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28 mai 2005

Commentaires

Emmanuel

@MAF : "...c'est la Commission qui a l'initiative des lois. Or dans un livre blanc publié le 12 mai 2004, la Commission considère qu'en l'absence de consensus des Etats membres, "il est douteux qu'une directive-cadre (loi européenne dans le projet de constitution européenne) constitue la meilleure voie à suivre et qu'il vaut mieux ne pas présenter de proposition pour l'instant (mai 2004)"."

On va jouer au jeu des citations alors :

"Il convient de souligner qu'en utilisant le présent de l'indicatif pour prévoir que la loi européenne « établit » et « fixe » les principes et conditions permettant aux services d'intérêt général d'accomplir leurs missions, l'article III-122 du Traité instituant une Constitution pour l'Europe semble en faire une prescription impérative, qui obligera la Commission à utiliser son monopole d'initiative pour présenter une proposition de loi européenne. On peut même penser qu'un recours en carence devant la Cour de justice des Communautés européennes serait peut-être fondé si la Commission s'abstenait de présenter une telle proposition."
http://www.assemblee-nationale.fr/12/europe/rap-info/i2053.asp

"Quant au fait que c'est la gauche qui a proposé la partie III, cela ne fait que reconforter l'idée que la social democratie est en pleine décomposition!!!"

Non. Ca ne fait que conforter ceux qui n'ont pas compris que la partie III continuerait à s'appliquer de la même façon qu'elle soit ou non dans le texte de la constitution.

indigne

MAF :

« ne serait ce que pour une question de démocratie, ces orientations n'ont rien à faire dans un traité constitutionnel. »
« Si on nous avait proposé la partie I et II, cette constitution aurait été plébiscité, j'en suis certain.»

Et donc le contenu de la partie III, sans les (petites, certes) améliorations apportées par ces pourris de sociaux démocrates sociaux-traitres, serait resté en vigueur de toute façon... votre logique est inpénétrable.

Cédric de J.

@MAF:

> Quant au fait que c'est la gauche qui a proposé la partie III, cela ne fait que reconforter l'idée que la social democratie est en pleine décomposition!!!

C'est possible... après tout, il n'y a plus dans l'UE que 7 gouvernements de gauche sur 25, et c'est en comptant Tony Blair. D'ici à la fin de l'année, l'Allemagne et la Pologne auront probablement quittées la liste aussi.
Le seul petit problème pour les gens rêvant d'un "grand soir" et d'une Europe s'affirmant socialiste, c'est que les bénéficiaires sont les partis de droite, pas ceux de "gauche traditionelle". Au passage, ça va être amusant de renégocier avec l'Allemagne dirigée par Angela Merkel, personnalité bien à droite connue pour avoir Tony Blair comme modèle...

fafa

je voterai non

Nous ne sommes plus qu’à quelques jours d’un vote qui aura très certainement des conséquences très importantes sur l’Europe, ses citoyens et ses résidents, quel que soit le résultat de ce référendum.

Il est visiblement impossible de dire si le « oui » ou le « non » l’emportera même si le traitement médiatique de ce référendum est très largement en faveur du « oui »…

Les raisons ne manquent pas, souvent bonnes d’ailleurs, pour voter pour l’un ou l’autre des camps. Il y a des raisons tant économiques que culturelles, ethniques, cultuelles et même sociales.

Ce qui nous intéresse présentement a trait à la religion et plus particulièrement à la liberté de culte. Nombreux parmi les croyants pratiquants juifs, chrétiens et musulmans qui pensent que la Constitution européenne qui nous est proposée va assurer une plus grande liberté de culte. Ceux-là pensent même que ce projet de Constitution permettra notamment de revenir sur une conception de la laïcité pour le moins extrême et de plus en plus intolérante vis-à-vis des religions et des croyants qui nous a conduit récemment à cette fameuse loi contre le voile.

