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09 février 2006

Commentaires

babr

voilà qui va donner du grain à moudre à nos camarades noniens qui proclament haut et fort que le TCE est mort et enterré.
le fait que les communistes ne soient pas présents au(x) Parlement(s) belge(s) explique en partie cela.
Le fait que l'extrême droite soit la grande force noniste devrait faire réfléchir.
et qu'en a dit Barroso ?

Maître Bougui

Le fait que l'extrême-droite qui se dit de droite sans le mot "extrême" -mais dont la véritable nature ne trompe pas l'observateur averti- soit la grande force de la promotion du TCE devrait faire réfléchir.

Le fait que l'autre grande force du même bord soit celle qui se dit de gauche mais qui vote les objectifs de Lisbonne et autres foutre-à-queue de grands projets européens qui contredisent en coeur ce qui fonde la prétention à se dire "de gauche" devrait également faire réfléchir.

Le fait est qu'il y a beaucoup d'éléments qui devraient faire réfléchir, n'est-ce pas mes maîtres ?

dg

Et bien voilà un peu de lecture pour les ouistes.


G. en vertu de l'article 48 du traité sur l'Union européenne, la Constitution n'entrera en vigueur qu'après avoir été ratifiée par tous les États membres,

I. il est nécessaire de respecter les États membres et leurs peuples qui ont ratifié la Constitution aussi bien que la décision de ceux qui ne l'ont pas ratifiée, et d'analyser avec soin les causes des résultats défavorables en France et aux Pays-Bas,

28. fait observer que, théoriquement, un certain nombre d'options s'offrent à l'Union, qui vont de l'abandon du projet constitutionnel à la poursuite des efforts tendant à la ratification du texte actuel non modifié, en passant par la clarification ou l'enrichissement du texte actuel, la restructuration et/ou la modification de ce texte dans le but de l'améliorer, ou encore une refonte complète;

http://www.europarl.eu.int/omk/sipade3?SAME_LEVEL=1&LEVEL=0&NAV=S&DETAIL=&PUBREF=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2006-0027+0+DOC+XML+V0//FR

babr

@maitre Bougui : c'est dommage de ne pas être nuancé, et de tout amalgammer comme ça.
Vous pensez vraiment que la droite =extreme droite ? en particulier en Belgique ? Une telle analyse est vraiment basse et petite. Allez dire aux Belges qu'après tout leur gouvernement libéral-socialiste est l'équivalent du Vlaams Belang (anciennement Blok)...

Je ne comprends pas non plus votre vaine tentative à vouloir ancrer la gauche comme une force PURISTE. La réflexion sur la gauche aujourd'hui est plus large et ne peut avoir lieu ici. Mais en tout cas, je pense(à l'instar de beaucoup) que la droite,c 'est pas la gauche. Et que ceux pour qui droite=gauche font le jeu des extrêmes.(mais peut-être que ça vous amuse de jouer à ce jeu?) Je sais que Jospin, c'est pas la meme chose que Chirac ou Sarkozy, que Zapatero ce n'est pas Aznar,etc,etc..

Je ne vois pas le mal dans le fait de voter les objectifs de Lisbonne pour des gouvernements de gauche. Il n'y a rien de droite dans Lisbonne. De toute façon, personne -hormis la Suède- n'a mis en place Lisbonne. Tout simplement, parce que Lisbonne est une liste de bonnes intentions, sans moyens clairs adoptés pour l'an 2000. La Suède l'a mis en place, avec un courageaux gouvernement social-démocrate, et on peut voir aujourd'hui les résultats : leader en matière sociale, fiscale, environnementale, économie de la connaissance.

dg

Babr,

Ce qu'il peut y avoir à réfléchir dans les objectifs de Lisbonne, c'est la mise en adéquation des programmes scolaires nationaux . Comme ce faisant en France, en augmentant le nombre d'heures d''utilisation des nouvelles technologies en classe. De fait, faire marcher à fond la vente d'ordinateurs et de logociels pour parvenir à être "l'économie des connaissances la plus compétitive du monde" voilà qui ne déplaira pas aux industries s'y rapportant.De gauche ou de droite, cela se serait fait. Jopsin a commencé, Fillon continue. (Notez en sus la remarquable utilisation du mot "connaissances", qui pour quelqu'un qui n'y entend goutte peut passer pour autre, comme une lettre à la poste) Avec la décentralisation, les conseils régionaux et départementaux représentent en sus un marché plus qu'alléchant (quizz: qui détient les monopoles informatiques ?) Les contrats passés entre l'EN et Microsoft(pourquoi pas les logiciels libres plutôt...?), et en parallèle la réduction des heures des disciplines fondamentales, dés l'école primaire(est considérée comme heure de français la lecture des énoncés de mathématiques: c'est le transdisciplinaire), ainsi que la circulaire(code de bonne conduite des interverventions des entreprises en milieu scolaire,5 avril 2001) autorisant la neutralité commerciale des établissements
devant les prestataires (tout le contraire de la neutralité républicaine), voilà qui devrait faire réfléchir les "bons européens". Ils ne devraient pas oublier par ailleurs qu'ils sont Français aussi .(peut être certains se rappellent ils être de gauche?) Surtout s'ils regardent les résultats des évaluations 2005 de la jeune génération française, peut être leurs propres enfants... A moins qu' être européen veuille dire crédule et sans recul critique.?

