Trois cinquièmes
François Hollande nous remémore fort opportunément aujourd'hui que "...on a besoin de l'apport de la gauche pour faire voter la réforme constitutionnelle" et que "le président de la République et le gouvernement ne peuvent pas faire passer la réforme sans une majorité des 3/5eme" du Parlement."
A supposer, comme nous l'expliquait récemment la Commission Européenne, que le traité de Lisbonne ou, plus exactement, le procotole annexe relatif aux services "d'intérêt général" mène à la soumission aux règles du marché intérieur de certains services publics locaux, il sera toujours temps de remémorer aux dirigeants du parti socialiste de 2007-2008, à peu près tous candidats au post de François Hollande, cette évidence à l'occasion des prochaines échéances électorales. On se souviendra à ce sujet avec profit de Ségolène Royal nous expliquant que si par malheur le Traité Constitutionnel n'était pas voté, elle serait sans doute obligé de privatiser les cantines scolaires : l'histoire lui donnerait alors raison de bien curieuse manière.

Tu veux dire lui donnerait raison sur la deuxième partie de sa proposition uniquement, l'adoption du TCE ne changeant rien à la nécessaire privatisation.
Ergo, il se révèlerait qu'elle a menti, ce qui ne serait en rien une surprise.
Rédigé par: edgar | le 06 mai 2008 à 11:26
Pour qu'elle ait menti, il aurait fallu qu'elle sache : je n'attribuerai pas à la malice ce qui peut tout aussi bien provenir d'un certain mélange d'ignorance et de foi si commun au Parti Socialiste.
Rédigé par: Gus | le 06 mai 2008 à 12:11