Vous aviez certainement entendu parler du traquenard dans lequel s'était joyeusement jeté l'Europe en acceptant de qualifier de force européenne la présence militaire essentiellement française au Tchad, présence qui, on s'en souviendra, remonte à quarante ans, et semble bien davantage motivée par la volonté de faciliter l'accès des entreprises françaises aux réserves locales d'uranium et de pétrole que par une réelle volonté d'aider ce pays à se doter d'institutions stables comme en témoignent les troubles extraordinairement graves dans les régions voisines, par exemple au Darfour.
Le spectacle désolant qui s'offre aux yeux de quiconque daigne concevoir que ses limites coïncident assez exactement avec celles de l'action française régionale incite à penser qu'à défaut d'être la cause des malheurs de la région, la présence essentiellement française, mais officiellement européenne dans la région ne semble guère contribuer au bonheur des populations locales. Ho, bien entendu, la sécurisation des camps de réfugiés par les contingents de l'EUFOR aide : de la même manière que les aides sociales aident les salariés victimes de cette mondialisation dont l'Europe s'est faite littéralement, c'est à dire par les voies de droit, à survivre de RMI et de TV. Ne boudons pas cette joie, réelle, car, en Palestine comme ailleurs, les camps de réfugiés valent mieux que d'autres destins.
Reste que la rébellion tchadienne, évidemment soutenue par l'étranger, car rien n'existe hors l'influence étrangère au Tchad, ne s'y trompe pas en demandant à la "France et aux pays amis" (suivez mon regard) de bien vouloir rester neutres dans le différent qui l'oppose de fort longue date au pouvoir en place, qui semble peiner à trouver des soutiens y compris au sein de sa propre armée pourtant payée en une monnaie sur l'origine de laquelle il n'est pas malvenu de s'interroger.
Car, certes, si l'aviation française a effectivement la possibilité de survoler et éventuellement surveiller les mouvements de la rébellion au profit du pouvoir en place, les position terrestres de l'EUFOR, choisies dans l'intérêt des populations locales, restent, elles particulièrement vulnérables et indéfendables.
C'est donc bien l'attitude militaire qu'on osera espérer responsable de la France qui déterminera, en pleine campagne des européennes, le niveau de sécurité réel de l'EUFOR au Tchad.

merci pour ce joli article :) la palestine est le seul pays arabe ou le taux d'analphabetisme et trop bas et ce pays a donné de très iminent intrelectuels arabe faut trouvé une solution a ce conflit n'oublions que nous sommes tous les descendant d'adam et eve :)
Rédigé par: paix | 15 juillet 2009 à 19:02