" L'état de l'école primaire,
dans le rapport officiel de l'évaluation de sixième de septembre 2005.(basé sur les programmes de janvier 2002, initiés par la gauche au pouvoir alors)
On y apprend en particulier que 28% des élèves ne sont pas capables de trouver quel nombre il faut ajouter à 25 pour aller à 100. 60% ne peuvent pas trouver 60 ÷ 4 ; moins de la moitié savent poser 876×34. 40% d'élèves ne peuvent lire que quelques mots, au maximum quelques lignes d'un texte, sans trouver le sens général."
http://evace26.education.gouv.fr/6mscore.htm

Je pense que la gauche institutionnelle n'est plus crédible, surtout si l'on ose remonter sur 20 années de réformes de l'EN, pour un sujet aussi fondamental tel celui de l'instruction et la transmission des savoirs qui permettent de construire des esprits solides et avertis.(mais bon, des nonistes, ceux qui ne sont pas tous des extrémistes comme vous le dites si justement, ont sans doute le tort d'avoir bénéficié d'un peu d'esprit critique et de ne pas pouvoir avaler toutes les couleuvres)
La gauche reste donc plutôt à réinventer.
Il faut ainsi excuser les personnes, comme moi par exemple, de ne pas être le béni oui oui attendu pour l'Europe.
J'espère que vous ne l'êtes pas non plus.

Pour finir, oui, la ratification par la Belgique me fait réfléchir, tout comme le non au référendum vous y amène trés certainement..., au moins autant que les députés du parlement européen , présumant là qu'ils ont eu le mérite de s'y essayer.

Maître bougui

Cher maître babr

Je n'amalgamme nullement ni n'agglomère en encore moins ne contre-plaque. Votre façon grotesque de réagir à quelque chose que je n'ai pas écris me fais penser au prout qu'hier je lâcha et qui, ma foi -ou plutôt, ma raison, puait drôlement les oeufs pourris. Heureusement je vis seul mais vous alors, cher Mâitre, ne devriez pas oublier qu'en ces lieux on nous regardent. Nous sommes lus. Et par de bien dignes yeux, responsables de la remplitude de dignes orbites qui savent, ô combien, regarder le monde en sage. Vos rejets odorants de mauvais échange mal digérés devraient plutôt connaître le papier avant que d'être ainsi nonchalament balancés sur l'interpouët, un peu comme on... pouët. M'est avis qu'en plus de moi-même, votre serviteur, vous avez pris le risque d'en agacer plus d'un. Prenez donc exemple sur mon affabilité, moi dont le langage et son niveau permet au lecteur de haut niveau de publius d'être enchanté (c'est presque une loi) de tant d'enchantement crée par mon élocution pixelisée.

Les nobles gouvernements de Messieurs Raffarin et De villepin ont à eux deux mis en place onze des vingt-trois (11 sur 23, cher Maître) préconisations en matière de sécurité figurant depuis, ma foi -ou plutôt, ma raison, plutôt longtemps dans le programme du front national. (pardonnez cette approximation qui équivaut à peu près à celle dont votre délcieux message fait preuve).

La loi de sécurité intérieure n'a rien à voir avec une quelconque idéologie d'extrême-droite, me direz-vous peut-être ? Ce fut une nécessité absolue que de rassure nos concitoyens de souche que l'Etat était bien là pour eux en face de ces hordes barbares de gens issus de l'immigration que, selon les mots de Mr Finkelcroûte, "personne ne retient [chez nous]" ?

Le désengagement programmé de l'Etat de toutes ses fonctions sociales au profit de ses seules fonctions régaliennes ne réponds à aucune réflexion politique d'ordre extrême droitiste : rien ne sert d'éduquer ni de soutenir, chacun mérite sa place, tout étant égal par ailleurs, faites vos jeux, rien ne va plus. Poil au cul.

La nuance possède ma pensée plus que vous ne sauriez l'imaginez, pour ma part je ne me risquerais pas à affirmer péremptoirement à quiconque qu'il ou elle la méconnaît en vertu d'un message de trois lignes qui répondait en écho, qui plus est, à un des vôtres, sans acun doute tout aussi "nuancé" que le mien.

Le reste de votre message est hors de propos et en particulier des miens. Je ne prendrais même pas la peine de tenter de le démontrer, laissant le lecteur avisé de Publius (qui sans aucune ombre de doute domine quantitativement l'ensemble..) se rendre compte par lui même à quel point vous affecctionnez de parler tout seul, selon la typologie stéréotypique et stéréotypée de la pensée politique que vous confère vos pieuses lectures et écoutes médiatiques.

Vou sme faiters penser à praxis, ex-ploum, mais sans doute toujours aussi prompt à aboyer comme un roquet face au chat qui passe à travers la haie. (mais peut-être a t-il changé, ce bougre ?)

Au plaisir, mon maître, quand il vous prendra de réagir sur autre chose que vos transferts imbéciles.

DG, ma chère, bien à vous ;O)

babr

cher MAitre Bougui :

si votre discours alambiqué m'échappe un peu trop souvent, permettez moi de vous poser ces quelques questions :

si la droite,c 'est l'extreme droite,
si l'uMP, c'est la meme chose que le FN et met en place ses propositions, pourquoi ces deux partis existent-ils encore, l'un en toute autonomie et compétition l'un de l'autre ?
Pensez-vous que toute l'UMP est à l'image du FN: raciste, xénophobe, populiste ?
répondez-nous (à tous les lecteurs de Publius) avec des mots compréhensibles et succintement ...