D’aucuns doivent même espérer l’établissement d’une situation à la britannique où le principe de la liberté de culte est certes très différent de celui de la France. Même si l’on peut comprendre ces réactions et ces raisonnements, il nous faut les tempérer pour ne pas dire les combattre.

L’attrait que certains ont pour cette Constitution n’est pas sans nous rappeler l’attrait que certains ont pour Nicolas Sarkozy qui s’est tant présenté comme un ami de toutes les religions et qui aurait « tant fait » notamment pour les musulmans de France. Pourtant la réalité est toute autre !

La Constitution européenne contient quelques belles promesses mais ce ne sont malheureusement que des promesses, d’ailleurs peu nombreuses. Pour qui a suivi les débats et s’est penché un minimum sur le texte, il ne fait pas de doute que l’essentiel de cette Constitution est centré sur l’économie de marché et la libre concurrence.

Mais allons dans le sens des partisans du « oui » et admettons que la Constitution européenne permette réellement une véritable liberté de culte, ce qui serait à démontrer. Admettons également que ceux et celles qui sont contre cette Constitution soient majoritairement des extrémistes de gauche et de droite et des laïquars jusqu’au boutiste, ce qui est faux, nous le savons.

Tout d’abord, nous devons être réalistes, il ne va pas y avoir de miracle. Les esprits ne vont pas changer comme par magie même avec l’appui de cette Constitution et « sa rédaction si belle », pour reprendre les propos de Ségolène Royale. Ceux et celles qui détestent les Arabes, les Juifs et qui ont généralement peur des religions et notamment de l’Islam ne vont pas soudainement faire preuve de tolérance et de grandeur d’âme.

Les nostalgiques de la colonisation et les extrémistes laïcs de tous poils ne vont pas changer leur fusil d’épaule du jour au lendemain uniquement parce que la Constitution européenne aurait été adoptée par l’ensemble des Etats membres !

Ceux des médias et les « croisés médiatiques » qui font aujourd’hui la chasse « aux signes ostentatoires », à l’Islam et aux Tariq Ramadan ne vont pas se réveiller soudainement avec un cœur et un esprit empreints de tolérance et d’ouverture !

Voter « oui » ne changera rien de tout cela.

Mais admettons tout de même que la nouvelle Constitution permette d’abroger la loi interdisant le voile et qu’elle empêche le vote de toute nouvelle loi pouvant porter atteinte à la liberté de culte. Ainsi chacun sera-t-il libre de porter un voile, un turban, une kippa, une croix, une étoile de David etc. Admettons encore que cette Constitution laisse chacun libre de vivre sa religion comme il le souhaite dans le respect des lois.

Admettons également que chaque culte puisse s’organiser comme il le souhaite sans intervention extérieure toujours dans le respect des lois.

Mais à quoi bon de telles libertés si nous vivons dans une société qui écrase les faibles. Qui sont les plus défavorisés ? Les plus faibles et les plus pauvres qui appartiennent le plus souvent aux dernières vagues d’immigration. Ce sont ceux également qui n’ont pas la peau blanche ou en tout cas pas suffisamment blanche. Ce sont également ceux qui n’ont pas des noms « bien de chez nous », qui parlent avec un accent, qui ont des coutumes différentes de l’occidental et plus généralement de l’homme blanc.

Ne nous faisons pas d’illusion. Que pouvons-nous attendre d’une Constitution qui accorde une totale indépendance à la Banque Centrale Européenne, situation qui n’existe nulle part ailleurs pas même aux USA ?

Que pouvons-nous réellement attendre d’une Constitution dont les principaux objectifs sont « un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée », « une croissance économique équilibré et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social… » ?

À défaut de pouvoir lire l’intégralité de la Constitution européenne qui nous est proposée, il est tout de même possible de lire les premiers articles ainsi que les différentes analyses faites dans les médias (en se reportant aux articles cités). Et nous constatons l’omniprésence de l’économie dans ce texte.

