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14 avril 2006

Commentaires

Laurent GUERBY

Pour ce qui est de l'énergie, des points de vues décapants sont publiés par "jerome a paris" sur eurotribe, exemple :

https://www.eurotrib.com/story/2006/4/10/193511/863

Laurent

Gus

Je me demande si l'hypothèse émise en filigrane dans le livre vert selon laquelle la surévaluation croissante du dollar est peut-être en partie à l'origine de la hausse des cours n'est pas à ajouter à la liste des signaux employés par "jérôme" pour ses conclusions. On en saura peut-être plus d'ici quelques mois, si la nouvelle bourse au pétrole de Téhéran, où le pétrole se paie en euros, prend son essor.

Claire Poinsignon

Grâce au blog de Jean Quatremer, je viens de découvrir votre site et votre note sur le peu de cas que la presse française a fait du livre vert de la Commission sur l'énergie. Cela ne m'a pas échappé pendant que je bouclais un gros dossier réalisé en partenariat avec le Collège d'Europe de Bruges et de Natolin pour le site d'ARTE.
Je vous invite à le découvrir en utilisant le raccourci https://www.arte-tv.com/arte-bruges
Votre avis m'intéresse.

Gus

Je vous remercie de la confiance que vous me témoignez en m'invitant à commenter votre travail : je prendrai le temps de lire ce dossier et vous répondrai par courrier électronique dans quelques jours.

En ce qui concerne le volet français de votre dossier, que je viens de survoler, il s'avère que le journal "Le Monde" d'aujourd'hui même publie un article que Marion Lalisse gagnerait à intégrer à sa réflexion, concernant l'hypothèse d'émergence d'une voie médiane et régionale (au sens européen) entre victoire ou échec total :

https://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-768554@51-763744,0.html
https://www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0@2-3234,36-768554@51-763744,0.html

L'évolution de l'opinion publique française sur ces sujets pourrait peser très lourd, la plus grande incertitude de ces stratégies étant la gestion des déchets nucléaires : le peu de transparence des "débats" publics sur ces sujets incite à croire qu'aucune piste industrielle ou technologique susceptible de limiter le coût présumé colossal à terme des déchats n'est dans les cartons. Il serait donc pour le reste de l'UE raisonnable de laisser la France jouer avec ses chères chimères technologiques.

Il semble dès lors clair que le gouvernement français ne financera les énergies renouvelables que pour mieux les contingenter (voir l'activité règlementaire relative aux changements de règles de subventionnement ou d'agrément des producteurs d'énergie en 2004-2005 pour s'en convaincre), bien que l'investissement d'acteurs plus ou moins privés comme GDF ou EDF soit sincère, même strictement motivé par des considérations de ommunication commerciale. Il n'est cependant pas si inimaginable de voir les pourtant microscopiques communes françaises, et notamment les communes rurales ou de montagne, créer leurs propres régies de production d'énergie "verte", dans le cadre de programmes de developpement économique locaux, comme est par exemple en train de le faire la commune de Fraisse/Agoût ( https://www.tourisme.fr/office-de-tourisme/fraisse-sur-agout.htm )

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