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29 août 2005

Changement de ton chiraquien sur la Turquie

Aujourd'hui se tenait à l'Elysée la conférence annuelle des ambassadeurs français. L'occasion pour Jacques Chirac de faire un discours sur les perspectives de sa politique étrangère. Parmi les sujets abordés, il y a eu l'ouverture des négociations en vue de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. La date prévue par le Conseil et la Commission est le 3 octobre prochain. Jusqu'à présent, le Président de la République apparaissait comme un soutien à cette candidature, isolé dans son propre camp politique. Mais, après une première déclaration allant dans ce sens vendredi dernier à l'occasion de la visite de José Manuel Barroso à l'Elysée, Jacques Chirac a répété aujourd'hui qu'il demandait des "clarifications" au sujet de la position de la Turquie par rapport à la République de Chypre, Etat membre de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004.

Vendredi, face au refus persistant d'Ankara de reconnaître la République de Chypre, Jacques Chirac avait déclaré que cela n'était "pas dans l'esprit qu'on attend d'un candidat à l'Union". Déjà, début août, Dominique de Villepin avait mis en garde le gouvernement turc en expliquant que la France s'opposerait à l'ouverture des négociations en octobre si la Turquie ne reconnaissait pas Chypre d'ici là. Si le Président de la République n'a pas été aussi clair dans les conséquences qu'il envisageait face à un refus turc, on note toutefois un changement de ton assez net de Jacques Chirac sur ce sujet.

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25 août 2005

Contestation au Luxembourg

Décidément, on se demande ce que fait acrimed. Déjà qu'ils ne s'émeuvent pas de l'étonnante emprise du non sur l'internet, ils ne relayent pas non plus le scandale soulevé par Roy Reding, un avocat luxembourgeois, contre la propagande organisée par le gouvernement lors de la campagne électorale au Grand Duché. Il est vrai que l'institut de veille sanitaire sur les media veille avec scrupules sur les agissements coupables d'Alexandre Adler, Jean-marie Colombani ou Rober Ménard, ses traditionnels ennemis, mais n'aurait-il pas pu s'inquiéter de pratiques peu démocratiques dans ce pays voisin, qui exercait la présidence de l'Union il y a encore quelques semaines ?

L'avocat Roy Reding a en effet lancé une procédure en annulation du référendum du 10 juillet (qui avait ratifié le traité par 56,52% des voix). Il semble fonder ses arguments sur la manière dont le gouvernement a organisé la campagne, et qui aurait violé plusieurs principes constitutionnels. Sa critique semble porter (je ne dispose pas de son dossier) sur deux aspects :

- une absence de financement public des partisans du non et un accès inégal aux media des deux camps;
- une campagne d'information télévisée qui s'apparenterait à de la "manipulation psychologique", et ne contiendrait pas d'information objective sur le traité.

Difficile d'en savoir plus sur le sujet, et de savoir quelles thèses donner à cette attaque, de la part d'un des acteurs de la campagne du non au Luxembourg. Toujours est-il qu'elle fait écho au thème largement évoqué pendant la campagne de l'unanimisme des media et de la disparité de traitement des deux camps. Reste qu'en France, la manipulation abominable des masses populaires par la pensée unique pro-oui ne semble pas avoir eu le même effet qu'au Luxembourg.

Serions-nous plus indépendants et intelligents que nos voisins ?

24 août 2005

La campagne sur Internet : une parodie de pluralisme

Vite! Appelez Acrimed! Comme le dévoile Libération ce matin, une étude scientifique vient en effet confirmer les noirs soupçons qu'on pouvait légitimement nourrir à propos de la campagne référendaire sur Internet. Et les conclusions de Franck Ghitalla et Guilhem Fouetillou (Université de Technologie de Compiègne) sont accablantes :

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