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« Traité ou constitution : on peut se (re)poser la question | Accueil | Deux jours, et après ? »

11 juin 2005

Commentaires

esperanza

quand bien même ce serait la faute de l'europe, ce dont je ne suis pas sûr car lesz politiques sociales restent de la compétence des etats membres, il faut savoir que l'UE est ni plus, ni moins nos gvts. Donc si aucune adaptation n'a été prévu, c de la faute des politiques et syndicalites et patronats depuis 10 ans. Et je veux bien un temps d'adaptation mais il pouvait commencer à le predre en 2002, comme ca ca faisait 3 ans pr se préparer.
Je ne comprends pas que l'on puisse remettre en cause l'uE sur ce problème

Benoit

@Sweep/Chouard : "lutter contre le chômage en transférant le coût de la protection sociale des salaires vers la consommation, via la TVA."

C'est bizarre, je pensais avoir lu que les prélèvements sur les dépenses (la TVA) plutôt que sur les revenus (l'impôt) favorisaient ceux qui ne sont pas forcés de dépenser tout ce qu'il gagnent ("les riches") au détriment de ceux qui gagnent trop peu pour se le permettre ("les pauvres").

Eric Lauriac

"quand bien même ce serait la faute de l'europe, ce dont je ne suis pas sûr car les politiques sociales restent de la compétence des etats membres"

Les politiques sociales oui mais le social a bien des visages.

Il reste l'aspect politique industrielle. Et puis comme nous sommes en pleine negociation budgetaire, soulignons qu'une part des fonds structurels finance la formation.

un petit lien la dessus:
http://www.travail.gouv.fr/fse/b_connaitre/b11_histoire.html

Eric Lauriac

"C'est bizarre, je pensais avoir lu que les prélèvements sur les dépenses (la TVA) plutôt que sur les revenus (l'impôt) favorisaient ceux qui ne sont pas forcés de dépenser tout ce qu'il gagnent ("les riches") au détriment de ceux qui gagnent trop peu pour se le permettre ("les pauvres")."

oui d'ou l'idee d'augmenter concomitemment la prime pour l'emploi par exemple.
En toute logique il faudrait la financer par des prelevements sur l'epargne mais cela nous obligerait a remettre en cause la librerté des echanges de capitaux chere a notre defunt traité.

Eviv Bulgroz

@Lauriac

Non. Je met pas sur le dos de L'Europe des choses qui n'ont que très peu à voir. Encore une fois ceux qui vont morfler c'est le maghreb et la Turquie. Mais le français moyen s'en bat les roubignoles.

@Benoit

Ah Chouard : une éternelle ode à l'intelligence sociale.

esperanza

@ simon:
l'idée d'une TVA sociale n'exclut pas l'idée d'introduire plus d'impôt type impôt sur le revenu. D'ailleurs on pourrait imaginer de financer la protection sociale par l'impôt?ce serait plus juste.


@ eviv:
d'accord avec toi sur le textile mais que penses-tu de la TVA sociale à part cette "ode à l'intelligence sociale"

esperanza

Petit message à l'équipe de publius:
je sais pas si vous avez assez de temps mais ce serait pas mal si vous mettiez en place un sondage hebdomadaire sur l'europe?

Eviv Bulgroz

Euh esperenza :

tu n'as pas remarqué que la maison était presque vide et qu'il n'y a (presque) plus que nous 2 et 3 ou 4 autres :-)

Chouard ? TVA ? De quoi on me parle ? Je veux bien étudier toute forme de fiscalité, même celles qui semblent naturellement les + injustes. Mais je ne lis pas Chouard. Volia, c'est tout. On a le droit d'être bete, mais de s'en pavaner?

margit

Sur le textile :
Mon époux a travaillé toute sa vie dans le textile… les délocalisations vers l’Espagne, le Maroc et la Tunisie et puis vers la Chine ont commencé bien avant qu’un petit gauchiste en herbe ne découvre que l’on importait des T-shirts de Chine… :o) Ca me fait rire tout ce cinéma autour des importations du textile. L’industrie du textile en France a commencé son déclin dans les années 1970. Petit à petit seul le très haut de gamme a pu se maintenir en France. Comme quoi on raconte n’importe quoi. Personne n’a été pris au dépourvu. Cela s’est fait tout au long des dernières décennies sans que la CGT ou autres organismes, qui crient aujourd’hui, ne réagissent. Mon époux a été 5 fois au chomage en 20 ans à cause du dépot de bilan des entreprises pour lesquelles il travaillait.

