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« Débat Europa Nova autour de Martin Hirsch et Jean-Christophe Ruffin | Accueil | Les institutions (4) : la commission européenne »

08 avril 2005

Commentaires

Emmanuel

Sur cette question, voir aussi la FAQ du site officiel :

"La Turquie a-t-elle signé la Constitution européenne ?

Non. En sa qualité de pays candidat à l'adhésion, la Turquie a été associée en tant qu'observateur aux travaux de la Conférence intergouvernementale qui a conduit à la signature du Traité constitutionnel le 29 octobre 2004 à Rome. Comme le prévoit le droit international des traités, l'acte final, qui est un acte purement procédural constatant la clôture de la Conférence, a été revêtu de la signature des représentants de tous les Etats ayant participé à la Conférence, y compris les observateurs. En revanche, le Traité constitutionnel lui-même, qui est le seul acte juridiquement contraignant, n'a été signé que par les représentants des 25."

http://www.constitution-europeenne.org/index.php?id=33

F Dodin

Bonjour,
L`argument mainte fois resservi par les partisans du "oui" que la Constitution n`a rien a voir avec la Turquie n`est pas serieux. Qui pense qu`un rejet de la Constitution n`aurait aucun impact sur le deroulement des negociations ? C`est bien la montee du non qui a provoque le retrait (que je regrette) de la directive Bolkestein qui n`a pourtant rien avoir avec cette derniere

foxapoildur

ATTENTION: ne pas tomber dans le piège des oui-ouistes qui font croire que les partisans du non sont forcément des adversaires de la Turquie et des amis de Philipe de Villiers.

Cette caricature du non permet aux oui-ouistes de masquer la pauvreté de leurs arguments.

Certes il y a de mauvaises raisons de voter non, mais il y en a surtout d'excellentes.

Eolas

@ Foxapoildur : votre message semble avoir été coupé.
Vous annoncez d'excellentes raisons de voter non, et le message s'interrompt.

Ou alors, c'est un oubli de votre part ?

Eolas

@ F.Dodin : Mon argument n'est pas sérieux ? Bon, alors démontrez le sérieusement. Le seul lien entre les deux est qu'en cas d'adoption du TCE, la Turquie négociera son adhésion à ce traité, et sinon, elle négociera son adhésion au traité de Nice.

Dans tous les cas, ce sera le même droit européen fondamental.

Voilà la seule conséquence. Ou s'il y en da d'autres, merci de nous les faire partager. Depuis que le non est en tête dans les sondages, jamais les noniens n'ont été aussi peu diserts sur leurs arguments.

fred

"Depuis que le non est en tête dans les sondages, jamais les noniens n'ont été aussi peu diserts sur leurs arguments."

Merci de reconnaître que les "noniens" avancent des arguments.
Parce que en ce qui concerne la partie adverse on attend encore.

Vous me direz que c'est une question de niveau d'exigence. Si vous, vous êtes convaincu par des arguments aussi percutants que:
* il faut voter OUI parce que c'est un référendum pour de faux. En fait on vous demande pas votre avis.
* si on vote non se sera un apocalypse nucléaire (remarquez que pour une fois les extraterrestres semblent en dehors du coup)

Tant mieux pour vous et là on peut effectivement dire qu'il y a un argumentaire serré en faveur du OUI.

Mais bon...

Et puis soyons logique Eolas, pourquoi nous reprocher d'être "aussi peu diserts sur leurs arguments" depuis que "le non est en tête dans les sondages".

Pour avoir d'autres choses à dire, encore faudrai t'il que le camp du oui entre en campagne. Sinon ça deviens du radotage.

Hé réveillez vous. Le référendum est le 29 mai, le 8 avril votre campagne n'a pas encore démarrée.

Mais bon, je comprends votre amertume. Bon sang, et puis quoi encore, ces veaux demandent en plus d'expliquer pourquoi ils devraient voter comme le monsieur leur a dit. Vous aviez pas prévu qu'il faudrai trouver un ou deux arguments. Et je me doute bien que c'est difficile.

