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01 mai 2005

Commentaires

Quoique

Les comparaisons sont souvent réductrices, mais on se croirait à la guerre de 14/18 lorsque la crème des officiers décidaient de faire une attaque en faisant sortir les hommes des tranchées pour une attaque, au sifflet les hommes devaient monter face à la mitraille sous peine d'être fusillés.
Le marché est une arme de guerre qui a fait ses preuves (écroulement des totalitarismes de l'Est), mais la compétition si elle peut être un moteur de créativité est aussi une "chose" monstrueuse lorsque les règles sont faussées.
Lorsque "l'élite" laisse en plan la majorité des populations en les considérants comme incapable de comprendre, en leurs explicant qu'ils doivent prendre des cours pour comprendre l'explication "pédagogique" qu'on leur donne, sommes nous si loin des dérives sectaires ou il n'y a plus que croyances en des leaders carismatiques ?

hmmm

C'est vrai, nous vivons dans un monde complexe. Il est complexe parce qu'extrèmement interconnecté. Il est aussi complexe parce que changeant.

Nous vivons une période d'explosion technologique, alors bien sûr les emplois les moins qualifiés sont menacés.

Nous vivons une période d'ouverture mondiale au commerce, alors bien sûr là où le travail est cher, les emplois moins qualifiés sont menacés.

On peut, bien sûr, virer technophobe et protectionniste à la Fulcanelli. Mais fermer les frontières, empêcher le changement chez soi n'empêche pas les autres de changer. Sans compter que bloquer la France dans sa situation actuelle, on aurait vu mieux...

L'Europe, c'est le début du commencement d'un contrepoids politique aux mouvement naturels de l'économie (la concurence libre et non faussée n'est pas un état naturel, c'est un état idéal). Ce contrepoids ne peut être national, puisque l'économie-Nation vit ses derniers instants.

Ça ne veux pas dire que l'Europe risque de devenir une forme de super-état providence (en tout cas dans les 50 prochaines années), mais qu'elle peut faire office de régulateur géant anti-monopoles, anti-collusions. Qu'elle peut amoindrir les pressions de l'économie sur les politiques.

Ça veut dire, à terme une croissance plus équilibrée, plus juste, permettant plus de redistribution des impôts.

Vive l'Europe qui se construit !

Franco

Je viens sur votre site à la suite de l'émission "arrêt sur image" que dire ma position était NON et à la suite de l'émission mon NON est encore plus fort. J'ai 23 ans et je m'interesse beaucoup à la politique mais la c'est le désastre total !! A l'écoute de tous les hommes politiques j'ai plus l'impression que c'est une couleur politique qui est défendue ! Je suis en Droit et c'est vrai que ceux qui ont fait cette constitution étaient tout sauf neutre. Le texte est beaucoup trop long, beaucoup trop compliqué. Et comme l'a dit Chirac dans l'émission où il était entouré par des jeunes recrutés par la SOFRES beaucoup de choses releveront des lois nationales alors à ce compte la pourquoi faire une constitution ? Je ne comprends pas ?! Beaucoup de divergence sur le Service Public, des choses peu claires encore avec SIEG alors c'est un service public ou pas ? Ca regroupe quoi ? Aucune définition de ce mot dans la constitution, comment voulez vous voter pour un texte qui n'explique rien ? C'est dingue ca ! Pourquoi n'a t'on pas le droit de dire non à la constitution sans dire non à l'Europe ? Pourquoi ne pas faire cette distinction et toujours tomber dans l'amalgamme ? Tous ces pays de l'Europe qui n'ont pas accepté l'euro sont ils exclus de l'Eurpe ? NON alors arretez de nous faire chier pour des conneries ! Les hommes politiques c'est leur couleur et leur place qu'ils veulent défendre, de la démocratie ils s'en foutent et tout le monde le sait, tiens Chirac dans son discours il était complètement à côté de la plaque, il repetait la même chose et pour conclusion ne rien expliquer !
Et j'ai lu aussi que la constitution est difficilement révisable, mais c'est une super connerie ! Comment rester cloitré dans une constitution alors que les choses évoluent si vite, on se piège nous même en acceptant le OUI. Et le droit de pétition comme si on avait besoin de ca, avec toutes les manifestations le gouvernement ne nous entend pas c'est pas avec une pétition d'un million de citoyens que ca changera grand chose, si par principe les choses ne changent pas au niveau national comment voulez vous qu'elles changent au niveau europeéen ?