Eric Lauriac

Eviv:
"Non. Je met pas sur le dos de L'Europe des choses qui n'ont que très peu à voir. Encore une fois ceux qui vont morfler c'est le maghreb et la Turquie. Mais le français moyen s'en bat les roubignoles."
C'est un blog europen non ?
Alors si les 100000 emplois français dans le textile ne sont guere menacés, pense aux 2.5 millions d'europeens qui reste ailleurs.
De toute façon le probleme des delocalisations ne concerne pas que le textile.

Gus

à ce sujet, a-t-on vu *une* seule manifestation en Europe ou entendu *un* seul appel même d'un syndicat particulièrement prompt à la défense au sujet de ces fameuses "importations de textile chinois" ?


Par contre, les mesures intra-européennes (manoeuvres sur le budget) ou franco-françaises (rajout de quelques articles au code du travail), elles, semblent effectivement générer un flux continu de communication syndicale.


Je me pose alors une question : quelles sont donc ces victoires que seul un très petit nombre de personnes demandent et dont se gargarisent nos gouvernants là où, lorsqu'ils disposent de la pleine marge de manoeuvre, leur action semble générer méfiance ou mécontentement ?

Eviv Bulgroz

Un peu verbeux parfois, mais c'est keske je pense dans Rebonds de Libé du jour

"Le défi pour la gauche, c'est d'inventer un nouveau regard sur le monde et les choses en se remettant en cause bien plus qu'elle ne l'a fait. Ce que ses électeurs ont indirectement sanctionné le 29 mai, ce n'est pas son excès de réformisme, mais son excès de conformisme.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=303740

Daria

Merci Eviv pour ce lien.
L'article de Zaki Laïdi est brillant. Ca fait du bien.
Ceci dit, il est vrai que Laïdi pense la mondialisation depuis au moins huit ans. Il a donc de l'avance sur pas mal de politiques.

margit

@ eviv
« On ne luttera pas contre les délocalisations en fermant les frontières, en baissant le coût du travail, comme le pense la droite, ou en indemnisant les perdants, mais en anticipant les changements par la formation et l'implication en amont de tous les acteurs… »
La formation ? Cela fait des décennies aussi que l’on tente de reformer de ce côté là ! Qu’arrive-t-il à chaque fois ? Un mammouth bien organisé avec ses sacro saints avantages acquis s’y oppose à chaque fois.
Beaucoup taxent les hommes politiques d'être déconnectés de la « vie » de l'homme ordinaire. Mais que dire des enseignants et leur rôle d'éducation et d'ouverture d'esprit des jeunes !
L’Education Nationale est noyautée par des syndicats de gauche (ou plutôt d’extrême gauche) plus soucieux de défendre leur corporation, que de se préoccuper de la formation professionnelle et d’un savoir adapté à la vie réelle. La vérité, c’est que cette «institution» a totalement failli à ses obligations et qu’elle refuse obstinément d’admettre ce constat. D’où l’impossibilité d’appliquer la moindre réforme.
Trouvez un moyen de changer cela ! Notre salut à tous en dépend !

margit

Lu ces jours ci :
Un étudiant, qui est en khâgne à Lille dit que son prof de philo leur explique :
- qu'avec la Constitution, l'Ecole en France va être privatisée;
- que la réforme Fillon est l'illustration d'une politique dirigée par Bruxelles
…….

Eviv Bulgroz

@Daria

Oui je viens de faire un tour sur son site, ça me semble intéressant ce qu'il a dire ...

@Margit

Oh les syndicats de droite de l'educ nat, hein ;-). Mais bon la formation ne dépend pas nécessairement de l'educ nat, non ?

Et il me semble que au delà des pbs inhérents à la formation, il y a un pb de mentalité en France. D'un coté on ne te donne pas ta chance : il faut que tu rentre pile-poil dans le champ de compétence, sinon tu n'as pas le job (et avec ce chômage endémique depuis si longtemps, on trouve forcément quelqu'un qui...) et de l'autre faire autre chose parce qu'on ne trouve pas dans son "premier" métier est perçu comme un échec (et une prise de risque inconsidéré)... Sans compter que j'en connais des gens qui se font chier dans leur boulot et qui n'osent, ne peuvent changer.

