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19 février 2006

Commentaires

hmmm

En effet, la question des notaires est très intéressante. Est-ce qu'il serait opportun de faire passer un examen pour exercer ? Est-ce que cet examen n'existe pas déjà ?

Je n'en sais rien.

Pour les vétérinaires, je pense que les animaux Lettons sont constitués essentiellement comme les animaux Français :)

dg

Burt,

Ne pensez vous qu'à terme ces "fonds" seront remis en cause par les principes de la concurrence? Voire même les conventions collectives ?
Est ce que vous pensez par exemple que dans le textile ou la sidérurgie , les entrepreneurs décideraient de faire pareil ?
Simples questions

burt allibert

@DG: je ne sais pas plus prédire l'avenir que vous.
Ca dépend sans doute de ce qu'on fera de ces principes, qui contiennent potentiellement le meilleur et le pire, comme bien des principes.
En tout cas, puisqu'on est sur publius, on peut déjà noter que la Commission a considéré ces fonds comme compatibles avec les règles de concurrence européennes. C'est une indication.

Il existe aussi un fonds du textile, et je crois un de la métalurgie (mais je ne sais pas si c'est la même chose que la sidérurgie).

Maître bougui

Le refrain bien connu de "l'avenir est ce que l'on en fera"... la pensée du marketing politique a tout dévoyé, y compris ce genre de vérité, SURTOUT ce genre de vérité... et par ses biais, elle parvient à faire oublier ce qu'on a déjà fait du passé pour aboutir a présent que l'on connaît, certes pas le même pour tout le monde... l'avenir, c'est surtout ce qu'en feront tous ceux qui vivent de la professionnalisation de la politique et de son alliance non-dissimulée avec la finance et l'industrie (il n'y a en ce sens aucun complot...tout est clair)... en gros ceux qui ont déjà modelé les récentes politiques... vive l'avenir, vive le "travail, famille, Europe"... les politiques ont un rôle phénoménales sur la vie des gens... si aujourd'hui ça gronde, serait-ce uniquement parceque les gens sont des enfants stupides gavés et gâtés auxquels ils conviendrait de pédagogiquement reprendre l'instruction sur les bonnes manières de penser l'intérêt général ? Les politiques font la misère des gens, les écarts de richesses n'ont de cesse de se creuser et ceux qui écopent du sillage des plus grands sacs remplis du vol du travail des nations sont... les journalistes. Ils ont intérêt plus que quiconque à légitimer l'ordre des choses... et leur intérêt n'est rien dans cette propension à "dire du faux en montrant du vrai", pour ce qu'il s'agit de la télé, face à la construction historique de l'habitus journlistique qui consiste aujourd'hui, et de plus en plus, à mêler de la crasse ignorance avec une bonne volonté sans cesse flattée par leur miroirs partout disposés autour d'eux... n'ayez crainte, braves gens de Publius, braves lecteurs dont la diode "complotiste malade" s'est allumé dans votre cerveau conditionné, je ne suis pas fous ni adepte de ce genre de posture intellectuel... car l'intentionnalité est le plus souvent absente des jeux depouvoir quand il s'agit de mesurer les effets qu'ils ont avec le jeu qui est joué... mais je comprends ceux qui, par ignorance de tout sauf des conséquences néfastes de ces guignolades mettant en jeu le quotidien de milliers de gens, tombent dans cette vision qui consiste à penser que tout es prévu pour que ce soit toujourts les mêmes qui trinquent... car dans un sens, ils ont raison... précéder les juxtaposition artificielles entre cause (dont l'intentionnalité est souvent exclue, par la faute d'autres ignorances, plus gravec à mon sens que celles précédemment abordées) et conséquence du jeu étroit que jouent entre eux les cercles de sociabilité propres à la finance, à la politique, à l'industrie et aux médias (qui ne connaissent que bien peu de variété de classes socio-économiques, là encore les outils de Marx restent aujourd'hui utiles, au milieu d'autre, pour tenter de comprendre le monde) de la formule "tout se passe comme si..." et on approche d'une vérité.

"Tout se passe comme si on voulait..."

bien que l'immense majorité des fois on ne veut pas. Mais les effets sont là, et ils sont d'une grande constance : les richesses se concentrent, la pauvreté se partage, la nature en prends plein sa gueule, des espèces disparaissent tous les ans (même chez nous...) mais selon Nicolas Baverez, c'est le salarié imbécile gavé de protection sociale qui doit être raisonné sur sa manière de faire.

J'abhorre tous les blaireaux qui lisent Nicolas Baverez ou ses congénérères du même genre avec plaisir.

Tout se passe comme si j'avais envie de salement lui péter la gueule.