Si la gauche est une fausse gauche, alors .. qu'est-ce que la vraie gauche ? Les représentants d'une extreme-gauche post-stalinienne? trotskiste ?

COntrairement à vous, cher Maitre Bougui, l'immense majorité des Français considèrent encore qu'il y a une droite et une gauche, que la droite n'est pas l'extreme droite, que la gauche n'est pas l'extreme gauche, et que chacune de ces forces est indépendante..

Mais il est vrai qu'à partir du moment où la droite se rapproche de l'extreme-droite (Sarkozy et le programme du FN) ou la gauche de l'extreme gauche , il y a danger.
vous remarquerez que je ne vous ai pas insulté, mais que je vous ai posé des questions.
j'aimerai aussi savoir quelle est votre position sur la ratification belge du TCE. Sagit-il comme vous semblez le penser, de l'expression des forces d'extreme droite (puisque selon vous gauche=droite=extreme droite) au parlement belge ? Mais alors... comment prendre l'attitude du VB ?
Vous voilà pris dans vos propres contradictions, cher maitre Bougui.

Une dernière question, cher maitre Bougui : considérez-vous la droite belge comme une extreme droite ? considérez-vous que la gauche belge, c'est la meme chose que la droite ? répondez franchement, svp, et sans grand discours inutil. merci d'avance.

hmmm

Il se dit beaucoup de bêtise sur Publius...

On y apprend que tout ce qui est cis à droite de Besançenot est social-traitre ou réactionnaire.

On y apprend que l'Education Nationale est un repère de dangereux déviationnistes de droite.

Que 11/25 est une fraction -- mais au fait, que voulait-nous dire bougui ? une fraction qui dit quelque chose. De sinistre, sans doute.

On apprend que les objectif de Lisbonne font partie du Dangereux Anti-Noniste Sidérant Terrifiant Omc-esque anti-Noniste Complot Ultra Libéral pour la destruction du "service public à la française".

Je crois que c'est faux de dire que la grande force noniste soit l'extrème-droite. Je crois que la grande force noniste est plus le protectionnisme-par-réflexe mâtiné d'une xénophobie pas bien avouée. Parce que c'est vrai que si on ne voit les "autres" que comme des concurents (forcément déloyaux) ...

dg

humm,

Quels sont vos arguments vérifiables pour avancer que les "nonistes" réagiraient par intentions protectionnistes ou xénophobes?
Car quand on avance des affirmations aussi sérieuses , encore faut il les prouver solidement...
Simple effet d'annonce...? Quel est donc votre raisonnement logique ?

Maître bougui

Cher maître Babr

Manifestement, on ne réfléchit pas pareil. L'alambic de mes discours distille le contre-poison de vos postures tenues en face du miroir des gens dignes d'intérêt. Ne vou semballez donc pas de la sorte, mon ami, et si vous bouillez, n'hésitez pas à ôter le couvercle, vous risqueriez d'en mettre partout la cuisinière.

Voyez, moi qui pointais il n'y a pas si lontemps que personne ne voulait répondre à mes péroraisons -qui ne sont pourtant pas dénuées de sens-, me voilà aujourd'hui pointé par des doigts redresseurs de pensée xénophobe qui s'ignore. Rien de vraiment surprenant, à vrai dire. Mais plutôt désagréable. Malgré cela, je suis quand même content de vous voir vous débusquez de vos silences ; juste déçu de voir que ne réagissent que les crétins.

Voyez, chers Maîtres, moi, je vous insulte. De quoi me renvoyer à mon rôle de troll (car ça y'est, j'ai retrouvé ce mot).

"si la droite,c 'est l'extreme droite,
si l'uMP, c'est la meme chose que le FN et met en place ses propositions, pourquoi ces deux partis existent-ils encore, l'un en toute autonomie et compétition l'un de l'autre ?
Pensez-vous que toute l'UMP est à l'image du FN: raciste, xénophobe, populiste ?
répondez-nous (à tous les lecteurs de Publius) avec des mots compréhensibles et succintement ..."

Oulà, cher Maître, répondre succintement à ces deux questions somme toute profondes et éclairantes ne sera pas facile. J'abandonne donc volontairement votre voeu du succint pour me concentrer sur le "compréhensible". (Je vous assure, pourtant, mon Maître, mes autres phrases, malgré quelques malheureuses répétitions, étaient toutes, sauf erreur de ma part, grammaticalement correctes.)

Tout d'abord je tiens à dire que les propos que vous m'attribuez sont nés du peu du nuance de mon premier message (ça, cher Maître, je le reconnais volontiers, nous en avons d'ailleurs quelque peu précedemment causé). J'ai parlé de "la véritable nature de la droite" qui serait, donc "extrême". C'est bien vrai, et j'en conviens volontiers, que cela frise l'amalgamme voire même le contre-plaqué. Mais cela aurait été digne de toute prétention à participer à une discussion politique que de vous enquérir de la véritable nature des nuances que j'aurais pu ou ne pas pu apporter à ces quelques lignes. Au lieu de quoi, sans doute énervé par l'alambic patenté de mes dernières livraisons sur ces délicieuses pages d'habitude si noblement fréquentées, vous vous enflamâtes en hurlant au démon et en usant de propos outranciers et, eux aussi (mon Dieu ma bite, quelle épidémie !) somme toute peu nuancés et ne laissant guère la place à autre chose qu'à une défense qui ne pouvait se construire que balbutiante tant la mauvaise foi et l'odeur de pet extrudé par l'anus qui vous sert de bouche étaient vicieuses et malodorantes. Vous me semblez exceller dans l'art de vous faire le toutou de vos maîtres à penser politiques que, sans connaître, j'imagine aisément (par ma raison, sûrement de manière également peu nuancée... on en arrive à une pandémie, n'est-il pas cher Maître ?) virtuose dans l'art de débusquer et de confondre les "représentants d'une extreme-gauche post-stalinienne? trotskiste" et, qui est, s'ignorent. C'est confondant d'intelligence et très nuancé également, tout à la fois.