Par quel miracle les nombreux exemples de licenciement et de délocalisation que nous avons aujourd’hui vont-ils disparaître ? Comment cette Constitution va-t-elle convaincre le MEDEF et les entreprises, qui recherchent aussi « une croissance économique équilibrée », qu’il faut soudainement changer de politique et « tendre au plein emploi et au progrès social » ?

Qu’attendre d’une Constitution où l’on ne fait référence qu’à la déclaration européenne et non universelle des droits de l’Homme et qui de ce fait ne reprend aucun droit collectif ?

Qu’attendre d’une Constitution qui vise à faire disparaître les services publics au profit des « services d’intérêt économique général » ?

Que peut-on attendre d’une Constitution qui ne garantit pas le « droit au travail » mais le « droit de travailler » ?

Alors peut-être que les femmes qui le voudront pourront porter le voile, les hommes pourront porter le turban, la kippa et la croix et chacun pourra organiser son culte à sa manière. Mais tout ça à quel prix ?

Qui souffrira donc le plus de cette Europe que l’on nous promet ? Depuis quelques années nous assistons à un recul incroyable sur des acquis sociaux qui furent si difficiles à obtenir et pour lesquels un grand nombre de personnes ont donné leur vie.

Évidemment cela paraît simpliste de dire que les pauvres son de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Mais que voyons-nous autour de nous et dans la rue ? Les SDF, les mendiants et les chômeurs ne sont pas le fruit de notre imagination !

Le plus important est-il d’avoir une Constitution dont les fondements sont l’économie de marché ou une Constitution qui garantisse des droits et protége les plus faibles d’entre nous ?

Il est également très important de rappeler que quel, que soit le texte en cause, l’important c’est l’interprétation. C’est elle qui fera le texte. La laïcité telle qu’elle nous est présentée ces dernières années n’a rien à voir avec le principe de laïcité tel qu’il a été défini il y a maintenant un siècle.

La loi sur le voile et tous les débordements qui en découlent, que les médias ne relayent pas, ont été voulus non pas parce que la laïcité était en danger mais pour stigmatiser une communauté et une religion que l’on ne connaît pas et qui fait peur.

Certains votent « oui » pour la liberté cultuelle qu’apporterait la Constitution, d’autres votent « oui » parce que la Constitution ne remet pas en cause le principe de laïcité à la française. Alors que voter ?

Les défenseurs de la liberté de culte font une grave erreur en ignorant la ghettoïsation sociale que nous promet la Constitution européenne et qui n’empêchera certainement pas la ghettoïsation religieuse.

On ne peut accepter de défendre une liberté en en sacrifiant d’autres.

socdem

"Ce qui nous intéresse présentement a trait à la religion et plus particulièrement à la liberté de culte. Nombreux parmi les croyants pratiquants juifs, chrétiens et musulmans qui pensent que la Constitution européenne qui nous est proposée va assurer une plus grande liberté de culte. Ceux-là pensent même que ce projet de Constitution permettra notamment de revenir sur une conception de la laïcité pour le moins extrême et de plus en plus intolérante vis-à-vis des religions et des croyants qui nous a conduit récemment à cette fameuse loi contre le voile." nous dit fafa qui vote non.

Moi je suis croyant mais je vote oui car ce traité constitutionnel garanti à tous la liberté de croire sans imposert aux autres ses croyances.

D'où le fait que la droite dure tchéque vote non...

indigne

fafa

je ne vous répondrai pas sur l'ultralibéralisme, les services publics etc. tous points qui ont été débattus ici 100 fois.

Sur le sujet spécifique qui vous intéresse, non il n'est pas du pouvoir de la constitution de forcer la France à plus de communautarisme. Cela reste de notre ressort. Sur ce point, aucune raison de voter oui ou non.

Par contre, à votre avis, dans quel camp se trouvent les partis les plus racistes? N'entendez vous point la peur de l'étranger dans les complaintes contre les plombiers polonais, dans l'égoïsme national qui sous tend les arguments du non ? Quels partis sortiront renforcés d'une victoire du non ? Vous sentez vous bien à l'aise au côté du FN ?