Amicalement

babr

@Franco : si els hommes politiques se foutent de la démocratie, et sont si pourris que vous semblez le croire, je vous conseille de ne pas aller voter. puisque le système est pourri. si les choses ne changent pas, la politique ne sert à rien. et donc, ça sert toujours à rien d'aller voter .
d'ailleurs , vous vous contredites d'une façon assez prodigieuse : en moins de 6 lignes, vous dites une chose et son contraire : les choses bougent très vite, et on resterait bloqué avec ce texte ; les choses ne bougent pas , ni au niveau national, ni au niveau européen.

bigre ! que font donc ces fameuses choses ? bougent elles ou non ?

pour répondre : dans ce traité, qui est un traité et non une Constitution, les "choses" sont moins figées que dans celuid 'avant : NICE. en gros, cet argument du "on est figés" voient du fait qu'il serait impossible de trouver un accord à 25. personnellement, j'en doute.SI on peut trouver des accords à 15, c'ets fortement possible à 25. de plus, cette règle de l'unanimité, c'est celle de NICE. mais elle est assouplie dans le TCE. la majorité qualifiée reprend de l'espace. Nous sommes donc encore moins figé dans le TCE que sous NICE !!

quant aux manifestations, j'avoue qu'elles n'ont pas grand chose à voir avec l'UE. l'UE a permis les nationalisations de Mitterrand, les privatisations de la droite, les 35 h de Jospin, le chomage bas de Blair, le chomage haut de Raffarin. la croissance en remontée de Jospin, la croissance en baisse de Raffarin.

... cordialement

Filemon

"SIEG alors c'est un service public ou pas ? Ca regroupe quoi ?"
Versac et Chouard on été plutôt clair à mon avis. Oui c'est des services publics. Les SIEG sont tous les services publics à caractère commercial (PTT,...), c'est à dire dont les prestations ne sont pas gratuites comme les autres services publics "régaliens" (armée, éducation, santé...).
Pourquoi distinguer les deux? Il me semble que c'est pour distinguer ce qui doit/ne doit pas être soumis au droit de la concurrence. Les SIEG seront soumis à la concurrence alors que les services publics régaliens ne le seront pas. C'est finalement un solution une approche très française directement inspirée de notre droit administratif.
"Aucune définition de ce mot dans la constitution, comment voulez vous voter pour un texte qui n'explique rien ?"
Le terme de service public n'est pas définit parce que les différents états européens n'ont pas encore réussi à se mettre d'accord sur cette définition. Fallait-il pour autant de ne pas le mentionner dans la Constitution? Je pense que cela aurait été pire. Il faut savoir qu'une majorité des état européens sont contre la vision française du service public. C'est une illusion d'affirmer qu'une renegociation, surtout avec les nouveaux jeunes états libéraux qui sont entrés depuis, permettrai d'en obtenir plus pour le service public.
"Pourquoi n'a t'on pas le droit de dire non à la constitution sans dire non à l'Europe ?"
Parce que une renégociation n'apporterai pas une meilleure constitution. Faut-il rappeler le réel décalage de développement économique, de culture politique et économique entre les membres actuels de l'union européenne? Et qui s'est encore accru depuis l'entrée de la Roumanie et autres qui, je le rappelle, n'ont pas participé aux négociations de cette Constitution.
Deuxièment, parce que si la France souffre du chomage, c'est avant tout la responsabilité des politiques français. C'est trop facile de mettre cela sur le dot de l'europe.
Troisièmenent, parce que un redémarrage prend du temps. La dernière fois qu'un état a dit non à l'europe, c'était en 1954, à l'europe militaire et politique. C'était la France.
"Les hommes politiques c'est leur couleur et leur place qu'ils veulent défendre, de la démocratie ils s'en foutent et tout le monde le sait" "les choses ne changent pas au niveau national comment voulez vous qu'elles changent au niveau europeéen ?"
Il ne faut pas en rester à cet vision No Futur, même si je suis bien d'accord avec toi. L'action de E. Chouard, de Versac, ta, ma participation me font penser qu'il ne faut pas désesperer et dire merde à tout. Comme dit Versac, si on a pas lu ou si on ne comprend pas la Constitution, on s'abstient. Voter non, c'est quand on l'a lu. Sinon, à quoi sert l'abstention?
"Chirac dans son discours il était complètement à côté de la plaque"
Là aussi je suis d'accord. Même réponse.
"Comment rester cloitré dans une constitution alors que les choses évoluent si vite, on se piège nous même en acceptant le OUI."
Oui cette Constitution est compliquée. Mais on ne rassemble pas 25 d'aujourd'hui sur un post-it.

