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« Le pouvoir du Parlement Européen exposé par Nicolas Sarkozy | Accueil | L'Europe sociale vu au travers du prisme de la crise financière »

07 octobre 2008

Et maintenant, l'Europe sociale !

Les ministres européens confirment qu'une action commune de l'Union est actuellement à l'étude pour étendre à l'ensemble des citoyens de l'Union une garantie des dépôts bancaires des particuliers jusqu'à cent mille euros.

Les ministres européens n'ignorant guère qu'un tel projet ne pouvant être réalisé formellement trop rapidement, parient donc sur une crise longue.

Ceux parmi les citoyens européens qui auront pu croire que la construction européenne était lente par nature, ne pouvait aller trop vite, ne devait pas céder aux pressions de l'actualité seront ici rassurés : si l'Europe le voulait, l'Europe de la recherche, l'Europe sans OGMs, l'Europe d'un système minimal de santé pour tous, l'Europe du droit du travail, l'Europe d'une retraite minimale, l'Europe de l'éducation existeraient.

On peut du coup se demander quel est le bilan des partis politiques qui viendront présenter les principales listes aux élections européennes de 2009 sur ce sujet : des tarifs de téléphonie mobile internationale règlementés, et puis ?

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Voici les sites qui parlent de Et maintenant, l'Europe sociale ! :

Commentaires

Tous les progrès sont au mains des gouvernements. La plupart des cas où l'Europe n'agit pas alors que ses citoyens en attendent de l'action sont dûs aux contraintes institutionnelles qui exigent l'unanimité permettant à un seul, ou à une minorité, d'imposer à tous son refus d'avancer. IL est de ce fait d'autant plus regrettables que lorsque tous nos gouvernements se mettent d'accord pour avancer, en signant un nouveau traité poar exemple, il se trouve des personnes qui se prétendent pro-européennes pour faire campagne aux côtés des nationalistes et des sociaux-nationalistes contre le dit traité.

Euh Mr Valéry, les USA ont rassemblé leurs états en une fédération !

Ils ne devraient donc pas être en crise.

un péquenaud

"Tous les progrès sont au mains des gouvernements."

Je suis bien d'accord avec vous : mais y aura-t-il quelqu'un pour faire campagne au Parlement Européen en exposant cet état de fait ?

Par exemple, voir Cohn-Bendit, dont les ambitions sont plus que connues, se la péter au Parlement Européen à surfer sur des causes populistes telles que la promotion du "droit d'accès à internet" au rang de droit de l'homme ne m'incite pas à croire qu'il souhaite réellement s'intéresser à cette question.

"Le rouge" n'est pas le seul à se la péter.

D'autres le font en faisant les importants sur "internet"

un peu d'humilité

le Péquenot de service

Regardez le petit compteur en bas de la page : une fois retirés les robots, les professionnels et les fonctionnaires appointés, au mieux, 8 personnes lisent ce qui s'écrit ici chaque jour, c'est à dire moins qu'il ne se trouve de collègues pour rire d'une bonne blague à la machine à café.

Cohn-Bendit ne se contenterait d'un public aussi restreint.

"Cohn-Bendit, dont les ambitions sont plus que connues"

Veux-tu préciser ta pensée ? Un ambitieux ne milite pas chez les Verts.

La lutte contre les mesures liberticides envisagées par le gouvernement Sarkozy ne me semble pas relever du populisme. Tes observations me laissent un peu perplexes.

Par ailleurs Cohn-Bendit est le premier à dénoncer le fait que les gouvernements freinent les progrès de la construction européenne. Les Verts font partie des rares partis politiques à avoir un engagement sans ambiguité en faveur de la construction d'une Europe fédérale.

Vous le dites vous-même : Cohn-Bendit instrumentalise sa position de député européen pour agir sur la scène politique intérieure française, en prenant particulièrement pour cible la politique de Nicolas Sarkozy.

Mais puisque son objectif est, selon vous, la promotion de la construction européenne, exposez-moi donc quel est son bilan de député européen dans ce secteur particulier. Après tout, depuis le temps qu'il est présent sur la scène politique d'un côté à l'autre du Rhin, son engagement de longue date en faveur de la construction européenne a bien du se traduire en propositions concrètes, grandes et glorieuses batailles, participation à diverses commissions parlementaires, rapports, etc ?

@gus: il n'y a pas de raison que la politique européenne et la politique nationale soient des univers distincts, au contraire.

Il est légitime que les députés européens se préoccupent de la défense des libertés des citoyens européens, ce que sont les citoyens français. La soumission du gouvernement français aux lobbies au mépris de l'intérêt de ses citoyens est parfaitement scandaleux et il est heureux qu'il se trouve des institutions qui s'efforcent de combattre ces dérapages.

L'engagement de Daniel Cohn Bendit en faveur de la construction européenne est indéniable, il est par exemple vice-président de la section française du Mouvement européen. Sa collègues Monica Frassoni n'est pas en reste puisqu'elle a longtemps exercé avant de devenir eurodéputé, des responsabilités dans les organisations fédéralistes.

Valéry: Le respect des formes est essentiel en société, vous le savez. Pour quelle raison ? Parce que chacun consent à l'inaction malgré ses rancoeurs et ses doutes.

Comme le disent si bien les tontons flingueurs, "les cons, ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnait".

Quand la FFII participait à la bataille des brevets logiciels, le délai entre le vote en première et en seconde lecture au Parlement, après un vote plutôt favorable aux position de la FFII en première lecteur a été crucial pour construire l'alliance qui a mis la position de la Commission à mal. Ainsi fonctionne la co-décision dans cette Europe qui vous est si chère : par la première lecture au Parlement, le Parlement exprime formellement des doutes, doutes qui sont ensuite appellé à être analysés par la Commission, rapportés au Conseil, et, idéalement, intégrés dans une position de compromis.

L'Europe, celle que vous défendez, celle-là même que je critique si souvent, c'est bien celle-là, et nulle autre.

Autrement dit, les parlementaires européens, fussent-ils 600, doivent s'attendre à ce que la Commission Européenne revienne sur la position votée et recherche un compromis. C'est ça, l'Europe.

Cogn-Bendit ne peut pas ignorer cela. Son ancienneté dans les affaires européennes lui interdit de l'ignorer.

Alors ? Que fait-il donc ?

Certes, le choix français de demander le retrait pur et simple de l'amendement est pour le moins inélégant : mais en sommes-nous à la première inélégance des conseillers du personnage ? Bref, passons : ce ne sont certainement pas les qualités que lui concèdera l'histoire.

Mais qu'espèrent dont obtenir ceux qui instrumentalisent ce débat sur la scène nationale française ? Mon opinion est claire : le soutien de cette frange de l'opinion, importante, qui pourrait voter par principe contre l'actuel gouvernement. Je comprends l'intérêt du procédé : mais je ne crois pas qu'il contribue à la construction de cette Europe qui vous est chère.

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