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« Bolkestein, le retour | Accueil | Think big ! »

14 février 2006

Commentaires

Simon

C'est partiellement faux, si la directive Bolkestein a été dénoncé par les partisants du NON comme symbole de la dérive de la construction européenne, il est aussi vrai que les ouiouistes ont utilisé l'argument selon lequel le TCE empêchait Bolkestein ...

Je signale que la position du PS est parfaitement claire contrairement à ce qui peut être affirmé ici : les eurodéputés PS ont voté le rejet du texte, puis, celui si n'ayant pas été obtenu , ont votés des amendements pour l'améliorer avant de rejeter un texte finalement insatisfaisant.

Je tiens à signaler que ce texte ne protège qu'imparfaitement certains secteurs considéré comme services publics en France, mais pas forcément service d'intérêt généraux. Ce texte ne contient pas de mesure allant vers une harmonisation des règlementation, contrairement à l'esprit originel de la construction européenne des années 60.

Je tiens aussi à signaler que ce sont les militants PS qui fixent la ligne du PS, que ce qui est vrai pour "la gauche de la gauche" est vrai pour le "centre-gauche" : si vous n'êtes pas content de cette orientation, prenez acte ou adhérez. En tout état de cause, le Parti DES Socialistes Européens n'est pas un Parti Socialiste Européen, ce qui a pour conséquence que la ligne du PSE ne s'impose pas aux partis nationaux, et n'est qu'un compromis entre divers partis. Il en est différent pour la fédération du Rhône, de la Drôme ou de l'Ardèche qui n'ont pas d'orientation propre, mais représentent la ligne nationale du Parti au niveau départemental.

Coco,
je me permet de te signaler que l'ouverture des frontières prétenduement voulue par l'UE se lmanifeste bien dans la proposition d'établir des camps de rétention à l'extérieur de l'Union.

coco

Simon,

Si le PS français ne compose pas avec ses partenaires européens, il est condamné à décrépir et à perdre toute crédibilité et donc marge de manoeuvre au niveau européen. Je pense que c'est une grave erreur car nous nous provincialisons tout en croyant garder prise sur l'avenir. C'est une façon comme une autre de perdre contact avec les réalités internationales : nous terrer dans notre coin en pensant détenir LA vérité. La France se marginalise tout en s'auto-persuadant qu'elle a des leçons à donner au monde en général et à l'Europe en particulier.

Concernant les camps de rétention, quel rapport avec la liberté de circulation, inscrite dans le traité de 1957? Tu penses que s'opposer au protectionnisme c'est être ipso facto favorable à ces camps de rétention? Quel drôle - et malhonnête - raccourci...

Simon

Coco,
tu me fais dire ce que je n'ai pas dis. Je trouve que certains des défenseurs à tous crin de la liberté de circulation des services lont dans le domaine de l'immigration une interprétation assez spéciale de la liberté de circulation des personnes.
Pour ce qui est du PS, tu me dis que pour avoir des marges de manoeuvres, il doit renoncer à être différent sur son orientation, c'est à dire que pour pouvoir proposer des choses différentes, il doit être justement comme les autres ?? J'ai peur de ne pas comprendre ...

coco

Simon,

Oui, le PS doit se rapprocher de la gauche européenne pour que la gauche européenne ait des marches de manoeuvre. C'est le b-a-ba de la politique me semble-t-il. En ordre dispersé, on aura rien du tout.

Concernant l'immigration, moi je suis pour la liberté de circulation; d'ailleurs sarko nous a concoté un texte totalement anti-communautaire sur ce point, on en reparlera sûrement d'ailleurs (enfin, si les médias daignent nous lâcher la grappe avec le cpe qui n'est qu'une minable réformette infiniment moins grave et dangereuse que le projet de loi ceseda à côté duquel les lois pasqua font figure de bréviaire gauchiste).

