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« Couverture médiatique du débat public sur l'Europe en France | Accueil | Un zeste de théorie monétaire dans un grand verre de politique monétaire »

25 février 2008

Commentaires

dg

L'épuisement à s'offenser d'une politique qui n'est plus au service de l'homme ne donne qu'à choisir la désobéïssance.

Gus

La désobéissance pose cependant un problème : de par son action en marge de la société, elle prive le commun du bénéfice du travail de l'individu. Autrement dit, retarde ce progrès que nous appelons tous de nos voeux (du moins, à gauche) et sans lequel l'épuisement à s'offenser n'est que vanité.

Fort heureusement, la quasi-totalité du vaste monde n'a que faire de l'interprétation limitée que parviennent à faire les administrations de pays développés des thèses de l'économie de la connaissance et continueront à progresser de leur côté. Et puisqu'il est probable qu'ils nieront les titres de propriété intellectuelle émis par leurs anciens colonisateurs, tout ceci n'est au fond que d'une importance relativement limitée : à la simple survie de nos cultures, autrement dit, pas grand chose.

dg

Vous avez raison certainement d'un point de vue optimiste. Je ne le suis pas.

Gus

J'avais été frappé à la lecture en dilettante du "geste et la parole" de Leroi-Gourhan par le début de sa (longue) conclusion que je résumerais ainsi : certes, tout est peut-être perdu d'avance : mais alors, dans ce cas, à quoi bon s'en faire ? Tant qu'à se faire mal au crâne, autant imaginer que ça peut éventuellement servir à quelque chose, sinon, mieux vaut aller boire un coup.

Ha si, quand même : noter un point : puisque notre actuel modèle de société ne semble guère ne pouvoir mener qu'au désastre, sans doute l'homme de bonne volonté doit-il apprendre à faire preuve d'une plus grande sympathie que celle que l'intuition ne lui inspire envers les cultures les plus étrangères à ses yeux, quoi qu'il semble lui en coûter : dans l'intérêt de l'homme, tout simplement.

dg

Pour revenir à votre idée, des pays du vaste monde , faites vous référence aux nomenclaturas au pouvoir, peu différentes de ce qui existe partout, pour décider de ce qui serait différent des décisions prises au sein des grandes institutions internationales et occidentales ?


Hormis l'Inde qui semble avoir résisté ouvertement à un marché fermé des semences ou des brevets. Mais quelle autre exemplarité pour d'autres domaines ? Peut être les pays d'Amérique du Sud ?



Les rapports humains me semblent être partout les mêmes en terme de partage des connaissances , des décisions, du pouvoir.Peu progressistes, hormis adapter leur économie à celle qu'ils s'imposent.
Des élites et une masse laborieuse.
Pas d'autre projet de "civilisation" à ma connaissance....


Enfin, pessimisme ne rime pas avec inaction.
Voire, imagination.


Gus

Pour rentrer dans le cadre que vous proposez, le Brésil de Lula a récemment fait l'actualité en ayant développé une économie suffisamment autonome et un modèle de société certainement à peine plus perfectible que le nôtre tout bien pesé de part et d'autre. D'ailleurs, Lula avait promis de foutre le FMI dehors et il a tenu sa parole, en sortant le FMI par la grande porte en faisant en sorte que son pays paye les dettes contractées auprès du FMI pour recouvrer sa liberté de faire évoluer son modèle social en dehors du consensus occidental. Mais ce n'est qu'un exemple. Ce que fait l'Afrique du Sud me semble aussi particulièrement intéressant : vous devez savoir qu'Ubuntu, la distribution Linux la plus populaire actuellement vient d'Afrique du Sud ?

Plus largement, je vous avoue ne pas partager l'opinion si commune il y a quelques années du moins aux USA selon laquelle la démocratie est un préalable au progrès social. Mais je vous prie de ne pas sur-interpréter ce précédent propos :-) Pour me faire pardonner ce propos audacieux, je vous signale que le nombre de citoyens heureux de leur sort est bien plus élevé au Tibet qu'en France :

On peut d'ailleurs certainement se faire une idée de la capacité d'une société à répondre aux attentes de ses membres en évaluant la volonté d'émigration, qui est loin d'être faible en Europe sans pour autant approcher celle de certaines nations africaines.

On peut aussi lire ; http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6102 : je n'approuve pas tout perso, mais j'apprécie cette lecture.

maup

J'avais lu quelque part que le quinoa avait été "breveté" par des opportunistes américains après un voyage au Pérou. Je me demande si c'était vrai, et quelles conséquences cela a eu sur place...

Gus

Alain Lipietz ( http://lipietz.net ) serait sans doute intarissable et informé sur le sujet.

Je me risquerais à vous dire ce que je crois savoir et qui est donc certainement en partie faux : les brevets sur certains usages et notamment pour l'alimentation humaine de la Quinoa ne sont valables que dans certaines régions du monde : celles qui ont d'une part totalement transposé les accords internationaux relatifs d'une part, dont l'un ou l'autre des offices de brevet a reçu le brevet d'autre part, et là où une administration veille à la faire appliquer.

J'ignore quelle est l'exacte étendue de la situation en France. Je suppose qu'un brevet doit avoir été déposé à l'Office Européen des Brevets, qui est traditionnellement assez facilitant.

Ce qui est par contre exact, c'est que ne saurait être cultivée puis commercialisée en France que de la Quinoa inscrite au registre des semences et distribuée par un semencier agréé.

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