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13 juin 2008

Commentaires

Bertrand de Beaumont

C'est une excellente nouvelle ! L'Union Européenne ressemble de plus en plus à une dictature qui piétine la volonté populaire.
Heureusement, les Irlandais ont eu droit à la parole. Les autres peuples en ont été privés.
On veut bien faire le bonheur du peuple, mais on ne va tout de même pas lui demander son avis !
Un grand merci aux Irlandais !

Gus

Restent le plan A+ d'Onesta, et le plan B de la Commission.

Un passant

"Le traité est donc rejeté" ... hum politiquement c'est bien ce qui s'est passé, mais juridiquement ce n'était pas la question posée au peuple d'Irlande : il s'agissait de modification constitutionnelle, ce qui est rejeté ce n'est pas le traité, c'est la modification constitutionnelle autorisant la ratification du traité.

thierryl

Mouais, si le non de la France et des Pays-Bas, pays infiniment plus influents par leur position géographique et leur économie en Europe que l'Irlande n'ont réussi qu'à freiner sur 2 années la mise en exercice du traité... Bah je ne vois que quelques semaines de freinage pour le non irlandais.
Il suffit de dire que l'Irlande a manifesté le souhait de négocier un statut à part et qu'elle n'aura au mieux qu'un siège d'observateur pur au congrès des chefs de gouvernements. Puis de leur faire entériner cette volonté de faire bande à part par un deuxième référendum.
Je suis un peu désolé pour les irlandais de Dublin, mais bon, au fond, beaucoup de gens trouveront cela ridicule et guignolesque mais c'était en effet bien plus grave lorsque deux pays d'importance dans l'Europe continentale, signataires de l'espace de Shengen disaient non par référendum.

thierryl

Ce n'est pas le référendum qui est en cause, mais l'irresponsabilisation de la réponse oui ou non.
Le oui est à peine responsable, et le non n'engage à rien. Celui qui ne s'engage à rien ne devrait plus disposer des mêmes bénéfices de son statut européen sur le traité engagé, car c'est bien trop facile de profiter de l'effet collectif sans participer ne serait-ce que moralement à la vision d'ensemble.
Il faut switcher l'Europe du mode pasif au mode actif.

Gus

Par exemple en demandant au prochain Parlement Européen de repartir du constat de Laeken et proposer une autre solution que la réponse sans réel rapport avec la question fournie par la bande à Giscard ?

Flupke

Thuriféraires de la jet-set politique ne vous désolez pas car :
L’ineffable Jouyet va faire diligence pour vous consoler.
sur : http://www.lemond...ptes_1057657_3214.html#ens_id=1032345
« En cas de victoire du "non", il faudrait trouver un "arrangement juridique" entre l'Irlande et les 26 autres membres de l'UE, a estimé vendredi le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. »
NB : ancien élève de l'ENA, promotion Voltaire (1980).
Quand ils ne mènent pas une banque ou une entreprise vers la ruine, ces gens de l’oligarchie magouillent contre le peuple avec l’insolence des petits marquis !!!
Un crétin de noniste

Dg

"le non n'engage à rien. Celui qui ne s'engage à rien ne devrait plus disposer des mêmes bénéfices de son statut européen sur le traité engagé, car c'est bien trop facile de profiter de l'effet collectif sans participer ne serait-ce que moralement à la vision d'ensemble."

Tiens, c'est une bonne idée. Dans la même logique, pourrait t'on à l'occasion d'autres consultations démocratiques être exemptés des mesures prises par le camp gagnant.
Parce que personnellement , une idée aussi intelligente me donne envie de la voir appliquée pour les dernières élections françaises. Je ne me suis absolument pas "engagée" pour dire oui à Sarkozi !

