Rechercher



  • Recherche Google
    Web Publius

Statistiques


« Amertume, déception et tristesse | Accueil | Première démission à la suite du résultat de ce soir »

29 mai 2005

Commentaires

fmod

Certes, dificile d'applaudir à deux mains pour un tel constat.
Mais ce serait quoi un "message de prise de responsabilité, de défense d'une renégociation du texte, de compréhension de son rejet, de lancement d'une grande initiative européenne pour modifier son cours actuel" ?

pikipoki

@Versac

Très d'accord avec votre analyse. J'en suis pour ma part très attristé, car nous voyons effectivement de façon cru (presque trop) que Chirac n'a "plus rien dans le ventre". Il n'a pas eu une seule fois la dimension d'un véritable président durant toute la campagne. Pas de vision politique d'envergure, pas de vrai message, il est absent.

Samuel

Je n'irai pas par quatre chemins, pour moi, Chirac est un cancer de la démocratie qui parvient à sourire dans un tel moment, fossoyeur de l'esprit des institutions de la V° République (ce n'est pas nouveau), fossoyeur de l'idée européenne, qui a mené une campagne déplorable, indigne d'un homme sensé représenté le peuple français.
Les socialistes comme les membres de l'UMP vont vivre une grave crise. Sur France 2 Strauss-Kahn ne cachait pas son amertume à l'égard des membres de son propre parti. Il a eu des mots très durs, mais parfaitement justifiés.

cath

>>C'est proprement nul. Ce n'est rien. Chirac n'est plus rien, si tant est qu'il a été quelque chose.<<

il a commencé à n'être plus rien quand il n'a pas tenu compte des résultats précédents. avec le quinquennat qui a transformé le premier ministre en chef de cabinet, le désaveu était pour lui, et il a fait comme si de rien n'était. en outre il a essayé d'utiliser ce qui a priori était consensuel, le TCE, pour redorer son blason.
bref ça fait un bon moment qu'il n'est plus rien. il a sacrifié un projet d'importance à sa médiocre personne.

je veux une réforme institutionnelle. en france.


Krysztoff

@ Cath

Adhère à la C6R (Convention pour la 6ème République).

@ Versac

Absolument d'accord avec toi.
"Divorce majeur entre les 55% de non et le oui à 90% qu'aurait voté le parlement." Tiens, c'est pas moi qui l'ai écrite cette phrase?

Milan

"J'espérais de la part de notre président un message de prise de responsabilité, de défense d'une renégociation du texte, de compréhension de son rejet, de lancement d'une grande initiative européenne pour modifier son cours actuel. Rien, nada. Chirac démissionne de fait sur le sujet."

Certes l'allocution de Chirac était, comme toujours, sans intérêt, mais je ne vois pas bien ce qu'il pouvait faire.

"compréhension de son rejet"? Jospin a raison, les "non" ne sont pas compatibles. Sur quelles bases renégocier?
C'est tout le problème d'une mauvaise question : le TECE ou l'"inconnu"? Si ça se passe bien, l'"inconnu" est envisagé par la majorité des électeurs comme le chaos et ils votent "oui". Si ça se passe mal, l'"inconnu" est envisagé par le majorité des électeurs comme "quelque chose de mieux pour moi" et ils votent "non" ... et alors ???

"une grande initiative européenne"? A peu près personne n'en voudra en Europe.
Nous continuerons sans doute pour longtemps à fonctionner avec un Traité de Nice, éventuellement amendé par les avancées institutionnelles du TECE. Espérons-le, ce ne sera pas si catastrophique.

fmod

Je trouve étrange de défendre une "Constitution" et d'appeler systématiquement à la remise en cause, sur un plan pratique, de ses prescriptions. L'une des clefs fondamentales d'une véritable démocratie, c'est le tempo imprimé par les élections. Il faut le respecter, même si on peut le déplorer (et j'en suis…), ou alors c'est appeler à l'insurrection populaire parmanente…qui peut elle, être légitime, le devenir plutôt…

fmod

Que faire ?
Entendu en Pologne : larguer la France

SysATI

"- l'UE va continuer de fonctionenr sur la base des traités existants dans l'intervalle, ce qui est aussi logique"

Pourquoi est-ce si logique que ça ?

Pourquoi limiter le sens du vote simplement aux quelques "nouveaux" articles ?

Je croyais que l'on votait sur l'intégralité du texe et de ses annexes ?!

Le peuple français n'a-t-il pas rejeté le texte proposé qui incluait également cette 3eme partie qui résumait les traités antérieurs ?

NON ne veut pas dire "on ne veut pas de la constitution mais on serait ravi de garder le traité de Nice et tout le reste", ça veut dire "on ne veut pas de l'Europe telle qu'elle a été construite dans notre dos depuis 50 ans !"

Juridiquement, si l'on pose une question au peuple et qu'il donne son avis je vois mal comment on peut continuer à faire comme si rien ne s'était passé......

