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23 juin 2005

Commentaires

romain blachier

oui c'est arrivé notamment en Cote d'Ivoire lors de l'effondrement du cours cacao parce que trop de cacao et pas assez de cultures vivriéres.

L'important c'est un juste équilibre de production.

Eviv Bulgroz

Ben on peut voir le pb exactement à l'inverse, non? Le pb c'est qu'ils n'exportent qu'un truc : pas qu'ils exportent trop. C'est ça qui rend vulnérable. Et pourquoi n'exportent ils (pratiquement) qu'un truc : parce que sur la plupart des autres produits on les concurrencent/assasinent déloyalement avec notre dumping + protectionisme univoque, nous les riches américains et européens.

De plus ce ne sont pas les plantations de cacao qui affament le peuple. Si tu met tout le monde à la terre pour cultiver en autarcie pour sa petite famille, voisinage(hum hum hum hum, ça me rappelle des trucs), bref, le programe attac/conf pour les PMA, non seulement tu as de vrai risques de famines récurrentes(au moindre pb climatique par exemple), mais tu es assurré que les populations restent très pauvres pour des des décennies.

Alors je ne prétend pas qu'il y ait des solutions simples, mais si le message est restourner dans vos cabanes cultiver avec vos gosses de quoi substister chichement, le commerce c'est pour les grands, c'est sans moi.

Parceque, en l'occurence, ce type de pays ça ne produit pas beaucoup de biens, ça dépend largement des pays riches à cet égard. Alors si tu commence par leur expliquer que c'est pas bon pour eux de nous "piquer" un peu de tune par le biais du commerce, tu vas pas te faire trop d'amis :-)

romain blachier

Mais je n'ai pas dit ça, j'ai au contraire dit que le concept de souveraineté alimentaire me posait probléme et qu'il était protectionniste!tu n'as lu qu'un vbout de la phrase.

Je considére qu'il faut un peu de vivrier pour pouvoir se nourrir si on arrive pas à vendre et pour le reste il faut évidemment produire pour échanger avec les autres et s'enrichir!

Philippe

@ Eviv

"Parceque, en l'occurence, ce type de pays ça ne produit pas beaucoup de biens, ça dépend largement des pays riches à cet égard. Alors si tu commence par leur expliquer que c'est pas bon pour eux de nous "piquer" un peu de tune par le biais du commerce, tu vas pas te faire trop d'amis :-)"

Tu paies tes amis toi?

Philippe

@ Eviv

"C'est gonflant. Personne ne veut la disparition des agriculteurs français, juste que le commerce soit plus juste, moins spoliateur pour le reste de la planète. Et que les tunes qu'ont perd là dedans servent à quelque chose d'efficace

Alors ça demande une période d'adaptation, des changements profonds. mais là tous ces excédants qui ne servent à rien... franchement."

Là, tu moissonnes dans le vent. Tu ne réponds pas à mes intérogations. Comme nos exploitations sont moins compétitives, elles devraient disparaître en suivant ta politique...

Ma question est donc : "tu fais quoi des ex-paysans et des enmplois indirects perdus"? Peux-tu clarifier clairement ta proposition "Alors ça demande une période d'adaptation, des changements profonds."?

Merci

Philippe

Heureusement qu'il y a du protectionnisme. Et si on ne crée pas un espace communautaire, à quoi ça sert l'Europe?

Si vous avez trop de fric, vous n'avez qu'un geste à faire pour effectuer un virement vers le Sud. Mais après faut pas piquer des emplois aux véritables européens, vous n'avez qu'à vous casser dans le sud avec.

Philippe

Heureusement qu'il y a du protectionnisme. Et si on ne crée pas un espace communautaire, à quoi ça sert l'Europe?

Si vous avez trop de fric, vous n'avez qu'un geste à faire pour effectuer un virement vers le Sud. Mais après faut pas piquer des emplois aux véritables européens, vous n'avez qu'à vous casser dans le sud avec.

esperanza

ya le Brésil qui exporte beaucoup et dont la population souffre de la faim. L'Inde aussi est devenue exportatrice de produits agricoles et dont 1/3 de la population est sous ou mal nutri.
Mais ces ont des choix politiques internes qui ont conduit à cela.