Dg

Que l'on tourne le problème dans un sens ou dans l'autre, c'est comme au niveau d'une politique nationale, impossible de mettre tout le monde d'accord. Personne ne partage les mêmes intérêts. Pourquoi donc demander aux uns plutôt qu'aux autres d'y renoncer ? Les clauses d'exceptions le montrent singulièrement . Pourrait on simplement en ce cas ne faire avancer que ce qui est admis de tous. Qui avance lentement avance sûrement.
Et puis surtout, laisser aux populations le droit de se déterminer, simultanément si cela est signifiant d'un intérêt commun à le faire . Parce qu'une majorité parlementaire nationale n'est pas élue spécifiquement pour les positions qu'elle défendra à l'égard de l'Europe. Les attentes nationales dont elle est dépositaire ne vont pas forcément dans le même sens de ce qui se décide à Bruxelles. La preuve en est, parmi tout ces mécontentements actuels, s'en trouvent certainement qui ont mis cette majorité en place...

Flupke

"le non n'engage à rien. Celui qui ne s'engage à rien ne devrait plus disposer des mêmes bénéfices de son statut européen sur le traité engagé, car c'est bien trop facile de profiter de l'effet collectif sans participer ne serait-ce que moralement à la vision d'ensemble."

On copie Marc Blondel qui disait cela des non syndiqués ... paroles ...paroles

On "bénéficie" en effet de l'effet "passage franc-euro" sur la valse des étiquettes et de l'effet "euro fort" sur le baril de pétrole payé avec le "dollar faible".
On bénéficie "vachement".

Que vive la pseudo-concurrence basée sur les ententes ! la concurrence non faussée c'est pas pour demain, dans une autre vie probablement ...au Paradis c'est sûr !!!

le crétin noniste

Gus

"Pourrait on simplement en ce cas ne faire avancer que ce qui est admis de tous. Qui avance lentement avance sûrement."

Dg: le problème avec votre approche est que les politiciens ont leur propre agenda dont se contrefout l'opinion : par exemple, la création de postes prestigieux, les règles institutionnelles, la création de nouveaux fromages à squatter, etc.

Regardez le TCE : un bon constat, auquel on fournit en guise de réponse une réforme institutionnelle : l'exemple-type d'un agenda fixé par la classe politique par elle-même et pour elle-même. Vous me direz : après tout, les citoyens de l'union n'attendaient peut-être rien d'autre ? Dans ce cas, la question qui se pose est de savoir quel était l'intérêt de faire un traité, surtout "pseudo-constitutionnel".

club-cordelier

Dans la série " les mystères du NON", une série de ééclarations dans le Financial Times :
http://blogs.ft.com/brusselsblog/2008/06/no-camp-insists-victory-is-not-a-eurospectic-message-at-all/
"the No campaigners are ecstatic. But they are not depicting their victory as a defeat for the EU - far from it. “this is not a eurosceptic message at all”". Declan Ganley, le milliardaire de Libertas a déclaré à la radio irlandaise : “We want to be at the heart of Europe, but it’s got to be accountable to the will of its citizens.” Ensuite il propose quelques discussions avec Bruxelles, comme par exemple, que l'Irlande garde son commissaire, ce qui n'était plus automatique avec le traité de Lisbonne, ou encore de changer l'équilibre des votes selon la taille des pays qu'avait prévu Lisbonne... Ce qui fait dire au journaliste rappelant les mâles déclarations polonaises au moment de la négocciation du traité enjuin 2007 ("la racine carrée ou la mort" sur le même suje) :"What will it be this time? “The distance formula in Cartesian co-ordinates, or we’re off”?"
A rapprocher des déclarations de Mary-Lou Mac Donald, dirigeante du Sinn Fein, qui, elle, en votant non, a déclaré souhaiter que le gouvernement irlandais négocie un meilleur accord avec Bruxelles... sur la neutralité par exemple.
Donc, en gros, si les 26 continuent à ratifier, les principaux ténors du non irmandais ont déjà posé le prix de leur oui éventuel... Opt out !
Nonisme, quand tu nous tiens...

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