Embarras autour des bio-carburants
L'opinion publique européenne s'est révélée étonamment prompte à s'approprier les arguments des Verts européens dénonçant la promotion active des bio-carburants, fort en vogue il y a seize mois à peine, comme susceptible de causer des famines, des hausses vertigineuses du coût des aliments de base, des déforestations massives, voire, et c'est bien là le moindre des maux, un recours systématiques aux pesticides et aux OGMs sur d'immenses étendues agricoles (et les risques d'empoisonnement des sols et des eaux qui en découlent). Ce retournement rapide d'une opinion publique d'un demi-milliard de citoyens, devrait d'ailleurs inciter ceux qui pensent que les Verts n'ont plus à rien à dire puisque tout le monde parle d'écologie à réfléchir : il en va ici de l'écologie comme de sa cousine l'économie : n'importe qui peut effectivement en parler : quand à convaincre, et surtout quand à convaincre un auditoire large, attentif et critique, c'est une autre affaire. Et s'il s'agissait de la seule leçon à retenir de l'échec du TCE ? Mais je m'égare..
Nul homme politique ne s'affiche désormais plus s'émerveillant des miracles de l'éthanol brésilien, du palmier à huile ou des colzas, sojas et maïs OGMs. Au grand désespoir de leurs promoteurs, les voitures "écologiques" construites pour rouler avec 85% d'éthanol ne font guère recette, même si, pour le calcul de CO2 rejeté dans l'atmosphère, il reste toujours considéré qu'un agro-carburant ne produit pas de CO2 alors même que la théorie sous-jacente semble de plus en plus contestée par les scientifiques. Autrement dit, si vous souhaitez acheter un gros 4x4 et éviter les éco-taxes, choisissez bien la motorisation E85, celle qui carbure à 85% de tortillas que les pauvres, du coup, n'auront pas. Que voulez-vous : jusqu'à présent, le Tiers Monde se contentait de son bol de riz et tout allait bien : maintenant qu'il a les moyens de mettre un peu de poulet dans son riz, on constate qu'il faut donner sept kilos de riz à un poussin pour qu'il puisse permettre de devenir un bon kilo de viande. Et ainsi s'accroit vertigineusement la demande en produits alimentaires de base, laquelle pousse à la hausse tout ce qui se fabrique avec. En bout le chaine, la hausse des prix agricoles met les plus pauvres, notamment en zone urbaine ou péri-urbaine, en situation de ne plus pouvoir se payer le minimum absolument nécessaire pour vivre.
La Commission Européenne est donc bien embarassée, puisque ses grands calculs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en Europe comptaient beaucoup sur ces fameux agro-carburants, dont la promotion récente aura hélas révélé la tension sur les marchés agricoles provoquée par le developpement. Pire encore (à ses yeux), les marchandages de Doha, et notamment, les parties négociées avec les états émergents grands producteurs d'agro-carburants incluaient, évidemment, de belles perspectives de marché en europe pour justemment lesdits agro-carburants, garanties par la promotion active du bio-carburant comme réponse indolore et proportionnée au risque de réchauffement climatique catastrophique annoncé.
Et donc, pour sauver Doha III ou IV je ne sais même plus, il faut sauver les bio-carburants en Europe, contre l'opinion publique s'il le faut, même si les pauvres (d'ailleurs) doivent en crever, puisque le bien commun en dépend (c'est à dire que les survivants au désastre vivront mieux que si que les victimes avaient survécu, ceci justifiant la poursuite active du désastre).
Vous l'aurez compris, sauver les bio-carburants sera difficile. C'est pourquoi le dossier a été confié à la Direction Générale de l'Environnement de la Commission Européenne, bien connue pour son zèle règlementeur, héroïne de la défense du bien-être animal et grande édictrice de normes s'imposant à quiconque prétendrait toucher des aides européennes pour l'agriculture. Sans surprise, on découvre dans les documents de travail mystérieusement tombés entre les mains des associations écologistes que, pour faire bref, il faudrait s'assurer que les bio-carburants proviennent de sources renouvelables et éthiques pour les compter effectivement comme participant aux objectifs européens. Bien entendu, la vérification de la conformité d'une marchandise livrée auxdits critères relèvera de la responsabilité des administrations du pays exportateur. On peut cependant craindre que des violations flagrantes et manifestes de ces critères (déforestation constatée par satellite, conditions de travail trop évidemment éloignées des normes à respecter) puissent faire l'objet de sanctions. Restant à définir. Ho, et, pour mémoire, jamais par le passé l'Union n'a demandé de sanctions pour de tels motifs.
