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« Mise au point | Accueil | L'Union décide de foutre du fric en l'air »

22 novembre 2007

Commentaires

edgar

Gus, je salue ce texte passionné, qui risque fort de rester comme ton testament sur Publius. Vraiment ; bravo, et merci.

Gus

Jean doute, et moi pareillement.

J'attends d'ailleurs la réaction offline des deux candidats socialistes de mon secteur sur ce texte. à défaut de référendum, la campagne autour de ce traité se fera aux municipales, donc, probablement, après la probable ratification, et donc, en toute connaissance de cause par chacun d'entre nous de qui aura ou non soutenu ce texte.

Un an après, les européennes, trois ans après, une nouvelle fournée : législatives et présidentielles. D'ici là, certaines prédictions se seront soit réalisées, soit auront, effectivement (et sans doute heureusement) été invalidées.

club-cordelier

Petit détail appris sur le blog de Jean Quatremer, le Parlement Européen hérite dans le mini-traité très complicatif de compétences dans la définition des politiques de l'UE...
Certes, pas celle de la nomination des fonctionnaires, mais bien de celles d'adopter les politiques proposées par les commissaires... et donc tracées par ces fonctionnaires...
En votant mieux en 2009 qu'en 2007 et 2005, il y a peut-être une piste...
J'dis ça...

Ver luisant

Alain Lipietz a toujours défendu ce point de vue : voter correctement aux européennes permettrait à un P.E. aux compétences étendues de participer mieux aux politiques de l'Union. Il serait vraiment intéressant que lui (et les verts) s'expriment là-dessus avant 2009 pour ne pas laisser le champs libre aux amis de Pervenche Bérès.

Mais ça ressemble quand même à un gros piège : c'est à peu près aussi intelligent que dire que pour avoir une chance de partager le gateau du diable il faut se mettre à portée de ses flammes. C'est vrai que pour l'instant, le rôle du P.E. dans l'Union, c'est "ferme ta gueule". à quoi servirait de lui donner le rôle "cause toujours" ?

De toutes façons, aura-t-on le choix ?

Visiblement, l'eurocratie toute entière veut Lisbonne, se contrefout explicitement de l'opinion publique, obtient le soutien des classes politiques nationales qui sentent bien de quel côté va le vent (La loi de Bruxelles écrasant les droits nationaux) , et seuls quelques trop rares politiciens ont le courage de donner des raisons justifiant cela. Donc, disons que nous verrons sur résultats ce qu'il en sera : donnons donc 5 ans au P.E. de 2009 à 2014, acceptons par avance tous les dégâts considérables pour notre société que les prédictions énoncées ici causeront, et fixons l'échéance de l'évaluation globale de l'Union à 2014.

Mais tant que la Commission conserve l'exclusivité de toutes les initiatives, s'ils n'ont *nulle intention* de proposer par exemple, une directive cadre sur les services publics, le P.E. n'y pourra rien. Quand on veut initier de la législation européenne, mieux vaut se faire embaucher dans un lobby bruxellois (car on a souvent constaté que les propositions de la Commission étaient souvent des copiés/collés même pas dissimulés de propositions rédigées par les lobbyistes revendiques, comme ce fût prouvé dans le cas de C2I ou la directive portuaire) que de se faire élire : on a plus d'influence en tant que professionnel de la chose à Bruxelles qu'en étant élu à Starsbourg.

Enfin, quand on voit, effectivement, la *qualité* et les *résultats* obtenus par la gestion européenne sur les domaines où elle a compétence partielle exclusive, moi, perso, effectivement, j'ai peur. Du coup, je veux bien leur confier le nucléaire, les programmes de recherche militaire, et tous les trucs débiles et inutiles genre Galileo qui à part gâcher du fric et du temps ne nuisent à personne, mais certainement pas les sevrices publics de proximité, à peu près la *seule chose* qui justifie les impôts.

Gus

"Petit détail appris sur le blog de Jean Quatremer, le Parlement Européen hérite dans le mini-traité très complicatif de compétences dans la définition des politiques de l'UE..."

Sans prétendre mesurer la portée des formulations complexes choisies pour formuler ces "avancées", j'avoue mal voir en pratique comment cela se mettrait en place. Perso, je n'y vois que des voeux pieux, et aucun cadre de mise en oeuvre.

Détail qui tue : même les experts du PS et des Verts qui se sont évertués à trouver de bonnes choses dans Lisbonne ne prétendent pas que ce sont des avancées significatives. Pourtant, l'expérience montre qu'ils n'hésitent d'habitude guère à ériger des hypothèses en certitudes.