Sinon un oeil sur la planète, hier soir m'a semblé de bonne qualité

http://info.france2.fr/emissions/1705437-fr.php

pesant les pour et contre du "Blairisme" de façon étonnement honnête pour un media français. C'est la deuxième fois que je me fais cette émission et je suis agréablement surpris. Quand je pense que la rumeur dit que l'Elysée a fait déprogrammer un numéro sur la Turquie pour ne pas nuire au référendum.

Forcément à force de prendre les français pour des veaux, de leur cacher des trucs et des machins, de désigner de faux coupables, ça n'aide pas...

un francais d'en haut

Sur l'idée de la TVA sociale et les arguments mentionnés,

Il faut bien voir d’abord que le seul objectif tel qu’il est présenté de cette hausse de la TVA serait d’améliorer la position de la France sur la concurrence internationale … et l’auteur le dit lui-même : on arriverait au même résultat avec une dévaluation monétaire. Je trouve vraiment qu’on est en train de focaliser tout le débat national (et notamment le débat sur le chômage) sur la mondialisation et sur les délocalisations et qu’à mon avis, on oublie qu’il existe bien d’autres sujets importants (santé, retraites, éducation … très importante aussi pour la compétitivité) et bien d’autres méthodes pour lutter contre le chômage (y compris un suivi et un encadrement de proximité des chômeurs, une réforme de l’ANPE, un développement des services à la personne, des contrats aidés pour les exclus … et aussi espérer un retour de la croissance et un effet démographique avec les départs en retraites).

Bon ça c’est mon avis : arrêtons de tout focaliser sur la mondialisation et concentrons-nous sur nos propres besoins sociaux, mais bon sur le sujet proposé de la TVA sociale, je voulais surtout dire que c’est bien beau de transférer des masses fiscales sur un morceau de papier et de dire « vous voyez, c’est super-simple ce qu’on propose », mais il faut quand même se rendre compte de tout ce que ça implique : derrière tout ça, il y a des gens concernés et qui paient (je dirais la même chose d’un rapport du CAE sur la « flat tax » dont il a été question récemment dans les journaux et dont personne n’a vu que le but essentiel est de ne pas faire fuir les « cerveaux » à l’étranger en diminuant les taux marginaux … encore une focalisation sur l’étranger mais celle-là de type ultra-droitière).

Parlons chiffres : si le but est de transférer l’ensemble des cotisations sociales et de la CSG sur la TVA, ça veut dire qu’il faut quadrupler la TVA (aujourd’hui 110 milliards -hors TIPP- contre le triple pour la CSG et les cotisations sociales). Ca représente à peu près une augmentation des prix de 50%.

Il faut bien voir les effets anti-redistributifs extrêmement massifs que ça engendrerait : aujourd'hui 85% des chômeurs et la moitié des retraités ne paient ni CSG ni cotisations sociales... mais ils consomment tout leur revenu (voire plus …) et même si ils consomment une part plus forte à taux réduit, on estime que le taux de taxe indirecte supporté par les ménages du décile le plus modeste est de 12% contre 3% dans le dernier décile. On peut ajouter que l’autre moitié des retraités ne paient quasiment pas de cotisations sociales.

Donc si on veut compenser ces effets anti-redistributifs massifs, il faudrait en plus considérablement augmenter la redistribution par d’autres moyens … donc une augmentation considérable de l’impôt sur le revenu (et sans doute un maintien de la CSG sur les revenus du patrimoine) ... et une revalorisation considérable des retraites (financées par les deux voies impôt direct et TVA), des allocations-chômage et de l’ensemble des prestations sociales.

Donc c’est une réforme d’énorme ampleur et qui va bien au-delà de cette TVA sociale … et à mon avis bien au-delà de l’objectif de lutter contre la mondialisation, les délocalisations et la concurrence chinoise.

A noter que l’augmentation de la redistribution va dans le sens des propositions récentes du « nouveau parti socialiste » et aussi de DSK (qui me semble avoir repris pas mal d’idées du NPS) : leur proposition était plutôt un transfert massif des cotisations vers la CSG et un impôt supplémentaire sur le capital.

Je pense aussi qu’il faut absolument augmenter la redistribution … et arrêter de se focaliser sur l’étranger, que ce soientt les taux marginaux qui font « fuir les cerveaux » pour la droite, ou les délocalisations pour la gauche … d’autres pays ont réduit le chômage sans tout focaliser sur les délocalisations et sans protectionnisme excessif, je ne vois par pourquoi la France devrait se focaliser uniquement là-dessus. Sans même mentionner l'étude de l'Insee qui évalue les pertes annuelles dues aux délocalisations à 13500 emplois, chiffre que la non-prise en compte des entreprises qui travaillent uniquement pour l'exportation ne me semble pas susceptible de modifier de manière importante … et chiffre évidemment pas à prendre au millier près, mais dont l’ampleur me semble significative d’un décalage entre le débat et la réalité.

