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« La campagne sur Internet : une parodie de pluralisme | Accueil | Changement de ton chiraquien sur la Turquie »

25 août 2005

Commentaires

margit

pardon, me suis trompée de rubrique, donc encore une fois :
@ sys4
Avant de vociférer bêtement selon les pensées uniques glanées sur les trop nombreux sites de l’extrême gauche vous devriez méditer sur ce texte de B. Kouchner chez :
www.politiqueinternationale.com
voici quelques extraits :
« La fin programmée d'une dictature sanglante avait de quoi réjouir les militants des justes causes. Mais force est de constater qu'elle marqua le repli des grands principes et anéantit la mémoire historique. Les droits de l'homme ne comptaient plus dans le raisonnement des manifestants, hérauts d'un nouveau pacifisme, qui se souvenaient à peine de la précédente guerre du Golfe. Et pour cause : les mémoires télévisées dépassent rarement quinze jours. Ils furent des millions qui défilèrent dans les rues des villes occidentales et - beaucoup moins nombreux - dans les pays en développement, brandissant des pancartes et hurlant des slogans hostiles aux Etats-Unis. Les " anti-guerre " ne vilipendaient pas le bourreau de Bagdad. Qui donc menaçait la démocratie : Saddam Hussein ou George W. Bush ? A force de falsifier l'Histoire, on ne s'y retrouvait plus. Seuls les Irakiens auraient pu répondre... mais les activistes ne les consultèrent pas. Certains crièrent : " Plutôt Saddam que Bush ", et leurs compagnons de défilé ne réagirent pas. C'était le retour du Grand Satan, sous la forme de "l'impérialisme américain". Je n'oublie pas ce sondage qui montra que 32 % des Français - confortés par les positions démagogiques de notre gouvernement - souhaitaient la victoire de Saddam, bourreau de son propre peuple, contre nos alliés traditionnels.»

« Ma découverte du Kurdistan d'Irak et de ce peuple sans pays datait de 1974. C'était avec Médecins sans frontières. Je me souviens d'un bombardement subi, en compagnie de Max Récamier et de Jacques Béres, sur la célèbre route de Rowenduz, tracée par la colonisation anglaise. Je revois encore les corps meurtris dans les fossés. Les hélicoptères et les missiles étaient français. Les mitrailleuses étaient-elles américaines ? Depuis, je n'ai pas cessé d'être solidaire des Kurdes et des chiites. Allais-je les trahir pour respecter une légalité internationale boiteuse ? »

« Personne - ni les Américains pour s'en féliciter ni les Français pour la condamner - ne reprit une résolution essentielle portant sur la situation des droits de l'homme en Irak (A/res/57/232) qui fut pourtant votée par 187 voix contre 3 à l'Assemblée générale des Nations unies, le 23 janvier 2003. La presse n'en fit même pas mention ! Précisons que les trois pays qui votèrent contre furent Cuba, la Syrie et la Libye. Cette résolution est longue et pourtant claire. Je ne reproduis ici qu'un seul paragraphe qui résume la défaite des droits de l'homme :
" ...condamne énergiquement :
a) les violations systématiques, généralisées et extrêmement graves des droits de l'homme et du droit international commises par le gouvernement irakien, qui engendrent une répression et une oppression constantes, reposant sur une discrimination de grande ampleur et la terreur généralisée ;
b) la suppression de la liberté de pensée, de conscience et de religion, d'expression, d'information, d'association, de réunion et de mouvement, résultant de la peur des arrestations, incarcérations, exécutions, expulsions, démolitions de maisons et autres sanctions ;
c) la répression à laquelle est exposée toute forme d'opposition, en particulier le harcèlement, l'intimidation et les menaces dont sont victimes les opposants irakiens vivant à l'étranger et les membres de leur famille ;
d) l'application généralisée de la peine de mort, en violation des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et des garanties des Nations unies ;
e) les exécutions sommaires et arbitraires, notamment les assassinats politiques et la poursuite du nettoyage des prisons, le recours au viol comme arme politique, ainsi que les disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires couramment pratiquées et le non-respect constant et systématique des garanties judiciaires et de la légalité ;
f) la pratique généralisée et systématique de la torture, ainsi que le maintien en vigueur des décrets punissant certaines infractions de peines cruelles et inhumaines.
La communauté internationale avait rarement voté un texte d'une telle fermeté, presque à l'unanimité par surcroît. N'aurait-on pas pu, alors, établir une stratégie politique d'entente et de pression pour exiger le départ de Saddam Hussein ? Personne n'a osé tenter l'expérience. Il eût fallu une autre imagination que celle qui fut déployée par deux obstinations simplistes et opposées. Dès lors, la défaite des droits de l'homme était inéluctable.
La communauté internationale, enfin ressoudée, doit maintenant réussir la démocratisation de l'Irak. Mal entamée, cette opération essentielle sera, sans doute, fort difficile à mener à bien. »

