l'autre, plus personne n'en sort convaincu. Je parle de ceux qui devraient l'être, les citoyens dans leur grande majorité, évidemment, pour que tout ceci leur paraisse justifié!

De toute manière, la loi du marché est une aberration pour un nombre incalculable de personnes qui n'ont pas voix au chapitre, quoi qu'en disent les plus convaincus.
Et il ne sert à rien d'exiger d'eux l'argumentaire des plus chevronnés connaisseurs. Car c'est plus souvent à la mesure de la dignité de vie qu'ils mènent que leur apparaît l'esprit de justice sociale d'une société ou non . Sans justice sociale , il n'y a pas de démocratie valable.

Gus

Vous entendrez souvent répondre, à juste titre, que cette approche de la question que vous et moins faisons est prospective. C'est tout à fait exact. Et donc, que l'Europe n'est pas coupable puisque ce n'est qu'un élément du puzzle.

Ne nomme-t-on pas celui qui, tombant de l'immeuble, passant devant un ami au troisième étage lui crie par la fenêtre : "Jusqu'ici, tout va bien" un fou ?

En ce qui me concerne, je vis dans le monde réel et pas dans le monde des idées. Quand un système est cassé, je ne le répare pas en me demandant s'il est plus juste de remplacer l'alternateur ou les bougies : je vais au plus simple. L'Europe est faible, l'Europe est superflue, l'Europe ne sert pas les citoyens : vae victis.

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