Filemon

Etienne Chouard va-il finir par voter OUI?

J'ai été vraiment surpris par son hesitation quand le présentateur lui a posé la question.

Alexis

La théorie du complot appliquée au TCE, nouveau Best seller de l'ultra gauche française (vu à la télé sur Arrêt sur Image) :

M. Chouard, qui était naïf, comme tout le monde(« Déjà des appels s’élevaient contre le traité, mais ils venaient des extrêmes de l’échiquier politique et pour cette simple raison, je ne commençais même pas à lire leurs arguments, restant en confiance dans le flot de l’avis du plus grand nombre sans vérifier par moi-même la force des idées en présence.»), s'est intéressé à ces textes (« Et puis soudain, des appels sont venus de personnes non suspectes d’être antieuropéennes. J’ai alors lu leurs appels, sans souci des étiquettes, et j’ai trouvé les arguments très forts. Je me suis mis à lire, beaucoup, des livres entiers, de tous bords, Fabius, Strauss-Kahn, Giscard, Jennar, Fitoussi, Généreux, etc. et beaucoup plus d’articles des partisans du traité parce que je voulais être sûr de ne pas me tromper. ») qu'on nous cache (« Une Constitution doit être lisible pour permettre un vote populaire : ce texte-là est illisible. »). Et là, il a découvert l'horrible vérité (« Finalement, aujourd’hui, je ne pense plus qu’à ça, je ne dors presque plus, j’ai peur, simplement, de perdre l’essentiel : la protection contre l’arbitraire. »). Mais il ne l'a fait que petit à petit (« Je continue aujourd’hui à lire toutes les interventions, ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, je continue à chercher où est la faille dans mon raisonnement et le présent texte est un appel à réfléchir et à progresser »). Car la vérité est ailleurs, au plus profond des textes les plus obscurs. Depuis, il a changé de camp. Il fait parti de ceux qui savent et qui doivent révéler "la vérité" (« Je sens que c’est mon rôle de professeur de droit[i][1] d’en parler un peu plus que les autres, d’en parler à mes collègues, mais aussi à mes élèves, aussi aux journalistes. Je serais complice si je restais coi. »). Cette vérité est d’ailleurs indiscutable car elle est le fruit de longues recherches que seules quelques personnes éclairées peuvent mener (« Mais les cinq raisons les plus fortes, les plus convaincantes, celles qui traversent toutes les opinions politiques parce qu’elles remettent en cause carrément l’intérêt d’avoir une réflexion politique, me sont apparues tardivement car il faut beaucoup travailler pour les mettre en évidence. »).

Le pseudo discours objectif (une affirmation péremptoire pour le non, suit toujours une affirmation péremptoire d'objectivité dans l'argumentation de M. Chouard) ne tient pas quand on étudie la "réflexion" de M. Chouard. En effet le TCE est présenté comme le mal absolu. Or ce type de réflexion sans nuance (et sans droit de rectification du fait de l'absence de forum sur son site ce que Versac aurait du souligné beaucoup plus fortement lors d'ASI) ne peut être celui de l'honnête citoyen que prétend être M. Chouard.

Mais quand on voit le nombre de livres vendu par Meyssian, il n'est pas étonnant que pour cet objet lointain et obscur qu'est l'Europe la théorie du complot plaise autant. Je regrette que Versac ne se soit pas attaché à démontrer l'hypocrisie et l'incohérence du discours habile de M. Chouard.

pikipoki

Rapidement sur l'abstention quand on n'a pas lu le TCE. Je comprend le raisonnement mais à mon sens il donner une mauvaise réponse.