Le fait est que les imbéciles de votre genre qui doivent encore bander à la seule évocation du nom du sénateur MacCarthy ou celui de Bernardo Gui l'inquisiteur ne peuvent une seconde penser que quiconque puisse se faire une vision politique hors d'une influence extérieure, hors d'un parti, hors d'une idéologie. Il vous faut une étiquette, une pancarte, un tampon pour pouvoir ranger vos interlocuteurs dans le menu nombre de cases bien alignées qui occupent votre cerveau de fervent analyste pourfendeur des mauvaises façons de penser, voie même à l'occasion prompt à édifier le péquin sur l'origine de ce qu'il pense.

Vous n'êtes qu'un imbécile, je n'ai aucun scrupule à le dire, et mmmh, qui, si tôt le clairon sonné, a accouru pour lui aussi jeter sa pierre sur l'impie qui ignore qu'il est xénophobe, est sans aucun doute de votre trempe.

Maître Babr, vos enchaînement logiques ne sont consécutifs que de votre fantasme sur ma pensée qui est tirée des trois phrases qui réagissaient aux trois votres, en tête de ce fil. Je n'ai donc pas l'intention d'y répondre tant leur stupidité crasse est éloignée de ma vision politique et, surtout, tant la grille d'analyse utilisée est élimée, binaire, sotte et caractéristique des perfusés de l'AFP ou des "rendez-vous du politique" de ce cher Maître Ali Badou.

(!!!! vous avez bien lu!!! J'ai sous-entendu du mal de l'émission d'un journaliste qui s'appelle Ali Badou!!!)

Bon, je dis quand même que je considère moi aussi, cher Maître, que la gauche est encore distincte de la droite sur certains points. Mais prenez garde, ô grand Babr, je ne conviens rien mais ne fait qu'enfin formuler une position qui ne m'a jamais quittée. Sans vos aboiements intempestifs cela aurait pu être évoqué.

Je rajoute néanmoins que ces points, quoique d'importance, sont sans commune mesure avec les abandons et les conversions à la "réalité".

Cette dernière reste et restera le plus grand et le meilleur alibi de ceux qui se défient de toute idééologie sans se rendre compte qu'ils y pataugent. Au moins il partagent ça avec les communistes et les
post staliniens qu'ils s'acharnent à débusquer partout.

Sachez que, en bon troll que je suis, je ne respecte pas les règles de Pulius, grand vaisseau ultra-démocratique voguant sur l'océan des analyses mirifiques et profondes et s'adressant surtout aux vrais naviguateurs qui eux seuls savent réagir face à la houle de la modernité qui promet monts et merveilles à quiconque accepte sans broncher de se faire harmoniser pour le plaisir de ceux qui connaissent le sens de l'histoire.

Je n'ai aucune carte, ne suis d'aucun parti, manifeste dès que je peux -au smic horaire je me fous de perdre une journée, je n'ai pas de famille à nourrir, quel luxe- car estime que c'est juste (et pas pour répondre à l'appel de tel ou tel syndicat ou organisation politique)


Sur ces merveilleurses et si instructives pages je ne fais que réagir aux réactions. Voilà mon credo. Je réagis aux réactions que j'estime stupides ou intelligentes car enfin, cette dernière occasion arrive (bien que n'emportant pass ma préférence dans l'énergie invesrtie) mais comme vous avez pu vous en rendre compte, je ne considère pas que vous en êtes, étant donné que je vous ai traité vous et l'autre mouton -qui ne craint pas non plus de mettre en scène sur ces pages ce qu'on lui a fait comprendre du "type" extrême gauchiste et comment il convient de le rabrouer- de vrais imbéciles et que tiens zut, en le rappellant je viens de recommencer.

La petite scène politique est la seule à avoir la légitimité du débat sur la façon dont nous devons vivre ensemble. Apprenez, mes chers Maîtres, que nombreux sont ceux qui observent tout cela avec la conscience aigüe, qui dépasse largement la fausse dichotomie possédant néanmoins tant de crânes (lesquels, tiens étrange, vivent -et ont donc intérêt- de cet état de fait) selon laquelle "l'émotion", le "sensible" guide ceux qui méconnaisent toute notion de droit ou ne serait-ce que partie du paysage institutionnel national ou européen (ou a fortiori d'une autre nation), qu'une classe socio-économque a confisqué la légitimité du débat politique en le calquant sur ses dispositions propres.

'culés.

Je méconnais la belgique et me garderai bien ainsi de réagir sur le sujet de ce fil (j'ai réagi, je vous le rappelle cher Maître Babr, à votre propre réaction). J'y ai été une fois, à Liège, pour voir comment le centre-ville est moche et identique à toutes les grandes villes d'Europe où j'ai pu aller, avec les mêmes enseignes, les mêmes gens habillés pareil, la même ambiance du "achète ou tires-toi".

J'ai vu aussi la façon dont les populo sont relégués au-delà de la Meuse, leurs visages, leur frusques, le fait qu'on ne les voit JAMAIS dans le centre-ville.

