Des relations entre la Lybie, l'Union Européenne, et les autres pays proches de l'Union
Selon les propos rapportés par la presse de la Commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, «la Libye est le seul pays qui n'a pas d'accord cadre ou d'association avec l'Union européenne».
Que cela signifie-t-il exactement ?
L'Union souhaite depuis près de trente ans que les relations formelles, économiques et diplomatiques, qu'elle entretient avec les autres nations soient basées, non pas sur une politique étrangère et tous les petits arrangements entre puissants du moment qui en découlent avec toutes leurs conséquences pour les populations, mais sur un certain nombre de critères prétendant à l'objectivité, comme par exemple, le niveau de developpement des institutions, de respect des droits de l'homme, l'organisation régulière d'élections au suffrage universel et égal, etc. . Les familiers de la chose reconnaitront une certaine analogie avec les critères de Copenhague, qu'il convient de tenter de respecter lorsqu'en tant que nation on présente sa candidature à l'adhésion à l'Union.
La prétention à la transparence et le formalisme qui en est l'inévitable conséquence constitue le point-clé de la carte de visite de l'Union, (surtout depuis la chute des cabinets Cresson et Santer). Pour cette raison, la manière dont l'Union envisage d'établir des relations économiques ou diplomatiques avec une nation tierce se fait suivant un certain protocole et en passant par un certain nombre d'étapes identifiées et nommées selon une taxonomie à la hauteur de la précision nominaliste habituelle de l'administration bruxelloise.
L'étape habituelle à franchir, pour un pays comme la Lybie, est d'obtenir un de ces fameux accords d'association qu'évoquait la Commissaire Benita Ferrero-Waldner.
La plupart des nations par le passé obtenu de l'Union le bénéfice de tels accords ont du pour cela se plier à de nombreuses exigences européennes de démocratisation intérieure et de respect des droits de l'homme. C'est par exemple dans le cadre des négociations continuelles autour des accords européens que la Turquie a réformé son économie et ses institutions dans le sens habituellement souhaité par les citoyens de l'Union.
C'est donc en théorie en contrepartie d'engagements de réforme de ses institutions et de sa vie politique que la Lybie obtiendra le démarrage de négociations préalables à l'accord d'adhésion que semble souhaiter voir à terme émerger le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelrahman Chalgham.

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