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« Quand "non", c'est Nice | Accueil | Simone Veil doit-elle démissionner ? »

04 mai 2005

Commentaires

Illusions

@Indigne.
Ma réponse est explicitement adressé à une personne faisant remarquer une cohabitation de termes dans un même article. Lui faire remarquer une autre cohabitation ne me semble pas "hors sujet", ne donnez donc pas de leçon à contre temps.

De plus si sous le titre de "Liberté Fondamentales" on prend la peine de contrebalancer l'aspect humain par 3 termes en rapport avec le "marché libre et non faussé" ce qui semble vous convenir, je n'aurais pour ma part pas trouver indécent de rajouter le mot "idée". Chacun ses priorités.

Donc pour vous retourner votre argument que vous trouvez beaucoup plus intellignet que les miens : le titre III ne suffisait pas à garnatir ce si cher marché ?

Et dispensez-vous d'utiliser des termes comme "idiotie" ça ne suffit pas à faire un argument.

@babr.
Je ne dis pas que le texte est incompréhensible mais plutot que le choix des mots est volontairement biaisé. Forts et directifs pour l'aspects marché (volet politique qui n'a rien à faire là), evanescents et vides pour les principes (le coeur d'une constitution).
Quant au vote, je ne suis pas aussi certain que vous que le programme électoral de ceux envoyé au PE corresponde à ces traités, tout comme je ne vois pas les résultats promis pour obtenir mon vote sur Maastrich.

solana

@indigne
heureux que vous ayez apprécié mon post mais faut pas vous en prendre à moi! Prenez vous-en plutôt aux menteurs-nés du OUI... Vous n'espérez tout de même pas nous faire supporter des mensonges oui-ouistes continuels en prime-time sans qu'il y ait une réaction. Vous voyez cher indigne, c'est cela l'effet boomerang chiraquien...

Eviv Bulgroz

Bon posons la question qui tue. C'est quoi le problème de "concurrence libre et non faussé".

Faudrait dire quoi à la place?

Un pays à le droit d'imposer ses services publics à un autre pays via le rachat des entreprises des autres pays laminées par un dumping étatique ? Imposons notre électricité nucléaire franco-nationale au continent entier !!

Le monopole d'une entreprise produisant un mauvais produit (microsoft versus apple ou unix libre) doit être renforcé via des pratiques anti-concurrentiels et le principe de position dominante?

C'est quoi ce délire ? Vous parlez de quoi exactement ? C'est un discours de gôche que cela. Parce que si vous croyez qu'on ferme les bureaux de poste en lozére du fait de l'UE, c'est vraiment qu'il y a un problème d'information ou de compréhension.

Eviv Bulgroz

c'est un discours de gôche que cela ?

Manquait le ? :-)) et ça changeait le sens...

Fulcanelli

Pour info

A quelques semaines du référendum sur la constitution européenne, nous décidons de faire connaître le plus largement possible l’appel suivant

Citoyens et personnels des chaînes de service public participons, chacun à notre niveau, à l’information télévisée ou radio. À ce titre, nous ne pouvons plus ignorer le déroulement et le traitement à sens unique de la campagne pour le référendum du 29 mai 2005 sur nos antennes. Au sein de nos entreprises de Service Public autant que sur les chaînes privées, manque d’objectivité et matraquage pour le oui, sous prétexte de pédagogie, soulèvent de plus en plus d’indignation et contribuent à discréditer les métiers d’information que nous servons.

Nous exigeons, donc, une information équilibrée. Le NON doit dès aujourd’hui trouver toute sa place dans les médias. L’émission « Arrêt sur images » de « France 5» du 10 avril 2005 indiquait , entre autres, que toutes chaînes confondues, le nombre d’intervenants à la télévision sur le traité constitutionnel européen entre le 1er janvier et le 31 mars 2005 était :
- pour les favorables au « NON » : 29%
- pour les favorables au « OUI » : 71%

Nous dénonçons la dérive à laquelle nous avons assisté, impuissants, avec l’émission télévisée du Président de la république sur TF1 qui durant deux heures a pu défendre le « OUI » sans même que son temps de parole ne soit pris en compte. L’absence de pluralisme, la mise en avant d’animateurs producteurs en lieu et place des journalistes, la dérive de l’info spectacle contribuent à la « désinformation », mettent en danger l’avenir de nos métiers, et aggravent le discrédit sur le journalisme.
Nous dénonçons tout autant la connivence honteuse entre le chroniqueur Alain Duhamel et Lionel Jospin, le premier servant de faire-valoir au second dans le seul but d’appeler au vote OUI.