Je suis d'accord avec la remarque de Chouard lors de ASI qui dit: s'abstenir c'est laisser les autres choisir à notre place. Fondamentalement il a tout à fait raison. En démocratie il y a le vote blanc pour faire ce que vous suggérer. On rétorquera que les journalistes ne s'arrêtent jamais dessus alors qu'on glose souvent longtemps sur l'abstention, mais il doit pourtant (c'est important à mes yeux) garder son sens.

Mais l'autre réponse qu'on peut apporter c'est: vous ne l'avez pas lu? Qu'est-ce que vous attendez?! Que vous faut-il pour vous préoccuper des affaires de votre pays? Car on ne peut pas se plaindre de l'état des choses si l'on ne fait pas l'effort de s'y intéresser. Attention, je ne dis pas ici qu'il est évident de comprendre le TCE. Simplement c'est je crois une démarche civique de faire au moins un effort pour se pencher dessus, et les analyses qui sont diffusées (surtout sur Internet) aident aussi à y voir clair, et à être un peu moins noyé sous les termes juridiques du texte.

alain P.

@pikipoki.
le vote blanc sera intéressant le jour où dans le décompte des voix et surtout l'annonce des résultats, on séparera les blancs des nuls et des abstentions et où donc le vote blanc aura une réelle signification.

Mais ce jour-là, les politiques devront accepter que tous ceux qui se déplacent pour voter blanc leur dise "Nous sommes intéressés par la politique, nous sommes intéressés par l'avenir de notre pays, mais AUCUN d'entre vous ne nous semble à la hauteur"

Ca ne veut pas tout à fait dire la même chose "les espagnols ont accepté le TECE à 70%" et "30% des espagnols ont approuvé le TECE". Et pourtant, les deux sont justes.

Gus

Eviv: tout d'abord, toutes mes félicitations pour votre retour à la vie active.

Quand à votre remarque : sur le fond, pour reprendre (approximativement) une citation d'un des mes contradicteurs par ailleurs juriste qui se reconnaitra : "en droit, tous les mots sont importants" : ceux qui y sont, et ceux qui n'y sont pas.

C'est pourquoi je m'attache, sans doute de manière un peu nostalgique, à ces termes en lesquels l'Union Européenne elle-même se décrivait, comparés à ceux en lesquels elle se décrit désormais.

Par exemple, les mentions explicite du service public de radiodiffusion ou de protection de la "culture" (et de la propriété littéraire et artistique) m'irritent essentiellement parce qu'elles expriment de par leur simple existence la douloureuse absence de tant d'autres. La mention de l'obligation pour les états-membres d'augrmenter leurs moyens militaires propres m'irrite d'autant plus qu'il s'agit du seul domaine dans lequel l'investissement financier des états est obligatoire.

pikipoki

> Alain

Assez d'accord sur votre remarque de la place actuelle du vote blanc. Et c'est regrettable car c'est cela qui en pousse certains à vouloir s'abstenir. Car justement on analyse beaucoup plus l'abstention que les votes blancs.

