A l'heure où l'on annonce une baisse à mon avis tout à fait contestable des taux d'intérêts, il me semble utile d'expliquer en quoi la théorie économique peut éclairer les décisions qu'est sensée prendre en toute indépendance la Banque Centrale Européenne.
Le travail de la Banque Centrale Européenne, en première approximation, consiste à mettre en oeuvre les théories énoncées par John Taylor proposant des règles de calcul fort utiles pour déterminer un taux d'intérêt à court terme en fonction d'un objectif de hausse des prix donnés. Le lecteur curieux s'intéressera à l'excellent article de Frédérique Sibi pour une étude plus approfondie des limites de l'application de la règle de Taylor dans la zone Euro. Mais, en première approximation encore une fois, il revient toujours, dans les commentaires que fait invariablement la BCE de ses propres décisions, d'étudier en quoi la décision prise par la BCE diverge (ou ne diverge pas) d'une simple application de la règle de Taylor.
Je laisserai cependant le commentaire des prochaines décisions aux blogueurs économistes distingués, tout en invitant le lecteur motivé à se livrer par lui-même au calcul, et, je l'espère, en tirer d'utiles enseignements pour mener une stratégie d'investissement à même de lui permettre de se consacrer à ses propres projets avant l'âge de 70 ans.

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