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08 septembre 2008

Grandir ou périr

Alors que la tension entre Europe et Russie monte, j'aimerais brièvement souligner à quel point l'Union Européenne serait plus forte face à la Russie si elle avait accepté de bon coeur l'adhésion de ce grand pays qu'est la Turquie.

Les opposants à l'adhésion à la Turquie se recrutent fréquemment parmi les amateurs d'histoire : qu'avons-nous donc retenu de l'histoire de l'europe de la fin du XIXème à 1914 ?

Je laisse chacun disserter sur l'hypothèse dans les dix ans à venir d'une alliance russo-turque.

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Voici les sites qui parlent de Grandir ou périr :

Commentaires

je dirai simplement, que c'est ce qui est entrain de se passé.
Je suis un européen convaincu, si la Turquie rejoins l'axe de la Russie, comme l'avais prédit un député vert Européen, "si la Turquie n'est pas avec nous, il sera contre nous."

Vivement la fin de cette cacophonie d'historien de bas étage.

Intéressant de noter à quel point ce genre d'argument consiste à abandonner toute idée de __projet__ européen, consistant à bâtir une communauté politique, économique et sociale, pour l'abandonner contre une vision "court-termiste", en croyant que les fondamentaux de la relation UE/Russie pourront être influencés de manière significative de cette manière...

Par ailleurs, l'Europe a déjà tellement de mal à parler d'une seule voie que de croire qu'elle pourra exister au niveau diplomatique alourdie d'une telle diversité relève de l'utopie, à mon sens.

Quant aux jugements de valeurs sur les historiens, c'est un peu court comme argument... Il s'agirait d'intégrer un peuple, une civilisation. Négliger le poids de l'histoire en le balayant du revers de la main me semble être une attitude un peu légère au vue des enjeux.

L'essentiel de mon propos est de faire remarquer qu'il est difficile pour une europe encore essentiellement composée (quoi que ..) de nations pacifistes de s'imaginer peser sur la scène internationale en refusant de prendre en compte l'opinion exprimée de ses plus grands voisins, notamment lorsque ceux-ci sont encore soudés par une forte tradition républicaine impliquant à la fois patriotisme et armée forte, motivée et aguerrie.

Au premier rang desquels la Turquie, dont la volonté d'intégrer le marché commun ne fait aucun doute.

Il est une chose de "prendre en compte l'opinion exprimée ses plus grands voisins", et une autre de vouloir à ce prétexte (ou cette raison, c'est selon votre opinion), intégrer la Turquie en Europe.

Les Etasuniens ont bien compris que l'UE ne serait plus cohérente et serait rejetée par les peuples si la Turquie adhérait : Ils soutiennent donc son adhésion.
Il est plus facile de saborder l'UE que de l'attaquer de front...

Julien, la Turquie a exprimé, par delà trois alternances politiques majeures, le souhait d'entrer un jour dans l'Union. Il ne serait pour eux pas illogique, depuis les quinze ans qu'ils attendent, qu'ils attendent de l'Union une réponse définitive sur cette question de sorte à pouvoir à leur tour définir leur position sur l'échiquier international parmi les innombrables possibles, y compris, par exemple, alliés de la Russie.

Je tombe des nues en voyant que l'Europe est capable de donner à des états tels que la Serbie, l'Albanie, la si corrompue Bulgarie, et sans doute bientôt l'Ukraine des perspectives sans pour autant en donner à la Turquie, une nation autrement mieux gérée que ces quatre derniers états, qui comme à d'autres époques, est aujourd'hui à la croisée des chemins.

Gus, entièrement d'accord avec l'ensemble de votre dernier commentaire, autant sur la nécessité de donner une réponse définitive à la Turquie (même si nous avons une divergence sur la réponse en question...) que sur l'intégration à tout va et à toute vitesse de pays d'Europe de l'Est loin d'être prêts économiquement et surtout politiquement, n'adhérant en fait pas à un autre projet européen que celui de la promesse d'une prospérité économique...

En gros, je constate que personne n'a de réponse concrète a apporter à la Turquie.

Je constate que 2 alternative:
- 1er : la Turquie se considérera humilier du refus tardive apporter par l'UE, et connaissant bien la politique étrangère de se pays, comme durant le conflit de Chypre, elle n'hésitera pas a l'allié à la Russie donc vive les années de tension.

-2nd: On accepte la Turquie, mais le problème viendra de sa culture politique très souverainiste refusant tout dictat étrangère,d'où l'intérêt des USA a l'intégrai dans l'UE qui aura une politique très restreinte en gros une grosse machine administrative est rien d'autre.

Dans les 2 cas, l'Europe sera perdante vive l'imbroglio.

Je crois que Julien et moi au moins, et sans doute bien d'autres, s'accorderaient pour qu'une réponse définitive (disons, pour vingt ans) soit donnée si possible assez vite à la Turquie.

Mais c'est une sorte de courage qui manque à l'Union, alors qu'il ne lui manque guère pour appliquer aux européens les recommandations émises à l'occasion des divers dialogues transatlantiques, quel que soit d'ailleurs l'avis des européens.

Tous les sondages sont clairs : Les citoyens européens ne veulent pas de l'adhésion de ce grand pays d'Asie Mineure à l'UE.
Ils voyent bien qu'il n'a rien à y faire.
Le simple respect de la Démocratie exigerait que nos dirigeants donnent rapidement un NON définitif à la Turquie.
Il vaut mieux une Turquie pas contente hors de l'UE, qu'une Turquie ne partageant ni notre histoire, ni nos valeurs dans l'UE !

Il ne tient qu'au premier parti politique français venu (UMP, PC, PC, Verts et UDF au moins présenteront des listes aux européennes de 2009, dans 9 mois) de promettre de demander à la Commission l'organisation d'un référendum européen sur la question.

Qui le ferait ?

Au acteurs politique n'aura se courage de demain se référendum.

J'espère qu'un des députés UMP se sacrifiera sur l'échafaud de l'Assemblée pour l'exiger mais bon il ne faut pas rêver.

"Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l'est pas."

Les militants UMP, grâce auxquels fût élu celui qui leur enfonça Lisbonne dans les fesses n'ont qu'à cesser de pleurnicher et se prendre en charge et former un groupe de pression se donnant un obejctif politique précis, plutôt que celui de faire élire le meilleur porteur de cravate du lot, plutôt que de compter sur les apparatchiks désignés par les sbires du premier acteur de la manoeuvre pour faire le boulot à leur place.

Et dire que je croyais que c'était le communisme, cette fiction par laquelle chacun s'imagine vivre du travail d'autrui.

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