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« Enfin une bonne raison de voter non! | Accueil | Partie III - Titre III - Chapitre 5 »

22 avril 2005

Commentaires

egdltp

UNe chose est sure c'est que tant que le travailleur ne cherchera sa subsistance que dans la vent de son travail, le rapport de force sera pour l'employeur.
Il est exact que se lancer dans une activité individuelle est chose difficile. Il est aussi exact que l'autarcie familiale est chose difficile. Mais souvent c'est par là que des associations de resocialisation commence. N'y a t il pas quelque chose à creuser ? Le "libéralisme" surfe sur cet horizon pour lui indépassable : l'individu a besoin de vendre son travail. Hors à l'échelle historique, la subsitance par vente de son travail est l'infime minorité de source de subsistance, et ceci est encore plus vrai si on prend la composante géographique.
N'y a t il pas là une sortie ?
PS Je sais c'est hors sujet mais cela m'a été inspiré par l'échange sur le rapport entre employeur et employé.

Poulycartès

C'est dingue comme il est besoin de faire comprendre aux gens où est leur intérêt.

Les espagnols ont voté Oui avec un taux d'abstention record ; les français s'apprêtent à voter non ; les hollandais également ; les danois et les polonais sont bien sceptiques également ; les allemands disent que si ça n'avait pas été leur parlement qui avait été saisi, ils auraient probablement dits non. Et ne parlons pas des britanniques !

Quel mépris pour les peuples, finalement de vouloir faire leur bonheur contre leur volonté. Quel abysse vertigineux entre les attitudes des politiques et les attentes des populations. Et après, on s'étonne que les extrêmes progressent : et si tout simplement parce qu'ils relayent, répètent et amplifiens ce que veulent vraiment les gens. Je suis un farouche opposant à Le Pen et à Laguilliers, mais eux, au moins parlent un langage (simpliste certes) que comprennent et approuvent la population.
Cela fait des années que l'on entend les politiques classiques dire qu'ils ont bien compris le message envoyé à chaque élection. Et cela fait des années qu'ils n'évoluent pas.

Quelle occasion gachée que ce texte soit-disant constitutionnel : on avait l'occasion de créer un grand élan pour une Europe des citoyens. On a un texte aussi compréhensible qu'un bilan comptable et aussi enthousiasmant qu'une notice de montage de chaudière à gaz dont la rédaction a été supervisée par un vieillard énarque, polytechnicien, inspecteur des impôts qui fait de la politique depuis 50 ans. Et après, on s'étonne que ce soit de la technolangue !

Est-ce que vous ne vous êtes pas encore rendu compte que les gens rigolent de l'Europe et de ses règlements sur les bananes et la vivent comme une pesanteur technocratique plutôt que comme un moteur d'avenir.

Ce texte limité aux seules déclarations de principe sur les droits fondamentaux et le rôle des institutions aurait été parfait pour une soumission à des référendums populaires. Pour le reste, l'harmonisation des strates de traités successifs, les parlements auraient tout à fait pu s'en charger (en plus, c'est leur boulot de nettoyer les couches de poussières qu'ils ont répandu).

Quel immense gachis.

pikipoki

Il y a un point qui depuis le début me semble générer un grand nombre de confusions et de polémiques sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. On y traite de deux sujets différents: de politique et d'économie; et avec un texte qui prend également une double forme: celle d'un traité et celle d'une constitution.

Il me semble que c'est la première erreur de ce texte: il veut tout régler en une seule fois. Mais on ne peut pas traiter de politique comme on traite d'économie, même si les deux sont liés. Une Constitution parle de lois, de valeurs fondamentales, et peut organiser les institutions politiques d'un ensemble (état ou fédération d'états, à ce sujet il me semble qu'aujourd'hui l'UE n'est pas une fédération d'états mais seulement un regroupement d'états ce qui ne revient pas tout à fait au même, mais si je me trompe dites-le moi). Un traité quant-à lui peut s'attacher exclusivement aux questions économiques et proposer des orientations.

