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« Le référendum avant l'été | Accueil | L'argumentaire de Jacques Chirac sur le traité »

04 janvier 2005

Commentaires

socdem

Bonne année.

Il est sur que les souverainistes, qui l'avaient déjà fait au Européennes, vont lier le TCE à la Turquie.
Grrr...

~laurent

Bonne année et content de pouvoir de nouveau débattre.
> Le camp du non, et en particulier l'axe Pasqua-Séguin
> (qui emmenait avec lui une petite moitié des
> députés RPR), apparaissait autrement plus puissant
> en 1993

Je pense que voir dans le camp du non des rétrogrades, des frileux est une trés mauvaise appréciation.
Beaucoup de pro européen sont pour le non (comme Fabius;). mais un non réfléchi et en conscience.

Vouloir diaboliser l'autre camp est une abusrdité.

je me permet de te joindre un commentaire quye j'ai posté il y a quelques jours :

"Je pense qu’il faut dire NON et un des peuples d’Europe consulté par référendum le dira peut être avant nous.
Il y a dans le pays (mais pas qu’en France) une peur, une incompréhension des élites (du PS?) de la part de la fameuse France d’en bas. On ne leur parle plus, ils sont exclus.

Oser proposer un texte illisible pour 99% de la population est HONTEUX. Pardon d’insister. J’ai pris soin de bien indiquer proeuropéen en préambule mais si le projet Européen n’est pas admis par … 70 % de la population c’est que l’on a tout faux.
Le projet Européen doit faire rêver, doit enchanter. On ne peut entrer dans l’avenir en fermant les yeux.

Il faut une autre constitution simple, lisible.

Le NON sera un électrochoc salutaires.

Alors OUI a la Turquie et OUI a une constitution que ma petite fille pourra apprendre à l’école quand elle aura 10 ans (C dans 4 ans).

Il faut donner le temps au temps ;)"

versac

Laurent : je ne voudrais pas trahir la pensée d'Emmanuel, mais il voulait, je pense, parler des forces militantes dans la campagne.
Or, il est sûr que le camp du non, parmi les forces politiques en campagne, sera composé de mouvements largement minoritaires. Beaucoup plus, en tout cas, que ne le sont les sceptiques par rapport au traité.

Sur le fond : tu m'expliqueras comment on fait pour rédiger un texte simple, quand l'Union Européenne est par nature un schéma extrèmement complexe de collaboration entre Etats, et d'union de peuples. C'est une réalité, dont la modification ne se décrètera pas. Le texte est plus complexe que toute autre constitution de par cette nature, qui exclut et précise très nettement des compétences précises. Sur la longueur et la complexité du texte, il me parait difficile de faire nettement mieux dans l'état actuel de la construction de l'Union. On peut gagner une centaine de pages, mais bon. Arriver à un texte de principes généraux, de 5 pages est impossible.

Xavier

Je souhaite réagir au problème du référendum et du possible impact de la question turque sur le débat qui aura lieu en 2005.
Je ne suis pas contre un double débat Constitution-Turquie car l'acceptation ou non de la Turquie orientera déjà l'interprétation de la Constitution. Je pense notamment aux valeurs que celle-ci est sensée incarner.
Si la Turquie y adhère pourquoi lui refuser l'entrée?
Le risque serait de brouiller le débat.
Mais il serait peut-être révélateur d'une fracture européenne importante: l'opinion publique de la plupart des pays européens ayant soutenu les Etats-Unis sur l'affaire irakienne semblent favorables à l'entrée de la Turquie (je dis cela à première vue avec mes maigres souvenirs).
Cela peut également démontrer que nous n'avons pas, entre européens, la même vision du Traité constitutionnel et de... l'Europe. Ces deux débats, à l'échelle nationale et européenne, seraient salutaires car complémentaires.
Bref, je suis pour le double Oui à la Turquie et à la Constitution. Pour moi, cela représente deux challenges pour un même projet: le rapprochement des peuples sur des valeurs communes.

Brigitte

Le problème Laurent c'est que les militants PS ont dit
OUI et je ne vois pas pourquoi on irait à l'encontre
du vote des femmes et des hommes simples citoyens qui
ont participés à un débat d'une rare qualité.
Sur la Turquie je rejoins la position de Moscovici qui
n'est pas hostile au principe d'une consultation sur
l'adhésion Turque." mais il juge et meme
que Jacques Chirac impose un référendum
à celui qui occupera l'Elysée dans 10 ou 15 ans".(libé)

Emmanuel

Laurent : le fait de rappeler qui étaient les principaux opposants au "non" en 1992 ne supposait, de ma part, aucun jugement de valeur. Et la note ne se voulait pas du tout polémique.

Très d'accord par ailleurs avec versac sur l'inanité des arguments concernant la longueur et la complexité du texte. Les exigences du droit, et la façon dont s'est construite l'Union européenne, rendent l'option "texte simple et lisible" inaccesible.

Le plus gros obstacle, en fait, est qu'il faut que le texte puisse remplacer les traités précédents sans priver de base juridique les actes antérieurs de l'UE. D'où la nécessité de reprendre beaucoup (trop) de choses dans la Constitution. Tout cela est bien expliqué par Jacques Ziller dans un Repères qui sera, je l'espère, mis à jour prochainement.
http://www.yodawork.com/websp/SW2_consult_ref?F_refid=20460&F_nom=SOGDECREP

Scalp'

Xavier : "Mais il serait peut-être révélateur d'une fracture européenne importante: l'opinion publique de la plupart des pays européens ayant soutenu les Etats-Unis sur l'affaire irakienne semblent favorables à l'entrée de la Turquie..."

Nous n'avons pas les mêmes souvenirs...

Certes les gouvernements européens n'ont pas eu tous la même position mais associer les gouvernements à l'opinion publique est une ineptie.

En effet, si on regarde les opinions publiques des actuels européens à l'époque de la question irakienne, une large majorité d'européens étaient contre la guerre proposée par le gouvernement Bush. Pour preuve quelques sondages que j'ai retrouvé sur Ipsos : http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1069.asp?rubId=17

Le débat sur la Turquie n'a aucun lien avec la Constitution ou presque. Il ne s'agit pas de savoir si la Turquie acceptera les valeurs de la Constitution c'est déjà sûr mais de savoir si après étude, la Commission acceptera l'entrée de la Turquie. N'inversons pas les rôles !

Sur le positionnement je suis moi aussi favorable à la Constitution et à l'entrée de la Turquie a priori mais je ne vois pas pourquoi il faudrait un référendum pour l'entrée de la Turquie, pourquoi une telle exception ?

Je trouve que là c'est un peu se moquer des Turcs...même si il est louable de se soucier de l'opinion française (qui je pense est plutôt réticente à l'égard de l'entrée de la Turquie en Europe)

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