Pas de poulet javellisé à Noël
Bien que portant sur des volumes commerciaux symboliques, la décision a son importance : le Conseil a choisi, à la quasi-unanimité, de ne pas donner suite aux propositions de la Commission Européenne d'autoriser l'importation de volailles chlorées américaines.
A quel point faut-il manquer de sensibilité politique pour proposer un tel projet, alors que les scandales sur la qualité des produits alimentaires (huile impropre, cochon à la dioxine) vendus dans l'Union se succèdent continuement ?
Le Conseil Economique Transatlantique aura pourtant porté ce projet évidemment très impopulaire en europe à bout de bras. Il aura au passage démontré sa capacité à amender l'agenda du Conseil, y compris lorsqu'il ne dispose d'aucun soutien réel au sein de la Commission ou du Conseil.

"A quel point faut-il manquer de sensibilité politique pour proposer un tel projet" : tu as raison, il faut absolument virer Barroso.
Rédigé par: Valéry | 23 décembre 2008 at 13:42
En l'occurrence, l'origine de cette initiative (me) semble clairement émaner du dialogue transatlantique.
Je ne vois pas qui d'autre qu'un fontionnaire américain pourrait être assez *con* et *désinformé* pour exiger qu'un tel projet soit présenté au Conseil à cette date. Même s'il y a peut-être un rapport avec le dossier OMC du "boeuf aux hormones américain".
Rédigé par: Gus | 23 décembre 2008 at 19:40