Bonne chance, si vous voulez on peut vous prêter 2 ou 3 arguments, nous c'est pas ça qui manque...

;-)

saperlote

Bien sûr que la Turquie a signé le traté constitutionel : il suffit de jeter un oeil à la derniere page pour y voire la paraphe du ministre turc.

Non seulement elle à participé mais en plus elle a paarticipé à sa correction : fait disparaitre laz citation de Périclèes en grec ancien choisie par Giscard.

Et oui : la Turquie ne se voyait pas ratifier un texte commencant par une phrase en grec. Même ancien. Même si ce sont les mots du fondateur de la démocratie.


Autre chose que le traité établie : il attribue officiellemnt le titre de pays candidat à la Turquie.

Pour l'instant seuls les chefs d'état et le parlement ont donné leur avis sur la validité de cette candidature.

Pourtant les textes de l'UE disent que seuls les pays d'Europe peuvent étre candidat.

En ratifiant ce traité, nous -le peuple- accepterons que la Turquie doit étre considérée comme un candidat, c'est à dire qu'elle est bien un pays d'Europe.

Les traités ne disent pas qui décide de l'européeanité des pays.

En absence de précision c'est celui qui détient la souverainneté qui décide et le seul souverain en démocratie, c'est le peuple.

Si nous votons oui, nous réponderons aussi à cette quetion par l'affirmative et personne ne pourra plus contester (du moins en France) que la Turquie est un pays Européen.

Wyd

Appel aux débatteurs (et au débat) :

Donnez-nous, Mesdames Messieurs les nonistes, des arguments qui ne s'ont pas démontés en moins de temps qu'il en faut pour lire la constitution.

Le fait des nonistes nous servir des arguments absurdes a pour seul conséquende d'amener les indécis (dont je faisais partie) à comprendre que le "non" n'a aucun argument valable. En effet, si le "non" était fondé, les nonistes devraient avoir des arguments (des vrais) pour appuyer leur appel au vote. Et s'ils ont des arguments crédibles, ils ne nous en font pas part.

En supposant que les nonistes soient sains d'esprit, je ne vois que quelques explications, que je classe ici par ordre de vraissemblance :
- ils essayent de se placer en vue des élections présidentielles à venir,
- ils ont de bons arguments, mais ceux-ci ne passeraient pas auprès de l'oppinion (ils sont monarchistes, ils veulent une europe communiste, ils sont contre l'europe, etc.),
- ils subissent des pressions/incitations de puissances extérieures qui ne voient pas d'un bon oeuil le fait que l'europe affirme sa puissance,
- ils ont de bons arguments mais nous les réservent pour la suite de la campagne.

Si des responsables politiques nonistes lisent ce blog, merci de me dire laquelle de ces affirmations correspond le mieux à votre cas. Et si aucune ne convient, plaidez dès à présent votre cause !


Maintenant, il nous faut reconnaitre que le camp du "oui" semble vouloir se cacher. A l'image de ce président du parti majoritaire aux deux assemblées qui passe 100 minutes à nous convaincre qu'il sera un bon candidat à l'élection de dans deux ans (putain, deux ans !).

Dans FEE ce mardi, j'ai vu un américain (J. Rifkin) affirmer qu'il remercierait son Dieu jusqu'à la fin de sa vie si une telle constitution était promulgée aux Etats-Unis. Pourquoi sommes-nous aveugles à la chance que nous avons ? Pourquoi se contenter, en France, de dire non au non ? Un oui au oui serait tellement plus positif.

