L'auto-évaluation par l'industrie prise en faute, puis en récidive
Qui s'en étonnera ? L'on savait déjà depuis 2003 que 76% des équipements électroniques vendus dans l'Union ne respectaient pas les normes environnementales relatives. Ce taux est monté à 88% en 2006.
En Europe, l'industrie est en fait chargée d'évaluer et certifier elle-même la conformité de ses produits aux normes européennes. Puisque l'on savait déjà en 2003 que l'immense majorité des produits prétendument auto-certifiés n'auraient pu l'être s'ils avaient été sérieusement évalués, et puisqu'aucune réaction européenne n'a eu lieu après ce constat, il était logique que l'industrie constate que les règles du marché unique avantageaient les fraudeurs, et donc, se comportent de plus en plus souvent comme tels.
En attendant l'auto-évaluation par l'industrie du pourcentage d'OGM dans les produits alimentaires, on repensera alors à la portée réelle de règlements comme REACH, reposant, eux aussi, sur l'auto-évaluation.

Voilà un beau combat pour montrer que l'Europe politique est à construire, et que l'Europe technocratique bien que nécessaire n'est pas suffisante, car incapable de faire respecter ses injonctions.
Rédigé par: thierryl | 13 juillet 2008 at 01:40