Des parlementaires européens critiquent la position commune sur le conflit en Géorgie
Graham Watson, président libéral-démocrate de l'ambitieux troisième groupe parlementaire au Parlement Européen (ALDE), choisit de se faire remarquer en soulignant la part de responsabilité du gouvernement géorgien dans le conflit que la position commune européenne choisit de ne pas mentionner.
Il souligne à fort juste titre que le fait que les citoyens géorgiens qui choisissent d'accepter l'offre de Moscou de passeports russes jouissent de bien meilleurs droits de circulation dans l'Union que ceux qui refusent la simple soumission à leur gouvernement, ce qui ne peut qu'inciter les citoyens géorgiens à une sympathie artificielle envers le gouvernement russe.
Force est ici de constater qu'après les affirmations relativement inhabituelles de Vladimir Poutine (et Dimitri Medvedev) selon lesquelles "la vérité serait du côté" des russes dans cette affaire, il est assez surprenant de voir le Conseil adopter une position plus conforme aux positions atlantistes habituelles que celle de l'ALDE.
Add. : Philippe de Villiers a lui aussi senti venir la bonne affaire et qualifie la décision européenne de "décision américaine".

Le sommet européen est également très critiqué en Grande-Bretagne en raison de l'absence de sanction contre la Russie. ce point de vue, que je partage, démontre une nouvelle fois les méfaits de la règle de l'unanimité qui empêche l'Europe de se doter d'une politique étrangère cohérente et l'oblige à protester tout en n'agissant pas ce qui fait bien rire les éditorialistes moscovites.
Rédigé par: valery | 03 septembre 2008 at 22:37