Je vois encore quelques explications au silence oui-ouiste et je les donne par ordre de vraissemblance :
- les responsables politiques oui-ouistes protègent leurs positions face à l'éventualité d'une victoire du "non". Les nonistes jouent très bien là-dessus en tentant de semer l'amalgame dans l'esprit de nos concitoyens les plus crédules (vous n'êtes sans soute pas sans avoir remarquer ces affiches scandant "non à la constitution, non à Chirac").
- les arguments oui-ouistes sont tellement éculés qu'ils ne prennent aucun partisan dans leurs filets. En effet, on sait où on va depuis les premiers jours de la Convention. Rien de neuf à servir. Plus de sensationnel à même d'exciter l'intérêt d'un public passif.
- si les nonistes ne passaient pas leur temps à donner des arguments absurdes, les oui-ouistes pourraient faire autre chose que de rétablir les vérités.
- inciter à la réflexion sur cette constitution invite à lire le texte. Or j'imagine que les oui-ouistes se méfient de la peur que peut entrainer chez les électeurs la vue dudit volume.
- les oui-ouistes ont d'autres arguments mais les gardent pour la suite de la campagne.


Une campagne qui se résume à un "non" absurdes et à un "non" au "non" est bien triste pour un pays qui se veut champion du débat mais qui nous montre en ce moment qu'il est plutôt champion de la contestation.

bernard1

Grands dieux ! çà commence à chauffer sur le blog de publius, que je trouve incidemment excellent.

Mettons un peu plus d'ambience.

La Turquie rentrera dans l'UE, si les français votent oui au référendum. Ce fait est indéniable: le président Chirac lui-même l'a dit et a d'ailleurs récemment fait voter une modification constitutionnelle en ce sens. Je défie quiquonque de démontrer que cette assertion est fausse.

Pour ce qui me concerne, je suis opposé aujourd'hui à l'entrée de la Turquie pour au moins trois bonnes raisons, que je suis certain de voir partager par tout le monde.

1) le track record de la Turquie en matière de droits de l'homme n'est pas encore parfait et quand bien même un rapport récent d'amnesty international souligne que le track record français n'est pas parfait, pourquoi ajouter le mal au mal ?

2) je n'ai pas une envie folle d'avoir aujourd'hui une frontière commune avec l'Irak et l'Iran, voire le Liban et la Syrie.

3) Il y a beaucoup de monde en Turquie, et dans l'ensemble ils ne sont aujourd'hui vraiment pas riches. Il faudrait mettre en oeuvre une politique de transferts importants en faveur de la Turquie pour espérer voir cette économie rattrapper le niveau moyen de l'UE. Aujourd'hui, c'est trop tôt.

Quoi ? On posera la question dans dix ans ? Mais alors, la campagne qui a déjà commencé, elle va durer dix ans ? Prenez des forces mes amis, ce n'est pas un sprint, c'est un marathon. Ah, vous parliez d'un autre référendum, on avait cru comprendre ...Bon, je revérifierai les points 1 à 3 dans dix ans. Byyyye !

Line Oleum

La différence principale entre la TCE et le traité de Nice pour la Turquie est la partie 2 la charte des droits fondamentaux.
Cet argument genera fortement la Turquie pour rentrer, donc si votre criter principal est l'entrée de la Turquie dans l'UE, votez OUI.

Ploum

Fred, tu ne dois pas être un habitué de ces pages. Je ne le suis pas encore, mais je me régale du dossier, ou en tout cas de l'ensemble de notes, consacré au TCE et qui me semble bien argumenté, notamment lorsqu'il montre ce que le traité apporte comme changements par rapport aux précédents. Je crois que le TCE est l'occasion de raviver les fantasmes français sur l'Europe technocratique, monstre froid qui ne pense qu'à déréguler et libéraliser. La France se croit un immense pays, elle n'est qu'un grand pays qui souffre depuis 20 ans d'un chômage de masse, contre lequel toutes ses politiques sont impuissantes. Les amalgames et autres sirènes populistes ont la vie facile, il suffit de jouer sur les peurs, de diaboliser, de dramatiser l'enjeu (très important, je ne le nie pas, au contraire).