Mais ici on fait deux choses en même temps, et ce mélange des genres fait que le texte est un peu "bâtard", si vous me passez l'expression qui est peut-être un peu exagérée mais je ne trouve pas d'autre terme. Pour ce qui me concerne je suis en accord avec la plupart des arguments des tenants du oui concernant les avancées de ce texte concernant la place du parlement, les avancées sociales, et je trouve effectivement dommage de devoir se contenter du traité de Nice alors que nous avons quelque chose de mieux qui nous est proposé. Oui mais voilà, j'adhérerais complètement si le texte qu'on me demandait de signer n'était qu'un traité comme les autres, une étape, assumée comme telle, vers plus de progrès. Mais étant plus qu'un simple traité (le Président de la République lui-même présente ce texte avant tout comme une Constitution) je ne me sens pas en adéquation avec ses approximations, quand bien même celles-ci seraient des améliorations de ce qui existe. Je parle ici essentiellement de l'organisation politique et législative que le texte propose. A mon sens c'est celle qui mérite le plus d'être soumise au referendum. La partie économique à mon sens est à décider par les politiques, c'est pour cela que nous les élisons (et même si l’on n’est pas toujours d'accord avec ce qu'ils font, ce qui est mon cas concernant les orientations économiques de ce texte).

Oui ce texte est meilleur que ce qui était écrit avant, mais je reste insatisfait de son contenu politique, et notamment de la place du parlement que je voudrais encore plus fort. Je ne vois pas pourquoi ce serait trop en demander. Et dans la mesure où c'est pour moi sur cette partie spécifique de l'organisation politique de l'Europe que le texte s'apparente à une Constitution, je ne veux pas le signer tant que je n'y vois pas une démocratie totalement respectée. Si cela avait fait l'objet uniquement d'un traité, j'aurais été plus enclin à l'accepter, avec les garanties de futures améliorations que cela aurait pu comporter.

Enfin, pour débroussailler les sujets économiques des sujets politiques, pourquoi n'ont-ils pas écrit deux textes ? Un traité qui ne traite que des sujets économiques, et une Constitution qui en serait pour le coup une vraie, qui s'assume complètement en tant que telle. Voilà à mon sens où la lisibilité pêche le plus.

Je voudrais terminer sur une dernière remarque. Ce referendum apporte à mon sens un point positif indéniable, que je trouve vraiment important: nous débattons, et nous débattons parfois avec beaucoup d'attention, en lisant les textes, en étant même parfois pointilleux. Je crois que c'est une bonne chose. Je ne suis pas d'accord avec certains arguments, certains même m'énervent parfois, mais dans l'ensemble je suis ravi de voir tout ce remue-méninges et d'y participer. Bien sûr il va falloir trouver la bonne réponse à la question qui nous est posée, il va falloir nous déterminer, et l'enjeu est suffisamment de taille pour ne pas juste se contenter d'avoir débattu et de repartir béat. Mais replaçons les choses dans un contexte plus large. L'enjeu de la démocratie ne s'arrête pas aux 10 prochaines années. Il va bien plus loin. Si l'on prend ainsi l'habitude de débattre, de s'impliquer dans la gestion de notre vie à tous, avec le souci de progresser, d'apprendre, d'écouter, je crois (naïvement?) que cela peut contribuer à la redécouverte d'un vrai esprit civique, qui est la base de la démocratie, car la démocratie ne vit que si le peuple s'en occupe, avec ses dirigeants.

Merci à tous ! :o)

foxapoildur

Vieille recette: on prend un ultra-libéral (Wyplosz) et on lui fait dire qu'il est pour le "non" afin d'effrayer les partisans du non. Un peu naif.
Si Wyplosz était réellement pour le non, croyez vous qu'il le crierait sur la place publique au risque d'effrayer ceux qui pensent voter non ?