phil

je me promene indistinctement sur les sites pro-oui et pro-non.Je deteste les qualificatifs "ouiouistes" et "nonistes" qui sous pretexte de simplifier fleurent pour moi la moquerie et l'intolerance.
Je precise de suite que je ne ressens pas vraiment cette intolerance ( ou marginalement ) sur ce forum passionnant dont la creation est tout a l'honneur de VERSAC meme si je ne partage pas ses analyses.
Ainsi les choses sont claires, je suis pro-non, je n'aime pas avancer masque.
Mais mon propos est ailleurs.
Tout passionnant que soit le debat, toutes pertinentes que puissent etre les analyses des uns et des autres, j'avoue que je reste souvent sur un sentiment de frustration.
Pourquoi ? Tout simplement parce ca part souvent dans tous les sens, parce que n'importe quel commentaire, passe au tamis de nos convictions propres, n'est pas forcement pris en compte pour ce qu'il dit ( et seulement ce qu'il dit ) mais pour ce que suppose que le commentateur a comme arriere-pensee ( forcement ) detestable.
Pour illustrer mon propos, est-il possible d'emettre une opinion critiquant le marche par exemple sans etre suspecte immediatement d'etre un nostalgique du communisme et du collectivisme ? ( je cite cet exemple parce qu'un post precedent m'a un peu herisse )
De meme je pense qu'il est possible d'entendre des arguments d'un pro-oui sans forcement devoir deduire qu'il est "vendu au grand capital".
Je ne viens pas donner de lecons, n'etant pas moi-meme toujours irreprochable a ce niveau-la.
Je voulais juste signaler que le texte etant souvent discute dans sa globalite, ce genre de mecanisme se met encore plus vite en oeuvre.Ajoutons la difficulte de se faire bien comprendre sans face a face et l'on constate que bien souvent la reponse est a cote du sujet veritablement aborde.
Il me vient alors une idee : pourquoi ne pas selectionner un "probleme" specifique ( place de la concurrence libre et non faussee dans la constitution, place des services publics, role du parlement etc...) et le traiter jusqu'a epuisement des arguments des uns et des autres avant de passer au suivant ?
Intellectuellement et pedagogiquement ce principe me seduirait assez ( je crois que sur ce coup-la ma modestie vient de partir aux vestiaires )
Voila, un dernier mot pour vous dire que je continue tous a vous lire et que je vous adresse a tous toutes mes amities ( je sais j'en fais toujours trop ! )

babr

je viens de lire un article où les britanniques s'offuscaient de la récation que pouvait provoquer le mot "marché " en France. et que , qu'est que els Français voulaient à place ? planification ?

mais pour te répondre plus globalement, phil, ce que tu proposes, c'ets exactement ce que Fait ce blog : analyser l'actualité mais aussi traiter au filtre les critiques des uns et des autres sur les différents thèmes. après, les commentaires sont libres, et parfois donc un peu en vrille. il n'est pas facile de recentrer sur le sujet de la note.

Emmanuel

@Phil : va faire un tour dans les archives du blog. Je ne dis pas qu'on a abordé tous les sujets liés à la constitution, mais il y a, me semble-t-il, déjà beaucoup de discussions intéressantes sur des questions ponctuelles (services publics, laïcité, avortement, équilibre des pouvoirs, traité ou Constitution, etc.) et sur des articles en particulier.

Eviv Bulgroz


@Merci gus, mais

"Eviv: tout d'abord, toutes mes félicitations pour votre retour à la vie active."

Euh raté. On est dans un pays complexe, avec des trucs et des machins et des administrations (au sein de la même structure) qui ne se parlent pas. Donc l'une (celle qui prend de LONGS mois pour rédiger le contrat) vous dit le 1 Mai, et l'autre (la partie strictement DRH) ne l'a toujours pas mis au recrutement (ils ont le contrat depuis au moins début Avril). Comme je suis passé ce matin croyant que c'était mon jour d'embauche (pas de ma fôte c'est ce qu'on m'avait dit), ils en ont profité pour faire signer le papelard à la personne adéquate ("eh bien comme vous êtes là on va en profiter"). Papelard qui m'autorise en fait à faire la visite médicale prè-embauche, rien de plus... (Breuh j'ai casé radio des poumons ce matin, j'aime pas ça)... Prise de sang pas possible avant la semaine prochaine et RDV avec le médecin dans 15 jours ("vous vous rendez pas bien compte Mr on s'en sort bien avec tous ces ponts"). Question : on me dépiste un cancer, on ne m'embauche plus ?

Bon en plus ils ont pas été foutu de mettre correctement mon nom de famille sur le contrat.

Je n'en dis pas plus, sinon je vais passer pour un tenant de l'ultra-libéralisme anglo-saxon.

Il est docs à craindre que j'ai du temps libre jusqu'à fin juin. Bad time pour Publius.

Pierre

Sophie a publié un truc de D Cohn Bendit: C'est un fait, ce projet de traité constitutionnel, compromis hybride, est bien un socle pour des institutions et valeurs communes qui nous permet de continuer notre combat pour cette Europe qui, dans nos rêves les plus utopiques, s'appelle les Etats-Unis d'Europe. Face à la mondialisation, face à l'hégémonie américaine, un surplace européen signifie l'amenuisement de la possibilité des Européens de gérer de manière autonome et libre les conditions de leur propre avenir. Oui, l'Europe doit se différencier du crédo néolibéral mais c'est bien cette Constitution qui, pour la première fois, nous livre les armes pour nous battre contre des politiques qui découlent aussi de Traités antécédents. Ne sacrifions pas l'avenir parce que nous refusons un certain passé.