Je pense pour ma part que le positionnement du "non social" est intenable, aporétique. C'est à partir de ce nouveau traité que nous allons pouvoir faire progresser cette idée, pas en retournant sous le cadre de Nice. La hiérarchie des normes je crois, mais je m'avance sur un terrain glissant pour moi, permet aux Constitution nationales qui ont fait ce choix de défendre le droit au logement. Ils sont 12 je crois ces pays (France, Allemagne, Danemark, l’Espagne, Finlande, l’Italie, l’Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Suède, le compte y est) : que donnerait ces négociations pour un TCE si nous sommes minoritaires sur ces questions sociales ?

Si ça c'est pas un argument qui doit faire sciller les positions du "non social", je me les coupe.

Je m'inspire après ce paragraphe d'une analyse publiée sur mon weblog, qui pourra peut-être apporter des éléments en faveur du OUI. C'est en tout cas le vote que je ferai le 29 mai, dans l'urne.

Je suis sensible aux objectifs et valeurs de l'Union, et la charte des droits et libertés fondamentales est très positive, son existence juridique est en passe de se réaliser et donc de devenir un élément, contraignant, du débat politique. Il ne faut pas oublier que l'Europe avance à 25 maintenant, et que nos modèles de développement social et économique ne sont pas partagés de partout. sur les valeurs et objectifs de l'Union Européenne, une économie sociale de plein-emploi, la sauvegarde de l'environnement, la justice sociale, l'égalité homme-femme..., c'est aussi le meilleur moyen pour dépasser un jour le monétarisme. Car je regrette beaucoup l'indépendance totale (ou peu s'en faut) de la BCE et je regrette l'objectif de la stabilité des prix.

Mais, si l'on prend un peu de hauteur dans son analyse, notamment historique, en la resituant dans une perspective dialectique, et considérant aussi les signaux lancés par l'ONU dans son action en faveur d'une plus grande justice sociale à l'échelle planétaire, ainsi que l'existence, aujourd'hui, d'un nouveau consensus dit de Monterrey, sur le développement, qui s'oppose à celui de Washington ultralibéral, je pense non seulement que le OUI est le meilleur vote mais, en plus, qu'il ne peut que l'emporter. Cette ébauche de Constitution va dans le bon sens, il reste à corriger certains de ses points, comme nous l'avons fait jusqu'à présent, de traités en traités, avec une certaine constance - trop lentement diront certains.

Les mentalités changent, elles évoluent en faveur de la réduction des inégalités, un développement mieux maîtrisé et plus respectueux de son environnement. Et cette évolution est importante, elle est un préalable au changement des conditions matérielles de vie de chacun, impulsé par un système politique total qui est lui-même sous-tendu par une vision du monde, c'est-à-dire des objectifs et des valeurs.

En dernière analyse, le vote du OUI me paraît toujours plus constructif que celui du NON et je reste confiant en nos capacités, européens, de pouvoir faire évoluer qualitativement les choses plus rapidement en agissant ainsi. L'Europe est à l'origine un marché commun, et un vague projet politique, il ne faut pas cesser de le rappeler.

Il faut, dans ces conditions, mesurer l'étendue des progrès relativement, c'est-à-dire en rapport avec son évolution historique, considérant les socles idéologiques qui furent les siens.

L'Europe était libérale, uniquement, et elle vient maintenant se soucier, en plus, de progrès social, de plein-emploi, d'écologie, d'égalité... et on voudrait la repousser à cette seule raison que tout ça ne va pas assez vite ? ou que l'Europe n'est que libéralisme et dérégulation - ce qui est faux - ?

Attac critique, dans son courriel d'information, les Objectifs du Millénaire de l'ONU, prétextant qu'ils ne sont pas assez ambitieux pour lutter efficacement contre la pauvreté et, à 10 ans de l'échéance, les Objectifs semblent une chose inconcevable. Cherchez l'erreur !