Simon

Coco
J'ai une idée qui va te plaire (à propos, j'espère que tu m'excuse le tutoyement). Annonçons tout de suite le programme : multiplions par 10 les frais d'inscription en fac (pour atteindre le standard anglais), supprimons la carte scolaire et finançons les écoles selons leurs résultats (idem, mais là j'ai de plus en plus l'impression d'écrire le programme de Sarko pour 2007, ou de Madelin en 2002), démentelons le code du travail (trop lourd, trop compliqué, soit dit en passant, encore faudrait il l'appliquer ...), flicons les RMIstes (cf Allemagne) ... et adhérons tous à l'UDF.

Je comprends ce que tu veux dire mais ... si je comprends la politique du moins pire (ce que parfois le PSE obtient quoique ...), ce n'est pas forcément un objectif en soit. A vrai dire, le PSE a choisi une orientation avec les accords techniques avec le PPE, qui ne me plait pas du tout (il y avait une solution avec les Verts et les Libéraux ...), c'est normal que le PS qui était contre ait un peu de mal a suivre parfois. Et je te signale que nos partenaire aussi pourrait faire de temps en temps quelques compromis, ça nous faciliterait le travail. Ce n'est pas uniquement à nous d'avaler des couleuvres.

Pour ce qui est de la ligne, le jour où ce ne seront plus les adhérents (pour peu que cela soit encore eux) qui la feront, ou que notre but sera de faire du Schröder, je pense que j'irais à la pêche les jours de vote. Démocratie : de temps en temps, il arrive qu'on ne soit pas d'accord.

Pour ce qui est du projet CESEDA, ne te fait aucune illusion : nous ne l'abrogerons pas. Bien sur ce texte mérite d'être conchiés à longueur de page, c'est une atteinte à toute les valeurs qui peuvent fonder la France (et même peut être l'Europe). Mais bon, comme l'a bien dit Malek Boutih : Nicolas Sarkozy est des hommes qui redonnent foi dans la politique. Le projet du dit Malek fit un tabac dans Minute. Et puis, nous autres socialistes avons déjà trahis les immigrés si souvent ... Donc, malheureusement, ça m'étonnerait beaucoup qu'on bouge, mais si tu veux, on se fait une manif à 2 un de ces quatres.

Bache

Il existe d'autres formes d'actions que la manif, sauf vot'respect.

Par exemple, je crains qu'en ce qui ne concerne les OGMs alimentaires ou de culture, c'est la société civile dans son ensemble et par son action continue qui devra s'opposer aux agissements devenus légaux des ces entreprises prêtes à répandre leurs saloperies sur toute la terre.

Le fait que les partis se mettent aux abonnés absents sur ces sujets n'incite que davantage à les laisser s'effondrer sous le poids de leurs contradictions internes.

coco

Simon, je pense que si tu es parisien tu étais à république aujourd'hui pour le concert contre le projet de loi sarko sur l'immigration.

Bon, je n'entre pas dans les détails, mais je pense que sarko n'a rien à voir avec le PS en matière d'immigration. Clairement le PS a fait l'erreur de ne pas intégrer les étrangers à la vie politique locale (droit de vote promis depuis perpète et jamais accordé), et de ne pas supprimer la double peine, sur ce point nous devons battre notre coulpe. En revanche notre bureau national n'a toujours pas signé la pétition contre le projet (la fédé de paris, si, mais pas le bureau national; pourquoi donc??)

Quant aux idées proposées, soit, why not pour certaines d'entre elles. Je n'ai aucun tabou en matière de politique éco ou d'éducation, du moment que ça marche.

Contrairement à toi je pense que la politique c'est un arbitrage entre deux mauvaises solutions.

Je ne connais pas de solution sans défaut et sans conséquences négatives, après, il faut choisir la solution dont les effets négatifs sont les moindres. C'est tout pour moi. Je ne vois pas comment je pourrais attendre plus de la politique (ce n'est pas une planète bizarre. Si?)

Et dans les critères de choix entre deux mauvaises solutions, le critère du coût est fondamental, parce qu'une mesure quelle qu'elle soit a un coût et la question c'est qui paye et combien. L'impôt c'est très bien mais ça ne suffit pas à financer tout, sinon la dette de l'Etat n'existerait pas.

