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26 janvier 2006

Un point sur la mise en oeuvre de la PESD

Le traité sur l'Union européenne (article 28-3), prenant acte de l'échec déjà ancien de la Communauté Européenne de Défense, ne permet pas le financement (à partir des crédits du budget communautaire) des dépenses afférentes à des opérations militaires, ayant des implications militaires ou motivées par des considérations de défense.

Préférant contourner cet obstacle plutôt que renégocier publiquement le traité sur l'Union Européenne (et peut-être, éviter de devoir faire référence aux anciens débats sur la C.E.D.), le Conseil a choisi en février 2004, de créer une structure ad-hoc (dénommée "mécanisme" en jargon européen, mais assimilée à une organisation internationale, notamment du point de vue fiscal) dénommée Athéna, dont l'immunité des fonds, biens et avoirs en droit français vient d'être annoncée au Journal Officiel.

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23 janvier 2006

Em Portugal

Portugal_drapeau

Il y a de plus en plus d'élections dans le monde, on ne peut évidemement que s'en réjouir.Si les médias nous ont parlé des élections boliviennes et chiliennes, si il nous parleront peut-être aprés coup des élections canadiennes qui se déroulent aujourd'hui, ils ont largement passé sous silence les élections présidentielles portugaises d'hier tout comme ils l'avaient fait des législatives dans ce même pays l'année précédente.

C'est ce qui me laisse perplexe à chaque fois:Comment européaniser la politique alors que le citoyen n'est même pas informé de ce qui se passe dans les autres pays de l'Union?

Je ferais peut-être un billet sur le sujet prochainement.Pour en revenir au cas précis du Portugal, commençons par établir un peu le contexte:Le chef du gouvernement est le socialiste José Socrates dont le parti dipose de la majorité absolue au parlement depuis le 20 février 2005 qui a vu sa victoire face au Parti Social-Démocrate (Contrairement à la plupart du temsp cette dénomination  dans les pays lusophones correspond au centre-droit sauf en Angola où l'UNITA utilise depuis son congrés de renovation cet adjectif pour se qualifier) et au trés conservateur Centre Démocrate-Social-Parti Populaire (La proximité de l'acronyme CDS avec l'ex-parti giscardien n'est pas un simple hasard, tant l'ex-président français fut proche dans les années 70 de certains milieux proches de Salazar dont ce parti est issu).

Depuis des municipales ont eu lieu le 9 octobre dernier, catastrophiques pour le PS (Mais elles l'avaient déjà été en 2001 avec la perte de villes comme Lisbonne, Porto, Sintra et Coimbra !) et les portugais sont moroses.

L'élection présidentielle partait donc sous de mauvais auspices pour les socialistes qui detenaient la magistrature suprême depuis la démocratisation du pays en 1976, avec une popularité affaiblie par la politique de rigueur du Premier Minsitre visant à diminuer l'endettement du pays.

Le poste de président de la république portugaise est certes élu au scrutin universel mais est davantage un rôle d'arbitre et d'âme de la nation, même si le droit de dissolution fait parti des pouvoirs qui lui sont dévolus, amenant par exemple aux législatives anticipées l'an passé.

La droite était partie unie sous la banniére de l'ex-chef de gouvernement l'économiste libéral Cavaco Silva (PSD) premier ministre du gouvernement ayant le plus duré dans le portugal démocratique  (Novembre 1985-Octobre 1995).

La gauche partait, elle, trés divisée puisque que les socialistes présentaient 2 candidats:Le trés respecté Mario Soares surnommé le pére de la démocratie portugaise pour son combat d'abord contre la dictature de Salazar, ensuite, avec l'appui d'une partie de l'extrême-gauche contre les tentatives de prise du pouvoir par les communistes, cet ancien président est considéré par beaucoup comme une page d'histoire plutot que comme un homme d'avenir et le député socialiste et poéte Manuel Alegre qui se présentait en indépendant.

A celà s'ajoutait un candidat communiste, un candidat du Bloco de Esquerda (Coalition d'extrême-gauche) et un candidat du parti maoiste PCTP MRPP.L'objectif pour ces petits candidats était de faire entendre leur voix et d'atteindre les 6 % des suffrages pour être remboursés de leur campagne.

Pour enchanter un peu la campagne, le candidat du PSD promis de changer la vie des gens, objectif un peu ambitieux et démagogique vu le rôle de la présidence portugaise.Certains dans le camp des conservateurs souhaitaient une dissolution de l'assemblée en cas de victoire mais celui-ci affirma plutot sa volonté de travailler avec le gouvernement, option rendue d'autant plus crédible par certains observateurs comme le journal algérien El Watan que M.Silva a un profil intellectuel proche du premier ministre, même si leurs idées différent.

La candidature de Mario Soares fut mollement soutenue par le parti, nombre de militants parlant d'un dernier caprice du pére historique du parti et se tournaient plutot vers Manuel Alegre.

