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29 mai 2005

Commentaires

Praxis

N'écoute plus tf1 Paxa, l'électorat socialiste a fait du 52-48.

Ce qui est très important, c'est que le non a voté pour des considérations nationales, le oui pour des considérations européennes.

Le PS implose, mais l'écart n'est pas si important. Le vote originel, en faveur du oui, et le faible écart peuvent jouer en la faveur du PS de Hollande.

Paxatagore

à voir, à voir !

fmod

Bonne question. Pour l'instant, on place beaucoup Hollande sur la sellette. Mais les militants avaient voté pour la Constitution. Il y a donc les dirigeants, les militants et la base sociologique, mythique, du PS. Si Fabius & co reviennent en force , combien vont partir ?
Petit jeu à somme nulle, à "Somme Droite" en toutes hypothèses

Praxis

Oui, attendons de voir. Mais ça va être dur pour la gauche, seule certitude.

Hugues

Exact, Paxa. Ne l'enterre pas si vite. Les nonistes n'ont qu'à adhérer au PC ou à la Ligue. Mais clairement, la gauche est désormais éloignée du pouvoir pour au moins deux ou trois législatures.

guerby

61% de non chez les verts, pas mal pour des ultras nationalistes.

http://www.csa-fr.com/fusioncharts/29mai2005/analyse.html

Fulcanelli

Je fais partie de ces électeurs de gauche qui ont voté NON. L'essentiel est de se parler et de mettre les idées au centre de la politique et d'enterrer les dissensions parce que Sarkozy est un démagogue plutôt doué qui va encore ruiner la France avec sa docte idiotie.

Eolas

Ce qui est étonnant tout de même c'est le décalage entre les résultats du référendum interne et le vote d'aujourd'hui. Cette volatilité de l'électorat estun vrai handicap pour le PS. Ca me rappelle la volatilité du 21 avril, mine de rien, et toutes ces voix égarées.

guerby

Eolas, le vote PS a eu lieu avant le veritable debat qui a mis en relief les aspects negatifs du texte. Ca a un peu bouge chez les socialistes mais pas tant que ca finalement. Par contre chez les verts c'est un raz de maree, et on ne peut pas taxer je pense l'electorat vert de nationalisme borné anti federaliste europeen !

http://www.ipsos.fr/referendum/soiree/images/SSU_Non.gif

Fulcanelli

"Cette volatilité de l'électorat estun vrai handicap pour le PS. Ca me rappelle la volatilité du 21 avril, mine de rien, et toutes ces voix égarées."

Le handicap de la gauche, c'est l'autisme de ses dirigeants et de ses militants dociles. Ayant eu l'occasion de pratiquer les deux, je sais de quoi je parle

Hugues

Marie-Georges Buffet annonce l’organisation "d’assises européennes pour un autre traité" et la poursuite de la coopération entre forces de progrès. Olivier Besancenot explique, de son côté, qu’il n’est pas possible d’attendre 2007 pour prendre la mesure de ce qui vient de se produire...
Le grand soir est à portée de main mais, visiblement, le PS n'est pas concerné. Ouf.

fmod

Voilà, le mot est laché… Une primaire au PS pour la présidentielle Emmanuelli). Le non, c'est la destitution des élites… Quelle incroyable découverte ; il existerait une fracture fondamentale dans LE POLITIQUE entre les gouvernants et les gouvernés… Y a des lendemains qui déchantent à l'horizon vu que la fracture est consubstantielle au Politique

Chester

J'ai voté non, ainsi qu'une bonne partie de mon entourage, dont certains ont leur carte au PS. La nausée au ventre, mais en connaissance de cause.

Ca devient pénible, à force, la rengaine "le non a voté pour des considérations nationales, le oui pour des considérations européennes", "vote sanction" etc

La question posée n'était pas "pour ou contre l'Europe" ou "pour ou contre le gouvernement Français" ou encore "pour ou contre la France dans l'Europe". On sait lire.