Et aussi pour l aréforme de la pac, faut aussi compter les emplois découlant de ml'agricukture et là ça fait pllus que 2% de la PA. Donc si on casse l'agriculture faut le faire en période de croissance.


Mais on peut fairen en sorte que la production baisse tout en maintenant des emplois agricoles. C un peu vers cela qu'on va avec le découplage des aides, qui ne sont donc plus perçues en fonction de la production. Et assigner d'autres tâches aux paysans comme entretien de paysage, des chemins creux etc...Les aider aussi à diversifier leur production et à commercialiser directement leur production.

Après cela ne résout pas le problème financier

Nade

Bon aller je fait un copier-coller , c'est mal , mais c'est tellemetn jouissif :

Touver sur http://econoclaste.org.free.fr/


" Savoir qui a raison dans la sordide discussion de marchands de tapis autour du budget européen n'a pas grand intérêt; c'est cependant l'occasion de rappeler à quel point la politique agricole commune européenne (PAC) est une aberration qui devrait être supprimée ou pour le moins, très fortement amendée, le plus rapidement possible. Comment peut-on oser réclamer le maintien d'une politique coûteuse, nuisible, inefficace, et injuste?

Dans le précédent post, j'ai expliqué pourquoi l'argument selon lequel l'argument le plus souvent invoqué à l'encontre de la PAC - que sa suppression, avec celle des autres subventions agricoles des pays développés, bénéficierait aux pays les plus pauvres, est très discutable. S'il faut supprimer la PAC, c'est pour d'autres raisons bien plus définitives.
Comment fonctionne la PAC? Elle consiste à garantir sur les marchés européens des prix supérieurs à ceux qui prévaudraient spontanément. Cela génère des excédents de production qui sont achetés aux agriculteurs, ou font l'objet de soutiens massifs à l'exportation (sans quoi les prix de ces produits seraient supérieurs aux cours mondiaux). Cela signifie que les consommateurs européens paient deux fois pour la PAC : une première fois sous la forme de subventions versées aux agriculteurs financées par l'impôt, et une seconde fois sous forme de prix élevés des produits agricoles. Et ce coût est considérable : la PAC engloutit 47% du budget européen (http://www.economist.com/agenda/displayStory.cfm?story_id=4097374) (dont un quart pour la France), soit près de 50 milliards d'euros; c'est de loin le premier poste de dépenses de l'Union Européenne. Et ce coût budgétaire n'est pas le seul en cause.
En effet, en renchérissant les produits agricoles, la PAC impose une ponction sur le revenu des consommateurs européens (qui vient s'ajouter aux impôts payés qui viennent directement alimenter la PAC). On pourrait dire cependant que ce renchérissement ne constitue qu'un transfert : ce que les consommateurs paient, les agriculteurs le touchent. Sauf que dans l'opération, se crée une perte (due à la réduction du volume échangé) que les économistes appellent "perte sèche" qui n'est touchée par personne. Par exemple, aux USA, les subventions sucrières rapportent 1 milliard de dollars chaque année aux producteurs, pour un coût de 1.9 milliard de dollars pour les consommateurs : la différence (900 millions de dollars) est la "perte sèche" qui n'est perçue par personne. En Europe, cette perte sèche due aux subventions agricoles est de l'ordre d'une dizaine de milliards d'euros au total (les estimations varient mais l'ordre de grandeur reste le même : voir par exemple cet article http://www.which.net/campaigns/other/freetrade/messerline.pdf ou celui-là http://agecon.lib.umn.edu/cgi-bin/pdf_view.pl?paperid=2372). Il faut noter également que ce coût est extrêmement régressif, dans la mesure ou il est majoritairement subi par les consommateurs à faible revenu, qui consacrent une plus grande part de celui-ci à l'alimentation.

