Y aurait-il baleineau sous gravillon ? (parce que anguille sous roche...)
Michel Barnier (notre ministre de l'agriculture) s'est empressé de répondre aux affirmations enthousiastes de Peter Mandelson (notre commissaire européen au commerce) selon lequel un accord de principe existerait à cet instant à l'OMC.
Voilà de quoi ravir l'observateur passionné des ballets diplomatiques, qui feindra ici de s'étonner voir un ministre de l'agriculture français contredire le négociateur européen à l'OMC, révélant, à supposer que cela soit nécessaire, que la France est désormais très isolée en europe sur sa position extrèmement partisane au maintien des droits de douane à l'entrée des produits agricoles mondiaux sur le marché européen.
Mais la France fait ici bien peu de cas de l'intérêt de la très grande majorité des citoyens européens frappées de plein fouet par la hausse rapide des cours des produits agricoles de base, conséquence sans doute irréversible de la croissance économique rapide dans l'ensemble des pays en voie de developpement, laquelle accroit la demande mondiale en produits agricoles de base notamment pour l'alimentation du bétail. Il est aussi vrai qu'en faisant le choix parfois conscient de consacrer leur sol, ressource limitée par excellence, à d'autres activités économiques que l'agriculture, les nations les plus concernées ne font guère, somme toute, que ce que le bon sens économique leur invite à faire, à savoir, tirer le maximum des ressources dont elles disposent.

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