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« Pourquoi les « ultra libéraux » anglo-saxons rêvent d’un « non » Français | Accueil | Wyplosz se lâche dans Le Monde »

21 avril 2005

Commentaires

Citoyen Européen

Badinter érode mon oui
Dans ma quête effrénée de l’homme providentiel, de l’homme qui m’embarquera définitivement dans le navire de l’Histoire, je regardais hier soir "100 minutes pour Comprendre l’Europe". Robert Badinter en fut le dernier invité. Badinter... D-ieu sait si je ne suis pas socialiste. D-ieu sait si mes opinions sont aux antipodes du socialisme tel qu’il a été façonné par Mitterrand, fasciné par l’argent et le Pouvoir. D-ieu sait aussi que Robert Badinter est un socialiste que je respecte. Infiniment. Avec une tendresse incommensurable. Il y a des hommes, comme cela, qui n’ont même pas besoin de forcer le respect, car ils incarnent l’Humanité en ce qu’elle recèle de plus beau.

Hier soir, Robert Badinter, en avocat du "oui", a été nullissime. Il a déclaré entre autres, qu’il avait rédigé une Constitution européenne, pour lui-même, pour s’amuser. A-t-elle quelque chose à voir avec le texte proposé aujourd’hui aux français ? Rien ! Son intervention, sans souffle, sans enthousiasme, sans force, sensu stricto, s’est même terminée par un lapsus terrible : "Avec le "oui", la construction européenne s’arrête." Les journalistes serviles et pathétiques dans leur volonté de soutenir le vieil homme dans son plaidoyer maigrichon et malade, n’auront même pas réussi à rattraper cette bourde qui me semble illustrer à merveille cette campagne du "oui" : personne ne veut de ce texte. Même pas Robert Badinter, un homme profondément européen, un homme juif, un homme qui a connu les affres de la Guerre, ses horreurs, un homme qui partout, a combattu les injustices, dans la lignée de Blum, Jaurès, Mandel, Zola, Mendès.

Le combat de trop, diront certains. Voire. Plutôt l’incapacité chronique à accorder ce texte du Traité pour une constitution européenne à l’idéal européen. Il y a véritablement inadéquation entre le lyrisme de l’Hymne à la Joie et l’ennui créé par ces 450 articles. Je suis sincèrement désolé pour Robert Badinter, dont j’attendais peut-être trop. Mais à trop attendre, à ne voir rien venir, on finit par se lasser. Une pointe de colère naît en moi. Il se peut que mon "oui" flamboyant, gigantesque, heureux, se mue doucement durant les cinq semaines et demie qui nous restent en "non" résigné, un "non" que je glisserai dans l’urne, le sentiment du devoir accompli, sans remords, mais avec une tristesse inconsolable au coeur. J’aurais combattu avec toutes les armes que le cerveau se construit : l’intelligence, le sens de l’intérêt général, la loyauté envers les idées, mes valeurs. Mais devant le refus explicite de Robert Badinter, le plaidoyer profondément honnête d’Henri Emmanuelli hier soir sur Lci, il ne me vient même plus à l’idée que l’Histoire est contenue dans ce Traité, mais bien au contraire que l’Histoire des peuples européens se réalisera dans le refus du peuple français. Une nouvelle étape, vers une nouvelle orientation.

Il serait injuste de ne pas ajouter que le choeur des pleureuses du "oui", j’entends les médias serviles, sauf bien sûr l’Humanité, n’auront en rien servi la cause qu’ils croyaient défendre. Bien au contraire. Au lieu de privilégier un débat démocratique, clair, simple, précis et enthousiaste, ils ont préféré jouer les carpettes devant le pouvoir. Les médias aussi auront une part évidente de responsabilité en cas de victoire du "non", qui se dessine maintenant très nettement. Devant le navire Histoire, les nuages s’évaporent pour laisser apparaître les contours d’une nouvelle Europe, peut-être pas celle que beaucoup attendaient, mais qui peut surprendre par sa capacité à rebondir. Comme Benoît XVI, dont l’élection a choqué le Monde, peut étonner la Planète en faisant avancer son vaisseau Eglise sur des flots agités, sans renier le dogme, si important pour lui.