Et pour ces dépenses, que reçoit-on? La réponse est "pas grand-chose". Si l'on croit les promoteurs de la PAC, celle-ci sert à garantir le revenu des agriculteurs : mais cette "garantie" est un leurre pour plusieurs raisons (on se référera à ce document pour les données suivantes http://www.foreignpolicy.com/Ning/archive/archive/133/primenum_subsidies.pdf).
Tout d'abord, le mode de distribution des aides, largement lié à la production, bénéficie de façon disproportionnée à quelques exploitants. 4% des exploitations agricoles (celles qui réalisent une marge supérieure à 400 000 euros annuels) reçoivent 21% des aides totales; dans le même temps, 39% des exploitations, celles qui réalisent une marge inférieure à 10 000 euros annuels, reçoivent 8% des aides. Cette inégalité a été amplifiée avec l'entrée des nouveaux membres dans l'Union : les pays riches ont en effet, par pur égoïsme, limité considérablement les aides dont bénéficient les nouveaux arrivants, au point qu'un agriculteur polonais, 12 fois moins riche qu'un agriculteur français, reçoit dix fois moins d'aides agricoles que celui-ci (http://bsalanie.blogs.com/economie_sans_tabou/2005/06/le_budget_europ.html : on a beau se gargariser de "solidarité", la charité bien ordonnée des pays européens commence par eux-mêmes; les polonais, mécontents de l'absence de référence aux "valeurs chrétiennes" dans la constitution européenne, peuvent toujours se consoler en se disant que la PAC obéit à "l'effet Matthieu" des évangiles : "Car on donnera à celui qui a et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré".
Cet "effet Matthieu" est d'ailleurs très net dans la distribution des aides agricoles à l'intérieur des pays. Récemment, en Angleterre, la liste des récipiendaires des aides de la PAC a été rendue publique http://www.guardian.co.uk/monarchy/story/0,2763,1443893,00.html ; le résultat est accablant. La première exploitation bénéficiaire reçoit ainsi 100 millions de livres annuellement pour exporter du sucre; les premiers bénéficiaires reçoivent aux alentours de 20 millions de livres; la reine d'Angleterre reçoit plus d'un million d'euros en aide, sans compter ses exploitations en Ecosse (dont les subsides n'ont pas été rendus publics). En France bien entendu, ce genre d'opération qui établirait la vérité sur les bénéficiaires principaux de la PAC n'a jamais été menée; il est certain cependant que parmi les "pauvres paysans" (comme disait Fernand Raynaud) qui bénéficient des aides les plus importantes, on trouverait la famille princière de Monaco (grands propriétaires terriens sur le territoire français) ou les élevages de chevaux de Lagardère.
Ce système est incroyablement pervers : en versant des miettes à l'essentiel des petits agriculteurs ne faisant que peu de bénéfices (et qui sans la PAC se trouveraient en perte), il s'attire la sympathie autour de la personnalité du "petit agriculteur", ainsi que de la main d'oeuvre abondante pour remplir des préfectures de fumier au cas ou il faudrait faire le coup de main; dans le même temps, l'essentiel des versements est concentré sur quelques bénéficiaires déjà fortunés qui sont ceux qui tirent réellement avantage du système.