DG, très chère, bien à vous.

nounours

Est-ce que la directive Bolky ou un oui à la constitution proposée par la commission nous aurait permis en France d'avoir des maisons closes comme en Allemagne ?
D'après Le Monde du 25/02 c'est super !!
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3242,36-745143@51-745243,0.html

Artemis, "McDonald's" du sexe, accueille 250 clients par jour

our entrer à Artemis, le plus grand bordel de Berlin, mais aussi d'Allemagne et "d'Europe", d'après ses promoteurs, il n'est pas nécessaire de montrer patte blanche. Simplement de payer. Cher : 70 euros - uniquement pour "voir". Le prix ne comprend pas en effet les prestations sexuelles, pour lesquelles existe un tarif de base : 60 euros la demi-heure (le double pour certains "extras").


L'argent liquide étant le seul mode de paiement accepté, un distributeur automatique a été installé dans le hall d'accueil de ce supermarché du sexe construit sur quatre étages.

Originalité du lieu : les prostituées, elles aussi, doivent payer pour entrer. Moins que les clients : 50 euros. Un tarif qui leur permet de conserver l'intégralité des sommes découlant de leur activité sans avoir de pourcentage à reverser à des souteneurs.

Les clients les paient de la main à la main sous l'oeil d'une des 60 caméras qui quadrillent le bâtiment. Seules les chambres réservées aux ébats n'en sont pas équipées, mais chacune possède un interrupteur relié à une alarme. A Artemis, où un tiers des 54 salariés sont des vigiles, la sécurité est le maître mot.

Cinq mois après son ouverture, ses responsables se frottent les mains. "A raison de 250 clients par jour et de 40 prostituées en moyenne, comme en ce moment, nous aurons remboursé en un an 90 % de l'investissement initial de 6,4 millions d'euros", évalue Reiko Opitz, un grand blond aux poches encombrées de téléphones portables. Est-il le directeur d'Artemis ? Non, un simple "porte-parole", très volubile pour décrire chaque pièce de ce palace en toc, mais très discret sur ses propriétaires.

Le nom d'un homme d'affaires turc, Haki Simsek, a été publié dans la presse allemande. Il posséderait 70 % d'Artemis et aurait fait fortune dans les casinos, susurre Reiko Opitz.

Un casino de type Las Vegas, c'est précisément ce à quoi ressemble le mégabordel berlinois, les machines à sous en moins. Décoré dans un épanchement de faux marbre et de peaux de léopard en acrylique, Artemis possède un bar, un restaurant, un cinéma (porno), une piscine dont "l'eau est tellement filtrée qu'on peut la boire", un sauna, une salle de body-building, des chambres aux noms évocateurs (Cléopatra, Casablanca, Zéphyr, Phallus...)...


"TOUT EST PROPRE ET SÛR"


Rien ne manque - même les élévateurs pour handicapés en fauteuil. Dans ce panthéon du bon goût, les clients doivent circuler dévêtus sous un peignoir jaune poussin et les femmes entièrement nues. Celles-ci peuvent aussi loger au dernier étage dans un endroit protégé. La plupart viennent en effet d'autres villes allemandes et certaines d'Europe de l'Est. Toutes doivent posséder des papiers en règle (autorisation de travail, tests médicaux...) et parler "au moins deux langues".

Comme Stella, 28 ans, une Française vivant à Dortmund. Recrutée par petite annonce, elle passe généralement dix jours à Artemis, puis se repose quatre jours chez elle, avant de revenir...

Le système allemand n'a pour elle que des avantages : "C'est bien mieux que la caravane comme je l'ai connue en France. Ici, tout est propre et sûr. Quand un client ne veut pas payer, le service de sécurité intervient et appelle les flics si besoin. On peut même porter plainte." La jeune femme n'a pas de souteneur et dit gagner jusqu'à 10 000 euros par mois.

Soumis aux contrôles réguliers de la police, Artemis ouvre plus difficilement ses portes aux travailleurs sociaux. "On nous en interdit l'accès, déplore Martina Schmiedhofer, la maire adjointe (Verts) chargée des affaires sociales du quartier de Charlottenburg. "On aimerait interroger les prostituées, savoir si elles travaillent librement, quel genre de prestations on leur demande..." L'élue redoute qu'Artemis fasse de l'ombre aux petites maisons closes de quartier : "Les prostituées de Berlin ne croulent pas sous le travail. Nous sommes dans une ville pauvre. Les gens ont peu d'argent à consacrer à cela."

Raison pour laquelle, d'ailleurs, Artemis entend se développer dans des villes plus prospères, comme Munich. L'idée de ses concepteurs est d'ouvrir des lupanars en tout point identiques à la maison mère. "Notre modèle, dit Reiko Opitz, c'est McDonald's."

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