Enfin, je me permettrai de signaler à la personne qui a parlé de TVA sociale que j’en ai un peu assez de lire que les ouvriers chinois qui travaillent à très bas salaires comparativement à la France sont forcément des « esclaves » … il y a d’énormes problèmes sociaux en Chine, mais ils ne se posent pas dans les entreprises délocalisées, qui offrent au contraire des possibilités de progrès pour la plupart des salariés concernés en Chine. Je dois dire que j’ai quitté Attac parce que j’en avais justement assez de ces visions franco-françaises qui refusaient de considérer que la mondialisation pouvait avoir des aspects positifs dans des pays en développement … malheureusement seulement une partie d’entre eux mais qui représentent des populations immenses !

esperanza

Celui qui a écrit le texte sur la TVA sociale, c Etienne Chouard, le "champion du non": son site a enregistré jusqu'à 20 000 connexions par jour. Ya eviv qui l'aime bien...
C vrai que l'idée de TVA sociale apparait un peu difficile à mettre en ooeuvre. Mais il disait que le Dannemark avait mis cela en place. Je sais pas comment cela s'est passé?
Est-ce qu'on pourrait financer la protection sociale par l'impôt?

@ margit:
c vrai que l'education nationale est dure à réformer mais faut aussi dire que à chaque fois qu'un ministre arrive, il propose son petit plan et à chaque fois ya des manifs.
Raff avait bien commencé en organisant les réunions pour l'avenir de l'éducation nationale ou étaient invité les profs, parents d'élèves et élèves; Le rapport Thélot(qui reprend ce qui s'est dit pdt ces débats) n'a été qe très peu suivi par le projet de loi!!!c du foutage de gueule.
C comme là, ils veulent que une partie du bac soit en contrôle continu. Petit problème c que les privés surnotent(c ce qui est constaté en sport et en tPE, les 21 seules matières corrigées au lycée). Donc ils auraient pu proposer une réforme du bac sur la méthode des partiels ou les bacheliers passeraient le bac en janvier pour le programme de la mi-année et en juin sur tout le programme. Ce searait plus efficace, ne serait-ce que pédagogiquement car on apprendrait tout le programme de la moitié de l'année à la mi-année et le reste à la fin de l'année(au lieu d'avoir tout à revoir en même temps à la fin et je peux vous le dire pour passer mon bac cette année c vraiment chiant!!!)

Et vraiment quel est l'intérêt de conserver des formations comme le BEP sanitaire et social qui ne servent véritablement à rien.

Quant à l'éducation investi par l'ext G, là je suis pas d'accord. Je veux bien que les profs soient plus à gauche que la moyenne(ça tient à différents facteurs comme le niveau d'études ou encore le statut de fonctionnaires) mais de là à dire que ce sont des gauchistes. G eu un seul prof gauchiste(un LO, il s'était présenté aux cantonales et il s'était pris une déculottée), un remplacant. Sinon ça va. Après à partir de mon éxpérience.

un francais d'en haut

Bon il faut quand même que je dise que dans cette histoire de "TVA sociale", il y a quand même aussi une autre idée qui me plait bien, en revanche, sur le fond.

Comme la grande majorité de la population, y compris (je sais que je vais choquer mais je préfère choquer justement car j'en ai marre qu'on se cache derrière un paravent) ... une grande partie des gens qui votent à gauche ou à l'extrême-gauche, est très réticente à une vraie politique de solidarité par l'impôt, et à faire quelques efforts pour les gens plus malheureux qu'eux et les besoins sociaux (les réactions -concrètes, pas théoriques- des gens face au lundi de Pentecôte m'ont semblé édifiantes) ... et comme se répand dans la population, même de gauche, qu'il y a "trop d'impôts en France" ... et je ne parle pas de leurs réactions dans quelques années quand il faudra financer des besoins croissants pour les retraites, la santé, l'éducation

... hé bien pour toutes ces raisons, se répand parmi pas mal de gens favorabvles au service public et à l'impôt (dont je suis) l'idée qu'il est important que le système de prélèvements soit le moins visible possible

... d'où l'attirance pour la retenue à la source plutôt que l'impôt sur le revenu déclaratif (faible mais qui engendre bcp de résistances en France)
... ou plus rarement une attirance pour la TVA.