"Quelle ironie", me direz-vous, cher Maître, "il prétend que l'émotion ne guide pas sa réflexion et il en peinturle des tartines, qui plus est hors-sujet".

Sur ce dernier point, vous auriez raison, mais c'est bien le seul.

Ma vision politique est celle qui naît de mon expérience. Contrairement à MMMh, dont la posture est pourtant, et d'une manière édifiante, anti-illustrative de son mignon pseudo, je sais ce qu'il retourne de la destruction des services publics, en particulier ceux des champs de l'enseigneement et du travail social : j'y ai travaillé et y travaille. Pourtant, mes chers Maîtres, ma position sur le sujet -qui n'est ici qu'évoquée, ne vous emballez pas- n'est pas induite par mon intérêt propre ou mes "avantages acquis", comme la propagande imbécile, dont trop de petits soldats oeuvrent sur ces pages, bataille -mais pas trop vu le consensus éditorial sur le sujet- quotidiennement à faire croire.

Car j'enchaîne des statuts précaires sans avantages aucun, des "jobs" de coulisse, déconsidérés, mal payés, réservés d'habitude aux filles du bas-peuple, qui ne savent que baisser la tête devant des Messieurs comme vous. Frange professionnelle au sein de laquelle, pourtant, le discours ci-avant évoqué ne devrait que faire fortement écho... car elle méconnaît le syndicalisme et n'entretient pas toujours de bonnes relations avec ces gens qui font si souvent grève alors qu'elle JAMAIS.

Pourtant ils ont raison, les grévistes de l'éducation, je sais qu'ils ont raison, ils savent le danger (pas que pour eux!!), ils le vivent et le ressentent et ne sont pas à simuler la réflexion entre gens de bonne compagnie et à gloser sur les merveilles européennes que nous promet un avenir guidés par le cercle de la raison représenté par Alain Duhamel, Alain Minc ou Nicolas Baverez, ce sale con.

Ou même ce cher Maître Eolas, dont la subtilité d'analyse n'échappe à personne.

Oh oh, quel manque de tact et de prestance langagière, ce Maître Bougui

(oui, CHer Maître mmmh, c'est "Maître" Bougui s'il vous plaît.Car je vous prierai, tout en vous permettant, en juste retour, de lâcher des noms d'oiseaux si tant est que vous motiviez vos efforts, de respecter mon pseudo.)

A bientôt, mes maîtres, pour une nouvelle édification.

DG, très chère, bien à vous.

Maître bougui

Maître Babr, je souhaite être parvenu à être enfin un peu succint.

(les petits formats, rien de tel pour vraiment bien s'expliquer et bien comprendre, n'est-ce pas ?)

hmmm

Xénophobe et protectionniste. Les vilains mots. Mais en vérité, celui qui a lancé le concept du plombier polonais n'était pas ouiste.

On ne va pas revenir sur les longs débats sur la composition du oui et du non, mais je noterais simplement que si les forces "modérée" (face à Le Pen, même sarko est modéré...) étaient divisées, les extrèmes, eux étaient très sûrs de leur fait.

Ça ne fait pas des nonistes des xénophobes. Juste ceux qui ont voté non dans l'espoir d'imperméabiliser un les frontières. (Au passage, c'était idiot, mais bon, en même temps, pour voter pour des cocos ou des fachos, il faut pas être très malin...)

Et le non de Gauche (modérée) s'appuyait surtout sur la protection du "Service Public" (qui comme chacun sait n'existe pas à l'Est -- ni d'ailleurs en général hors de France) et contre cet animal un peu vague qu'est le libéralisme (comprendre libéralisme _économique_). Auquel on reproche de mettre les gens et les entreprises en concurence.

Ça c'est du protectionisme.

Après on peut penser que des degrés divers de protectionnismes sont bons ou mauvais, c'est le sujet d'un autre débat. Mais il faut appeler les choses par leur nom.

dg

hummm,

Tout cela m'évoque autant d'intérêt qu'en certains moments lorsque ma petite nièce joue avec son sphincter...elle rigole alors comme pour nous dire...elle est belle ma petite crotte hein...?

Maître Bougui

Cher Maître mmmmh

"Pour voter pour des cocos ou des fachos, il ne faut pas être très malin".

Je vous rassure tout de suite concernant mon intérêt à réagir à ces délicieux et nuaancés propos, je ne suis électeur ni des uns ni des autres.

Je trouve l'analyse fine et d'une extrême rigueur qui démontre bien, s'il le fallait, que vos positions sont à la hauteur de vos prétentions à contribuer au débat, que ce dernier soit consécutif de la note sise en tête de fil ou des élucubrations en alambic d'un fou qui veut fermer les frontières.

(votre serviteur).

Me concernant, sur le sujet évoqué, la
position tenue est sensiblement différente de celle que vous esquissez et que je vous laisse bien entendu le loisir d'affiner si seulement vous estimez cette reprise nécessaire.

L'électorat communiste et "facho" (j'imagine bien sûr que vous parlez des électeurs du FN, du grand fou au puits des mariés de vendée et du nabot qui fait peur) serait donc "pas très malin". Vous devez vouloir par là signifier qu'il ne possède pas une intelligence qui lui permette de parvenir à faire autre chose, en terme électoral, que de répondre par l'affirmative à des appels presque francs à la haine de l'Autre, à l'isolement et à l'intolérance vis-à-vis de ceux qui ne parviennent pas (ou à qui on ne permet pas, transformant crapuleusement l'échec d'un système en échecs individuels) à trouver une place dans la société.