C'est ainsi que dimanche soir les résultats furent annocés:Avec 62 % la particpation était plus forte que prévue et Cavaco Silva fut élu au premier tour avec 50,59% des suffrages devant le socialsite dissident  Manuel Alegre loin devant Mario Soares et ses 14,34%. Quand aux petits candidats d'extrême-gauche le Bloco ratait de peu son pari d'atteindre les 6 % et de se faire rembourser sa campagne de 500 000 euros avec 5,31% des voix (Bien plus que le score de 2,57 % de Carlos Marques aux élection de 2001), le maoiste Perreira atteignait péniblement les 0,44% et le communiste Jeronimo de Sousa ne créait pas la surprise annoncée avec 8,59 % des voix contre plus de 12 % pour le candidat du PC portugais en 2001.

19 janvier 2006

Fédérer les opinions

Sans que cela surprenne le moins du monde qui que ce soit, mais au prix des plus violentes manifestations devant le Parlement Européen que l'Union n'ait probablement jamais connu, la Commission Européenne a obtenu le rejet par le Parlement Européen de la seconde version de sa désormais célèbre directive sur les services portuaires par l'une de ces majorités écrasantes qui deviennent habituelles au Parlement, y compris lors de l'analyse de ce que l'on nomme les habiles consensus au Conseil Conseil des ministres de l'Europe.

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16 janvier 2006

Y'a d'l'eau dans l'gaz

L’Europe manque cruellement d’énergie ces derniers temps. Au sens propre comme au sens figuré.

Au sens propre par exemple avec l’affaire récente du gaz russe. Où elle a brillé par... son absence. Voilà bien un domaine, l’indépendance énergétique et la sécurisation de ses approvisionnements, où la légitimité d’une position européenne commune devrait aller de soi, si tant est d’une part que l’intégration ait un sens concret, et d’autre part que l’Europe veuille peser géopolitiquement (car l’énergie est sans conteste un sujet éminemment géopolitique) face à une Russie en quête d’un instrument de réaffirmation de sa puissance. Or à quoi a t’on assisté en lieu et place d’une parole unique et forte de l’Europe ?

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Le plan B de Sarkozy

Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, dans leurs voeux respectifs, ont esquissé quelques idées pour "relancer l'Europe" après l'échec du référendum du mois de mai dernier. Je passe rapidement sur les propositions chiraquiennes qui, à peine émises, ont dû faire face à une fin de non-recevoir de la part du gouvernement allemand. En proposant d'adopter de manière isolée quelques éléments de réforme institutionnelle issus du TECE, sans que cela ne nécessite de révision des traités, le Président s'est vu opposer le "compromis global" que représentait le projet de constitution. Fruit d'une longue négociation entre les 25 (et même les 27), il ne saurait être détricoté sans relancer le débat général.

Il est plus intéressant de se pencher sur l'avenir possible (Sarkozy) que sur le passé certain (Chirac). Le président de l'UMP a évoqué trois éléments (le Quai d'Orsay ayant précisé que le point de vue de Nicolas Sarkozy n'était pas celui du gouvernement français, j'en déduis qu'il ne parlait pas en tant que ministre de l'Intérieur) :

1/ Il faudrait adopter la première partie du TECE - qui concerne la réforme institutionnelle - de manière isolée. Pour cela, un vote du parlement suffirait, il n'y aurait pas à recourir une nouvelle fois à un référendum.

2/ L'élargissement devrait être stoppé, au moins tant qu'aucun accord ne sera intervenu sur la réforme institutionnelle. L'Union devrait, de plus, définir ses frontières.

3/ Enfin, les six plus grands pays en termes démographiques (Allemagne, Pologne, Royaume-Uni, Italie, Espagne et France) devraient former un directoire qui serait en quelques sortes "l'ingénieur" de l'Union.

Que penser de ses différentes propositions ?

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10 janvier 2006

Là-bas

Le 17 juin 2005, le Parlement Européen était reçu par le Parlatino, c'est à dire, le Parlement latino-américain à Lima. Le Parlatino est une entité qui paraitra probablement un peu étrange à nos yeux, puisqu'il s'agit d'un simple groupe informel dont l'objectif est, je cite "d'intervenir en tant qu'instance politique au plus haut niveau et de promouvoir concrètement le développement et  l'intégration (...) Ses objectifs fondamentaux sont la défense de la démocratie, l'intégration latino-américaine, l'égalité juridique des Etats, la résolution pacifique des différends internationaux et le respect des principes du droit international (...) le Parlatino privilégie en particulier la promotion d'un développement économique et social global de la communauté latino-américaine, le respect des droits  fondamentaux de l'homme, l'élimination de toutes les formes de discrimination, la lutte en faveur de la coopération internationale, le renforcement des parlements nationaux et sous-régionaux d'Amérique latine et la diffusion des activités parlementaires" (ne jamais oublier ce dernier point, n'oubliera jamais de dire même le plus néophyte des attachés parlementaires). En quelques mots : le Parlatino est une instance qui, bien que ne disposant d'aucune légitimité, n'hésite pas à définir sa position sur les plus grands sujets politiques tout en affirmant sa ferme intention de l'imposer aux autorités concernées. Le Parlatino est donc une institution politique au sens encyclopédique du terme, c'est à dire, sans nécessaire relation avec quelque réflexion préconçue que ce soit sur l'organisation des pouvoirs ou de la société. D'aucuns diraient qu'il s'agit d'un think tank en oubliant qu'à la différence desdits, le Parlatino est composé de députés élus et non pas de personnalités es-qualité.

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