Habituellement, le CSA intervient pour maintenir un équilibre dans les campagnes. Aujourd’hui, face à son silence, nous constatons les positions publiquement exprimées, ou sous entendues comme une évidence, par nombre de chroniqueurs, correspondants, présentateurs, ou patrons de presse qui, dans l’exercice de la profession, outrepassent leur fonction en prenant position pour le OUI.
Quant aux émissions de débat, leur déséquilibre en faveur du OUI confine à la propagande.

Jusque là dans nos métiers, et en particulier dans le Service Public, il était de coutume de vouloir taire des convictions personnelles et de s’imposer un devoir d’impartialité.

Personnels de télévision, nous n’en sommes pas moins nous aussi citoyens. A ce titre, nous tenons à affirmer que nous ne nous reconnaissons pas dans ce soutien apparemment unanime des médias à la constitution. Nous constatons en effet que le texte qu’on nous propose de voter ne garantit pas le droit à l’information :

- La banque centrale européenne n’est pas tenue de rendre publiques ses décisions (art III 190)
- Le conseil européen n’est pas tenu de rendre publiques les recommandations qu’il formule à un état en situation de déficit excessif (art III 184)
- Le conseil européen n’est pas tenu de rendre publics les projets de sanctions qu’il formule à l’égard d’un état dont la politique économique ne serait pas conforme aux grandes orientations de la politique économique de l’union (art III 179)
- « En matière de politique étrangère et de sécurité » en cas de crise, aucune garantie d’accès à l’information n’est inscrite pour les journalistes.
- Les risques d’harmonisation sociale par le bas menacent directement les statuts des personnels de télévision et des entreprises de presse, conventions collectives, clauses de consciences par exemple…
- Droits des pigistes, droits d’auteur, fiscalité, aides à la presse… risquent bien de ne pas résister au sacro-saint principe de la « concurrence libre et non faussée » (art I-3-2).
- Mise à mal de la notion même de Service Public et de son financement…

Aujourd’hui, il nous semble impossible de taire nos convictions et notre attachement à la démocratie et au traitement honnête complet et pluraliste de l’information.

Sur Internet, centralisation des signatures à l’adresse suivante : appel-info-impartiale@ras.eu.org


Premiers signataires
Jacques COTTA (Grand Reporteur, France 2) , Antoine DENECHERE (journaliste, Radio France) , Gabrielle LORNE (Grand reporteur, RFO) , Vincent MAILLARD (Grand Reporteur, France 2) , Pierre NICOLAS (Grand reporteur, France3) , Jean Régis RAMSAMY (Journaliste, RFO La Réunion) , Jacques RICAU ( Radio France) , Gwenael RIHET (Journaliste, France3) , Jean Marc SURCIN (Grand Reporteur, France 2) , Jean François TEALDI (Grand reporteur, France3) , Lionel THOMPSON (Grand reporteur, Radio France) , Marcel TRILLAT (Grand reporteur, France2)

indigne

solana :
"mais faut pas vous en prendre à moi"

Mais si , pourquoi pas? C'est bien vous qui faites l'éloge de cette affiche ignoble qui déforme grossièrement l'article 210 ?

Eviv Bulgroz

Mon dieu les grand reporters (enfin certains) qui défendent les pigistes. C'est...

Faites gaffe les gars, demain avec tous ces étrangers pas cher et prêt à tout, vos journaux seront écrit en polonais et il y aura une baisse de qualité des journaux télévisés de TF1, voire de France2 et 3 qui seront ineffablement privatisés en conséquence directe du TCE. Même les sous-titre de ces journaux parlés (en slovaque c'est le moins cher) seront sous-traité. Méfiance !!!!