MAF

Emmanuel

Il est quand même éloquent qu'on doive déjà faire appel au présent de l'indiquatif et à la cour européenne de justice pour demander une loi cadre!!!

indigne

"Et donc le contenu de la partie III, sans les (petites, certes) améliorations apportées par ces pourris de sociaux démocrates sociaux-traitres, serait resté en vigueur de toute façon"

je vous avoue que je n'aime pas ce genre de termes "traites" etc, je respecte les opinions des autres. Peut être que le mot "décomposition" que j'ai utilisé est un peu fort, mais que la social démocratie soit en crise, on peut parfaitement l'avancer sans pour autant déconsiderer nos contradicteurs. D'autre part, et cette fois sur le fond, ce n'est pas parce qu' un fait existe qu'il faut le valider. Effectivement, si le non l'emporte, on continuera avec le traité de nice, et si on veut que les choses avancent, il faudra se battre et cela prendra du temps. je crois que la notion de temps est très importante car les politiques (tous) ont forcement une vision de court terme, ils ont les yeux dans le guidon et la tête dans les élections. Je crois qu'il faut prendre un peu de recul, se demander quel est le sens de notre démarche, à quoi sommes nous attaché, quelle est notre vision du monde et ensuite se déterminer par rapport à cette vision et non pas en se demandant avec qui on va négocier. ci desous je vous fait partager un article (long malheureusement) où je parle d'identité. je vous rassure, je ne suis ni souvrainiste, encore moins d'extreme droite (je suis bazané et originaire d'un pays du tiers monde) mais où j'ai essayé d'exprimer comment je conçois ce pays qui est devenu le mien.

