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28 janvier 2008

We want our money back

Le Parlement britannique est décidemment d'humeur chafouine sur les questions européennes et s'interroge sur la pertinence de consentir à bien vouloir payer 20% du budget récemment quintuplé de Galileo. Poussé dans ses retranchements, le gouvernement déclare :

Despite the uncertainties about the overall level of benefits that Galileo might deliver it would be entirely wrong to ignore the real direct benefits... for the UK from the likely growth in satellite navigation applications that will result from the deployment of Galileo operating alongside GPS... no blocking minority against the [funding plans] could have been sustained... a number of member states were aligning themselves with a potential-blocking minority only in order to pursue industrial interests... [But even so] The Government supports qualified majority voting; it has allowed us to unlock decision making and promote a number of the UK's priorities...

Autrement dit : puisqu'il n'existait aucune possibilité d'obtenir sur ce sujet une minorité de blocage susceptible de bloquer le processus, mieux valait pour la Grande-Bretagne faire bonne figure et essayer de retirer le maximum d'une décision qu'elle se faisait imposer.

Voir la réponse complète du gouvernement britannique ici.

NB: Etant tenue dans le cadre des règles de gouvernance imposées sous Tony Blair à une certaine norme d'évolution des dépenses et anticipant de devoir répondre au Parlement des dépenses imprévues provoquées par Galileo, l'administration britannique de la recherche annonce son retrait de différents programmes internationaux au premier rang desquel le programme astronomique Gemini.

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Voici les sites qui parlent de We want our money back:

Commentaires

le rapport que vous citez opportunément est intéressant à plus d'un titre. Notamment par le souci- très normal- des autorités britannique de ne pas voir dépassée l'enveloppe financière fixée. Mais le rapport se plaint (§4) des retards de 5 années enregistrés...Sans mentionner qu'une bonne partie de ce retard provient de l'obstination, britannique justement, à voir financer le projet par des fonds exclusivement privés...Ce n'est qu'après que le privé ait apporté la preuve de son inaptitude à financer les importants crédits de R et D nécessaires, que la Commission s'est résignée à sauter le pas du financement sur crédits propres du budget européen...So British!!

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