Daniel Cohn-Bendit

COMMENT UN COMPROMIS HYBRIDE peut être EFFICACE pour "lutter" (que d'expressions guerrières chez ce vert :-))) La 4ème république est morte des compromis hybrides et on voudrait recommencer avec l'Europe. Pendant que les technocrates et politiques chercheront le COMPROMIS dans toutes leurs décisions, la non décision l'emportera et là l'Europe fera du surplace.. Depuis 10 ans et les élargissements successifs et Maastricht.; QU A FAIT L EUROPE ? Y A T IL EU DES PROJETS COMME L ARIBUS ? QU EST DEVENU LE REVE EUROPEEN ?
rien du tout à part un traité pondu par les MEMES qui échouent à développer l'Europe depuis 15 ans (mêmes ) personnes ET institutions comme la commission..)

toto

je viens de recevoir par la poste les 190 pages du traité format A4.
je me dis que Breton et son petit bouquin bleu qu'il sortait de sa poche pour dire combien le traité c'était lisible, il s'est bien foutu de la gueule du téléspectateur citoyen . Bravo Breton.

JHM

La Fracture Auditive
Lors d'une émission de télévision, le président Chirac a tenté d'expliquer à 83 jeunes triés sur le volet pourquoi la France devait dire oui à la Constitution européenne.
Sa prestation lors d'une émission télévisée destinée à redorer le blason du oui n'a guère été convaincante, le chef de l'Etat n'arrivant pas à trouver le ton adéquat pour répondre aux questions et aux inquiétudes d'un panel de jeunes Français invités dans les salons de l'Elysée.
Face à plusieurs questions exprimant de nombreuses craintes, Jacques Chirac a manifesté son étonnement de voir la jeunesse aussi angoissée face à l’Europe et lui a lancé en reprenant la célèbre formule du pape Jean-Paul II : «N’ayez pas peur». Il aurait pu à la fin de l’émission reprendre la formule : « Je ne vous ai pas compris ». Mais comme l’écrit Milan Kundera dans son roman « L’ignorance » : « Si nous ne savons pas vers quel avenir le présent nous mène, comment pourrions-nous dire que ce présent est bon ou mauvais, qu'il mérite notre adhésion, notre méfiance ou notre haine ? ».
Souvent les facteurs qui empêche de bien écouter sont les suivants :
Si l'on est trop préoccupé par ses problèmes personnels,
Si l'on est impatient, distrait ou encore ennuyé par le sujet,
Si l'on ressent un malaise physique, comme la faim ou la fatigue,
Si l'on a des préjugés ou de l'antipathie pour celui qui parle.
D’une fracture sociale nous sommes passé à une fracture auditive. Ce soir à la télévision Jacques Chirac s’exprimera à nouveau sur la Constitution, nous verrons si il aura écouter les inquiétudes des français. Car l'écoute est à la fois acte et présence. Acte parce qu'il faut de la vigilance et de l'attention : le verbe "écouter" vient du latin "auscultare" qui signifie être attentif à, ce qui se manifeste pour l'entendre et le comprendre. Présence car il faut se sentir concerné par le débat, l'écoute réclame de se mobiliser, de s'investir de façon dynamique.
http://blognet.free.fr

Jacques

Salut à tous.
Je viens de passer quelques heures (de plus ?) à essayer de comprendre le TCE (Terrible Complot Européen ?).

Encore une fois, après la comédie Chirac-jeunes pitoyable, le débat faussé sur la 3, avec d'un côté les "raisonnables" (PS, UMP, UDF) contre les "extrémistes" (FN, PC, LCR...), voici que je tombe sur le site d'Etienne Chouard sur le lien vers France 5...

Chouette émission d'habitude.

Là, le prof de droit en BTS à Marseille a "débattu" (ou plutôt s'est débattu dans les griffes du présentateur) avec un certain Versac, très clean. (je le salue ici)

Chouard, simple, convaincant mais sans trop de droit de parole en dehors des questions ciblées du présentateur.