Donc si tu dis qu'on augmente les tarifs de l'université, why not, il faut comparer ce qu'on peut attendre comme effets pervers de cette idée, par rapport aux effets pervers de la situation actuelle. Et ne pas prendre ce genre de solution isolément. LEs bourses, ça existe, les emprunts aussi, etc. Il n'y a pas de tabou à avoir sur aucune de ces questions (surtout quand tu sais que la France pond moins de diplômés de CSP moins que les USA, si, si, là-bas les diplômés provenant des couches défavorisées sont proportionnellement plus nombreux... Je ne souhaite pas imiter ce pays trop individualiste à mon sens, mais je fais cette précision pour dire qu'il n'y a pas de tabou à avoir).

Dans l'ensemble le principal c'est d'être de bonne foi et de vouloir VRAIMENT améliorer la vie des gens, pas seulement de faire des promesses ou d'appliquer des solutions dont on sait que tôt ou tard elles écraseront tous nos budgets et nous conduirons à mettre la clef sous la porte.

Pour cela oui je pense qu'il est important d'accepter une discussion sans tabou avec nos partenaires européens, de ranger nos idées reçues au placard... Et réciproquement. Il est bien possible que nos partenaires aient trop de préjugés sur nos façons de voir.

Pour le tutoiement pas de problème, on est camarades non?

coco

NB : j'ajoute, par rapport à l'UDF, que non, je ne crois pas une demie seconde à la sincérité de Bayrou qui fait le grand écart avec ses alliés naturels (UMP) et le centre.

Alors oui je suis au centre, peut-être. Mais je ne m'identifie guère à la droite, surtout sur les questions de société (par rapport à la religion notamment), et je n'ai pas envie d'un système du chacun pour soi, ou d'une europe à la carte, au niveau communautaire (ce qui est plutôt à droite sur les bancs du parlement européen).

Centre gauche ça te va? C'est toléré au PS ou bien nous sommes des pestiférés à éliminer d'urgence en raison de notre mollesse et de notre indifférence bien connue aux pauvres et aux damnés de la terre? (bah, on peut résumer comme ça la façon dont nous sommes généralement perçus à notre gauche...et qui est totalement injuste et manichéenne).

Simon

@ Coco,
bon, je tue ( :-) ) d'abord ton dernier post. J'ai de très bons amis de droite, qui pensent que Sarkozy est l'avenir ... Pour ma part, j'ai grandi dans une bonne bonne banlieue bien bourgeoise ... Chacun ses petits défauts :-).
Je suis d'accord sur le positionnement de Bayrou. Mais pour moi, le centre est une illusion de l'esprit, qui n'existait pas plus au temps du Parti Radical qu'aujourd'hui.

pour moi, le choix n'est opas entre deux mauvaises solutions, mais selon moi, entre la pire et la moins pire. Je ne pense pas que seul le résultat compte. Parce que nous avons des valeurs (mot de droite) ou une idéologie (gros mot de gauche) qui nous poussent à nous engager. Parce que si la fin justifie les moyens, nous risquons de remettre en cause pour de "bonnes" raisons certains droits. Qu'elle soit limité par la droite ou par la gauche, je défendrais une liberté absolue d'expression, ce n'est qu'un exemple.

Quand je parle de l'Université, je pense qu'il faut une réforme globale de l'Enseignement, mais pas que du Post Bac. De la maternelle au doctorat. Je ne doute pas que mes "traditionnels amis" manifesteraient. Je doute d'en faire autant.
Mais c'est un autre sujet.

coco

Simon, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai jamais dit que la fin justifie toujours les moyens. Je dis simplement qu'entre deux effets négatifs induits par deux solutions différentes, il faut arbitrer. Les renoncements exigés par certaines solutions (par exemple, renoncer à des droits fondamentaux) font partie intégrante des effets négatifs dont il faut tenir compte au moment du choix. Ils sont un critère de décision.

Toute solution a ses effets négatifs, il faut choisir les effets les moins pires. Je ne dis rien d'autre. Et rien que cela, c'est considéré comme le MAL par une partie de la gauche (celle qui est très à ma gauche).

A l'échelle européenne donc il nous faut accepter de renoncer à certaines antiennes, si ce choix est moins mauvais que la division et ses conséquences.

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