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17 décembre 2007

Commentaires

Julien

Vous savez mon opinion sur publius en ce moment, ne revenons pas dessus...

Néanmoins, certains de vos articles ont une facheuse tendance à faire dire à ceux que vous citez ce que vous souhaitez, comptant peut-être sur le fait que personne ne vérifie ou que le sujet soit trop technique pour que qui que ce soit s'y intéresse.

Dans notre cas, la seule chose que Munchau dit en rapport avec la conclusion que vous en tirez est la suivante :

"It is a fully fledged solvency crisis that has arisen because two giant and interlinked bubbles burst simultaneously – one in property, one in credit – leaving banks and investors on the brink of bankruptcy, some hanging on by their fingertips. Yet there is nothing the central banks are offering at this stage to alleviate a solvency crisis.

So the message from last week is that central banks have no game plan. Expect continued stress in financial markets for most of next year and possibly beyond. Expect also further declines in property prices in the US and the UK and spill-overs to the real economy."

Et il est dit explicitement "Yet there is nothing the central banks are offering at this stage to alleviate a solvency crisis". Et vous rajoutez, de votre côté : "l'action de la BCE sur les marchés financiers s'est résumée à donner aux détenteurs de créances douteuses [...]".

Que l'avenir vous donne raison (ou non), on verra. Je suis pour ma part circonspect sur le fait que les choses soient si tranchées. Par contre, Munchau ne peut servir d'appui à votre thèse.

Julien

PS : par contre, "Jerome a Paris" est plus d'accord avec vous, je ne dis pas le contraire.

Gus

J'affirmais en août que l'action des banques centrales n'aurait pour conséquence que de donner aux détenteurs de créances douteuses le temps requis pour les disperser.

Ce qui dit Münchau est que tout ce que pouvaient à cet instant faire les banques centrales peuvent désormais faire pour intervenir sur une crise de solvabilité est vain, ce qui est une affirmation dont je lui laisse la responsabilité.

Münchau est poli : il ne précise pas que la BCE n'a, n'avait, et n'aura jamais aucun droit d'intervenir dans le cadre d'une crise de solvabilité : ce qu'elle a pourtant fait, comme le souligne l'analyse du Münchau, alors que les traités le lui interdisent, ses missions étant très explicitement énumérées par l'article 105 du traité de Maastricht.

"This has been the year when many deeply held beliefs have been challenged. One such belief was that central banks have the toolkit to sort out any conceivable economic or financial crisis. Last week’s co-ordinated liquidity action by five central banks taught us that this is not the case. The idea was that a co-ordinated response would reassure the markets, but it had the opposite effect. It turned out that market participants are not infinitely stupid. They know by now that this is not a liquidity crisis at its core. If it had been, it would be over by now. "

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