Donc une grande réforme des prélèvements sociaux maintenant des cotisations patronales (mais assises sur la valeur ajoutée), de la CSG mais introduisant aussi une dose de TVA sociale pour que les augmentations de prélèvements soient moins visibles

... c'est une idée qui me plait, indépendamment de l'argument de la concurrence étrangère.

Je suis de gauche et favorable à la redistribution mais je me méfie de toute cette gauche protestataire qui assimile les classes moyennes et les vraies personnes modestes, les fonctionnaires (par nature protégés) et les vrais travailleurs précaires, et qui refuse d'assumer quelques efforts, en prétendant qu'il suffit que "les patrons et les riches" paient et que tout le problème des Français est que les "riches et les entreprises (assimilées) s'enrichissent" : pour moi, il faut que les riches (et les entreprises) mettent la main à la poche mais ça ne suffit pas, il faut que tout le monde participe à la solidarité !!

un francais d'en haut

@Esperanza :

"Est-ce qu'on pourrait financer la protection sociale par l'impôt?"

On le fait déjà en partie avec la CSG et d'autres modes de financement mais généraliser ça, c'est vrai que c'est déjà tout un programme...

Je me suis un peu emporté dans le message précédent mais le fond de ma pensée y est.

Philippe

@ TOUS


Une petite idée de lecture.

"La Chine change le monde", dans cet ouvrage de très haut vol mais néanmois accessible, Erik Izraelewicz, directeur adjoint de la rédac des Echos, dépeint avec à charge et à décharge les effets et méfaits de la mondialisation.

Sans tirer sur la comète, Erik pointe les dangers de la guerre économique en cours. A défaut de rapprocher les peuples, elle tendrait à favoriser la pauvreté et les disparités riches/exclus ainsi qu'à instaurer pour la première fois des haines entre peuples, entres travailleurs.

Erik, reprend également d'un point de vue économique les modèles de la globalisation avec celui des avantages comparatifs en premier. Il explique pourquoi son inventeur, le Prof. Paul Samuelson remet en cause son propre modèle.

Je vous invite vivement à découvrir cet ouvrage peut importe que vous étiez pour le Oui ou pour le Non.

Bonne lecture à tous (300pp)

Philippe

@ TOUS


Une petite idée de lecture.

"La Chine change le monde", dans cet ouvrage de très haut vol mais néanmois accessible, Erik Izraelewicz, directeur adjoint de la rédac des Echos, dépeint avec à charge et à décharge les effets et méfaits de la mondialisation.

Sans tirer sur la comète, Erik pointe les dangers de la guerre économique en cours. A défaut de rapprocher les peuples, elle tendrait à favoriser la pauvreté et les disparités riches/exclus ainsi qu'à instaurer pour la première fois des haines entre peuples, entres travailleurs.

Erik, reprend également d'un point de vue économique les modèles de la globalisation avec celui des avantages comparatifs en premier. Il explique pourquoi son inventeur, le Prof. Paul Samuelson remet en cause son propre modèle.

Je vous invite vivement à découvrir cet ouvrage peut importe que vous étiez pour le Oui ou pour le Non.

Bonne lecture à tous (300pp)

Philippe

@ Eviv

Je pensais particulièrement à toi en proposant cet essai à la lecture. En espérant qu'un ouvrage de 300 pp. te permettes de prendre le recul suffisant pour appréhender le monde avec une vision un peu moins dogmatique et radicale; avec une vision un peu plus favorale à tes compatriotes et frères européens qui souffre et paient le prix des changements en cours depuis 1978.

Je ne cherche pas à te convaincre mais je souhaite que tu te montres plus à l'écoute des autres et que tu étudies plus sérieusement les autres pistes possibles.

En tout amitié, je te le dis franchement, tu as tendance à caricaturer un peu trop vite les propositions adverses qui sont tout autant réalistes et valables que les tiennes.

un francais d'en haut

@esperanza :

sur les profs et la gauche, je parle d'expérience, ayant mes 2 parents profs, tous leurs amis profs, tous ces gens se disant de gauche (et tous se disant "prolétaires", ce qui me fait bien marrer) et je connais bien leur discours. J'ai aussi entendu les raisons pour lesquels ils ont voté "non" et qu'ils n'ont pas voté Jospin en 2002 :

Quelles que soient les qualités d'enseignement de ces gens, leur dévouement et leur impartialité au sens que leurs idées ne font pas dévier le sens de leur cours (ce qui n'est pas donné à tout le monde, mais je peux le certifier en ce qui concerne mon père, excellent prof d'histoire et hyper-dévoué, l'ayant eu en cours) :

au sein de la gauche, les profs ont tendance à dévier assez facilement vers l'"extrême-gauche" pour une simple raison : parce qu'ils ont tendance à regarder la réalité sous un angle purement intellectuel, et donc très utopique.

