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15 novembre 2007

L'Union n'est pas et ne sera pas une super-puissance

Il fallait s'y attendre.

La stupéfaction passée, Londres ne pouvait guère laisser passer les propos innattendus (à mes yeux du moins) de Nicolas Sarkozy exposant une vision à même de réconcilier les républicains de droite et de gauche, voire même, les communistes nationalistes autour d'une définition positive de l'Union.

Le plus amusant est sans doute que les défenseurs comme les plus vifs opposants à l'une ou l'autre de ces deux visions diamétralement opposées de l'Union semblent déterminés à soutenir le traité de Lisbonne. Alors que, manifestement, ni l'une ni l'autre des visions proposées n'est susceptible de se réaliser dans le cadre d'un Lisbonne ratifié, surtout en considérant ses protocoles additionnels (la "partie III" du TCE, escamotée avec Lisbonne mais toujours présente).

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Voici les sites qui parlent de L'Union n'est pas et ne sera pas une super-puissance:

Commentaires

On en revient au point de départ, chacun veut défendre ses propres intérets. Et ceux des britanniques sont bien différents de nôtres. Et cela se comprend. Mais rare sont les concessions de la part des britanniques...

Un point à noter : vous remarquerez, Etudiant, que la position disons, "anglaise" est de loin la plus sympathique aux yeux des fort discrets économistes (universitaires, s'entend), qui ne se précipitent guère pour défendre quelque vision classique de l'UE que ce soit (la deloriste, la socdem ou la sarkozyste). On ne m'ôtera pas de l'idée qu'il est bien plus aisé de défendre la vision disans "anglaise" de l'Union avec les conclusions de deux cent ans de sciences éco que la position "sarkozyste".

Il y a une part indéniable de poursuite de l'intérêt collectif dans la position "anglaise". Bien plus flagrante à mes yeux du moins que dans la position sarkozyste. Même si cette poursuite de l'intérêt collectif se fait effectivement au travers de l'encouragement de chacun à la poursuite de son intérêt individuel.

@Gus
La position des britanniques a toujours depuis leurs adhésions en 1973 été différente des autres pour défendre leurs intérêts.
Je comprend ton propos Gus, mais je vois pas bien dans les faits, ce que leurs propositions apportent de nouveau à part leur position libérale bien connue.
Sarkozy, certes défend là, surtout l'intérêt de la France mais on peut dire qu'il joue aux Anglais?!

De neuf, non, pas grand-chose. D'où mon "il fallait s'y attendre." . Mais, comme vous le dites fort justement, les raisons pour lesquelles le Royaume-Uni est entré dans l'Uhnion en 1973 avec le soutien net des membres de l'Union de l'époque n'ont guère varié depuis 1973. Mon sentiment est que le RU accepte simplement ici le rôle de porte-voix d'un bien plus vaste corpus que le seul RU, pour d'évidentes raisons de politique intérieure (le niveau historiquement bas de confiance dont bénéficie actuellement Gorbon Brown, par exemple) : Sarkozy sert ici de souffre-douleur à peu de frais.

C'est vrai qu'il y a nette différence depuis Brown que depuis Blair. Mais il ne s'est pas trop éloigné tout de même.
Leurs idéos peuvent avoit des ennemis mais ça marche toujours un peu... Cela va dans leurs sens.

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