sys4

@margit

"Avant de vociférer bêtement selon les pensées uniques glanées sur les trop nombreux sites de l’extrême gauche(...)"

Bien. Ce "bêtement" te permet d'évacuer mes arguments que tu aurais été bien en peine de réfuter, les remplaçant par un petit extrait.

Moi aussi je sais analyser les textes. La preuve: Après avoir abordé les thèmes humanistes qui m'ont presque tirés les larmes, j'avoue, je tombe sur ce sommet de mauvais goût:

Extrait "Des idéologues qui ne trouvent grâce à mes yeux que dans la vacuité de la pensée adverse avaient, dès le 11 septembre, souhaité que l'opération irakienne fût conduite dans la foulée de la punition afghane (...) Dans le souvenir des Twin Towers, l'intervention visant à renverser le régime de Saddam Hussein eût sans doute été acceptée plus facilement, sans susciter autant de réticences. Or le président Bush souhaita que les deux attaques fussent découplées : ce fut une erreur de communication."

On tombe dans la logique de communication. Si sa thèse avait été défendable, il aurait respecté la mémoire de ceux qui sont morts le 11 septembre en ne les prenant pas pour un prétexte à faire la guerre pour du pétrole, car à moins de nier l'évidence, c'est la SEULE vraie raison qui a trouvé grâce aux yeux de Bush pour faire la guerre. Punir les talibans d'Afghanistan pour son soutien aux terroristes, c'est normal, mais ériger les morts du 11 septembre en prétexte pour faire la guerre, c'est criminel, inexcusable, et même odieux.

J'ai pas lu les sites d'extrême gauche, mais bien le texte de Kouchner avant de réagir. Dans son texte, il montre bien clairement qu'il croit encore aux mensonges de Bush. (Elles sont où, les armes de destruction massives? Le lien avec Al-Qaeda, a-t-il été prouvé? Non.)

Ce type ne vit pas dans notre monde, selon lui, il y a des gentils et des méchants. La pensée binaire, quoi. Il y ceux qui pensent comme lui, ce sont les gentils. Et il y a les autres, ce sont les méchants. Pas de juste milieu. Avec ce raisonnement, pas étonnant qu'il soit va-t-en-guerre, puisque la guerre ne laisse pas le choix: "Tu es AVEC nous ou CONTRE nous". Ce genre de raisonnement est dangereux.

Tu me dis, margit, que tu as connu les régimes totalitaires. Apparemment, cette expérience ne t'a pas beaucoup servi, puisque tu prends la défense d'un système qui fait de certains hommes des "gentils" et d'autres des "méchants". Ca ne te rappelle rien? Le nazisme, c'était pourtant la même chose. Le juif, c'était le méchant, et l'aryen le gentil.

Bush, on sait comment il est, il méprise les droits de l'homme et il a les ordures de chez Enron derrière lui, mais c'est pas le diable. Saddam, c'était un salopard qui détournait l'aide internationale et torturait ses opposants, mais ça n'en fait pas un démon non plus. Ces deux personnages sont inacceptables de mon point de vue, et c'est pas parce que l'un a tapé sur l'autre que ça va changer.

dg

Si vous voulez avoir une idée plus précise de la position de la ligue des droits de l'homme quant à la guerre en Irak, vous pouvez toujours aller visiter ce lien:
http://www.ldh-france.org/actu_nationale.cfm?idactu=644

dg

Un Extrait que l'on peut y trouver:
"> La guerre contre l'Irak ne doit pas avoir lieu