En conclusion, je dirais qu'il ne faut surtout pas se tromper de débat : l'Europe est bien en train de se construire, de se renforcer et d'infléchir ses fondamentaux. Plutôt que de faire dans la contre-productivité en espérant le NON, et compte-tenu de notre position à ce moment dans la construction européenne, il est préférable de participer au processus pour mieux l'améliorer et rendre inéluctable le progrès social, la réduction des inégalités et l'amélioration des conditions de vie de chacun.

Voilà, j'espère qu'il y a quelques éléments de réponse, ou de débat, dans ma petite analyse subjective.

Gagarine

En fait, de Villiers n'est pas du tout contre le Traité.

Il est payé par les partisants du oui pour helper "the no to win against the no", comme dirait Jean-Pierre. Avec des arguments ineptes (encore plus ineptes que ceux de Fabius, c'est dire) il essaye de faire passer les partisants du non pour des crétins dégénérés.

Et en plus, il ne dit pas tout : il n'a pas parlé de l'article XII-666 (top secret, uniquement présent dans la version signée par les chefs d'Etat) qui fera du futur pape le président de l'Union européenne. En effet, pourquoi croyez-vous que le traité à été signé à Rome ? Pourquoi croyez-vous qu'on a mis la campagne pour le référendum en berne à la mort de Jean-Paul ?

Ceci explique d'ailleurs pourquoi le vicomte a changé d'avis sur l'Europe et aide les partisants du oui !

Olivier

Ce qui énerve bcp de gens n'est pas FORCEMENT la Turquie mais le fait qu'avec le TC ou la Turquie, les Technocrates (encore un T) prennent des décisions tout en faisant comme si elles étaient ou devaient être voulues par les gens. On les FORCE à se mélanger, et en plus on leur explique ce qu'ils doivent voter et accepter pour leur bien. On n'est plus très loin de 1984 ou de l'Union Soviétique (d'ailleurs la constitution soviétique avait autant d'article que le tc ;-)))
D'un côté on célèbre les spécificités, les exceptions culturelles et de l'autre on veut mélanger 25+1 peuples qui n'ont pas vraiment des choses communes aux 26 (et on refuse la Croatie parce qu'il y a un méchant -en plus à moitié français-)... Cette histoire de referendim ne mérite simplement qu'un 90% d'abstention. De toutes façons, même un OUI n'empechera pas les gens de ne pas aller dans le sens voulu par les hautes sphères et de rester apathiques comme dans la situation de l'URSS (et ce pourquoi d'ailleurs elle s'est affaissée sur elle même ..). Voilà le destin de l'Europe voulue par Bruxelles: l'affaissement sur elle-même ...

Eviv Bulgroz

1984

CCCP

Voilà qui flaire bon la fine analyse sérieuse :))

Sinon, je pense que le Non sera un coup de frein sérieux pour l'entrée de nouveaux pays dans l'UE. D'un point de vue constitutionnel pas forcément (quoique les règles de fonctionnement à 30, ça va pas être joli, non?), mais surtout d'un point de vue politique. Le Non est en partie structuré contre l'élargissement (polémique Polack et Bolstein...). Donc on risque de freiner des 4 fers...

Ce n'est pas ma volonté bien sur.

fredouil

c'est une blague !!!

1/ la turquie a co-redigee le TCE donc le TCE legitime l'adhesion turc

2/le traite de Nice site les pays pouvant entrer en europe, la turquie N'EN FAIT PAS PARTIE donc si on reste au traite de nice pas de turquie.

3/ les parlementaires le disent : sans TCE la turquie ne peut pas renter car l'appronfondissement et la reforme de l'institution est un prealable.

donc messieur : UN NON AU TCE EST DANS LES FAITS UN NON A LA TURQUIE

qui souhaite faire des affaires kurdo-iraquiennes des problemes de politique interieur europeennes ?

avec La turquie, un vote sur la constitution n'a pas de sens car le TCE serait un avenement d'une europe politique qui en realite ne vera pas le jour car detruit a la naissance par un integration de la turquie.