Fulcanelli

Au passage, l'élection de Ratzinger ne me choque pas du tout. J'ai le sentiment d'une énième caballe médiatique et si les journalistes sont scrupuleux sur les affaires au Vatican, il ont été plus souples avec Mitterrand. Eh oui, une époque mais aussi une Europe et ma foi, je plaide pour la défense des valeurs contre la machine productive qui bouffe les âmes, les rends addictives du désirs et fétichistes du calcul. Ridicule les comptes rémunérés, cça rapporte quoi ? Faite le calcul, un paquet de clopes sur l'année, et c'est pareil pour le calcul des coms à la seconde et je suppose que la commission de Bruxelles fonctionne avec cette même race de technocrates qui fétichisent les chiffres.

Le mot d'ordre du peuple français, c'est, jouons en première division, c'est-à-dire en Histoire et le NON saura être historique, contre les élites, Schöder autant que Berlusconi qui avait admis que la politique était de la seconde division du temps où il dirigeait le Milan AC

Benoit Saez

Fulcanelli : "je plaide pour la défense des valeurs". Puisque vous semblez être une sorte de traditionaliste, si vous commenciez par défendre les valeurs de l'orthographe ? La France que vous prétendez défendre n’est-ce pas d’abord la langue française ?

Praxis

Citoyen européen : Badinter l'a dit clairement, c'est un artiste du droit constitutionnel, il considère que le TCE n'est pas un chef-d'oeuvre mais qu'elle représente un incontestable progrès pour l'Europe. Avec le TCE, l'Europe c'est mieux pourrait-on résumer.

Et Breton, qu'avez-vous pensé de la prestation de Breton ? Voilà un européen convaincu qui, avec son petit procédé (deux tonnes de traités contre 500 grammes d'un nouveau) a incontestablement marqué des points, beaucoup de points. Je ne connaissais pas encore ce Breton, il est redoutable, un surdoué si vous voulez mon avis. Il s'exprime rapidement, a le temps de faire passer beaucoup d'idées dans son temps de parole. Et quel panache face à Marie-Georges Buffet, pourtant la noniste la plus 'convaincante' de l'émission d'hier soir.

Remarquez, personne n'a pu répondre à cette contradiciton : voter non, c'est voter pour l'Europe de Nice et pour la partie III, majoritairement contestés, et contre la partie I et II, celle qui améliore le fonctionnement institutionnel de l'UE et qui affirme les valeurs de cette Europe que nous voulons politique.

Comment répondez-vous à cette contradiction ?

Fulcanelli

Les valeurs que je défend ne recouvrent pas celles du Pape mais renvoient à la même constitution de l'humain, avec une part haute et divine.

Info lue dans le Monde : """Des députés veulent en finir avec l'"encyclopédisme" à l'école (...) onsensus en matière d'éducation est assez rare pour être souligné. Le rapport de la mission d'information sur les savoirs enseignés à l'école a été adopté, mercredi 13 avril, avec l'accord des députés UMP, UDF et PS. Présidée par Pierre-André Périssol (UMP), la mission suggère de repenser assez radicalement le contenu des enseignements à l'école primaire et au collège. (...)La mission entend ainsi en finir avec l'"encyclopédisme" des programmes, aujourd'hui définis en fonction des épreuves du baccalauréat."""


Je ne laisserai pas la classe politique de l'UMPS démolir ce qui a été le fondement spirituel de l'Occident, l'encyclopédisme, la tradition des Lumières, les savoirs et la culture étendue au delà d'un savoir faire pour singes du système technologique

D'autres valeurs, la musique classique, Debussy, Led Zep, Pink Floyd, le rock prog, une culture de la docte rebellion (le mai 68 inachevé) et ma foi, je veux bien être un peu traditionnaliste si c'est pour être révolutionnaire. Je suis de gauche. Et je vais lutter contre ce qui se dessine avec l'UMPS, un socialisme de droite technocratique et scientifique conduit par des expérimentateurs d'hommes

Damien (de sable)

Rien à voir, mais j'ai une question à poser aux savants que vous êtes : je n'ai pas bien compris ce que devient la constitution française actuelle de 58 avec le traité, est-elle encore un peu opérante, dans quelle mesure ? Merci d'éclairer ma lanterne...

PS : je m'excuse de me prénommer aussi Damien, c'est la première fois que j'en vois autant à la fois...