Eviv Bulgroz

@solana

Ouarff, ton affiche de propagande (stupide et manipulatrice) ne passe pas sur Mac/safari, il m'a fallu utiliser explorer. Ca la fout bien :-)

indigne

Eviv, t'as un probleme. Moi aussi j'suis Mac/safari et ça passe.
Tiens, on pourrait faire un sondage : les mac sont-ils plus ouistes que les pc ?

Eviv Bulgroz

Bon on est 2 Mac ouiste déjà, non ?

Je suis sous Tiger/safri2... Et non ça ne passe pas.

indigne

Je suis encore en 10.3.9. Début d'explication.

Jack le Castor

@Eviv (tu vas croire que je m'acharne !!... ;)
"Parce que si vous croyez qu'on ferme les bureaux de poste en lozére du fait de l'UE, c'est vraiment qu'il y a un problème d'information ou de compréhension."

Euh... ben j'ai un problème de compréhension, alors... :?

Ou alors, c'est parce-que je subis la désinformation de journaux crypto-machinchose...
(pourtant, je n'ai pas lu le Diplo depuis un moment !... ;)


Bon, OK. Ne caricaturons pas les choses à ce point...
Mais si on ferme les bureaux de poste dans les campagnes, c'est bien parce-qu'ils ne sont pas rentables, je me trompe ?
Et si on les ferme du fait de leur non-rentabilité, c'est bien parce-que La Poste tend à redéfinir à la baisse ses obligations de service public ?
Et n'est-ce pas parce-qu'elle se comporte de plus en plus comme entreprise privée ?

... et tout cela, n'est-ce pas un tant soit peu lié aux réformes nécessaires pour anticiper l'ouverture des services postaux à la concurrence, imposée par les directives européennes ????

À part ça, j'adhère pleinement aux autres remarques de ton commentaire...
(notamment en ce qui concerne le "dumping étatique" qui permet de racheter les entreprises étrangères, en se comportant comme des entreprises privées, alors que l'on bénéficie de la garantie offerte par le statut d'entreprise publique à monopole d'Etat...
Cette pratique des dirigeants de nos entreprise publiques est hypocrite et scandaleuse, et nous met en situation de faiblesse quand il s'agit de défendre la logique de nos services publics !!!)

... mais le problème, c'est que l'interprétation concrète de la "concurrence libre et non faussée", dans la politique européenne (et qui demeure dominante dans le TCE, y compris dans l'ouverture très restreinte et encadrée vers les "SIEG"), tend plutôt à soupçonner a priori tout financement public, y compris lorsqu'il s'agit d'organiser un réseau d'intérêt général, dont seul un monopole peut garantir la cohérence (transports en commun, fourniture d'eau, d'énergie, etc...)

Dans tous les pays européens, ces services ont été gérés par un système public jusqu'au tournant libéral des années 80.
Il s'agissait soit d'entreprises publiques, soit d'entreprises semi-publiques, voire privées, auxquelles on accorde un monopole et une mission de service public.
Cela peut exister au niveau local (transports d'agglomération, fourniture d'eau potable...), au niveau régional (les TER, qui sont organisés selon des contrats entre les régions et la SNCF), au niveau national (réseau national SNCF, EDF, La Poste...)

N'est-il pas possible de trouver un système similaire au niveau de l'Union Européenne, avec la prérennisation d'un monopole de fourniture pour ces "SIEG", défini au niveau où cela est le plus pertinent (local, régional, national, européen) ?
Car je vois mal comment ces services peuvent réellement être gérés efficacement, dans le respect de l'intérêt général, et de façon cohérente sur tout le territoire, s'ils utilisent des réseaux concurrents...
Que ce soit un monopole public, ou un monopole d'une entreprise privée à laquelle on accorde une délégation de service public (de façon encadrée par les pouvoirs publics, bien sûr), il n'est pas interdit d'envisager une unification au niveau européen de nos services publics (tout comme la SNCF a été créée à partir de la nationalisation et de l'unification d'une multitude d'entreprises privées émaillées sur le territoire...)