Par ailleurs, la part des aides qui contribuent réellement au revenu des agriculteurs est beaucoup faible que leur coût budgétaire : une bonne partie des aides est au bout du compte dissipée, au point que seulement 25% des aides contribue au revenu agricole. Comment fonctionne ce mécanisme? Lorsqu'un agriculteur est aidé, il va produire plus, et pour cela acheter plus de terres, de machines, et d'intrants agricoles; mais si tous les agriculteurs sont aidés, la demande de ces facteurs de production va augmenter, et leur prix également : au final, ce sont les propriétaires terriens, les producteurs d'intrants agricoles, et les banques prêteuses, qui vont toucher une bonne part des revenus versés. Dans le même temps, la production agricole accrue réduira les prix de vente, ce qui fait qu'une part des aides sera absorbée par les intermédiaires de la distribution. Tout cela crée des déperditions énormes.
On pourra dire que cela avantage les agriculteurs propriétaires de leurs terres : mais cet avantage n'a été acquis qu'une fois, lors de l'apparition des aides agricoles. Ce sont les propriétaires de cette époque qui ont bénéficié : ensuite, lorsqu'ils revendent leur terre, les subventions sont intégrées dans le prix de revente et le revenu du nouveau propriétaire n'augmente pas (ce qu'il gagne en subvention, il l'a perdu en achetant sa terre plus cher).
Il est fort probable qu'en élevant le prix des terres et des intrants agricoles, ce mécanisme a contribué à l'exode rural : en effet, cela limite la capacité des nouveaux agriculteurs à s'installer, en créant une prime aux propriétaires existants. Face aux lourds investissements que représente la création d'une nouvelle exploitation agricole, de nombreux jeunes ont préféré un revenu certain et urbain. La concentration des aides sur quelques exploitations, d'autre part, crée une prime à la taille qui n'a pu que contribuer à la concentration de la production agricole française.
Il faut comparer cette réalité de la PAC aux justifications de ceux qui disent qu'elle contribue à la sauvegarde de la "culture rurale" et que sans elle, "il n'y aurait plus d'agriculteurs" : rien n'est plus faux. Bien au contraire, la PAC a transformé la culture rurale en culture industrielle de l'agro-alimentaire; et elle a amplifié l'exode rural, réduisant encore les opportunités des jeunes agriculteurs. Sa contribution au revenu agricole est faible, et incroyablement inégalitaire. Si l'on considère que la culture rurale mérite d'être préservée, et qu'il faut une certaine dose de redistribution vis à vis des agriculteurs (ce qui est parfaitement recevable), il faut comprendre que la PAC est un moyen médiocrissime d'atteindre ces objectifs.
Il existe un argument proche de celui-ci, selon lequel la PAC viserait à protéger les agriculteurs des risques spécifiques qui touchent leurs revenus : fluctuations des cours et aléas climatiques. Mais cette protection est médiocre, car l'essentiel des aides est concentré sur des secteurs fixes, et qu'il n'y a pas assez pour protéger les agriculteurs des fluctuations des cours, ce qui provoque des éruptions de violence régulières; par ailleurs, l'idée de protéger les agriculteurs des baisses de cours, intéressante sur le papier, n'est pas sans limites : faut-il subventionner les producteurs de topinambours, alors que les français n'achètent plus de ce légume fort peu savoureux? Faut-il subventionner les producteurs de tabac, tout en dépensant des sommes considérables pour dissuader les gens de fumer? Les fluctuations de prix constituent aussi un moyen d'indiquer aux agriculteurs ce qu'ils doivent produire pour satisfaire les consommateurs.

"Oui, mais la PAC est le moyen de notre sécurité alimentaire; elle a permis de moderniser notre agriculture et d'atteindre ladite indépendance" répond-on. Voire. Il y a là encore de bonnes raisons de douter. Tout d'abord parce que la sécurité alimentaire ne se confond pas avec l'indépendance alimentaire : la sécurité alimentaire implique également la qualité des produits. Or, lors de la conception de la PAC, les agricultures européennes étaient de productivité différente : soutenir de façon égale tous les pays aurait conduit à des disparités, les pays moins bien dotés en avantages pour l'agriculture recevant moins. On a donc décidé de l'adoption du "standard de Duisbourg" du nom de la région d'Allemagne de l'ouest dont les terres agricoles étaient les moins fertiles : l'idée était de calibrer les prix agricoles de façon à rendre rentables ces terres. Le résultat a été catastrophique en termes de qualité : les agriculteurs naturellement avantagés en matière agricole ont subi la concurrence subventionnée d'agriculteurs normalement non rentables; la seule solution pour eux a été la mécanisation à outrances de l'agriculture, l'intensification de la production, la consommation massive d'intrants : il en a résulté une production agricole standardisée, ayant perdu tout son caractère de terroir, et des effets extrêmement nocifs pour l'environnement, pollué à grands coups de nitrates et de pesticides.
Si au moins cette détérioration de la qualité s'était traduite par l'indépendance en matière d'approvisionnements agricoles... Mais ce n'est même pas le cas. Pour maintenir son niveau de production, l'agriculture européenne doit importer des engrais et autres intrants, et des machines agricoles : on importe des engrais au lieu d'importer des grains. Où est l'avantage en terme "d'indépendance"?
Par ailleurs, les besoins des consommateurs ont changé depuis l'époque de l'après-guerre, ou il fallait avant tout couvrir les besoins caloriques de la population. Aujourd'hui, la régularité des approvisionnements signifie, pour les consommateurs, de par exemple bénéficier de fruits et de légumes frais tout au long de l'année. Pour cela, avoir la possibilité d'accéder à des produits importés est beaucoup plus pratique que de dépendre exclusivement des producteurs nationaux. La demande de qualité des produits accrue, de préservation de l'environnement rural, exigera de toute façon une diminution des rendements agricoles. En favorisant la production intensive de produits standardisés, la PAC empêche les agriculteurs de satisfaire ce type de demande.