PPS : heureusement que Fulcanelli est là pour nous faire rire un peu ! J'ai beaucoup aimé le moment où, pour prouver son ouverture sur l'Europe, il dit que non seulement à 15 ans il a "adoré le rock allemand, le prog italien" mais qu'en plus il s'est intéressé à "toutes les cultures et tous les auteurs et penseurs" ! Et il trouve encore le temps de venir bavarder sur les blogs, ce surhomme (je pense qu'il doit être âgé d'environ 718 ans)

Fulcanelli

"""Remarquez, personne n'a pu répondre à cette contradiciton : voter non, c'est voter pour l'Europe de Nice et pour la partie III, majoritairement contestés, et contre la partie I et II, celle qui améliore le fonctionnement institutionnel de l'UE et qui affirme les valeurs de cette Europe que nous voulons politique.

Comment répondez-vous à cette contradiction ?"""

Ce référendum engendre des phénomènes étranges. On apprend qu'en votant NON on ne vote que contre deux parties du traités. Après le OUI de gauche et celui de droite, il y a le NON partiel. C'est une drôle de sophistique.

Praxis

Tu ne réponds pas à la question Fulcanelli. Concentre-toi si tu as décidé d'y répondre.

Fulcanelli

Damien, ne serait-ce pas toi qui m'envoya un mail naguère pour avoir utilisé une liste de mail ? 718 ans, là t'es sympa, je ne croyais pas faire si jeune.

PS, l'effet bipole est effectivement français mais son fondement me paraît être plus la dialectique que le manichéisme.

Fulcanelli

Praxis, j'y ait répondu. Pour moi, voter NON c'est voter contre toutes les parties. Cela dit il doit bien y avoir en petit caractères une clause spécifiant ce qui se passe en cas de refus. Là je plaide coupable d'être le mauvais élève qui n'a pas lu le traité dans son intégralité sinon effectivement, j'aurai pu répondre. (c'est pas concentration mais lecture que tu aurais dû me suggérer)

Praxis

Bon, reprenons. Si le non passe, on garde Nice et on garde aussi les anciens traités, si je ne m'abuse, qui contiennent déjà la partie III. Personne ne peut dire le contraire. Alors, pourquoi voter non pour garder uniquement ce que vous repoussez les nonistes-sociaux ?

Fulcanelli

"""Si le non passe, on garde Nice et on garde aussi les anciens traités, si je ne m'abuse, qui contiennent déjà la partie III. Personne ne peut dire le contraire. Alors, pourquoi voter non pour garder uniquement ce que vous repoussez les nonistes-sociaux ?"""

C'est écrit où dans le traité ?

Praxis

Mais enfin, tu vis dans quelle planète toi ?

Si on adopte pas le TCE, on en reste à Nice, ok ?

(on va procéder par étape)

Spica

@Praxis:
Cet argument est trés fort, mais il pose un probleme pour ceux qui n'aiment pas cette partie III, tout d'abord ca fait que ce referundum ne sert a rien puisque de toute facon on l'a dans le *bip*. Ca renforce l'impression non démocratique de l'europe, pas un bon moyen pour faire voter oui.

Et puis comme on nous dit que Nice est horrible que l'on ne peut rien faire avec, eh bien un non obligera de refaire un traité. Peut etre cette fois ci on ecoutera les peuples.

Fulcanelli

Moi vivre sur une planète logique

Si je signe pour une maison B, je suis obligé de vendre ma maison A mais si je ne signe pas, je garde A en me réservant la possibilité d'acheter une C, moyennant quelques visites supplémentaires

Damien (de sable)

Hmmm, et si vous répondiez à ma question plutôt ?

Fulcanelli : argh, je suis démasqué ! (j'apprécie d'ailleurs que tu n'aies pas recommencé. Comme quoi il comprend certaines choses quand il veut bien s'en donner l'effort.)
Cela dit, je m'étonne que quelqu'un qui connaît tous les auteurs et penseurs des 25 pays (et peut-être plus encore, sans parler du rock allemand) renâcle devant la lecture d'un tout petit traité de rien du tout.

Marion

>>un non obligera à refaire un traité. Peut-être cette fois ci on écoutera les peuples<<

C'est l'argument qui m'affole le plus. A entendre ça, on croirait qu'écrire une Constitution c'est à la portée de n'importe qui... Si les français disent non, alors tout le travail de tous les conventionnels venus de tous les pays européens sera réduit à néant. Et Emmanuelli, aidé par Chevènement, Le Pen, Laguiller et Besancenot, fera mieux sans doute? Quelle arrogance !
Ce texte est un texte européen, il ne sera jamais un texte français. Si les noniens veulent une Constitution française, qu'ils assument et demandent que le pays sorte de l'Union.