UN NON AU TCE EST DANS LES FAITS UN NON A LA TURQUIE.

fredouil

c'est une blague !!!

1/ la turquie a co-redigee le TCE donc le TCE legitime l'adhesion turc

2/le traite de Nice site les pays pouvant entrer en europe, la turquie N'EN FAIT PAS PARTIE donc si on reste au traite de nice pas de turquie.

3/ les parlementaires le disent : sans TCE la turquie ne peut pas renter car l'appronfondissement et la reforme de l'institution est un prealable.

donc messieur : UN NON AU TCE EST DANS LES FAITS UN NON A LA TURQUIE

qui souhaite faire des affaires kurdo-iraquiennes des problemes de politique interieur europeennes ?

avec La turquie, un vote sur la constitution n'a pas de sens car le TCE serait un avenement d'une europe politique qui en realite ne vera pas le jour car detruit a la naissance par un integration de la turquie.

UN NON AU TCE EST DANS LES FAITS UN NON A LA TURQUIE.

Starkadr

Bon ben je vais le mettre ici aussi.
Les négociations concernant l'adhésion de la Turquie à l'UE sont prévues pour s'ouvrir en OCTOBRE 2005 (décision du Conseil européen sur recommandation de la Commission Européenne).
Autrement dit ces négociations vont s'ouvrir sur la base du traité de Nice et continueront sur cette même base si aucun nouveau traité n'est signé.

fredouil

"Autrement dit ces négociations vont s'ouvrir sur la base du traité de Nice et continueront sur cette même base si aucun nouveau traité n'est signé."

he non !!!
les negociations ont ete prevu de commencer avant la siganture complete de la constitution mais partent du principes que la constitution sera adopte pour pouvoir etre finalisees car l'entree de la turquie ne peut se faire sous le traite de nice (du point de vue legal) et ne peut se faire sans les modifs apporte au fonctionnement europeen (du point de vue pratique).

donc je repete : UN NON AU TCE EST DANS LES FAITS UN NON A LA TURQUIE

et les parlementaires europeens de tous bords et de toutes nationalites sont d'accords sur ce fait, il n'y a qu'en france que l'on le discute ou essaye de le cacher .
assez comique.

Cyrille

Rien dans le Traité de Nice n'interdit légalement à la Turquie d'entrer dans l'Union Européenne (voir commentaire de Bladsurb ici-même au billet "match express"). Du point de vue pratique, effectivement, les choses seraient compliquées, mais elles sont déjà compliquées sans la Turquie.
Mais la candidature de la Turquie n'aboutira, si elle aboutit, que dans 8-10 ans... d'ici là TCE ou pas, il y aura eu d'autre traités pour rêgler les problèmes de cohésion à 25 de toute manières.

versac

Fredouil : ce que vous dites est faux, entièrement faux.

Un non au TCE n'est en aucun cas un non à la Turquie.

1. La Turquie n'a pas co-rédigé le texte, ni co-signé.

2. Le traité de Nice n'inscrit pas de liste limitative aux pays pouvant entrer en Europe

3. Les "parlementaires" (ça existe, cette catégorie ?) ne disent pas ce que vous dites. Mais il est vrai qu'il faut modifier les règles pour vivre à 25, 27 ou 30.

Ce qui est sûr :
- TCE ou pas, les négociations vont commencer avec la Turquie
- Elles aboutiront dans une dizaine d'années
- A leur fin, les Français devront se prononcer par referendum sur l'adhésion de la Turquie, c'est constitutionnel.

Paxatagore

Périclès "inventeur" de la démocratie ??? Si inventeur il y a, c'est plutôt Clisthène... et encore...

fredouil

versac vous rigolez j'espere !