(au passage, pour revenir sur la fourniture d'eau, les communes qui ont opté pour une sous-traitance privée ont vu leurs tarifs augmenter.
De même, la libéralisation du marché de l'énergie s'est traduite par une hausse des tarifs dans tous les pays où elle a été expérimentée.
... sans parler de l'état des chemins de fers britanniques, que Tony Blair a fini par renationaliser de fait, de façon masquée pour ne pas s'attribuer les foudres de Bruxelles - et aussi des libéraux britanniques...
Comme quoi, le privé n'est pas toujours plus avantageux pour le consommateur que le public...)

Jack le Castor

"Tiens, on pourrait faire un sondage : les mac sont-ils plus ouistes que les pc ?"

euh... les linuxiens, tu les classes dans les PC ?
Merde alors, si ma voix se mélange à celle des windoziens, je préfère m'abstenir... ;o))))

Eviv Bulgroz

Tu t'acharne :-)

Non c'est des conneries tout ca, il y a les clauses dérogatoires nécessaires pour subventionner. On ferme parce que ... on décide de fermer, mais l'UE n'est pas coupable.

Je te renvoie sur DS et le BB un extrait de Jean-François Launay (qui poste parfois içi :
"Les SIG (sans E : c’est-à-dire les services publics non marchands. financés par l’impôt : Santé , Education, Justice, police, défense... ), correspondent bien à nos services publics. Les SIEG, services "économiques" (services publics marchands : énergie, communication, par exemple) sont soumis aux règles de la concurrence - belle découverte, ce n’est pas d’aujourd’hui que des services de messageries privées font concurrence à la poste, la SNCF n’a jamais eu quelque monopole que ce soit dans le transport des passagers ou des marchandises, etc. - sauf lorsqu’ils remplissent une mission que nous appelons de "service public" que l’Europe appelle d’Intérêt général.

Autrement dit, ce n’est pas le TCE qui fera que tel bureau de poste sera fermé ou pas, que telle ligne ou arrêt SNCF non rentable sera fermé(e) mais des décisions françaises, de même que ce n’est pas l’Europe qui décidera de la fermeture ou non d’une école à classe unique..."

"Notre" Versac
"Sur les services publics, si vous m’aviez posé la bonne question (est-ce que l’exemption est gardée ?), et non pas qu’est-ce que la différence entre services publics et SIEG, je vous aurais donné la bonne réponse, qui es teffectivement celle de Delors (une exemption est clairement fixée, et ce sera à l’Etat de prouver qu’il sert bie un intérêt général) ! M’enfin, passons."

Et l'inévitable Burt allibert

http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=114#forum2343

(faut remonter le thread à partir du lien pour en trouver le début).

sinon c'est réellement une question de société, mais faire croire que le TCE (où bien les traités existants) nous imposent tout est un mensonge démagogique, oui mr :-). Nos politiques sont responsables et coupables. Ou non selon son orientation politique. c'est pas parce que certains c@@n@rd mettent tout sur le dos de l'Europe (genre le fait qu'on ne puisse pas vivre en déficit perpetuel) qu'il faut les croire.

Eviv Bulgroz

Et puis la privatisation de la couverture d'eau, m'enfin, ce n'est en rien relié au TCE ou à l'Europe. Il y a toujours quelques villes propriétaires à cet égard, non?

Sans vouloir défendre cette privatisation (a priori il me semble que pas bien, mais comme pour tout, faudrait se renseigner), il me semble que le coût a augmenté également du fait de lois plus restrictives sur le pompage (non je ne parle pas d libre-échangisme là), la qualité, l'écologie. Sans parler de la corruption active qui coûte du pognon :-). Mais bon, il était également plus simple pour les municipalités de faire appel à des professionnel que de les embaucher eux-mêmes...

Le plus grave me semble être dans cette histoire le tarif non unitaire sur le territoire français. Est ce une question strictement privé/public (est il interdit de compenser la différence de coût ?). Mais bon l'Europe est hors de cause sur ce sujet... et d'autres.

wesson

@Eviv Bulgroz:

Sur la privatisation de l'eau, les coûts n'ont pas augmenté, ils ont carrément explosés. Dans certaines communes, la facture s'est trouvée multiplié par 10...
Et de telles augmentations ne s'expliquent pas seulement par les critères plus strict et la pollution plus grande (au passage, un des principe du capitalisme est de polluer partout, pour ensuite faire payer la dépollution).