L’intervention militaire annoncée par les Etats-Unis, qui prévoient d’agir « seuls, si nécessaire, pour exercer leur droit à l’autodéfense en agissant à titre préventif » , et leur dessein d’imposer à l’Irak un changement de régime bafouent le droit international et la charte des Nations unies. Le prétexte de la lutte antiterroriste n’autorisant en aucune façon à confondre la recherche de criminels et la volonté de contrôler économiquement et politiquement toute une région."

dg

http://www.fidh.org/article.php3?id_article=1527

Apparement la ligue internationale des droits de l'homme ne partageait pas la position de monsieur Kouchner...sur la guerre en Irak.
Il va falloir m'expliquer si la Ligue elle aussi puise ses réflexions dans "la pensée unique" de l'extrême gauche...
A moins que ce ne soit encore qu'une réduction de pensée de margit, par défaut de vocabulaire?

Libertador

Pour en rajouter une petite louche: si j'ai bien compris, la constitution qui va sauver l'Irak, soutenue par "la communauté internationale" (drôle d'expression...), et en premier lieu par les Etats-Unis, c'est une version "soft" de la charia... Belle victoire démocratique, non ???...

starkadr

Euh, c'est quoi le rapport avec la position de Kouchner sur l'Irak ? Il était pour une intervention humanitaire afin de mettre en place une démocratie en Irak.

Ceci n'a manifestement pas été le cas au vu de ce qu'on en fait les américains (manque de moyen, manque de volonté politique, erreurs à répéttion... ect la liste est longue).
Personnellement j'étais contre pour cette raison et je pense que son erreur a été de croire aux effets positifs de cette intervention alors qu'on voyait bien qu'elle courait au désastre pour le pays. (encore que ce n'était pas si simple et ça ne l'est tjs pas)


Il met le respect des droits de l'homme bien au-dessus d'une soi disante souveraineté nationale (qu'est ce qu'a de souverain une dictature ???)et je ne peux qu'être d'accord avec lui quand il s'offusque de voir que le peuple irakien et les abominations de Saddam (opération Anfal) sont passés et continuent à passer au second plan lorsqu'on parle de l'intervention américaine.

quant à ça
""apparemment, cette expérience ne t'a pas beaucoup servi, puisque tu prends la défense d'un système qui fait de certains hommes des "gentils" et d'autres des "méchants". Ca ne te rappelle rien? Le nazisme, c'était pourtant la même chose. Le juif, c'était le méchant, et l'aryen le gentil.""

merci j'ai bien ri, magnifique raisonnement binaire :)

sys4

@starkadr

"merci j'ai bien ri, magnifique raisonnement binaire"

merci aussi de bien faire attention à ce que j'ai dit. Je dis JUSTEMENT que ce genre de raisonnement a été tenu par Kouchner. C'est son moteur de raisonnement, pas le mien, merci de ton soutien.

toup

Pour modérer un peu l'aspect idyllique du travail au Luxembourg, les travailleurs français au Luxembourg (notamment dans le secteur bancaire) sont considérés à peu près comme les travailleurs maghrébins chez nous. Extrêmement peu de postes de responsabilité et les premiers à être virés.

Le Luxembourg est peut-être un paradis fiscal, mais ce n'est pas le Paradis.

Miracoolix

"Serions-nous plus indépendants et intelligents que nos voisins ?"

Je me permets de ne pas répondre à cette question, et pourtant je serais plutôt bien placé, étant donné que je suis étudiant en France et ... de nationalité luxembourgeoise.

Sur cette question super-superflue et impertinente juste quelques réflexions:

- "Oui" au Luxembourg, sans les votes d'extrême-droite, "Non" en France avec l'extrême droite... qui est plus intelligent
- Pourquoi "le Luxembourg" aurait-il à se justifier de son "oui"? C'est le résultat d'un referendum, point barre. Et à respecter en tant que mécanisme constitutionnel. Comme le Luxembourg a toujours respecté les nombraux référendums de De Gaulle, plus contestables de ce point de vue
- La démocratie vit grâce à la coexistence du oui et du non - que l'on tire les conséquences adéquates de l'un et de l'autre. Au Luxembourg, le Non aurait entraîné des conséquences, en France, visiblement non.

A bon entendeur

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