A nos lecteurs...
Publius n'est pas mort. Bien au contraire. Après l'acte 1, celui du referendum, l'acte 2, celui des hésitations post-referendaires et des approfondissements, le trois, celui d'une forme assez particulière d'insomnie, voici le quatre.
Un cycle s'est terminé, qui a été fort long : celui d'une période de ratifications, traités, constitution. Cela est - presque - derrière nous. Faut-il pour autant jeter l'éponge, en suivant un Bourlanges, lassé, ou ayant le sentiment de ne plus être utile dans cette phase ?
Non! Publius n'est pas Bourlanges ou Rocard. Publius aime l'Europe. Pas forcément l'Union Européenne sous toutes ses facettes actuelles (qui aime la moindre institution de manière globale, sans voir ses défauts ?). Mais le projet européen anime ce blog. Nous savons donc bien qu'il est toujours utile de parler d'Europe, et plus encore que jamais, d'en parler dans un espace neutre, agnostique, ouvert au débat et à la contradiction. De s'en nourrir.
Et voici la nouvelle phase. Ratification du nouveau traité. Débats parlementaires, on se croirait en 2004, la perspective d'un referendum en France en moins. Perspective qui n'est pas réjouissante. On ne sort pas de cette crise par le haut d'un point de vue démocratique, sur le principe. L'aurait-on pu ? Quels autres chemins l'Europe aurait-elle pu prendre ? Quels chemins devrait-elle prendre aujourd'hui ? Comment les engager ? Voilà des débats.
Revoici Publius, donc. De nouveaux auteurs nous ont rejoint, d'autres les rejoindront bientôt. La porte est grande ouverte aux contributions. Une nouvelle charte pour les auteurs est en cours de rédaction. Un processus d'intégration va voir le jour. Une organisation, ou quelque chose qui en tienne lieu, aussi. Publius est fort de centaines de billets écrits en trois ans, d'une bonne notoriété, d'une image, et, osons-le, d'une mission à remplir, qui n'existe pas tant que ça en ligne : celle d'une parole libre, d'un débat ouvert, qui ne soit pas celui d'euroenthousiastes supporters, ni d'eurosceptiques par principe, mais de citoyens intéressés par l'Europe, son actualité politique, ses conséquences. Le lieu d'un débat renseigné, où l'on fouille, où l'on prolonge ce qui se dit ailleurs, où l'on lie vers le reste, où l'on aide, par un concert de voix multiples, à se forger une opinion sur ce qui se passe chez nous, en Europe.
On envisage également, plus prosaïquement, un déménagement, ou, à tout le moins, un redesign.
Je déclare Publius relancé. Il n'y a plus qu'à. Que les bonnes volontés se manifestent : c'est heureux, vous verrez, d'écrire et de discuter ici.
Nicolas / versac

Voila une bonne nouvelle. Et au dela de mon soutien, je m'efforcerai de participer à ce qui me semble être une nouvelle page de notre civilisation européenne.
Rédigé par: Baruch Spinoza | le 19 décembre 2007 à 08:10
Bonne nouvelle. Vous avez gagné un lecteur, convaincu par l'Europe, et travaillant déjà quotidiennement avec elle :)
Rédigé par: Emmanuel | le 19 décembre 2007 à 09:01
Je profite de cette excellente nouvelle pour émettre un souhait : rendre éventuellement possible la mise en exergue en première page de vieux articles, par exemple, sur un thème d'actualité.
Par exemple, à l'heure où les avocats protestent contre la réforme du divorce, il serait tentant de mettre en avant un billet relatif au droit européen concernant les divorces, y compris entre français résidant en France :
http://publiusleuropeen.typepad.com/publius/2007/10/divorcer-dans-l.html
Rédigé par: Gus | le 19 décembre 2007 à 14:07
Et je remercie beaucoup Versac de m'avoir permis de rejoindre l'équipe rédactionnelle!
Et merci à Gus aussi!
Rédigé par: pierre catalan | le 20 décembre 2007 à 20:14
Bravo Nicolas et tous les autres,
Je suis un peu trop pris pour contribuer, mais je suis avec vous de tout coeur.
J'en profite pour soulever un sujet de fond: "Ou est en la blogosphère européenne?". Plus précisement, les relations et les débats entre les blogs se font-ils par dela les frontières nationales et linguistiques?
Le multilinguisme de l'Union Européenne peut être un de ses atouts, mais il semble qu'Internet n'ait pas encore trouvé le bon mode de fonctionnement pour l'exploiter.
Dans ce cadre, il serait intéressant que Publius crée un réseau avec d'autres blogs de reflexion sur la construction européenne en anglais, allemand, espagnol, italien, polonais ou néerlandais, chacun gardant sa propre langue.
Cela pourrait avoir sa place, parallèlement à plusieurs sites d'information comme CafeBabel. (http://www.cafebabel.com/fr/infos/networks.asp)
Rédigé par: XS | le 22 décembre 2007 à 16:21