En me torturant le crâne sur la question, je vois *une* possibilité : collaboration entre le Conseil et notamment sa présidence et le P.E. : si la Commission ne fait pas trop ptreuve de mauvaise volonté (j'ai évoqué il y a quelques billets le fait que le Pdt de la Commission est un peu affaibli par la pésidence stable au Conseil), ça peut mener à quelque chose. Autant dire que ce n'est pas gagné d'avance (le P.E. nomme le Pdt de la Commission, mais n'a aucune influence sur le Conseil).

Voilà cependant qui pourrait justifier le colossal budget prévu par Sarkozy pour la Pdce française : ha, mais non, puisque Lisbonne ne sera de toute façon pas applicable à ce moment-là..

club-cordelier

Merci de vous être torturé le crâne sur la question...
Les pistes sont minces, mais elles existent...
On est quelques uns à se dire qu'autant essayer d'en profiter aux élections de 2009...

Gus

club-cordelier: si vous lisez le blog depuis longtemps, vous devez savoir que le suis venu à Publius dans le cadre d'activités militantes parfaitement assumées auprès du P.E. et de la Commission, qui ont perdu leur sens avec le vote historique, sous l'impulsion de Michel Rocard, du P.E. de juillet 2005 contre C2I. Si vous avez bonne mémoire, vous savez que le débat sur C2I remonte à 1995/1997 avec la révision de la convention de Munich initiée par le TABD. C'est donc en abusant de l'autorité que mon manque de modestie m'incite à croire dont je dispose que j'affirme que les pistes ne sont pas si minces qu'on pourrait le croire, mais qu'elles ne passent hélas pas par la voie démocratique. Ce qui ne veut pas dire que tenter quoi que ce soit en 2009 soit vain : mais ce ne sera ni suffisant, ni même nécessaire : ce sera pourtant certainement utile ne serait-ce que du fait des financements tout à fait considérables proposés aux députés européens : d'où mon conseil : si vous y croyez, allez-y vous-mêmes et ne confiez rien de vos idéaux à tel ou tel de ces hommes providentiels qui font profession de sucer vos illusions jusqu'à la corde. Et si d'aventure vous ne suiviez pas mon conseil et confiez votre destin et celui de ceux que vous chérissez à l'un ou l'autre de ces professionnels de la remise au lendemain de ce qui gagnerait à être fait le jour même, vous avez toujours la possibilité de militer dans le monde associatif (je préfère éviter le terme d'ONG, celui-ci dissimulant souvent de simples cabinets de comm gracieusement financés par ceux qui trouvent intérêt à investir dans le lobbying). Et si vous avez du temps à perdre, apprenez les langues étrangères et surtout celles d'europe de l'est : les pays d'europe de l'est sont infiniment plus sensibles au discours pro-européen car ceux-ci n'ont pas encore trouvé comment tirer profit de cinquante ans de bureaucratie sédimentée au bénéfice des fonctionnaires européens.

Bonne chance en tout cas.

club-cordelier

Merci encore,
mais quelques précisions encore...
si vous le voulez bien...
"vous avez toujours la possibilité de militer dans le monde associatif (je préfère éviter le terme d'ONG...)"
Des liens ? lesquelles selon vous ?
"les pistes ne sont pas si minces qu'on pourrait le croire, mais [qu'] elles ne passent hélas pas par la voie démocratique"
Quelles voies préconisez-vous ?

C'est un peu le brouillard, pour moi... Or, il y a une occasion, la laisser passer, c'est peut-être risquer de ne pas en voir d 'autres avant un bon moment...

Gus

Le choix est large : on peut par exemple penser à Amnesty, WWF, Greenpeace, Connect, Corporate Europe Observatory, la Confédération Européenne des Syndicats, la LDH, les amis du diplo, ou pour parler "des copains" : la FFII.

club-cordelier

Merci,
tout ça, je connaissais, of course.

Mais que pensez vous des "ONG" invitées par Gérard Onesta à son agora au Parlement Européen :

http://forum.agora.europarl.europa.eu/jiveforums/category.jspa?categoryID=9

Liste des participants :

http://www.europarl.europa.eu/comparl/agora/country.pdf

Et de la méthode de dialogue avec les citoyens à travers le filtre de "représentants du monde associatif" ?

Gus

C'est évidemment fort bien : reste que, comme je viens de l'exprimer dans mon tout nouvel article, choisir du point de vue de la société civile de travailler visiblement avec les verts, c'est s'attirer à coup sûr l'hostilité du PPE, sans lequel rien n'est possible au P.E. (pas grand chose n'étant possible même avec son soutien de toute façon...).

Je ne suis même pas certain qu'Onesta soit soutenue par Voynet, trop pressée de trouver au PS un avenir politique pour elle, qui voit certainement actuellement en Onesta un fou... de m....

club-cordelier

Merci,
votre avis plus précis sur la liste des ong me serait très précieux... pas spécialement en réponse à ce commentaire... ça vaut la peine de prendre le temps, je crois...
Qui sont-ils ?
http://www.europarl.europa.eu/comparl/agora/country.pdf

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