Seize États membres ré-affirment leur attachement aux symboles de l'Union
Lors des négociations du traité de Lisbonne, lequel devrait succéder au traité de Nice qui s'applique aujourd'hui, les gouvernements polonais et tchèques avaient demandés et obtenus que les symboles de l'Union européennes ne figurent pas dans le texte. Ces symboles, qui figuraient en bonne place dans le projet abandonné de traité constitutionnel, ne sont dans les faits pas remis en cause, toutefois cette démarche est symptomatique de l'abandon d'une ambition politique pour la construction européenne.
Il est donc rassurant d'apprendre que seize États membres vont adopter une déclaration - qui sera annexée au Traité - confirmant leur attachement à ces symboles.
Le projet de déclaration affirmerait notamment : « (Les 16 États membres) déclarent que le drapeau européen (...), l'hymne
tiré de l'"Ode à la joie "(...), la devise "Unis dans la
diversité", l' euro en tant que monnaie de l'Union européenne et la journée de l'Europe,
le 9 mai, continueront d'être, pour eux, les symboles de l'appartenance commune
des citoyens à l'Union européenne et de leur lien avec celle-ci . »
Les signataires sont la Belgique, la Bulgarie, l'Allemagne, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l'Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie.
Et c'est là que l'on s'étonne : où est la France ? Alors que le président de la République pose devant le drapeau, que le drapeau est hissé aux côtés du drapeau national au dessus du Quai d'Orsay, et qu'il est donné une dimension européenne au 14 juillet et au 11 novembre, il est assez surprenant et très regrettable de lire que notre pays n'est pas associé à cette déclaration.
Signalons au passage que des associations organiseront le 13 juillet, jours de la signature du traité modificatif, des actions publiques autour de ces symboles.




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