Au niveau international, la privatisation de l'eau a mené dans certains pays à des pratiques tellement absurdes qu'elles ont provoquées des situations quasi-insurrectionnelles (Bolivie, Argentine). En gros, on expliquait aux boliviens que l'eau de pluie était privée, et qu'ils devaient acquitter une taxe quotidienne de 1$ pour avoir le droit de la stocker ...

Sur l'électricité, il n'existe pas d'exemple dans le monde ou une telle privatisation a amélioré la qualité du service et diminué le prix pour l'utilisateur. La palme du genre revient à la Californie, dont la compagnie d'électricité (en situation de quasi-monopole) a préféré exporter à meilleur prix vers d'autres états - provoquant des pénuries quotidiennes pour les californiens.

Pour les chemins de fer Anglais, l'exemple est bien connu et blair a dû bel et bien renationaliser le reseau (j'ai même une anecdote d'un proche qui a bossé 2 ans en Angleterre pour Alsthom, et qui est rentré dégouté par le cynisme des compagnies ferroviaires qui n'ont jamais accepté le moindre investissement de sécurité sous pretexte que l'indemnisation des familles des morts coutait moins cher).

Dès qu'il y a une privatisation d'un besoin primordial, ça se passe toujours mal, sous quelques latitudes que ce soit: au menu augmentation des prix, dégradation du service, corruption, malversations financières, gestion calamiteuse et casse sociale ...

Y'a bien une politique cohérente derrière tout cela : l'abandon de la mission de l'état - avec toutes les conséquences qui en résultent. C'est ce genre de politique que le TECE veut constitutionnaliser.

Que les boites privées s'amusent avec la téléphonie, pourquoi pas finalement. Les opérateur se font une pseudo concurrence en même temps que la qualité du service tends vers 0 (anecdote perso: ma ligne free est en panne depuis maintenant 2 mois et demi parce que leur dslam a pété, et malgrès 500 balles passés à appeler leur "hotline", toujours rien de réparé). Rien de grave à cela !
Mais pour ce qui est du vital, on a pas le droit de laisser ça au mains de structures dont le propos n'est pas la défense et le bien-être des citoyens.

ça veut dire: pas touche à la santé, l'eau, la fourniture de l'energie et les transports de masse. Il y en a bien assez avec le reste pour se faire des fortunes non ?

conclusion: un texte qui n'exclut pas explicitement de la "concurrence libre et non faussée" les services vitaux, je votes contre !

hmmm

@wesson Pour la santé, je me permet de te rappeler que les médecins ont encore le droit en France de s'installer où ils veulent. Ce sont certains hôpitaux, et l'assurance universelle qui sont à l'état.

Ensuite, je me permettrait de te rappeler que d'un point de vue strict, "concurence libre et non faussée" ça veut dire qu'il ne faudrait _jamais_ libéraliser les transports parce qu'un monopole naturel n'est _pas_ un cas de concurence libre...

Pour le service et Free, c'est ça, le marché : tu _peux_ payer plus cher (genre aussi cher qu'avant la libéralisation de FT, à FT) et tu auras le même service qu'avant. Incroyable, non ?

Ce texte, _parce_ qu'il garanti un marché où la concurence est _libre et non faussée_ te protège beacoup plus de la libéralisation par principe que, disons, la constitution de la Vème, qui je le rappelle n'interdit en rien à l'état de se débarasser de la santé.

Alors qu'en vertu du traité, tu peux toujours argumenter que le marché ouvert par l'état ne fonctionne pas, et aller te plaindre à Bruxelle. Sinon, ben tant pis pour toi, t'avais cas pas élire une bande de cons, qui n'ont fait que ce qu'ils avaient le droit de faire.

J'aimerai que ce mythe de la concurence libre et non faussée == mort du "service public" meure de la mort violente qu'il mérite.

wart@

@ indigne
je suis heureux que tu trouves M. Delors chauvin et incompétent sur la question de fédération d'Etats. On lui répètera :)

Ce qui est sympa avec vous, c'est que nos méthodes sont toujours malhonnêtes : ça vous gêne que M. Delors dise que ce texte est catastrophique ?
Quand c'est un texte élogieux sur le TECE écrit par une personne émérite, vous et vos pareils vous en emparez pour le glorifier et pour nous dire : vous voyez bien, si m. X dit que c'est bien, vous devez lui faire confiance.
Quand c'est un texte critique, vous nous dites que l'auteur, si prestigieux soit-il, n'a pas d'importance.