La PAC est aujourd'hui un fiasco intégral, incapable d'atteindre ses objectifs, pour un coût élevé, et inégalitaire. En Europe, son poids énorme dans le budget nuit à d'autres priorités; dans les négociations commerciales internationales, la position européenne (en réalité française) est de plus en plus intenable, empêchant des accords commerciaux qui bénéficieraient à de nombreux secteurs d'activité; Comme on l'a vu précédemment, cette protection nuit aux pays en voie de développement à revenu intermédiaire, comme l'Argentine et le Brésil. Réformer la PAC exigerait de plafonner les aides par exploitation, afin d'en faire effectivement un instrument redistributif; et de focaliser les aides sur les petites exploitations, dont l'effet distorsif sur les cours mondiaux des produits agricoles est faible. Aller dans cette direction permettrait de construire une politique agricole aux effets négatifs limités et atteignant véritablement ses objectifs. Avec les dirigeants français actuels, il n'y a hélas aucune chance que cela se produise. "

CHEERS :)

Eviv Bulgroz

@romain

Ok dsl... je me méfie de certaines tournures et du coup je peux déraper. Je ne suis pas contre l'agriculture de proximité très loin de là. Mais lles termes de souverainetés alimentaires sont galvaudés et dangereux car récupérés pas certains. Donc dsl again

@phil

On est sur la même planète, on est la même espèce. On a de tout temps communiqué, échangé, commercé -à diverses échelles- c'est la base de la civilisation.

C'est fou ce que je me sens gauchiste depuis le 29 mai :-)

Eviv Bulgroz

Même Maris (et dieu que que Oncle Bernard m'insupporte) taille un costard sévère à la PAC dans le Charlie de la semaine. C'est indéfendable en l'état ce truc.

J'aurais du voter non : une vraie question est enfin soulevée :-)

romain blachier

le billet d'econoclaste est bon sauf sa premiére phrase où il met les deux camps dos à dos tout en défendant par la suite grosso-modo la thése des verts et de blair...

Pour ce qui est du cintenu de l'article c'est trés juste de dire, contrairement aux dires de la FNSEA, que la pac a plus fait pour l'industrialisation du monde rural que pour sa préservation.

Ceci dit je me mefierait aussi du discours refusant complétement cette industrialisation au profitde la seule agriculture paysanne, même si cette derniére doit être aidée par des dispositifs adaptés.

Faire que du vrai de vrai authentique ce serait certes sympa mais beaucoup plus difficile à l'achat pour le consommateur...et peut-etre insuffisant quantitativement, peut-être.

Eviv Bulgroz

@nade

"En France bien entendu, ce genre d'opération qui établirait la vérité sur les bénéficiaires principaux de la PAC n'a jamais été menée;"

Of course, si je me souviens bien c'est toujours Oxfam qui a fait le boulot en recoupant toutes les aides les plus scandaleuses. No alter-mondialistes nationaux (dans l'acceptation première du terme) attac, ne vont quand même pas se mettre à bosser et se tirer une balle dans le pied.