C'est bizarre ce focus mis sur l'échiquier politique français, ce n'était pas une élection ??? La foire à l'empoigne qui va suivre risque d'être un spectacle pitoyable. Le plus important dans l'immédiat, c'est la Hollande.

Praxis

Chester : ce que j'ai dit est le résultat d'un questionnaire à la sortie des urnes. Désolé, le non est national, le oui est européen (on parle de tendance là) !

Milan

Je reprends l'idée d'Hugues ("Les nonistes n'ont qu'à adhérer au PC ou à la Ligue.") : pourquoi les nonistes (au moins les plus radicaux d'entre eux) ne quitteraient pas le PS comme Chevènement l'a fait il y a quelques années.
Peut-être alors deviendrait-il possible de construire un véritable parti social-démocrate moderne!!!

yannick

Il faudra un jour que le PS tranche sur sa ligne politique : réformiste et européenne ou anti-capitaliste et eurosceptique.

fmod

@Chester
C'est quoi, exactement, une nausée au ventre ? La perspective des renégociations à venir ? La pérennisation du traité de Nice… Mes amis nonistes, qui restent mes amis, bien évidemment, avaient eux le sentiment de voter dans le sens de l'Histoire. Dois-je en conclure que l'Histoire du non fait mal au ventre ?

Fab

Au fait, quelqu'un a vu / entendu Fabius ce soir ?

fmod

Fabius s'est mis en réserve de la république, a convoqué son troupeau d'énarque et nous prépare une grande déclaration pour demain soir au journal de 20 H

Fab

@ fmod
Ca fait très présidentiable, en effet.

Eric Lauriac

Chester: Tout a fait d'accord avec toi.

Praxis: Arretez de melanger les torchons et les serviettes. Le non doit sa victoire a des Européens deçus de ce texte. Que les communistes et le FN soient contre l'Europe, c'est pas nouveau.

L'intelligence politique, c'est de faire un texte acceptable par ces Européens la et pas de repetter comme un autiste obtu qu'il n'y a pas d'autre accord possible.
C'est pourtant simple, il suffit de prendre une gomme. Qui peut le plus peut le moins.
Avec un traité de 4000 pages, le non aurait fait 90%.

Milan et Hugues: Le non est majoritaire au PS alors faites vos valises et encartez vous a l'UDF.
De toute façon le PS ne peut gagner seul.
Ensuite etre moderne, c'est pas suivre une politique definie en 57.

yannick

Fabius a le vent en poupe ! Cela dit il n'était pas aimé par la gauche du PS, maintenant il est détesté par la droite de ce même parti. Et sans doute par pas mal de dirigeant de gauche européens.

fmod

@Éric Lauriac,
Des gommes, il y en 25, pas une, des stylos pour réécrire les articles aussi, et des arrêts de la Cour de justice, il y en a 10 000. Pourquoi parler de la jurisprudence ? Parce que cette constitution, elle était dans la jurisprudence… J'aurais aussi préféré un texte court, mais vous auriez trouver le moyen de le reprocher, de vouloir camoufler une réalité inavouable, de méconnaître que la force du droit européen passe, passait, par l'interprétation des fameuses dispositions de la Partie III si illisible. Mais déjà là, je suis trop compliqué. Faut dire que je pense comme en 1957…

Eric Lauriac

"Des gommes, il y en 25, pas une, des stylos pour réécrire les articles aussi"
PRenez une corde et allez vous pendre puisqu'il n'y a pas de solution.

"Pourquoi parler de la jurisprudence ? Parce que cette constitution, elle était dans la jurisprudence… "
Je ne comprend pas ce que vous voulez dire. C'est la CIJE qui a ecrit ce texte ?

"J'aurais aussi préféré un texte court, mais vous auriez trouver le moyen de le reprocher"
Une excelente emission sur le processus de decision sur France Culture. http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/lavieva/

Bien sur que le non n'est pas tres rationnel. Moi par exemple je suis contre par amour des pauvres. Ils votent contre, je vote donc comme eux.
Heureusement les partisans du oui sont la. Eux ils sont rationnels, raisonnables, intelligents cultivés...

