L'Union Européenne est fondée sur divers principes, parmi lesquels, la concurrence libre et non-faussée. Dans le domaine du commerce des biens et des services, la liberté de concurrence est de fait la règle, à l'exception des secteurs dans lesquels l'Etat organise parfois localement l'accès au marché : par exemple en ce qui concerne l'éducation, la pharmacie, les professions juridiques, etc. .
Dans les secteurs dans lesquels l'Etat organise l'économie, la compétence de l'état concerné se limite à son territoire. Si une telle organisation nuit donc à quelqu'un, c'est essentiellement aux citoyens du pays concerné (modulo, je l'admets, le cas des résidents étrangers). Ceux-ci élisant démocratiquement le gouvernement qui fixe ces règles ne nuisant qu'à eux, quel préjudice causé à qui justifierait que l'Union s'en mêle ?
Dans tous les autres cas, l'Etat aide ou non directement ou non les entreprises locales à produire et commercialiser des services dans toute l'Union. Ces aides contribuent à réduire le prix des biens et des services produits pour tous les clients de l'Union Européenne du fait d'aides d'état payés par les seuls citoyens électeurs du gouvernement qui instaure ces aides. Pour quelle raison faudrait-il donc que l'Europe se mêle du fait que les citoyens d'un état membre de l'Union souhaitent subventionner les produits et services consommés par d'autres citoyens de l'Union ?
La défense du principe fondateur de concurrence libre et non-faussée se fait donc au mieux, sans que le citoyen européen y gagne quoi que ce soit et, au pire, à son désavantage. Car, contrairement à une opinion répandue, le financement public des acteurs économique du marché unique, étant essentiellement d'origine nationale ou locale, profite généralement aux citoyens européens au détriment d'une minorité d'entre eux qui sont précisément ceux qui choisissent démocratiquement de voter pour des gouvernants qui les désavantagent.
Alors, puisque la crise économique incite la plupart des gouvernements nationaux à subventionner à tours de bras leurs industries nationales, profitons de l'occasion offerte pour enterrer ce principe fondateur européen qu'est la concurrence libre et non-faussée et laissons donc les états et les collectivités locales subventionner comme bon leur semblera qui leur semblera puisque, généralement, cela profite globalement aux citoyens européens.
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