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25 mars 2006

Commentaires

Burt Allibert

Une petit précision (pour les futurs commentateurs que Gus attend): la sncf a décidé d'achter son électricité à la snet. Bien que possédée en majorité par endesa (espagnol), la snet est une société qui produit son électricité en France. Cela amoindris un peu la valeur "européenne" du précédent à mon sens.

Philippe Gras

On devrait également privatiser la Banque de France et la transformer en banque de dépôts classique. Ce serait amusant, alors, de voir une banque étrangère s'intéresser à son sort et vouloir s'en rendre propriétaire, et pourquoi pas, la débaptiser ?
En ce qui concerne la proposition de Jean Arthuis, il faudrait songer à référencer tous ces cénacles dont l'objet est essentiellement d'enterrer les débats, leur utilité est toujours sujette à caution, mais l'inflation dont ils sont bénéficiaires a déjà été pointée.
Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/

Eric Lauriac

Quelques remarques sur la Snet et la SNCF.

La SNCF est un producteur d'électricité au travars de la SHEM dont elle a vendue une partie à Electrabel. la SHEM exploite des barrages pour une puissance installée de 773MW.

La SNET est un producteur un peu plus gros, avec une puissance de 2,4GW soit 2% de celle d'EDF. C'est probablement suffisant pour fournir la SNCF mais...

La SNET dispose de quatre centrales au charbon. Elles sont situées dans le nord, pres de Lyon et de Marseille (la SNET est une anciène filiale de Charbonage de France). L'electricité voyage mal (effet joule), les pertes sur le réseau ont représenté 6,7% de la production en 2004. Il est peu probable que la SNET puisse alimenter la SNCF sur tout le térritoire à un cout raisonable.
On peut à cet égard comparer la localisation des centrales de la SNET avec celle de ses clients.
http://www.snet-electricite.fr/snet/fr/nord.html
et
http://www.snet-electricite.fr/snet/fr/cartographie.html

La localisation des centrales de la SNET est toutefois assez complémentaie de celles de la SHER.

Plus problématique, les centrales fonctionnent au charbon (30% des couts). Le prix du charbon n'à que doublé en 2004 et s'est tassé depuis. On est loin de l'envollée du pétrole et du gaz, reste que le thermique n'a jamais été compétitif face au nucléaire, même du temps ou les permis de polluer n'éxistaient pas.
Les centrales themiques ne fonctionnent donc en France que pour faire face aux pics de consomation. Une centrale nucléaire française ne fonctionne qu'en régime de base ou semi-base, il n'est pas possible de les arréter à volonté.
Il est plus rentable pour la SNET d'acheter son électricité sur le marché de gros (Powernext, ou les prix ont tripplé depuis 2000, ou gré à gré) que de faire tourner ses propres centrales lorsque la consomation est faible.
Je pense donc que pour fournir la SNCF, la SNET sera obligée d'acheter de l'electricité à EDF. EDF n'y perd donc pas tant que cela, c'est surtout un déplacement des bénéfices de sa filliale commerciale vers Edf Trading.

Enfin la SNET sera obligée quoi qu'il arrive de faire transiter son énergie via les lignes du Réseau de Transport de l'Electricité, RTE, filliale à 100% d'EDF.

Emmanuel

Je ne comprends pas: il est où le problème? On s'en fiche que la SNCF se fournisse en électricité auprès d'une compagnie parisienne ou strasbourgeoise: pourquoi cela devrait-il être plus intéressant quand la compagnie n'est pas "FRÂÂÂÂNCAISE, MÔSSIEUR!"? Surtout si ça permet de faire des économies...

Quant à la prétendue "souveraineté" monétaire française qui existait avant l'euro, j'espère que c'est une blague: chacun sait que si on a fait l'euro, c'est précisement pour retrouver en commun une souveraineté que nous avions perdu individuellement depuis belle lurette: quand on est soumis pour sa politique monétaire au bon vouloir de la Bundesbank, je n'appelle pas ça de la souveraineté... Que je sache, le gouverneur de la Banque de France n'avait pas de siège au Comité directeur de la Bundesbank, tandis qu'au sein de la BCE, si. Il faudrait arrêter diffuser les vieux mythes anti-maastrichien. C'est un combat d'arrière-garde.

Vive l'euro, et vive l'électricité pas chère!

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