Si vous devez nuancer quelque peu les propos que je vous prête (d'après votre phrase somptueuse), n'hésitez pas.

Je pense pour ma part qu'en sus des gens mauvais, bêtes et méchants (qui à mon sens ne forment pas, loin de là, la majorité de cet éloectorat), il y a pour grande part des gens qui souffrent. Des personnes qui se sentent, à juste titre selon moi, méprisées, dans leur aspirations simples si loin de la modernité transcendante qui anime de toute part l'espace public et qui est entièrement assimilé au bonheur (le "niveau vie" selon la commission européenne...), méprisées dans ce qu'elles ressentent comme sentiment vis-à-vis de ce qu'elles ignorent et de ce qu'elles n'ont pu travailer en elles d'aucune manière et qui est sans cesse présenté, à tour-larigot, comme une aberration archaïque qui a presque disparue de la surface des territoires industrielles sauf chez les incurables qui font office d'épouvantails dans toutes les stratégies politiques des imbéciles de votre genre et surtout de vos mentors en la matière (je pense au sentiment raciste, entre autre). Méprisés et rabaissés par des gens qui ont oublié qu'avant d'apprendre on ne sait pas.

Souffrance. La souffrance ne rend pas meilleur, elle rend le plus souvent perméable aux discours binaires et démagogiques, elle empêche la réflexion et le recule tout autant que toute perspective réflexive, si importante pour comprendre pourquoi un discours à soi est ce qu'il est.

Mais rassurez-vous, cher Maître, le confort et la douceur de vivre entre soi empêche également beaucoup de ces éléments d'importance dans le fait citoyen de s'épanouir, vous en êtes -a priori- la preuve vivante, pixels interposés.

Personnellement, ma rigueur morale chrétienne -que je n'ai pas choisie- et le sentiment compassionnel qui m'anime sans que je ne me sois jamais décidé à travailler afin qu'il en soit autrement ou, pour le moins, afin qu'il soit atténué, me pousse naturellement à considérer davantage ces électeurs que les gens de votre espèce.

Car souvent je les croise, j'en connais, nous parlons. M'imaginez-vous me taire devant leur élucubrations ou, comme vous le feriez sans doute, rougir d'indignation en silence en pestant contre ces maudits ignares et l'état de la Franc profonde en vous promettant de relire Nicolas Baverez en revenant à la maison pour vous soulagez et vous satisfaire d'être du bon côté de la barrière ?

Moi, cher Maître, je ne fais aucune concession face à leur pensée qui ne leur appartient pas, comme presque toutes de presque tout le monde. Je ne cesse pourtant de les respecter dans ces discussions, et parfois, magré tout, puisqu'à mon grand dam je ne suis pas un saint (pourtant ça m'aurait peut-être permi d'assouvir un vieux fantasme : enculer le pape), il m'arrive de m'énerver et de les insulter, comme je le fais avec vous.

Mais avec "eux" (si vous permettez l'utilisation uniquement pratique de ce vocable qui semble jouer de la binarité alors même que je renie dans ma pensée), je ne le fais pas de front, je ne suis pas protégé par un écran d'ordinateur d'un gars plus costaud que moi qui voudrait me casser la gueule.

Voilà ma réaction à votre réaction sur la réaction digne et intelligible de DG concernant les "bêtises" dites sur Publius.

Ce-disant, vous ne vous imaginez pas à quel point nous pourrions être d'accord sur le diagnostic -pardonnez ce terme médical-, mais, avouons-le nous, sans doute pas de la même manière.

A bientôt, cher Maître mmmh.

babr

aah ! reprendre une infime partie de l'argumentaire de son adversaire pour mieux échapper aux attaques.. une vieille technique malheureusement souvent reprise...
(cependant, je regrette moi aussi ce passage sur les électeurs des extremes)

Mais dites-moi, cher Maitre Bougui, si nous revenions au sujet de la note (brillante, soit dit en passant)d'Emmanuel ? que pensez-vous de cette presque ratification du TCE par la Belgique ? Quelles conclusions en tirez-vous ? Re-Parlons Europe, si vous le voulez bien, et en d'autres termes que stratégie de Lisbonne comme symbole de la traitrise des partis sociodémocrates, supposé extremisme des partis de droite, supposée trahison des partis de gauche.

(il ne s'agit pas d' une échappade, mais d'une redirection. j'ai l'impression que ce dialogue tourne un peu au pugilat et au dialogue de sourds. Néanmoins, si vous voulez une réponse de ma part, je me ferai un plaisir de vous répondre)

Maître Bougui

Cher Mâitre Babr

Le "dialogue qui tourne au pugilat" me semble une phrase largement questionnable par vous, cher Maître, à la vue de l'utilisation du mot "attaque", en référence au délicieux message de Maître Mmmh.

Cependant, j'y réponds à ma manière en vous disant que le temps m'a manqué pour aller plus avant dans les parties traitées. Le formatage à l'oeuvre dans les médias m'ignorent et je leur rend volontiers la pareil : dans un format imposé court on ne dit rien d'autre que des banalités qui se veulent édifiantes alors qu'elles ne sont que des lieux communs qui flattent les ignorances et contribuent à maintenir chacun à sa place, les experts et connaisseurs avec la parole, les autres avec la tronche tirée d'en être exclus.