Et c'est nous qui sommes malhonnêtes !!! et anti-démocratique !!! On en rirait ...

@jack

Voila, le grand mot est laché : les oui sensés et sincères trouvent que ce texte est mauvais. Voila une grande avancée dans le débat : finalement, les oui sensés trouvent le texte mauvais, les non sensés aussi.
On devrait pouvoir donc faire une coalition des "sensés", maintenant et trouver des moyens d'actions pour éviter ce texte.
versas, paxatagore, krysztoff, eolas, praxis, eviz, emmanuel, babr, et autes ... êtes-vous sensés et trouvez-vous ce texte mauvais ?

quoique

Article III-117
Dans la définition et la mise en œuvre des politiques et actions visées à la présente par tie, l'Union prend en compte les exigences liées à la promotion d'un niveau d'emploi élevé, ...

"l'union prend en compte les exigences liées à la promotion d'un niveau d'emploi élevé" ?

Comment comprendre le terme "promotion"

- si nous prenons en compte le sens de son origine latine promotio : élévation
on pouvait simplifier la phrase en disant : à la promotion de l'emploi pour tous

- le fait d'avoir ajouter "d'un niveau d'emploi élevé" fait plutôt penser que le terme promotion est ici employé dans son sens : article en promotion

- Le "niveau d'emploi élevé" devient un "article en promotion". C'est à dire un article mis en promotion , vendu à un prix plus bas.

- On peut donc comprendre la phrase de la façon suivante :

le niveau d'emploi élevé, s'il ne peut être obtenu avec des salaires élevés, doit imposer "exigence" la baisse du salaire demandé, salaire en promotion, qui permet à tous de trouver un emploi. Conf. offre de reclassement récent par un jeune chef d'entreprise qui semble avoir bien compris le texte dans ce sens et en devancer son application.

Jack le Castor

@Eviv:
"Je te renvoie sur DS et le BB"

Peux-tu parler français ? ;)
je ne suis pas certain que tous les lecteurs de ce blog soient des habitués du "BBB" de "DS", et donc comprennent tes abréviations ;)
(traduction pour les non initiés : il s'agit du "BigBangBlog", blog créé par Daniel Schneiderman, alias "DS", et deux de ses acolytes de l'émission Arrêts sur Image...)

@wart@ :
"finalement, les oui sensés trouvent le texte mauvais, les non sensés aussi.
On devrait pouvoir donc faire une coalition des "sensés", maintenant et trouver des moyens d'actions pour éviter ce texte."

exactement. ;)
Le problème, c'est que justement, les deux ont une divergence sur la stratégie la plus efficace pour trouver ces "moyens" d'améliorer le texte.

- Faut-il l'approuver pour le faire évoluer de l'intérieur (au risque d'entériner les dispositifs du texte, et de s'enfoncer une fois de plus dans la logique marchande et libérale...) ?

- ou bien faut-il le rejeter pour imposer une renégociation et aboutir sur un meilleur texte (au risque de perdre les quelques avancées du traité, dont la principale, avant tout symbolique, est l'idée même de _Constitution_ au niveau européen)

quoique

Article III-124
1. SanspréjudicedesautresdispositionsdelaConstitutionetdansleslimitesdescompétencesque
celle-ci attribue à l'Union, une loi ouloi-cadre européenne duConseil peut établir les mesures
nécessairespourcombattretoutediscriminationfondéesurlesexe, laraceoul'origineethnique, la
religion ou les convictions, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle. Le Conseil statue à
l'unanimité, aprèsapprobationduParlement européen.
2. Pardérogationauparagraphe1, laloi ouloi-cadreeuropéennepeutétablirlesprincipesdebase
des mesures d'encouragement del'Unionet définir detelles mesures pour appuyer les actions des
États membres entreprises pour contribuer à la réalisationdes objectifs visés auparagraphe 1, à
l'exclusiondetouteharmonisationdeleursdispositionslégislativeset réglementaires.