Frederic Guarino

Tout a fait d'accord avec les analyses sur la mediocrite crasse de notre President. Vu des Etats-Unis, quelle tristesse de voir les arguments politiciens echanges 1 h apres l'annonce des resultats ! Qu'est-ce qu'etre contre l'Europe liberale ? Ou est le projet alternatif ? Le fait que le PS n'ai jamais accepte "philosophiquement" et clairement le tournant de 1983 est un cancer qui nous a donc atteint. Le grand europeen Francois Mitterrand et son fils putatif Chirac, celui du "parti de l'etranger" nous ont donc livre un bis repetita de 1953 et le rejet de la Communaute Europeenne de Defense.

Le sursaut viendra-t-il en 2007 ?

fredouil

le blog alain juppe me fait mal pour lui : http://www.al1jup.com
souffrance

Zizanie

Mes chers compatriotes, j'ai décidé de dissoudre l'Assemblée nationale. (JC, 1997)

Mes chers compatriotes, j'ai décidé de dissoudre l'Union européenne. (JC, 2005)

Eric Lauriac

Krysztoff:
Montebourg 1er secretaire, ce serait une bonne chose que le PS montre la voie pour le renouvellement des élites. Bon c'est peu probable.

fmod

Montebourg, la VIème République…Magnifique, lorsqu'il aura sérieusement réfléchi à la nécessité absolue de repenser la constitution française dans un contexte constitutionnel européen…Me semble pas que cela l'ai jamais effleuré…

Milan

@Sysati

" NON ne veut pas dire "on ne veut pas de la constitution mais on serait ravi de garder le traité de Nice et tout le reste", ça veut dire "on ne veut pas de l'Europe telle qu'elle a été construite dans notre dos depuis 50 ans !" "

... Et non, Sysati, "non" ne voulait pas dire cela. Si tu l'as cru en votant "non" tu t'es trompé. Dommage, c'est trop tard maintenant.
... Mais tu as des circonstances atténuantes : l'alternative proposée était tout sauf clair (les anticipations de Versac étant tout de même les plus logiques et les plus communément admises) et c'était bien là un des problèmes majeurs de ce référendum.

Jérôme

Le seul talent de Chirac a toujours été de faire campagne pour être président, pas d'être président. Attandons nous à ce qu'il fasse campagne en 2007 contre Sarkozy, et que Le Pen passe devant les deux. Un candidat socialiste unique auriat été en position de force; avec la zizanie probable, ce sera Le Pen Sarkozy ou le Pen Chirac (ou au mieux Le Pen Bayrou)

Raboliot

De toutes façons c'est l'ordre benedictin qui à construit l'Europe ... ce n'est pas moi qui le dit c'est Chirac Jacques, vidéos à l'appui.
http://news.politique.free.fr/?2005/04/14/138-chirac-souvent-varie-bien-fol-qui-sy-fie

fmod

@SysATI
Et on fait quoi de la ratification référendaire de Maastricht, dernier texte véritablement majeur en termes de transferts de compétences ?

Claudio

Enfin vive la nouvelle Europe à 24, sans France et Pays Bas et avec les amis Turques !

Guillaume

"Divorce majeur entre les 55% de non et le oui à 90% qu'aurait voté le parlement."

Cette question sur la différence entre les "elites" et le "peuple" était au coeur de la campagne. L'un des principaux arguments du non était "ne laissons pas l'Europe se construire dans notre dos", et ce soir cela semble être leur plus grand acquis.

Néanmoins, si la campagne coté oui a été somme toute assez lamentable, si effectivement les media étaient biaisés en faveur de la ratification, je ne crois pas une seule seconde que "ceux d'en bas" aient gagné quoi que ce soit.

Lorsque comme chacun j'ai commencé à m'interesser au TCE, j'étais pour. La plupart de mes amis étaient contre, ce qui m'a ammené à faire des recherches sur les arguments du non. Il a été vite évident que pour avoir des informations précises et factuelles, les seuls sources fiables étaient les juristes (d'où ma lecture régulière de ce blog), les politiques étant dans le flou marketing. Une grande partie de mes questions ont aussi été répondues par Meme Dominique Aguilar, webmestre de ce site : http://www.eurogersinfo.com/constit/constit.htm

Il a été rapidement clair que beaucoup d'arguments "massue" du non (droit de lock-out, laïcité, libéralisme...), étaient soit faux (lock-out, laïcité), soit d'une appréciation beaucoup plus subtile que les partisants du non voulaient bien le dire, par exemple le libéralisme, alors que les patrons anglais ou les ultra-libéraux de Madelin trouvent le TCE trop socialiste, ou la désormais fameuse "économie de marché hautement compétitive", dépouillée des "plein emploi et progrès social", "niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement", "combat contre l'exclusion sociale", etc... de l'article I-3.

