REACH lu par la société civile
J'avais exposé il y a déjà un an mon scepticisme à la lecture du compromis entre socialistes et conservateurs au Parlement Européen autour de la directive du règlement REACH qui me semblait faire la part belle aux exigences de l'industrie européenne, et notamment, de l'industrie chimique franco-allemande. Alors que l'affaire Rhodia met en évidence quelques évidentes collusions entre l'administration européenne de la sulfureuse commission Santer et de grands acteurs industriels et financiers, progresse l'idée selon laquelle la présence quasi-permanente de représentants de ces grands industriels dans les couloirs de la commission et du parlement européen ne contribue guère à l'intérêt public dès lors que l'on hésite à traduire en termes strictement financiers les risques de santé publique (sans pour autant s'opposer à l'hypothèse d'une concurrence libre et non faussée sur les services de santé au sein du marché commun).
à l'heure où le WWF semble déterminé à relancer ce débat en Belgique, avec le soutien innattendu de quelques politiciens européens en vue du passage en seconde lecture au Parlement, votre serviteur se permet de s'interroger devant vous au sujet de la couverture que ce débat annoncé obtiendra ces prochains jours dans la presse généraliste française et allemande, surtout si on considère les autres raisons faisant que Rhodia fasse actuellement l'objet de l'attention de la presse.
(Note : un vigilant lecteur me signale, sur un sujet distinct mais connexe, un article signalant des informations que je n'ai pas pris le temps de vérifier signalant une intervention de la repression des fraudes chez un fabricant/distributeur de produits phytosanitaires et la parution prochaine d'un décret relatif : je suis preneur de plus d'informations à ce sujet)

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