Maleureusement pour vous ce n'est pas vrai, nous sommes pareils. On vous aurait presenté un texte encore plus nul, vous auriez quand meme trouvé le moyen de le deffendre.

bouqui (;o))

l'élection probable de sarkozy en 2007 n'a rien à voir avec le référendum. La crise que connaît le PS n'a pas à être cristallisée sur le référendum, même si ce dernier en fournit une réprésentation magistrale. Je dis ça parceque, comme vous l'avez peut-être lu, c'est écrit ici.

C'est idiot de mettre sur le dos des votants "non" et sur le résultat du référendum ce genre de truc, je ne suis pas le premier à le dire.

La scission au PS ?

Elle est limpide. D'un côté, c'est :

"on a la vérité pour nous et le courage de considérer ce qui est vraiment possible dans les conditions mondiales, européennes et nationales qui consituent le cadre de nos poltiques. Certains se croient, pour des raisons qui frisent avec la piètre stratégie personnelle et carriéristes, capables de porter une autre voix que celle qui reste majoritaire au sein de notre parti. Nous avons vocation, étant les plus nombreux, les plus pragmatiques et les plus honnêtes, à porter la direction d'un rassemblement du PS sur des bases démocratiques pour faire face à la droite en 2007".

Et de l'autre :

"Nous estimons que la direction prise par le parti socialiste français est empreinte de renoncement et que ce renoncement est tragique. Le peuple de gauche l'a montré à plusieurs reprises. Il y a une vois importante aujourd'hui en France qui dit : le projet socialiste n'est plus un projet qui nous convienne. L'idée que nous nous faisons de la représentativité de notre mandat nous conduit à porter avec conviction au sein de notre parti cette parole qui est loin de ne s'appuyer que sur un fantasme."

A peu de choses près, Hollande d'un côté et Mélanchon de l'autre.

Moi je suis content que des membres du parti socialiste n'adhèrent pas au projet du parti tel qu'il s'est révél sous jospin : largement insuffisant. Une grande parti de la gauche socialiste française ne me plaît pas et c'est clairement l'abandon d'une volonté de lutte politique contre le capitalisme. (le grand soir n'existe plus que dans la tête de ceux qui pensent comprendre leur contradicteurs sans avoir jamais tenté de vraiment le faire)

Cet abandon ne me convient pas. Qu'on vienne m'expliquer pourquoi la réalité objective dans sa vérité lumineuse imposait de renoncer à cette politique. Le résultat c'est que c'est la LCR qui portait aux présidentielles le programme socialiste, un programme beaucoup plus progressiste que révolutionnaire.

Alors, oui, bien sûr, le monde a changé. Le mouvement, aller de l'avant, ne pas faire dans la contre-productivité (argument qui est aujiurd'hui politique, pour moi le champ sémantique révèle pas mal de chose), faire bloc, ne pas freiner, ne pas donner un coup d'arrêt...

Ce qu'on entend en ce moment à la télé ce sont des jacquasseries de basse cour, je pense ça vraiment, avec la conscience que pour beaucoup d'entre vous ce n'est pas le cas.

Aaaah no, pas de couplet sur le libéralisme
tiens bah si

Le libéralisme concerne toutes les formes d'économies d'échanges et ne limite pas à la sphère économiques. L'absurde ressenti dans la vie de beaucoup de gens vient de ve fait : les richesses de l'occident sont énormes, ailleurs on meurt de faim mais pourtant ici on mange de la merde fabriquée dans des usines de merde par des gens malheureux et résignés

on a le progrès, l'équipement, les infrastructures, les supermarchés pleins, on a le choix de tout ou presque même les pauvres, (c'est aussi un segment de marché), mais on se sent pas bien