(je précise, est-ce bien utile, que les seuls arguments qui m'importaient étaient ceux venant de gauche, avec lesquels j'aurais pu être d'accord - les arguments nationalistes me font vomir d'emblée)

"Ne jamais attribuer à la malice ce que l'on peut expliquer par la stupidité" (vieux proverbe d'informaticien) : je veux donc bien croire que ceux qui ont poussés ces arguments (Mélanchon, Emanuelli) étaient simplement "mal informés" (mais pour qu'ils le restent aussi longtemps... passons).

Le seul argument qui se tient, à mon sens, est l'un de ceux d'Etienne Chouard, qu'une amie juriste m'avait également apporté : la Commission Européenne a seule l'initiative des lois, et plus généralement le processus de gouvernement de l'Europe est assez éloigné de celui de notre propre pays. Mais là encore, renseignement pris, même si cet état de fait semble regrettable, il a de bonnes raisons d'exister.

Et finalement ce soir, on clame d'un bord comme de l'autre qu'il est bien que les Français se soient saisis du débat, et les votes 'non' sont persuadés d'avoir exprimé leur volonté. Mais l'ont-ils vraiment fait, ou bien ont-ils réagit à des arguments démagogiques que peu on pris la peine de vérifier, ne serait-ce que parce qu'ils leurs donnaient une raison de plus d'exprimer un ras-le-bol n'ayant pas grand chose à voir avec le TCE ?

On a beaucoup entendu à gauche de grand appels à la mobilisation du peuple après la victoire du non, mais, concrètement, pour faire *quoi* ?

Pourquoi, lorsqu'on leur demandait "avec qui allez vous construire autre chose ?", tous les politiques tenant du non éludaient la question ? (formule favorite : "ça n'est pas la question qu'on pose au Français").

Pourquoi, même à gauche, a-t-on continuellement agité le spectre du mythique "plombier polonais" tout en niant faire le jeu du FN ? Quelle différence pourtant, avec l'immigré qui vient voler le travail d'un français ?

La question était sans doute mal posée, le texte un compromis, mais j'ai beaucoup de mal à croire que tout ceux qui ont voté non ce soir l'aient vraiment fait en toute connaissance de cause. Ça n'est pas un vote populaire, c'est toujours un vote des élites. Juste d'autres élites.

Alceste

LE NON A VAINCU.

L'élite politique française, technocratique et conformiste, est désavouée.
La lie politique française, démagogue et réactionnaire, est promulguée représentatrice de la France présente, malade et désepérée.

Une réponse naturelle et juste serait aujourd'hui:
- la démission du président de la République
- la dissolution de l'assemblée nationale et l'instauration d'une dose significative de proportionelle à cette élection

La France et l'Europe sont dans la tournante. Alea Jacta Est.

Que ce choc soit salutaire et régénérateur plutôt que symptôme d'une déchéance qui serait finale!

www.europepuissance.blogspot.com

fmod

@ Claudio
"Le seul argument qui se tient, à mon sens, est l'un de ceux d'Etienne Chouard, qu'une amie juriste m'avait également apporté : la Commission Européenne a seule l'initiative des lois, et plus généralement le processus de gouvernement de l'Europe est assez éloigné de celui de notre propre pays. Mais là encore, renseignement pris, même si cet état de fait semble regrettable, il a de bonnes raisons d'exister."

Ce n'est pas un argument précisément parce que ce droit d'initiative a une vocation précise. L'Union n'est pas un État et l'initiative de la Commission ne se résume pas, par ailleurs, au texte du traité qui la prévoit : encore faut-il prendre la mesure de ce qui se passe dans la réalité, autrement plus complexe. Mais cela, Monsieur l'Universitaire Chouart ne s'y intéresse pas… L'une des premières initiatives à prendre, vu l'audience de ce texte chouartien, c'est de le décortiquer point par point en droit, histoire de rétablir des vérités premières, juridiques…

Pierre

LE gagnant de ce soir est Chirac. Il va maintenant adopter la posture du défenseur de la France et de ses interets à l'étranger, ce qu'il adore et ce qu'il fait bien en plus. Comme il est dans une position défensive, personne ne lui tiendra rigueur des pertes et on applaudira ses victoires ou les positions conservées. Le chomage diminuant mecaniquement en 2006 et debut 2007 par le depart en retraite des papyboomers, il "reviendra" sur la scene interieure pour gagner en 2007 d'autant plus qu'il a detruit par ce referendum le parti socialiste dont les leaders vont se dechirer et qu il peut si il le juge dangeureux massacrer Sarkozy en le nommant à Matignon. (l autre possibilité etant de nommer de Villepin dont l excuse dans les erreurs sera qu il n a jamais été un politicard mais qu il est au service de la France.. et on pardonne toujours aux serviteurs ou aux bénévoles..)

amicus

Remarque tcheque: Je ne vous commprend pas mais merci quand meme.

Guillaume

@fmod

Le nom de l'auteur d'un commentaire est à la fin de celui-ci, pas au début :-). C'était mon post, pas celui de Claudio.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.