Pour ma part, je n'ai pas l'impression d'avoir parlé d'autre chose que de l'Europe.

Quant à la Belgique, j'ai déjà dit que sa situation m'échappait trop pour que j'ai la prétention d'émettre un avis concernant sa situation.

Je n'ai pas de "position" vis-à-vis de la presque ratification du TCE par le parlement Belge (restons précis, et évitons de parler de "la Belgique" dans cette situation, si vous le voulez bien, précision qui n'entame en rien mon respect de la représentativité consécutive aux élections démoncratiques).

Néanmoins, je sais ne pouvoir m'entendre qu'avec bien peu d'élus.

Pourtant, c'est notoire, les élus nationaux sont respectueux de leur charge publique, sont indifférents aux insignes du pouvoir et de l'argent et, le temps de leur mandats, rarement cumulés et rarement reconduits, savent parfaitement mettre de côté leur intérêt paticuliers et ceux de leurs amis industriels.

Mon intolérance à leur égard, voir même mon racisme ou ma xénophobie (tant ils me sont "étrangers"), est une des multiples contradicions qui me font vivre si mal et me voient déchiré sur l'autel demon idéologie. Heureusement j'ai la foi en ma raison, dans les deux sens du terme. (celui de "raison").

A bientôt mes Maîtres

babr

Cher Maitre Bougui :

permettez que je considère vulgairement que des adversaires s'attaquent, bien qu'ils ne s'éfleurassent à peine, ou bien encore qu'ils ne s'insultassent carrément, et ceci malgré (ou selon.. c'est selon) les lois les plus élémentaires de la joute verbale. A tout prendre, prenons le mot d'"attaque" à la lettre, et n'y voyons nul motif (altermondialiste) à dispute.

Sur ces pauvres média tant accablés (à raison) et fort peu ouvertement critiqués, comme vous le soulignez, permettez que je réagissasse promptement (et sans prompteur). Les média formatent, fabriquent un système de pensée, soit. Mais, en essayant d'en sortir ( Le Monde Diplo ici, Politis là, Marrianne..que sais-je encore?), ils en reproduisent un autre. Pas satisfaits des grands nationaux libéraux ? Plongez vous dans les quotidiens de la gauche de la gauche ! Pas content ? Goutez aux plaisirs de la presse régionale !! Vous changerez à mon avis d'opinion sur ces médias parisiens. OuestFrance est le deuxième le plus lu en France, loin derrière l'Equipe.

Sur la Belgique, je vous recommande de vous informer, ça vous rendra plus intelligent, moins obtu et au moins vous pourrez postez des commentaires pertinents sur un post, au lieu de reprendre sans analyse, sans nuance, et sans les comprendre, mes dires.

En lisant vos nombreux post ( si, si ), j'ai l'impression d'avoir plus appris sur vous que sur l'Europe. Ce n'est pas que je me fiche de votre vie, c'est que je suis ici pour parler d'Europe, alors vos réflexions (élucubrations ?) sur les bateaux sans règles, sur les enculages de papes, vous pouvez les garder pour vous. De même que vos basses insultes, anarchiste fou(prenez ça comme une insulte ou un compliment, mais ça vous va parfaitement)

Quant à nos élus nationaux, excusez-moi de ne pas voir en eux une meute d'abrutis corrompus, individualistes et cumulards. Ce que vous dites a cependant une certaine vérité, quant à vouloir le généraliser à ce point, la frontière du populisme est souvent franchie. Et si vous nous proposiez vos géniales solutions, Maitre Bougui ?! Pensez-vous qu'on puisse trouver le système parfait anti-cumul, anti-reconduite, anti-imbécillité, anti-intérêts individuels? Je ne le crois pas, Maitre Bougui. Et bien que pointant les désavantages de la démocratie représentative, je continue à la défendre.
Sur nos représentants, je ne doute pas une seconde que vous ne savez "ne pouvoir vous entendre qu'avec peu d'élus" (des noms ! des noms ! qui sont les "heureux élus" de Maitre Bougui?) que ce soit en France, en Belgique, ou n'importe où ailleurs. En fait, vous n'aimez pas les représentants parce que vous n'aimez pas les failles de la démocratie (ou de la nature humaine). Mais celles-ci sont inhérentes au système.
Encore une vile accusation à mettre sur votre liste . Vous etes comme une mouche prise dans une toile d'araignée : vous voyez un système, plus vous essayez d'en sortir, plus il vous détruit. Quand à moi, n'ayez crainte, je ne crois plus depuis longtemps à toute cette comédie.

En vous saluant bien bas, Maitre Bougui,


Maître Bougui

Cher Maïtre Babr

Voilà une réponse propre à me faire de suite arrêter de vous insulter comme mes intempestivités préalables à votre message ont pu malencontreusement faire montre.

Pour autant, la toile d'araignée et la mouche me semblent d'une manière par trop noire comme situation imagée de ma posture face au "système" et si, comme vous l'avez souligné, je me suis exposé par le contenu de mes messages à recevoir ce genre de commentaires, il me semble que vu succombez un peu vite à l'euphorie induite, en fin de rédaction de votre post, à l'irrépressible envie de me régler mon compte en me casant dans une nouvelle catégorie. ("anarchiste fou", quelle trouvaille... qui ne me fait ni frémir d'indignation ni frétiller de plaisir).