Versac, un peu hautain à mon sens, a tenté de dire que le TCE ne pouvait pas se réduire à ces questions simples, et n'a pas pu parler autant que le populaire E. Chouard. Idem, n'a pas pu s'exprimer pleinement.

Bref j'en retiens surtout que l'un et l'autre ont avoué ne pas tout maîtriser et pouvoir parfaitement changer d'avis... mais il ne reste pas beaucoup de temps.

Reste que PERSONNE encore n'a expliqué OBJECTIVEMENT ce que ce traité apporte.

On dit ici ou là que "le OUI c'est bien, car Nice c'était vraiment pas bien" : ah. Mais on n'a RIEN voté pour le traité de Nice, et Jospin et Chirac en sont sortis très souriants (Chirac aujourd'hui affirme que c'était pas bien... un mensonge de plus ?)

Là on entend plein d'arguments extrémistes et fallacieux (voire carrément hors sujet !) de partisans du "NON".

Etienne Chouard est le seul à ma connaissance à avoir analysé le texte sans a priori politique et honnêtement. (contrairement à ce qu'ose dire Christophe Grébert ci-dessus).

Moi, modestement, et comme la majorité des Français, je veux savoir ce qu'il y a vraiment dedans, ce traité (qui n'est pas une constitution, puisqu'il ne crée pas un état !). Et jusque là soit on dit n'importe quoi, soit on sort un article par ci, un article par là.

J'ai fureté sur les sites de Marianne (la rédaction s'est retirée du débat : il est devenu stérile), de RMC Info (écrit par les autorités européennes !!!), et plein d'endroits "officiels" France Television, sites gouvernementaux. Tous, donc, sauf Marianne VENDENT le traité, en démontant les arguments du non, SANS EXPLIQUER LE TEXTE !!!!! 500 et quelques pages de vide ? C'est pour ça qu'on vote ?

Moi je reste persuadé, jusqu'à preuve du contraire, que le peuple n'a pas la capacité de comprendre ce texte, et surtout ses implications. Ca fait des dizaines d'années qu'on nous vend (on = le pouvoir politique et les media) l'Europe. Foncièrement on est forcément pour, mais dans les faits, on ne voit rien... sauf de la contrainte. Alors les gens voteront sans réfléchir pour la plupart, en suivant leur leader politique favori...

L'Europe est économique ? OK... mais ça fera pas reculer le chômage (contrairement à ce qu'ose dire bart "aux etats unis y a moins de chomeur qu'en france...ça doit etre la faute du méchant libéralisme.." aux USA il y a beaucoup plus de chômeurs et de pauvreté qu'en France proportionnellement !!! Beaucoup de temps partiel et des millions de gens qu'on ne COMPTE PAS. Comme ça le taux reste bas.) Au contraire les millions de gens qui habitent à l'Est n'hésiteront pas à venir travailler où il y a du travail. Pour bien moins cher. Et ça personne ne peut dire le contraire.

Une alternative ? OUI
Le TCE ? NON !

Si on vote oui, on aura certes mieux que le traité de Nice, mais ça ne changera rien. Si on vote non, on oblige les dirigeants à nous écouter, pour la prochaine fois.

Ou alors c'est foutu...

Jacques, pessimiste.

Jacques

J'ai oublié juste une chose : on nous demande de dire "oui" ou "non" à une "chose" faite en hauts lieu, fabriquée à partir de compromis entre de nombreuses conceptions différentes de l'Europe.

J'aurais (et je ne suis pas le seul !) grandement préféré qu'on nous questionne sur "quelle Europe voulez-vous ?"

Pas par référendum, bien sûr, mais par l'élection de représentants (si, Versac, c'est possible, puisqu'on élit les députés européens !!!) qui prépareraient puis porteraient notre projet, en débattraient avec leurs collègues du reste de l'Europe.

En sortirait un texte avec une légitimité venue du peuple et rédigé par des gens élus pour ça.

Tiens, une assemblée constituante, en fait.

Eh, Versac, la première constitution a été faite comme ça en France, et les 4 suivantes n'en ont été que des modifications... alors s'il vous plaît arrêtez de dire que la France n'a pas eu d'assemblée constituante !!!

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