Italie:Les forces en présence

Avant les résultats définitifs, petit tour du paysage politique Italien.
Avec 53,4% des voix contre 24,1% à la Maison des libertés, l’Unione de centre-gauche est largement en tête chez les Italiens d’Europe. Une nette victoire mais qui ne porte que les 1 383 662 électeurs Italiens vivant dans d’autres pays d’Europe que le leur. Si la tendance n’est pas aussi forte pour les expatriés d’autres continents, la tendance à gauche est assez marquée de façon générale. Chez les Italiens résidant en Italie même, la situation est bien plus complexe. De toute façon, le jeu politique italien n’est jamais simple.
Il y a par exemple pas moins de 4 partis socialistes et sociaux-démocrates entre les Démocrates de Gauche, principale force de gauche, les Socialistes Démocratiques Italiens, les socialistes Craxi et le Nouveau parti Socialiste Italien (A noter que, contrairement aux trois premiers, membres fort logiques de la coalition de centre-gauche, ce dernier est une composante de la coalition de Berlusconi, la Maison des libertés et se présente en liste commune avec un petit parti démocrate-chrétien) et entre 6 et 10 partis démocrates-chrétiens (En comptant les organisations non-représentées aux deux chambres).
Et puis il y a le système des alliances et des sous-alliances. La coalition de Romano Prodi se nomme l’Unione. Elle comporte des centristes (Son parti démocrate Italien par exemple mais aussi par exemples l’Union Européenne Populaire) , les verts Italiens, les sociaux démocrates des Démocrates de Gauche, des régionalistes modérés (Ligue de Vénétie), des communistes etc…
La situation est déjà complexe mais elle se doit d’être encore davantage détaillée. A l’intérieur de cette coalition se trouvent encore d’autres coalitions. La plus connue et la plus importante est l’Olivier qui rassemble les centristes de Prodi, les Démocrates de Gauche et de petits partis comme le Mouvement Républicain Européen). Il existe aussi la coalition dénommée " La Rose au Poing " comprenant les radicaux italiens, le petit parti Socialiste Démocratique d’Italie.
Sur le flanc " gauche " de l’union on trouve deux partis communistes, à savoir les Communistes Italiens et le frères ennemis, plus radicaux, Refondation Communiste. Enfin le juge anti-corruption Di Pietro et son parti de gauche " L’Italie des Valeurs ", qui réalise traditionnellement de bons scores, complète la coalition.
La situation n’est pas plus simple dans le camp conservateur, dénommé " Maison des Libertés ".
Derrière Forza Italia, premiére force politique du pays, on trouve Alliance Nationale, d’anciens fascistes convertis à l’atlantisme, au conservatisme et au libéralisme, des démocrates-chrétiens de l’Union du Centre, des indépendantistes-populistes de la ligue du Nord (A noter que la ligne défendue par la direction de participation au gouvernement Berlusconi a été sévèrement critiquée en interne de ce parti et que les excès de Bossi, leader du parti, ont amené à la création d’une autre liste régionaliste Lombarde, l’Alliance Lombarde Autonome, qui s’est alliée à la gauche).
Le NPSI et le petit parti démocrate chrétien ont, nous l’avons vu, fait liste commune. Enfin la coalition est complétée par deux partis d’extrême-droite, le MSI-Fiamma Tricolore et la liste Alternative Sociale, de la petite-fille de Mussolini.
Les petits partis hors coalition (Quelques partis d’extrême-droite non racolés par Berlusconi, quelques minuscules partis démocrates-chrétiens et des mouvements régionalistes du sud) ne représentent que fort peu de voix.

c cool cool cool voili voilou
Rédigé par: sonia | le 21 avril 2007 à 15:23
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Rédigé par: sonia | le 21 avril 2007 à 15:23