"D’où vient donc cette incapacité que nous avons à “porter” ce traité constitutionnel et à le défendre en conséquence? A ce sujet j’avance certaines idées qui n’ont nullement la prétention d’apporter une réponse globale, bien au contraire, mais seulement l’intention d’éclairer sous un angle diffèrent un débat qui s’est jusqu’à ici focalisé sur le combat manichéen que se livrent les tenants du libéralisme et les défenseurs des droits sociaux, deux approches qui sont bien sûr essentielles mais qui ont la particularité de découler d’une vision uniquement marchande de la société.
Comme nous le savons, le projet constitutionnel a repris l’essentiel des traités qui ont été signés depuis environ cinquante ans et l’ensemble de ses accords avaient pour but de libérer les échanges entre les pays signataires. Leur inspiration libérale est bien sûr évidente et il serait malhonnête de le nier. En France, l’intervention de l’État dans le jeu économique a vu petit à petit son rôle diminuer au profit de directives européennes qui, elles, mettent en œuvre une politique de libéralisation afin de promouvoir la libre concurrence. En France le libéralisme n’a pas bonne presse, autant d’ailleurs au niveau de l’opinion que de ses dirigeants; cette réticence est en partie due à notre histoire, à l’avènement même de la République, à notre vision jacobine et centralisatrice. Mais par delà ces clichés, nous avons le sentiment que le libéralisme vient perturber le fragile équilibre que nous avons construit autour de notre rapport au monde. Des nombreux observateurs dissertent régulièrement sur la réussite économique américaine sans tenir forcement compte de son environnement, or cette société trouve son point d’équilibre quelque part entre le communautarisme, le libéralisme économique et le fondamentalisme. En caricaturant il est possible de dire qu’on marchande férocement du lundi au vendredi, le samedi on se repose en famille et le dimanche on se rassure en allant à la messe. D’autres pays ont conservé des monarchies avec plus ou moins de pouvoir, d’autres encore possèdent des identités nationales ou régionales très fortes. Point de tout cela dans notre pays, la France est peut être le seul pays au monde où la raison qui unit ses concitoyens est une “identité rationnelle” et non religieuse ou tribale. Tout citoyen du monde peut avoir comme patrie virtuelle la France, certains diront que c’est une vision moderne de la citoyenneté, d’autres qu’elle est artificielle. Soit, mais c’est un fait, et symboliquement on devient plus qu’on nait français, c’est un choix raisonné, un choix adulte.
On pourrait avancer que plus le domaine profane (c’est à dire notre vie sociale) est vécu dans l’adversité plus on a besoin d’une identité solide, de référants forts qui nous réconfortent, c’est une question d’équilibre. Ces référants sont par nature liés à des visions où l’irrationnel occupe une grande place; c’est vrai pour les différentes façons de vivre la religion mais c’est vrai aussi pour les diverses formes de nationalisme. En face de ces référents forts, notre identité basée sur la raison nous paraît à la fois riche et faible; comme le démontre par exemple les fréquents débats sur la notion de la laïcité ou de l’intégration, notre souci permanent à tout remettre en cause crée une véritable dynamique intellectuelle mais fragilise en même temps notre édifice. Par notre choix rationnel, nous sommes incapable de “révélation”; il serait par exemple inconcevable en France qu’un Président de la République puisse parler “des forces du bien qui luttent contre les forces du mal”, tout le monde lui rirait au nez. Et celui à qui nous avons symboliquement confié ce choix raisonné, cette démarche particulière qui nous unit et qui garantit sa pérennité, c’est l’État. Ce dernier est un peu notre “église”, gardien non pas de dogmes mais de notions qui sont débattues en permanence et doit, par ailleurs, répondre aux missions d’intérêt collectif que nous lui confions. Le point d’équilibre de notre société se trouve quelque part entre le marché créateur de richesses et la puissance étatique; c’est pourquoi nous vivons si mal le désengagement de la puissance publique car celui ci crée forcement un déséquilibre, déséquilibre vécu d’autant plus mal que l’introduction régulière de fortes doses de libéralisme nous fait vivre de plus en plus notre vie active dans l’adversité. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner de l’apparition dans notre pays de diverses formes d’intégrisme ou de communautarisme, les relations humaines ne se résumant pas aux seuls échanges marchands, il faut du sens; or celui ci nous l’avions trouvé dans une démarche ambitieuse, capable sans cesse de s’enrichir et où l’État, à travers ses institutions, jouait un rôle primordial. Par exemple, la défense farouche des services publics par nos compatriotes n’a pas seulement pour but de sauvegarder des services pour tous mais aussi et autant pour défendre des liens qui nous unissent, des “référents” qui symbolisent notre unité. Cette démarche dépasse largement le cadre de ce qu’on appelle “l’État providence”, c’est la raison pour laquelle il est vain de lui opposer uniquement des arguments économiques. Qu’adviendrait-il si l’on demandait aux anglais de se détacher progressivement de leur couronne pour répondre aux besoins du liberalisme? Que représente une couronne face à plus de richesse, plus d’emplois? Rien, mais cela ne veut pas dire que la réponse serait pour eux si évidente. Bien sûr, les anglais n’auront jamais à faire un tel choix, les sociétés basées en partie sur des référents religieux, monarchiques ou identitaires peuvent, contrairement à nous, assimiler le libéralisme sans trop de dégâts.

Je vois là une des raisons de la dynamique du “non”; il reste néanmoins à ces partisans à nous prouver que, au delà de la défense des acquis sociaux, il est possible d’avoir une économie dynamique à côté d’un État fort. Quant aux partisans du “oui”, il ne suffit pas de promettre la paix, plus de prospérité, d’exprimer le désir légitime de voir un jour l’Europe jouer un rôle politique plus important, des arguments recevables mais en deçà des exigences qu’impose un telle ambition. Il est essentiel que le projet européen prenne un sens pour le peuple français, et certainement pour nous bien plus que pour tout autre peuple d’Europe. Cependant, les liens unissant une nation, souvent incarnés par des symboles forts, ne s’improvisent pas, il faut laisser du temps au temps et c’est un euphémisme de dire que sur ce sujet les divers gouvernements ont agi avec précipitation. En attendant et dans l’état actuel de la construction européenne, il nous est difficile de valider le traité constitutionnel car celui ci pérennise des politiques économiques qui, sur le plan des symboles, nous font tant de mal. Cette position nous coûte énormément car s’il y a bien un peuple en Europe capable d’accepter la diversité, de valoriser même cette diversité comme une richesse et de l’intégrer, c’est bien notre pays. Mais il nous coûte encore davantage d’abandonner progressivement “l’identité républicaine” qui symbolise notre particularité, notre richesse et, par delà, notre vision du monde.