Et ce, pour une raison simple : les règles générales de l'OMC ne le permettent pas, car de tels critères sont "trop arbitraires". Autrement dit, la seule chance que les "généreuses intentions" de la Commission soient suivies d'effet soient que Doha ne soit finalement pas signé. Et la Commission Européenne le sait fort bien, étant donné les liens étroits entre elle et l'OMC. Et puisque nous savons que la Direction Générale au Commerce fera tout pour que Doha soit signé, quoi que fasse la Direction Générale à l'Environnement sera nul et non avenu.
Remarquez, ça doit occupper les crânes d'oeuf de Bruxelles, la quadrature du cercle.

Bonjour,
Je suis pour les biocarburants passifs, c'est à dire ceux où on a un compromis entre la terre, l'homme et la production et/ou le gain. Néanmois, il y a une grand mayorité non seulement scientifique reticente à un engouement aveugle du type Brésil, USA ou Indonesie. C'est dans cette direction où il faudrait tôt ou tard y arriver. Les causes sont très simples et invariables: le coût du pétrole et sa raréfaction. Pour faire façe il faut des alternatives crédibles. Aujourd'hui nous pouvons entre autres faire de l'éthanol et du biodiesel. Personne n'est parle des enormes possibilités de la Jatropha ou des algues sans dire du HVP en utilisation directe. Tous ces graines ou matière prime non comestibles. La Jatropha est très rentables à court terme: 3 ans avant pleine recolte et 40 ans de vie minimum Elle enrichie la terre et pousse dans les seuls pauvres. Bien évidement la force commercial des USA, avec ses lobbies qu'arracent avec ses lois des marchés...et ses OGM qui forment parti de la course. Les USA vieux artificier du traité du Doha, jouent un rôle fondamental pour l'echiquier mondiale. D'un coté ils sont 10 millions de Km2, avec des "reseves" pour produire des agrocarburants considérables.Vastes pleines en friche. Pareil pour le Brésil et autres grands pays agricoles. La saufgarde du patrimoine mondial est donc de l'essort de ces pays et quoi qu'il en soit il sera très difficile de les survellés de près. Cela est monaie courrante car les pays comme l' Afganistan et ses pavots ou la coca en Colombie ou le cannabis au Marroc. Qui fait quoi? C'est un drame avec de grand complices qu'il faudrait bien sûr jugé mais cela represente tellement d'argent qu'ils peuvent acheter plus d'un président .....Il y a tout de même la politique internationale pouvant exercer des "amandes" pour le non respect général d'une production mise à l'exportation.Je parle d'un objet fabriqué on ne sait pas comme. Le barème doit existe comme pour les autres choses. Si aujourd'hui la Chine où l'Inde ne respectent pas ou il ne veulent surtout pas le faire avec l'aval de lasacrossainte croissance, alors là on va direct à la catastrophe. c'est déjà le càs.
Les biocarburants peuvent exister dans la mesure où les pays producteurs s'engagent à respecter l'éthique. Si Prolea en France produit du Diester en dissant est en provenence du tournesol et du colza et qu'il s'avere (par accident) qu'ils importent des milliers des tonnes des OGM depuis l'Argentine parce que un de ses associés est Bungue, alors là il y a faute grave et le gouv français ou autres doivent réagir, mais hélàs ce n'est pas le cas.C'est un lobby puissant et font "travailler" le monde agricole qu'eux vivent de la PAC payer par les européens etc, etc. Donc le travail" éthique et équitable" doit commencer par ici! Malheuresement ce n'est pas le càs ni pour les bio's ni pour les autres denres diverses . Et si on enfonce le clou, la France devrait payer de chiffres astronomiques pour leur état des sols, celui des eaux et de l'air. Mais l'hypocrésie est de mise aussi dans les pays soit dissant les plus avancés car la pollution est de mise bien avant les agrocarburants.
L'UE doit donc revoir sa formule, sa Constitution et ses acteurs-representant car il y a là matière à revolution!
