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« Pour le MEDEF : "La lutte contre l'inflation est prioritaire" | Accueil | Pluri-annualité et politique européenne de la France »

09 juillet 2008

Une certaine conception du social

La Commission Européenne semble décidée à émettre quelques propositions destinées à taxer le transport routier. L'idée est d'autant plus intéressante qu'elle est, de prime abord, conforme aux conclusions des théories économiques dominantes.

J'avoue cependant avoir du mal à comprendre pourquoi Bruxelles semble à cette heure souhaiter moduler la taxe notamment en fonction de l'heure à laquelle rouleraient les camions, et notamment, offrir des réductions pour les camions qui rouleraient la nuit : l'Union souhaite-t-elle donc inciter les employeurs à faire travailler les camionneurs la nuit plutôt que le jour ? Ce serait bien la première fois que la collectivité subventionnerait le travail de nuit !

J'observe par ailleurs qu'historiquement, la taxe sur l'essence avait semblé un bon moyen de taxer le transport routier. Quelle pourrait donc être l'intérêt de rajouter un premier dispositif fiscal au premier ? L'un ne pourrait-il donc se substituer à l'autre ?

Add. : Rien à voir : Quelqu'un a vu Javier Solana, le haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune de l'Union ?

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Voici les sites qui parlent de Une certaine conception du social:

Commentaires

Comme toutes les machines bureaucratiques, la Commission n'est bonne qu'à créer de la fiscalité...

Si tel est bien le cas, en l'espèce, elle cherche à le compenser en permettant aux entreprises de gagner en productivité en dégradant les conditions de travail de leurs salariés. Mais bon : s'il y a bien un consensus européen gauche-droite, c'est bien celui selon lequel augmenter la pression fiscale doit idéalement s'accompagner de la création de meilleures perspectives de profit pour les entreprises.

Ce que cela donne surtout à penser, c'est qu'elle lutte contre des moulins à vent.
De toute façon, le prix des carburants ne va pas baisser, ce qui réorientera sur le fond les moyens d'acheminement (passage au ferroviaire) et les conditions de la concurrence (mise en valeur, enfin, des productions locales).
[Bye aux tomates hollandaises et aux fraises espagnoles, ce qui ne gênera pas grand-monde vu que nos risquons de nous diriger vers des produits de saisons et de meilleure qualité]

De toute façon, cela montre la vue courte de l'administration européenne, et il ne peut en être autrement, si elle voulait agir sur des leviers plus structurels, elle ne peut le faire seul et est obligé d'en passer par le politique.

Ce paquet de mesures me semble plutôt aller dans le bon sens.

En ce qui concerne des tarifs plus incitatifs la nuit pour les camions, je n'ai pas vu ceci dans les textes que j'ai parcouru suite à ton post : où as-tu eu cette information ?

Dans l'absolu il me semble que faire circuler les camions aux heures creuses est meilleur du point de vue de la réduction des accidents et de la fluidité du trafic (un camion qui roule au pas dans un embouteillage ne pollue-t-il pas significativement ?). Notons qu'à Paris les poids lourds ne circulent déjà que la nuit.

Notons que des mesures concernant les trains sont également prises (pour réduire par exemple leur bruit sur les nouveaux wagons, ce qui permettrait justement à un trafic de nuit accru à proximité des agglomérations).

Valéry : heu... j'ai hélas perdu la trace de ma source : de mémoire, il s'agissait de la réaction des syndicats européens de conducteurs routiers évoquant de simples intentions énoncées en réunion (donc, de simples propositions).

Propositions qui, je l'espère, n'atteindront jamais le stade formalisé.

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