fraisouille

VOTEZ NON, c'est saisir l'occasion de poser la question
à nos Bien Penseurs de leurs demander clairement:

Ce Voyage au bout de l'europe, n'est-ce pas un voyage
au bout de l'enfer à marche forçée?.

OUVREZ LES YEUX, LE POUVOIR POLITIQUE EST AUX MAINS
DES FINANCIERS!.
LE POLITIQUE EST CORROMPU PAR LE POUVOIR FINANCIER.
BOLKENSTEIN EN EST LE SYMBOLE!.

VOUS AUREZ BEAU PETITIONNER, VOUS NE RECOLTEREZ QUE
DU MEPRIS DU POUVOIR FINANCIER.
VOUS PENSEZ QUOI DE LA BCE? LA BCE, C'EST LE POUVOIR
SUPREME. LES MEMBRES DE CETTE BCE SONT-ILS ELUS?. LES
POLITIQUES N'ONT PLUS AUCUN POUVOIR SUR CETTE BCE.

VOTEZ NON, c'est au moins se donner une chance de dire
ce qui ne va pas dans cette Europe qui va à VOLLO.

http://www.onnouscachetout.com


Philippe

Lamy à la tête de l'OMC, ça ne présage rien de bon. C'est sur nous seuls qu'il faudra compter si nous souhaitons protéger nos marchés, notre liberté (et chance) d'entreprendre, nos emplois.

Si notre europe ne change pas (grâce à vous les français), notre continent deviendra bientôt un eldorado sexuel pour les riches asiatiques.

Il ne nous restera plus que nos filles à exporter.

De grâce, préparer un cadre meilleur pour nos enfants, protéger leur avenir et rappeler aux politiqes qu'ils représentent les peuples et pas les multinationnales et autres brigands.

Non à cette europe. C'est important, je pense pas qu'on nous permettra de nous exprimer à nouveau. Puis quand on voit la frilosité de nos leaders à droite comme à gauche, comment peut-on croire que demain, ils nous défendraient.....

J'ai pas eut la chance de m'exprimer dans mon pays... Les médias mènent une propagande pour le OUI... Franchement, la rue belge est tout autant pour le non que la France.

Nous comptons sur vous les amis. Merci la France et vive une autre Europe protectrice de ses valeurs, de ses peuples et de ses enfants présent et à venir.

p.s. : Merci à notre président Elio (ps) d'avoir pousser pour le OUI en France. C'est un scandal lorsque c'est lui qui a interdit le débat en Belgique).

Bon vote à tous.

quidam

« si Chirac avait mis en jeu son mandat, le PS aurait naturellement appelé à voter NON, comme pour De Gaulle en 69 » François Hollande

La Constitution engage l’Europe pour plus de 50 ans, et voilà que François Hollande reconnaît qu’il s’en moque complètement, préparant uniquement l’après Chirac.

France Culture du Vendredi 27 mai dans lequel Francois-René Cristiani revient sur l’énorme bourde de Francois Hollande de la veille à 13 heures (dans ce même journal de France Culture).

Pour écouter en ligne le journal de France Culture du 27 mai (à écouter à partir de la 3eme minute et 5 secondes...) :

www.radiofrance.fr//chaines/france-culture2/information

Pour entendre François Hollande en direct le 26 mai : www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/JOURNALMIDI/

Il faut chercher le journal midi du 26 mai . C’est vers 7:40 sur real player. (Info vu sur le forum. Merci, la Rédaction )

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