On me rectifie si pas bien compris : l'abandon du dumping + protectionnisme aurait des effets très bénéfiques pour les PVD, mais très discutable sur les PMA (trop dépendants, trop faibles, pas assez structurés) pour en tirer bénéfice. En gros pour eux le commerce ne suffira pas à échéance visible, faut également changer les structures et amener du pèze, mais également faire du protectionnisme ciblé (sinon dévasté par les PVD). C'est ça ?

Eviv Bulgroz

Euh dernier point.

Quand j'habitais en Crète j'avais d'excellents fruits et légumes. Vraiment excellent. Pas très cher. La plupart d'origine local. Or si la pAC existe là-bas aussi elle concernait essentiellement les oliviers (ce qui a eu des effets positifs que je ne détaillerais pas maintenant) pas les cultures vivrières. Bon l'agriculture fonctionnait correctement hein et le taux de chômage sur l'île était vers les 5%. De plus, en France : melon, pastèque, concombre, aubergine, courgette et surtout tomate, même de "fabrication française" c'est un peu dégueu qd même. Pas tout le temps mais quand même. Manque de soleil ou pb plus général dans notre conception de l'alimentation ?

@phil

"Tu paies tes amis toi?" Non seulement mes amis mais surtout mes femelles. J'ai un arrivage de slovaques à l'instant, donc excuse moi bien de ne point te répondre mieux.

Nade

Et pour les pays d'Afrique degager les dirigeants. Je crois que c'est Sen qui avait dit que pour un temps pour endiguer completement la corruption il voulait confier toutes les taches administratives a des sociétés privés.
En afrique il y a un pays qui s'en sort bien c'est le Bostwana je crois. De bonnes institutions et des diamands, ça aide.
Je cherche le document.. ah il est ici :
http://econ-www.mit.edu/faculty/download_pdf.php?id=610

Par Daron Acemoglu , qui a gagné le medaille Clarck récompensant le meilleur économiste de moins de quarante ans.11 titulaires de cette médaille ont gagné le prix de la Banque de Suède à la mémoire d'Alfred Nobel, plus communément appelé le Prix Nobel d'Économie. A lire donc ;)

Nade

@Eviv
Dit maintenant que tu m'a payé, tu peux me mettre une slovaque de côté s'il te plait? je passe la chercher demain !

Eviv Bulgroz

@Nade

Ah non c'est ça le neo-ultra-mega-libéralismes : je les garde toutes pour moi :-)))

ps : ayant vécu dans un pays qui servait à "former" les "russes" avant qu'elles viennent se faire salement tirer chez nous par d'autres beaufs en 4X4, j'ai vraiment toujours encore plus que du mal avec l'argument de ces enculés d'Attac (ch'uis grossier mais je l'assume). Sans concertation policière et judiciaire la plus étroite possible, la plus intégrée possible on fait comment pour lutter contre les trafiquants de chairs (et pas contre les putes Mr sarkozizi). Pourquoi les réseaux se forment ils en périphérie (Albanie, Ukraine and co) si l'Europe communautaire est totalement inefficace hein, Cassen. J'attend ta réponse Bernard ?

Bon je suis vener, je refais mon gauchiste de bas étage qui veut de la justice dans le monde et en Europe deja pour commencer. C'est pas bien, c'est pas ça être gauchiste c'est être populiste et dire que c'est la faute aux élites apatrides si il y a des Kapitalistes qui mettent en esclavage des putes non volontaires. greuh.

Nade

@Eviv
bah mon pauvre monsieur on ferme les frontière! La préférence nationales moi je dit , il nous faut des putes bien de chez nous !


"Les nouveaux entrants... qu'ils aillent se faire foutre. Les Lituaniens ?... T'en connais un, toi, de Lituanien ? Moi, j'en connais pas !"

Jean-Luc Mélenchon, lors d'un reportage sur France 2 (cf. ASI au bout de 2mn).

POur le droit de tirer son coup , même pour les moches et les pauvres, a quand les putes publiques nationales?

