Il sera intéressant de suivre comment la Commission Européenne conciliera le second plan de sauvetage annoncé en un an pour la banque désormais internationale qu'est Fortis, un an après que le rachat un peu forcé par un consortium hispano-anglo-néerlandais comprenant essentiellement des investisseurs exposés à une éventuelle défaillance se soit révélé insuffisant pour maintenir Fortis à flot.
En effet, des représentants autorisés de l'état belge et luxembourgeois parlent désormais ouvertement de nationalisation partielle, après avoir soigneusement écarté cette hypothèse l'an dernier, notamment du fait des règles européennes.
On peut à cette heure parier que les risques d'effondrement d'un système qui, en sa qualité de nécessaire caution des dettes publiques des états de la zone euro, n'a jamais disposé que d'une indépendance toute relative, fera plus rapidement évoluer l'Europe que n'importe quel débat démocratique. Reste à savoir si la mansuétude interventionniste qui s'empare de l'Europe saura s'étendre à d'autres secteurs que la sauvegarde du capital.

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