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06 juillet 2008

Une fausse excuse qui relance un vrai débat

A lire également ici.

Bagarre entre Trichet (Directeur de la Banque Centrale Européenne) et Sarkozy, qui préside actuellement l'Union au titre de la France, sur le rélévement des taux de la banque centrale européenne (BCE)..

Il y a quelques jours, le premier a fait procéder a  l'augmentation de son principal taux directeur d'un quart de point pour aller à 4,25%.

Cela veut dire pour simplifier qu'une entreprise de la zone euro qui veut emprunter de l'argentr paiera donc un peu plus cher son crédit.Cela a des conséquences:Un peu moins d'investissement pour les sociétés, un peu moins de demande donc, des exportations qui pourraient êtgre affectées (mais l'Euro est déjà cher donc il n'est pas sur que quelque chose survienne sérieusement à ce sujet) et donc normalement un ralentissement voire un arrêt (mais là faut pas rêver) de la hausse des prix.La BCE, comme la Banque d'Angleterre ou la réserve fédérale des USA et même le Japon, où l'inflation est modérée,constatent que la tendance inflationniste se poursuit. La hausse dont il est question ici vise donc ralentir la machine à augmenter les prix dans une zone euro où les salaires ne suivent pas (le coût moyen de l'heure de travail-revenu direct et contribution sociales- est même en baisse).

Cette hausse, modérée, ne devrait durer sans doute que quelques mois et la banque centrale devrait baisser à nouveau le loyer de l'argent à la fin de l'été.C'est le moment alors que l'emploi repart en Europe (mais pas en France où le chomage augmente) de procéder à ce petit stop (la hausse, faible, est plus préventive qu'autre chose) à la vie chére.

Rien que du logique et comme l'a dit Trichet, bénéficiera sans doute aux foyers les plus modestes, premiéres victime des hausses de prix.

Mais Sarkozy ne l'entend pas de cette oreille.Avec des hausses de prix supérieures à celle de la moyenne de la zone euro, une dette qui lui a valu de se faire taper sur les doigts par l'Europe une nouvelle fois vendredi dernier, un chômage à la hausse, le président veut faire croire que pas plus que pour la libération de Bétancourt, il n'y est pour quelque chose dans les difficultés du pays.Haro donc devant l'UMP sur la banque centrale, dont la hausse est critiquée par le président qui affirme qu'elle va pénaliser l'économie et ralentir les exportations,qui se portent pourtant pas mal, malgré le coût de l'euro et détuire la croissance française.Il est vrai que le président continue à affirmer que cette derniére sera de 3% cette année alors que les instituts internationaux penchent plutôt pour moins de 2%, avant la hausse décriée.Sarkozy essaie peut-être de se défausser d'une politique économique qui n'apporte rien pour l'instant...

Mais au-delà de ça, indirectement, l'interpellation du président du pays qui dirige l'Union Européenne pose une vrai question: Est-il normal que le responsable politique de l'UE ne soit pas habilité à agir autrement que par déclarations sur la Banque Centrale? Est-ce souhaitable qu'il le fasse, sachant qu'il peut aussi utiliser cet outil à court terme, pour de simples ambitions e besoins du moment? La question n'est certes pas nouvelle, même si elle a été dans un premier temps tranchée par Maastricht.

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Voici les sites qui parlent de Une fausse excuse qui relance un vrai débat:

Commentaires

Vous dites l'essentiel : le revenu moyen net du travailleur est en baisse alors que les prix augmentent.

Cette équation n'est pas ce qu'on peut rêver de mieux pour inciter les citoyens à prendre des initiatives en faveur de la croissance.

Sarkozy sur l'Euro; agit comme avec Betancourt, lorsqu'il n'a pas le pouvoir ou les cartes entre les mains (la sphère sud-américaine est sons influence Etats-Uniennes et dans une certaine mesure Espagnole) il engage toutes les pistes possibles (Uribe, Bush, Zapatero, Chavez, Kirchner, etc.), et fait pression par toutes les extrémités en prenant l'opinion publique à témoin.
C'est de la stratégie pure et simple, quand l'objectif est hors d'atteinte on fait pression par tous les moyens dans l'attente d'une réaction en face, enchaînant sur une nouvelle configuration.
Il ne m'étonnerait pas qu'il fasse une remarque lors de ce G8 sur les politiques monétaires de la Chine et des US.

Globalement, je préfère un mec qui agit que l'observateur ricanant journalistique qui dit que de toute façon c'est foutu.
C'est vrai que la culture franchouille accorde le prix de la sagesse au second, mais on n'élit pas des journalistes ni des gouverneurs de Banque centrale...

Enore une fois, pareil que sur Politoblog.
Je vous signale que ce n'est pas une bagarre Sarko-Trichet mais Peer Steinbrueck, Ministre des finances allemands, a aussi mis en garde la BCE sur les effets négatifs sur la croissance en zone euro d'une montée des taux d'intérêts.
Bloomberg

Quant à la décision de Trichet, il a bien mis en garde les syndicats de ne pas utiliser l'inflation pour demander des augmentation de salaires (sic) car cette hausse des taux d'intérêts pourraient ne pas se confirmer dans les prochaines échéances.
On voit bien là sa ferme volonté de défendre le travailleur/consommateur...
"Underlining the argument that the move was more of a one-time gesture than the beginning of a trend, he repeated a warning to unions not to use inflation as a pretext to demand steep wage increases."
Source New York Times

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