Jamais, je le répète, cher Maître, je n'ai cessé de parler de l'Europe mais, certainement, d'une manière éloignée de la vôtre -et de ce que vous attendez de Publius- manière dont il vous ai tout à fait permi de nommer "élucubrations" si vous voulez, cela ne change pas, sachez-le, mes dispositions vis-à-vis de mon discours propre ni ma conviction que l'Europe s'en trouve partie intégrante.

Permettez-moi quand même de vous dire que je n'ai pas de liste de viles accusations (encore une réminiscence stalinienne, mon ami, prenez garde) et que je ne me sens pas détruit d'aucune façon par ce que je perçois du système, bien au contraire.

Cette pose que vous prenez sur ce sujet me fait penser que, si on vous suit dans votre raisonnement, la seule alternative à la non-destruction est de ne pas tenter de comprendre le-dit système ni de tenter d'y faire face.

On perçoit là une curieuse essence totalitaire, mais perçue, je l'avoue, par une extrapolation née de vos quelques mots et qui m'est propre.

Il me semble qu'ici vous vous fourvoyez, une fois de plus ose-je dire, dans un mécanisme de transfert qui consiste à vous projetez dans ce que mes posts vous ont révélés de ma personne (révélation -si j'ose dire, un peu pompeusement-, précisons de suite cher Maître, qui ne peut en aucun cas se superposer avec qui je suis et ce qu'est ma vie, malgré toute votre perspicacité : dire c'est réduire, n'est-ce pas ?). Vous imaginant, et c'est déjà de votre part une preuve d'empathie que je salue cordialement, pensant comme vous penser que je pense, vous ne pouvez vous imaginez que "mouche au milieu d'une toile d'araignée". Et, face au vertige induit par mes logorrhés diarrétiques auxquelles vous avez courageusement décidé de faire face (pour ne pas la perdre), vous m'imposez tout naturellement le diagnostic qui a germé dans votre crâne vous concernant en fantasme.

Terribles, les outils psychanalytiques, non ?

Ceci dit, je vous sais gré d'avoir, à votre tour, un peu dévoilé de votre humanité et d'être sorti des rails fâchés avec cette dernière qui conduit toute réflexion politique légitime ces temps-ci. Jamais je n'aurais la perversité de m'en servir contre vous pour disqualifier vos propos tenus par ailleurs.

Je finirais, cher Maître Babr, en vous exprimant mon désaccord sur le simpliste de votre remarque concernant les médias qui prétendent faire alternative au formatage de la presse dominante et qui, selon vous, n'auraient d'autre salut que d'en "fabriquer un autre". Selon vos voeux déjà exprimés sur ce fil, je vous enjoindrais de faire preuve d'un peu plus de nuance sur ce sujet, tout en précisant que l'idée, quoique grossière, possède sa part de vérité.

A bientôt, mes chers Maîtres.
Cordialement, Maître Babr

Prouvençau

allez, un p'tit poème cathare pour faire n'importe quoi !?

Tartarassas e vautors
Senton mens lèu lo pudent
Que clercs e predicadors
Senton aqueu qu'a d'argent
Cotinent, son sei privats
E quand malautiá l'abat,
Fan li faire donacion
Tala que resta pas pron.

Francés e clercs fan lausor
De mau qu'en tiron son ben,
Usuriers e trahidors
Tènon lo siecle tanben,
Per mentir e enganar
An lo monde tant torbat
Que i a pas de religion
Que sache pas sa leiçon .

Sas qu'endeven la grandor
De lei que l'an malament,
Vendrà un fòrt raubador
Que lor laissarà pas ren :
La mòrt, que leis abatrà
Dins quatr'aunas de fielat,
Saràn dins una maison
Monte de bòn i a pas pron.

Dieu verai plen de doçor,
Senher donatz nos sosten,
Gardatz toei lei pecadors
De dolor e de torment,
Aquitatz lei dau pecat
Que lei ten encadenat
E fètz lor verai perdon
Ambé vera confession.


Les rapaces et les vautours repèrent moins vite la charogne que les curés et les prêcheurs repèrent celui qui a du fric. Aussitôt ils le courtisent et si la maladie l'abat ils lui font faire une donation telle qu'il ne reste presque rien.
Les Français et les curés font la louange du mal car c'est de lui qu'ils tirent leurs ressources, et les traîtres et les usuriers contrôlent la planète. Avec la tromperie et le mensonge, ils ont tant troublé le monde qu'il n'y a plus de religion qui n'applique pas leurs leçons.
Tu sais ce que devient la richesse de ceux qui l'ont obtenue de cette manière, il viendra un grand voleur qui ne leur laissera rien : la mort qui les couchera dans un linceul, ils finiront dans un endroit où il n'y a rien de bon.
Dieu, vrai, plein de douceur, soutiens-nous et garde-nous de la douleur et du tourment. Tiens-nous quitte du péché qui nous enchaîne et pardonne-nous si on en vaut la peine !

Prouvençau

J'aimerais faire remarquer à babr que l'envolée lyrique ne devrait pas s'exempter d'un respect élémentaire de la grammaire...

le subjonctif imparfait, ça fait chic - et reconnaître "les segments les plus riches, les plus éduqués et les plus mobiles" - mais ça demande un passé dans la proposition principale...

sinon c'est un peu ridicule... genre la grenouille... "insultassent"... bois la tasse...

""""permettez que je considère vulgairement que des adversaires s'attaquent, bien qu'ils ne s'éfleurassent à peine, ou bien encore qu'ils ne s'insultassent carrément, et ceci malgré (ou selon.. c'est selon) les lois les plus élémentaires de la joute verbale""""

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