Traiter le cas des paradis fiscaux
Libération (et Le Monde) semblent trouver complexe le débat européen sur les paradis fiscaux. Sans doute le fait que la France soit un des protecteurs séculaires de (Add. : d'au moins[*]) deux d'entre eux (Andorre et Monaco) complique-t-il le côté purement français de l'affaire.
Il n'existe cependant pas de différence fondamentale entre un état voyou en général ou un paradis fiscal : les deux agissent de manière nuisible à l'intérêt de la très grande majorité des autres pays et donc, des peuples. Mais il existe une mesure très simple à prendre contre un paradis fiscal, comme le signalait déjà le très ancien rapport du Parlement (français) sur le sujet : rendre les transactions financières en provenance de ou à destination d'un paradis fiscal illégales et donc nulles. Ce qui pourrait être très vite fait.
On objectera que la nullité des transactions financières réalisées avec tel paradis fiscal peut se contourner : certes, mais cela a un coût, coût nuisible à la rentabilité de l'investissement que réalise celui qui décide de mettre son argent dans un paradis fiscal. Le meilleur moyen de dissuader nos concitoyens de courir le risque de mettre leur argent dans ces micro-états est tout simplement d'augmenter le risque qu'ils courrent tout en réduisant le bénéfice qu'ils peuvent escompter ce faisant.
[*] Voir 1er commentaire de Raveline, etc.

Trois : en plus d'Andorre et Monaco, on peut compter Wallis et Futuna.
Rédigé par: Raveline | le 29 février 2008 à 11:19
Merci de cette excellente remarque, Raveline.
Peut-on selon vous compter aussi Saint-Barth ?
Rédigé par: Gus | le 29 février 2008 à 12:15