Praxis

Fulcanelli : tu es irrécupérable, inutile de discuter avec toi. Tu vis dans ta planète logique, mais pas sur une planète logique.

Spica : inutile de voter pour le TCE ? et la partie I et II, les parties institutionnelles et celle des valeurs et objectifs communs ?

On refera peut-être un traité après Nice, mais je ne vois pas trop lequel, avec quelles forces en présence, en vertu de quelle vision. En tout cas, on abandonne l'Europe politique pour un moment.

Mais merci de répondre à la question parce qu'avec Fulcanelli, la discussion devient de suite bizarre, pour ne pas dire plus. Allez si : ça devient incohérent.

benoit.saez

"Peut etre cette fois ci on ecoutera les peuples."
Mais quels peuples ? Les Britanniques qui trouvent que ce traité est quasiment socialiste ? les Polonais qui veulent une référence à Dieu ? les électeurs de Berlu ?
Ce serait bien d'éviter de mythifier les gentils "Peuples d'Europe" pour une fois.
Il faut être complètement inconscient pour imaginer dans le contexte actuel une renégociation qui déboucherait sur un gentil texte anticapitaliste avec de vrais morceaux de droits sociaux à l'intérieur.

Fulcanelli

Damien, je n'ai pas recommencé parce que je n'en ai pas eu l'occasion ni la raison. Héhé...

Sinon, pour revenir sur la planète TCE, à mon sens, il faudrait envisager une alter-constitution (avec des citoyens et des philosophes) car c'est cela qui fait défaut au camp du NON. Mais c'est... disons... un peu tard

goumy

J'aimerais vous faire part de mon sentiment profond sur le Traité constitutionnel. J'en heurterai peut-être quelques-uns, quelques autres brocarderont sans doute ma naïveté, mais cela ne m'empêchera pas de manifester ma conviction profonde.

J'ai toujours été un partisan convaincu de la construction européenne. Il n'y a guère plus d'un mois, il était hors de question que je ne vote pas oui au référendum.

J'avais déjà lu le Traité constitutionnel (en diagonale pour certaines parties, comme le titre III, je dois le reconnaître), et rien ne m'avait paru vraiment scandaleux, tant j'étais convaincu que l'avenir de l'Europe devait passer avant toute autre considération.

Je m'étais d'ailleurs réjoui lorsque le référendum au sein du parti socialiste (dont je suis proche de coeur) avait donné une forte majorité en faveur du oui. Pour moi, il était évident que l'engagement de Laurent Fabius était lié à des considérations électoralistes, et que les autres tenants du non au PS avaient une vision européenne passéiste.

Et puis, tout d'un coup, le doute s'est emparé de moi. Est-ce l'arrivée du printemps qui m'a fait sortir d'un long sommeil ?

J'ai repris la Constitution, je l'ai relue entièrement et attentivement. J'ai recherché les arguments respectifs du oui, qui ne faisaient que répéter les éléments de ma conviction faiblissante, et ceux du non, qui me sont apparus pour certains d'une force et d'une clarté éblouissante.

Etait-ce parce que ces arguments avaient les attraits de la nouveauté ? N'avais-je pas tout simplement abandonné la compagne de nombreuses années pour une maîtresse jeune et fraîche ?

Plus j'avançais dans mes tentatives de comprendre cette constitution, plus j'en ressentais un rejet viscéral, allant bien au-delà de l'analyse critique de ses nombreux défauts.

Que me demandait-on réellement d'accepter, en acceptant cette constitution ? Etait-ce un outil, certes imparfait, permettant aux européens de continuer à construire leur maison commune ? Ou bien était-ce autre chose ?

Aujourd'hui, je suis convaincu que c'est effectivement tout autre chose que l'on me demande.
On me demande d'abjurer ma foi en un monde où les valeurs humaines constituent les valeurs fondamentales, pour reconnaître une autre foi, selon laquelle ce sont les valeurs marchandes qui sont fondamentales, et où les hommes sont subordonnés à une idéologie égoïste et inhumaine.

Cette foi en la primauté de l'homme, il est hors de question que je la renie. Il est hors de question que je vote oui au référendum. je voterai donc NON le 29 mai.