Une chose est sûre, les milieux de la finance sont inquiets, et on les comprends. Il est vrai qu'une constitution qui interdirait toute taxation du capital et toute régulation du marché serait la bienvenue pour ces amis du genre humain.

babr

lol. on se demnde dès lors pourquoi tous les grands ultra libéro européens, à coté de qui Seilllère passerait pour un gentil gauchiste utopiste, les Klaus, les Thatcher, les aznar, les Howard, certains libéro allemands, l 'ultra droite polonaise est contre ce traité parce que trop social !!
arretons de stigmatiser tel ou tel à cause de sa position sur le traité et brandir des éventails mais plongeons nous dans le texte et sa pratique , et ne tombons pas dans les ieux communs ( ce texte n'interdit en rien la taxation du capital. et donc la taxe Tobin. .... qui n'est pas passée à cause de krivine et lguiller.... ) la régulation du marché , on en parle pas non plus.
si tu veux parler de la "concurrence libre et non faussée", je me suis renseigné auprè d'un prof de droit économique. Il s'git en fai d'empecher les cartels et les monopoles . Par exemple, microsft devra payer son état de monopole en Europe, tandis que sous Bush, son jugement engagé sous Clinton ........ s'arrete miraculeusement quand Bush aarrive au pouvoir.est il utile de préciser que cette consurrence libre et non faussée intervient dans le cadre d'une économi sociale de marché ?

s'il n'y avait pas de concurrence libre et non faussée en FRance, je pense qu'on serait toujours à l'ORTF !!

Libertador

@ Praxis:

"Vote blanc Libertador. Tu ne veux pas approuver ce TCE mais, en même temps, il est moins libéral et plus équilibré que les autres traités et il représente un progrès. Le résultat logique de ton positionnement, c'est le vote blanc."
Le résultat logique de mon positionnement, c'est le NON. TU penses que le TCE représente un progrès. Pas moi !!

Libertador

@ Eviv:

"Ne parles pas du TCE alors même que c'est l'UE qui te fait horreur ;-)"

L'UE qui a accouché du TCE me fait indiscutablement horreur... Mais c'est une évidence...

Jean-Michel

Bonjour,

je me permets de vous signaler que j'ai publié une analyse de la tribune de Charles Wyplosz parue dans "Le Monde" et commentée en haut de cette page.

Mon article s'intitule:
Le non: un drame pour "Le Monde"

Vous pouvez le lire sur le lien:
http://www.la-gauche.org/article.php3?id_article=182

Bien cordialement,

Jean-Michel

Eviv Bulgroz

Réponse rapide :

- Votre argument sur la peur, réflexe de survie biologique est un peu creux, voire honteusement démagogique. Sans parler de la tentative d'argument d'autorité. On parle ici d'une construction Européenne basée sur la rationalité.

- Votre argument sur les "élites" scientifiques qui ne fuiraient pas la France est, simplement, scandaleux. Sans même aborder ici le niveau assez inégal de la production scientifique française, vous CONNAISSEZ la situation de notre beau pays. Quoique que certains chercheurs bien installés l'ait longtemps niée ou minimisé, c'est difficile de continuer à jouer l'autruche depuis le mouvement "Sauvons la Recherche". Il est difficile d'en accuser le "neo-liéralisme", on est combien à vivre de notre métier à l'étranger, en bio. 15000 français ? Plus ? Le plus souvent dans l'anti-France neo-libérale que vous condannez. Combien (genre moi qui ait le mauvais goût de rater-de peu mais réguliérement- les concours étatiques) à survivre dans notre pays avec des contrats abracadabrantesques qui n'ouvrent même pas les droits sociaux ?

- En bon scientifique, vous devez causer l'englishe et savoir que liberal tout ça ce sont des mots qui n'ont pas exactement le même sens dans toutes les langues. Et que d'accuser le TCE d'être neo-liberal est un peu court. Implicitement vous mêlez des notions disjointes : libre-échange ne signifie aucunement « laisser-faire» économique ni repli de l’état sur ces fonctions régaliennes (eg l’ultra-libéralisme).

Bref ce n'est ni super sérieux ni rigoureux.

Au plaisir.

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