1- la turquie a clairement fait partite prenant de la redaction du texte a co-redige ( a d'ailleur ete l'initiateur de la supression d'une phrase d'intro en grec et a ete un fervent supporter de la suppression de la notion de chretiente !)et co-signe en tant qu'observateur (mais un observateur qui est intervenue dans la redaction est-ce un observateur).


2-le traite de nice liste les 25+2 pouvant entrer en europe

3- et pour les parlementaires, allez donc les interroger, allez sur leur blogs, le dernier exemple que j'ai en tete : www.andrewduffmep.org.uk : "Most MEPs would concede that the nationalists are at least correct in surmising that no constitution means no Turkey and probably no Croatia (or anywhere else, for that matter). A European Union enlarged to Turkey without being at the same time deepened by internal reform simply would not work and should not be contemplated"


c'est une evidence qu'un non au TCE bloque le processus du point de vue legal et plus surement du point de vue technique.

vous etes surprenant en france (je ne suis plus sur le territoire depuis un bail)

versac

fredouil : non, je ne rigole pas.

Oui, la Turquie avait 2 représentants à la convention, en tant que pays candidat, ce qu'elle était, sous la pleine validité des traités antérieurs. Son influence a été minime, elle a plus eu un rôle d'observateur attentif.

Le traité de Nice, et les traités antérieurs n'ont en rien empêché ce statut de pays candidat, et un refus du TCE n'empêcherait en aucun cas une intégration de la Turquie. Revenir à Nice+autres traités n'a pax empêché les étapes précédentes, et n'emopêchera pas les suivantes. Au lieu de dire "c'est une évidence", vuq euc'est l'inverse, citez des passages explicites de textes, vous n'en trouverez pas.

Je ne suis pas hyper favorable, personnellement, à l'intégration de la Turquie, et je conçois qu'on puisse y être opposé, donc. Mais, si le peuple veu signifier ce refus à cette éventualité, il le fera lors d'un referendum obligatoire prévu par la constitution.

Pourquoi rejeter ce texte sur le seul prétexte fallacieux qu'il rendrait obligatoire l'entrée de la Turquie, ce qui est faux ? Ou bien sous le prétexte faux également que la Turquie ne pourrait pas entrer sous le traité antérieur, ce qui est faux également, et en outre dangereux (l'Europe est-elle condamnée à ne pas avancer, pour ne pas intégrer la Turquie ?) ?

versac

fredouil : j'ajoute que vous devez comprendre dans un mauvais sens la déclaration 20 du traité de Nice, qui explique quelles seraient les répartitions de sièges dans une Europe à 27. Il est bien stipulé que cette liste de 27 Etats n'est pas limitative. Elle est le seul reflet des pays dont l'intégration était prévue à l'époque. Il est évident que, si la Suisse voulait intégrer le traité, ou la Turquie, elle pourrait le faire sous les traités actuels, si tous les Etats en sont d'accord.

fredouil

l'entree de la Turquie ne fait pas de doute, il ne faut pas prendre les gens pour des cons tout de meme, on ne va pas lui fermet la porte au nez dans 10 ans et depenser des fortunes, et aucune negociation ne s'est jamais terminie par un echec.

le TCE ne rend pas obligatoire l'adhesion turc mais la rend possible (ce n'est pas possible sous traite de nice sauf a refaire un traite qui reprend les modifs du TCE et maintenant que les citoyens sont echaude cela n'est plus possible sauf suicide politique).

cela n'a pas de sens de voter pour une europe politique symbolise par le TCE qui ne vera jamais le jour car releguees aux oubliettes de l'histoires par l'adhesion turc.

autant dire non tout de suite et eviter les frais (au sens propre egalement, rien que la negociation va couter une fortune en aide a la turquie).

l'ouverture de negociations avec la turquie (et donc future adhesion) a change la donne, on ne plus etre pour une europe politique et pour le TCE, c'est antinomique.

ils nous ont bien foutu le bordel nos MEP en 99 :-(

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