Praxis

Mais enfin, relisons ce traité !!! Tu parles des valeurs Goumy... mais celles du traité sont parmi les plus belles et les plus enthousiastes, les plus humanistes qu'il m'ait été donné de lire !!! Relisons les parties I et II, ce n'est pas possible !!!

Bladsurb

@Damien de sable:
"ce que devient la constitution française actuelle de 58"
Tentative de réponse

Elle reste telle quelle, du moins dans sa version modifiée remodifiée et reremodifiée (j'ai parfois l'impression que sénateurs et députés se rendent à Versailles tous les 6 mois... Autant pour le caractère sacralisé et immuable des constitutions... ). Les directives européennes doivent toujours être "traduites" en droit français par des lois françaises, qui sont issues du fonctionnement imposé par la constitution française.

http://publiusleuropeen.typepad.com/publius/2004/11/le_conseil_cons.html
-- Le conseil [constitutionnel français] estime que la primauté du droit communautaire sur le droit national, affirmée par la constitution européenne, n'est pas un problème, puisque la dénomination du traité ("traité établissant une constitution pour l'Europe") "est sans incidence sur l'existence de la Constitution française et sa place au sommet de l'ordre juridique interne". --

Paxatagore, sur ce blog et sur le sien, a plusieurs dois parlé de ce sujet.

RilaX

Bon deux choses.
Demander que le traité soit moins liberaliste n'est pas equivalent a demander plus de social. Il y a 2 moyens de rendre cette constitution moins liberale par essence. Celle que vous denoncer en mettant de vrai morceaux de socialisme dedans, mais la ca passerait forcement pas vis a vis des autres pays europée. Et il y a la solution de ne faire qu'un constitution qui ne ferait que dicter le mode de fonctionnement des instances européenes. Sans morceau de social, ni de liberal. Et toutes ces satanés directive qu'on se traine, pourquoi ne pas les simplifier dans une loi ? Pourquoi les integrer a une constitution ? C'etait faisable ca non ? Personne ne s'est posé cette question ? J'ai l'impression que non.

Mais ca au jour d'aujourd'hui ca doit pas etre concevable puisque ca ne viens a l'esprit de personne. Nous vivons dorenavant dans un monde binaire. C'est oui ou c'est non, mais c'est pas autrement. On extreme ou pas, de droite ou de gauche, pour ou contre l'europe. On ne connait plus les milieux. En tous cas on ne regarde plus dans la direction du milieu.

Et deuxieme chose, qui m'horripile, c'est ce "non-choix" qu'on nous offre entre le traité de Nice ou la partie III. Je trouve que cet argument est terriblement puissant, mais tellement revelateur de la facon dont on considere la democratie aujourd'hui. Alors l'horreur, ou l'horreur avec un peu des miettes de bien dedans ? Je choisi le premier pour ne pas constitutionnaliser ce que je vais garder en disant non.
Parceque, autre point, comment nos dirigeant saurons que nous n'apprecions guere la direction qu'ils prennent si on leur dis oui ? Une fois qu'on aura dis oui, soyez sur qu'on ne vous demandera plus votre avis. Vous pouvez toujours dire qu'on votera pour nos gouvernement (comment faire le choix apres ca aussi, politique interieur ou européenne, pour trouver son bonheur dans la representation politique actuelle, merci), et pour les parlementaires européens, mais eux ne peuvent pas inflechir la politique.

Donc le non au TCE est un rejet en bloc de ce qu'on nous propose (vu que c'est soit oui soit non) parcequ'on refuse de constitutionnaliser ce famuex nice qui est si horrible. Au fait j'ai lu ici meme qu'on changeait de traité européen en moyenne tous les 4 ans ... On peut donc etre CERTAIN que si la constitution ne passe pas, il y aura negociation pour autre chose. Puisque sous nice c'est ingerable (c'est pas de moi).

Fulcanelli

"""On me demande d'abjurer ma foi en un monde où les valeurs humaines constituent les valeurs fondamentales, pour reconnaître une autre foi, selon laquelle ce sont les valeurs marchandes qui sont fondamentales, et où les hommes sont subordonnés à une idéologie égoïste et inhumaine."""

Il y a plus fort que la lecture du TCE, c'est la lecture des événements et des fonctionnements de l'Europe, qui confirme le joug des peuples face à la logique matérialiste du profit. Les parties I et II ne sont que des beaux principes. Si on veut garantir le droit à la dignité, pourquoi ne pas avoir mis un revenu minimum d'existence pour tous les citoyens européens

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