L'aide que la UE peut apporter en réalité elle peut le faire presque avec les yeux fermés envers l'Afrique. Une aide pour chassé les dictateurs ou lieu de les inviter à discuter et à manger moyenant un chèque. La pute de la république, qui est?, Une aide pour le developpement, une aide pour le commerce car où ils sont les pays le plus exploités au monde? Les plus pauvres, les plus deshérités. Cela fait peut être beaucoup, sans doute, mais l'existence d'une bonne partie de notre continent, de notre civilisation dépend de cette entente et non d'un aussi minable résultat comme à la conférence UE-Afrique que vient de se tenir au Portugal. Cela fait pitié pour l'UE que les africains l'enfligent une pareil claque, une "moralité" de cette ordre au grand patron. Donc, ne nous égarons pas, la balle est toujours dans le camps de l'UE et dépuis de siècles. A eux, les décideurs "uniques" de créer une demarche credible et non unilateral. Une politique où de l'autre coté de la Mediterranée, comme ailleurs aussi,on pourraît faire des
biocarburants sans tromper sans detruire sans voler, sans imposser. Avec une logique du libre commerce on tenant compte des aléas de chacun, comme dans une famille, tout court Et pour tout cela il faut ouvrir l'oeil, tous sans retard ouvront les yeux de l'europe car c'est une chose qui n'est pas fait aujourd'hui. C'est n'est pas la faute à Barroso ou a Lamy C'est pluriel. C'est nous c'est l'envie d'une nouvelle page, d'une ére nouvelle.
Rédigé par: MAESTRI | 11 décembre 2007 at 09:49
Sans y avoir trop réfléchi ni avoir consulté des personnes réellement compétentes, j'aime bien distinguer d'un côté les "agro-carburants", issus d'une agriculture explicitement destinée à la production de substituts des hydrocarbures aux "bio-carburants", issus d'un meilleur recyclage des sous-produits de l'activité humaine et biologique ordinaire.
Même au sein des agro-carburants, il y aurait en effet à en dire, en sortant d'un strict débat sur la production de carburants pour parler de la production alimentaire : l'un des enjeux de l'agriculture, désormais, est de parvenir à exploiter des sols semi-arides, dans lesquels les cultures traditionnelles sont inapplicables. Pour l'exploitation de ces sols, la vigne (hé oui !), le jatropha, sont des hypothèses qu'il ne faut effectivement pas négliger, la vigne , à la différence du jatropha, ayant l'immense avantage de produire des produits notoirement comestibles, donc, susceptibles de contribuer également à nourrir les hommes et pas seulement les bagnoles.
Je crains effectivement par ailleurs que la recherche ne soit financièrement incitée à s'orienter vers la recherche de plantes brevetables (OGMs, donc), inemployables à des fins alimentaires, et donc, susceptibles d'être exploitées à grands renforts de techniques chimiques destructrices pour les sols : d'où mon opinion selon laquelle des cultures plus traditionnelles, telles certaines cultures arboricoles millénaires parmi lesquelles l'arganier, l'olivier, la vigne, l'arbousier, malgré leurs faibles rendements, sont susceptibles d'être pratiquées sur des sols inaptes à d'autres usages d'une part, et permettent d'envisager la production de denrées alimentaires paradoxalement devenues précieuses dans un monde qui se croit, à tort, de plus en plus riche.
Rédigé par: Gus | 11 décembre 2007 at 11:09
la mise en valeur des ressources de la terre a ete a l'origine du grand desequilibre des ecosystemes. Il s'en est suivi un envi fou de mettre a profit tout ce qui etait susceptible d'etre appele '' fruit de la recherche''.les politiques d'industrialisation n'etaient pas d'avance sans consequences; mais les interets egoistes des grands etats capitalistes ont genere ce qu'il convient d'appeler l'axphysie collectif planetaire. aujoudhui ,a l'heure de la lutte contre la destruction de la couche d'ozone suite a des grandes emission de gaz a effet de serre; fruit de nos grandes innovations scientifiques d'hier,vous serrez entrain d'epiloguer sur les grandes panacees actualles du fleau de l'homme sur notre chere biosphere. Avez-vous deja pense aux folies avenirs; aux egoismes des materialistes, pire encore aux effets pervers de la MAFIA dans les abimes de l'argent insurmontable ?j'ai tres peur de vivre a l'avenir le fleau du desert...puisque meme les plus freles des herbes feront partie de la matiere premiere pour votre usine de bio...ou agro...carburant.
roscigalcitoyen@yahoo.fr
Rédigé par: ROSCIGAL | 08 septembre 2008 at 16:31