- Pourquoi avoir choisi le terme "peut" au lieu de "doit" ?

L'utilisation de "peut" associé a l'approbation à l'unanimité du Conseil, ne semble en rien protéger les citoyens de l'union d'une discrimination, c'est un article inutile car en fait il ne protège pas des risques de discrimination.

Jack le Castor

@quoique
"- Le "niveau d'emploi élevé" devient un "article en promotion". C'est à dire un article mis en promotion , vendu à un prix plus bas."

c'est vrai que tout est considéré comme une marchandise de nos jours... ;o)))
mais tu ne crois pas que tu interprètes de façon très "libre" (et "faussée") cette expression ??? ;)

à force de voir le mal partout, on finit par perdre en crédibilité...

babr

ça c'ets marrant alors ! dès que c'est une disposition qui va dans le bon sens social, c'est forcément hypocrite, irréalisable, intenable.
alors que quand c'ets une disposition libérale, là, c'est sur, c'es réalisable, c'est ce qu'ont voulu dire les conventionnels. En fait, c'ets clair, tousles conventionnels étaient des sacrés libéraux qui ne voulaient pas du social.

bon. soyons sérieux. l'objectif de promouvoir le plein emploi est sur le meme plan , et a la meme valeur que la concurrence libre et non faussée, et le niveau élevé de protection de l'environnement. pas de polémique sur ce sujet, svp.

sur le reste @ wart@, oui, je trouve ce texte gobalement mauvais MAIS ce qui est mauvais était déjà là et ce qui est nouveau est bon. si on dit non, on garde le mauvais (partie 3, les traitrés précédents) et on enlève le bon (les avancées institutionnelles, les valeurs de l'union, la charte des droits fondamentaux) .
sinon, je t'invite à relire les déclarations récentes de J.Delors qui est pour le traité, après voir pesé le pour et le contre. et notamment son interview à Nouvel OBS. c'ets facile de se cristalliser ur les changements de veste, encore fut il les expliquer et aller un peu plus loin que la simple polémique.
mais sur se retrouver en cas de nOn, je suis d'accord pour que les fédéralistes et les progressistes se regroupent. néanmoins, je ne vois pas très bien à quoi ça peut servir : je ne pense pas qu'il y ait renégociation, et quand bien meme il y en aurait une, elle ne se ferait pas à notre avantage.

quoique

Article III-12 8
Les langues dans lesquelles tout citoyen de l'Union a le droit de s'adresser aux institutions ou organes en vertu de l'article I-10, paragraphe 2, point d), et de recevoir une réponse, sont celles énumérées à l'article IV-448, paragraphe1. Les institutions et organes visés à l'article I-10, paragraphe 2, point d), sont ceux énumérés à l'article I‐19, paragraphe 1, second alinéa, et aux articles I-30, I-31 et I-32, ainsi que le médiateur européen.

- Cet article est technocratique au possible, il pouvait simplement stipuler ; tout citoyen de l'Union a le droit de s'adresser aux institutions ou organes dans la langue qu'il maîtrise.
- il me parait être un article discriminatoire envers les personnes qui ne peuvent maîtriser pour x raisons un langage tel que celui utilisé.

Jack le Castor

@babr:
"ça c'est marrant alors ! dès que c'est une disposition qui va dans le bon sens social, c'est forcément hypocrite, irréalisable, intenable."

Sans aller jusqu'à la caricature de babr, il faut reconnaître que les avancées sociales sont toujours présentées comme des "principes", qui ont peu de caractère contraignant, et qui se doivent, par ailleurs, de respecter les principes de libre concurrence (concurrence qui ne peut pas s'appliquer dans tous les domaines de la vie : c'est cela que je lui reproche !)
... alors que les politiques de libéralisation ont un caractère contraignant, puisque les Etats ou l'Union, ont l'OBLIGATION de les mettre en place.

Et ce n'est pas traiter les conventionnels de fourbes ultra-libéraux que de constater cela.
C'est simplement reconnaître que ceux qui luttaient pour une amélioration démocratique et sociale du fonctionnement de l'Union, n'ont pas remporté le rapport de force, et qu'ils n'ont réussi à obtenir que de maigres concessions, bien encadrées et limitées dans leur application.

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