La BCE s'inquiète de possibles hausses des salaires dans l'Union
En termes fort élégants, Jean-Claude Trichet, Président de la Banque Centrale Européenne, tout en cédant aux demandes des marchés financiers de maintenir inchangé son principal taux directeur malgré une inflation record, a cependant tenu à exprimer toute l'inquiétude que lui inspirait de possibles augmentations des revenus du travail, salaires et pensions dans l'Union.
En considérant que cet arbitrage de la Banque Centrale favorise les investisseurs imprudents, qui peuvent ainsi se refinancer à peu de frais, au détriment des épargnants, qui perdent la possibilité d'employer leurs liquidités pour investir à des niveaux raisonnables dans les actifs européens, il devient aisé pour l'épargnant de comprendre que ce n'est qu'en soutenant les revendications des ménages, salariés et pensionnés, qu'il convaincra la Banque Centrale Européenne de bien vouloir s'en tenir aux missions que lui donnent les traités européens, à savoir, la défense de la monnaie et de l'épargne.

La fameuse inflation de second tour...Je crains que Monsieur Trichet ne soit le seul salarié à se soucier d'une hausse des salaires..
Rédigé par: frednetick | le 16 janvier 2008 à 00:53
Il a pourtant reçu le prix de l'homme de l'année 2007 du Financial Times ! Ca se conçoit : l'inflation est ce qui ronge les pensions des retraités et conforte les revenus du capital contre les revenus du travail.
Moi, franchement, il y aurait alignement des salaires et des pensions sur l'inflation et relèvement des taux d'intérêts de la BCE dans le cadre de sa mission de lutte contre l'inflation, ça m'irait très bien.
Rédigé par: Gus | le 16 janvier 2008 à 07:15