Cette manière de voir la vie de manière utopique par opposition à une vision plus réaliste est une différence courante entre les "intellectuels" d'extrême-gauche et de gauche modérée. Il n'y a qu'à voir le nb de profs de philo parmi les partisans du "non" et à l'extrême-gauche ...

Pourquoi cette tendance utopiste ? Parce que toute leur vie, ils ont baigné dans l'intellect, de l'enfance à l'âge adulte. Parce que ce qu'ils enseignent, c'est de la théorie. Parce que leur salaire ne dépendant pas de l'économie, il leur semble évident que l'économie doit être mise derrière toutes les valeurs majeures (cette dernière remarque peut d'ailleurs s'appliquer à bcp de fonctionnaires en général - nb : je suis fonctionnaire)

Nul besoin de confronter leurs idées à la réalité, de toute façon ils ne font jamais ça dans leurs cours !

(d'ailleurs, cette explication de la tendance utopiste des profs se retrouve à l'opposé dans la tendance d'un certain nombre de profs d'université en économie à l'ultra-libéralisme)

Enfin dernière explication d'une tendance gauchiste pour des gens d'une certaine génération : parmi les profs de plus de 50 ans, une bonne part sont devenus profs avec pour objectif de réduire les inégalités sociales ... dont certains avaient d'ailleurs souffert, puisque je peux parler de mes parents : s'ils sont devenus profs en partant à l'école normale à 15 ans, c'est parce qu'ils n'ont pas eu le choix : de parents modestes, ils ne pouvaient prolonger leurs études contrairement à des camarades qui n'étaient pas meilleurs qu'eux mais avaient plus de moyens ... et cette rancune-là, je peux vous dire qu'elle est tenace ! (c'est notamment une des origines du conflit profs-médecins qui, me semble t-il, a perduré sous d'autres formes).

Et pour la même génération (voire pour certains jeunes), c'est vrai que la vision marxiste a vraiment marqué les esprits : comme le libéralisme pour les économistes matheux, ce'st une vision intellectuelle masi tellement séduisante de la réalité.

Moi je compare ça au yin et au yang pour les Chinois : on a l'impression qu'on peut tout expliquer avec ça, le marxisme pour les uns, la microéconomie pour les autres.

Bon je me défoule un peu aujourd'hui, je caricature un peu mais je pense qu'il y a du vrai dans ce que je dis.
Comment des gens très intelligents peuvent avoir leurs idées bornées par les utopies-grandes théories, ça me sidère ! Et ça fait peur (cf les drames du XXe siècle) ... surtout venant de gens intelligents. Plus ils sont intelligents, plus ils peuvent perdre de vue les réalités (et de ce point de vue-là, permettez-moi de vous dire que d'expérience, les hauts fonc tionnaires sont bien plus les pieds sur terre que les profs d'université ... qui ont joué un grand rôle pour soutenir le "non" ... et ce sont eux qui critiquent la "France d'en haut" !).

un francais d'en haut

Pourquoi les profs n'ont pas voté Jospin en 2002 ?
Pourquoi beaucoup n'ont pas voté ou ont voté à l'extrême-gauche alors qu'ils votaient d'habitude socialiste ?

Pour aider les chômeurs, les travailleurs précaires ?
Non, par amour-propre !

Ils ont été offensés par Allègre.

Et ces hérauts de la "vraie gauche" ne se sentaient plus pisser le lendemain de la défaite de Jospin et de l'arrivée de Chirac et Le Pen au deuxième tour : en salle des professeurs, ils se congratulaient tous d'avoir foutu en l'air Jospin et Allègre ! Mon père (grand intellectuel par ailleurs) a dessiné une chasse d'eau ... pour évacuer Jospin et Allègre !

Qu'est-ce qui pousse les gens au moment du vote ?
Souvent des choses bien futiles ... même de la part d'intellectuels.
Bon, je ne crache pas dans la soupe, tous ces gens sont par ailleurs d'excellents profs et je ne parle même pas de sentiments personnels.

Mais ça m'a quand même donné une idée que bien des votes ne sont pas rationnels ...

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