bizarre étrange

on a les médicaments et l'alcool, on a l'angoisse de ceux qui refusent de vieillir, la peur de ceux qui ne veulent pas être moches, le sentiment de certains de valoir mieux que d'autres, la volonté de jouir vite et le plus possible, le culte de la réussite individuelle, le mépris pour ceux qui ne pensent pas comme nous, le fardeau d'être les éclaireurs de la nation, l'amertume d'être trop peu à comprendre, l'éloignement d'avec le monde vivant, le consumérisme éffréné déculpabilisé pusque généralisé, la posture de consommateur trop systématiquement prise dans les relations sociales, le culte des signes visibles de la position sociale, l'invisibilité des campagnes réduites au néant, au foutage de gueule ou à la caricature, la solitude des vieux ruraux et leur détachement, leur incompréhension face au monde (j'ai des dizaines d'exemples), le culte du chiffre, de ce qui donne, qui produit, qui a du résultat, ce qui est palpable, évaluable (l'évaluation systématique" a dit Nicolas en parlant ed sa nouvelle politique qui va sauver la France), consommable, les corps, les objets, les actions, les relations,

et puis le chômage dont on parle toujours sans le droit du travail, qui a subi ces dernières années des régressions innacceptables (mais dans la réalité, on le sait bien, ce sont des servitudes, des carcans, des freins à la croissance.

Parceque ce qui est surtout consommable de nos jours, c'est la force de travail. On prend, puis on arrête. On prend, puis on arrête. Ah là, pardon, on reprend plus, y'a plus besoin. Ou on te prend, mais c'est 8h 10h30 et 17h 20h, à prendre ou à laisser. Les pauses ne sont pas payées.

Le premier truc sur lequel on fait des économies, c'est le coût de production. La psychologie sociale et une certaine frange de la sociologie se sont attelés à nourrir du résultat de leurs recherches les groupes économiques avides de rationnalisé le travail mais, au-delà du taylorisme et de ses erreurs, rationnaliser en tenaant compte du facteur humain. Le résultat, c'est ce seuil de tolérance de la personne aux difficultés des conditions de travail, ce seuil auquel correspond le meilleur rapport endurance/productivité. Là ou la variable de l'exigence économique se croise avec celle des capacités moyennes des salariés à supporter la pression. C'est la rélilté économique d'aujurd'hui et tout le monde en souffre, malgré l'impératif petit-bourgeois du bonheur à tout prix et, à défaut, du bonheur et de la sérénité affichée.

J'ai joué pendant quelque mois la variable d'ajustement en intérim, en tant que travailleur non-qualifié, la frange qui en chie le plus, je sais de quoi je parle. La réailté des usines dans lesquelles j'ai travaillé (agro-alimentaire, principalement, mais aussi une usine de plastique), les conditions de travail, l'ambiance et le fait que je venais, aveec deux ou trois collègues, nettoyer les erreurs de production pendant trois jours ou suppléer à des postes que tout le monde quitte tellement personne n'en veut, jusqu'à ce que la personne au bout du rouleau et vraiment dans le non-choix se pose dedans en espérant ne jamais la perdre mais en devenant petit à petit à l'image de l'intérêt et de l'épanouissement promi par son travail à la chaîne

sans compter les entreprises qui fraudent continuellement sur le pourcentage légal d'intérimaires dans leur effectif, avec les 400 inspecteurs du travail en France et l'état de la connaissance des droits chez les salariés (en lien avec l'état du champ syndical... mais on a plus besoin de syndicats, c'est évident, on fait le compte du monde de l'exploitation, aujourd'hui tout est possible pour tout le monde si la volonté es suffisante, c'est bien connu. Dans ces conditions, chacun mérite sa place, c'est entendu..) qu'elles seront inquiétées.

Parler du plein-emploi sans parler de droit du travail, c'est une insulte aux luttes passées, c'est quelque chose que tout socialiste devrait dénoncer.

Ah merde, ils font pareils, eux.

Ma loghorrée diatribique ne vous a pas plu, expliquez-moi pourquoi. Qu'est-ce qui déconne dans ce que je vous raconte ? Est-ce que le lien avec les politiques économiques, avec la course au marché unifié, avec la vision et l'esprit contenu dans ces polltiques est... inexistant ?

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