Eviv Bulgroz

@nade

" Je crois que c'est Sen qui avait dit que pour un temps pour endiguer completement la corruption il voulait confier toutes les taches administratives a des sociétés privés."

Oui je crois que c'est un point important. Je suis pour un état qui fixe des règles justes. Qui intervienne dans la sphère social. Economique parfois également. Si l'état est suffisamment démocratique, ça peut être plus que bénéfique (refais toi Keynes).

Mais bon pour nombre de pays qui vont (très ) mal l'état est un frein considérable : imposture démocratique, monopolisation des richesses, corruption endémique, protection des riches, anarchie chez les pauvres etc...

Sans comptez que cet état empêche la transparence des dons, du développement, il se sert en premier, détourne, favorise une ethnie au détriment d'une autre, provoque des conflits armés.

Dons passer par une phase de "libéralisation", de cassage de l'état oppresseur (ce qui ne va pas enlever beaucoup de social, hein) je ne suis pas sur que ce soit le diable, au contraire. Après on pourra construire quelque chose (éventuellement (je suis très pessimiste sur les PMA à l'échelle de ma vie).

Ah gauchiste un jour, gauchiste toujours :-)))

Eviv Bulgroz

@nade

"
"Les nouveaux entrants... qu'ils aillent se faire foutre. Les Lituaniens ?... T'en connais un, toi, de Lituanien ? Moi, j'en connais pas !"

Jean-Luc Mélenchon, lors d'un reportage sur France 2 (cf. ASI au bout de 2mn)."

Tu as un lien irréfutable ? Quel ASI, de quel semaine ?

Je te rappelle que je suis au PS, j'ai deja tenté d'y aligner Melenchon (cf mon blog), j'ai lu le Fafa ailleurs, Mais pour le Mélenche faudrait que je sois sur que ce n'est pas une rumeur du Net.
Par ce que je NEPEUX PAS rester dans le même parti que ces gens là. Je ne suis pas le seul gauchiste du PS, heureusement.

Nade

@Eviv
Je suis toujours la pour te rendre service :


http://www.france5.fr/images/emissions/006869/38/0068693801.ram

Nade

@Eviv
Me refaire Keynes? ENCORE? Je connais t'inquiète pas j'ai les bouqins a la maison ;). Keynes est genial , j'adore , mais les Keynésianisme a quand même beaucoup evolué depuis.

http://econoclaste.org.free.fr/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=136
et
http://econoclaste.org.free.fr/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=139

Eviv Bulgroz

Oui mais là tu es beaucoup plus cultivé que moi, alor bon :-)

Parlons biologie moléculaire :-))))))))))

Merci pour le lien ASI

Nade

@Eviv
C'est des le debut , au bout de 2 min tu l'entend ! C'est effrayant. dechire ta carte vas y ;)

Eviv Bulgroz

@Nade

Nan.

Tu sais qu'on est pas d'accord du tout sur pleins de choses.

Mais je viens d'entendre CA. Le pb est que quand Fabius raconte n'importe quoi, je sais que c'est du cynisme : il prend le peuple pour un con et pense gagner ainsi. Montebourg, sans doute aussi. Je ne suis pas sur. Alors j'approuve pas du tout, mais Machiavel tout ça.

Mélenchon, ça sort des tripes, c'est vraiment le fond de sa pensée. Pris en caméra off ok. Ca rajoute a l'intensité. A vomir partout.

Bon des connards poujadistes xénophobes et là on est quand même dans le racisme le plus primaire, merde, il y en a partout. Mais au PS : quelle honte. La seule solution noble est de le virer. Elle est impossible médiatiquement.

Si Melenche/Fabius/Montebourg gagne en novembre, il est plus que probable que je déchire ma carte, oui. Ou faire de la résistance interne ?

Parce que reconnaît que si le PS s'effondre, à droite, il n'y a pas motif d'enthousiasme non plus. Des réactionnaires xénophobes partout dan ce pays, je vais finir par croire. Margit à l'aide :-)

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