Répartition géographique du vote
Manifestement, la pluspart des régions ont voté pour le non. Seules exceptions : la région parisienne (54% pour le oui), la Bretagne (51%), les Pays de Loire (50 % et des poussières) et l'Alsace (53, 5 %).
Du côté du non, on relève :
- dans le nord-pas de calais : 65 % des voix ;
- en Picardie : 65% également ;
- Languedoc Roussillon : 62%
- Limousin, PACA : 59%
- Bourgogne : 58%
- Champagne Ardenne, Franche Comté, Centre, Auvergne, Aquitaine, Midi Pyrénées : 57 % ;
- Lorraine : 56%
- Poitou Charentes : 55%,
- Rhones Alpes : 51,5 %
C'est difficile d'en tirer des conclusions. Paris, l'Alsace et la Bretagne ont toujours été des régions plutôt pro-européennes. Le Nord et la Lorraine souffrent évidemment de la désindutrialisation.
Dans le nord de la France, où je vis, le non l'a très très largement emporté. Le Pas de Calais a voté à 69, 5 % en faveur du non, le Nord à 62 %. Même à Lille, le non l'a emporté, de justesse. Des villes importantes comme Roubaix (60%), Tourcoing (61%), Dunkerque (59 %) sont également largement pour le non. Maubeuge, mais ce n'est pas une surprise, est à 67% pour le non. Dans le 62, Arras (58%), Béthune (63%), Boulogne (66%), Lens (70%) sont nettement distanciés par Calais (74%) et Liévin (78%).
En région parisienne, les Yvelines ont très largement voté oui (59%), de même que les Hauts de Seine (61%). L'Essonne est pour un court non (50, 75%), la Seine et Marne vote comme les Français (55%). Le Val d'Oise, la Seine Saint Denis, sont pour le non. Le Val de Marne est très partagé (50% contre 49,99 %). Enfin, Paris a massivement voté pour le oui, à plus de 66% (80% dans le XVIème arrondissement, 52% dans le XXème).
Comme on le voit, chaque ville a des très très différents, ce qui dénote à l'évidence non seulement une implantation locale particulière des partis politiques, mais aussi une sociologie du "oui" et du "non" qui sont différentes et qu'il faudra analyser pour tirer réellement les conclusions du scrutin. Il est clair cependant que le "non" est d'autant plus fort que les régions sont défavorisées. On peut très probablement corréler le non avec le taux de chômage, sans pouvoir d'ailleurs en tirer beaucoup de conséquences concrètes...

C'est plaisant d'êtrte né breton en Pays de Loire :-)
Toujours la même honte d'habiter le Languedoc Roussilon, quasiment élections après elections, faut que je me casse.
Rédigé par: Eviv Bulgroz | le 30 mai 2005 à 21:26
La region a voté a 60 % pour le non , mais ma ville a voté a 60 % pour le Oui. Ouf l'honneur est sauf.
Rédigé par: Nade | le 30 mai 2005 à 21:37
Dans le Morbihan (en bretagne) au dela des particularismes locaux traditionnels: Vannes ville "des notables" 62,73 % pour le oui : Lorient ville "rouge" 52,42 % pour le oui : la trinité sur mer (ville native de le pen) 67,61% pour le oui.
Le non est majoritaire dans l'ensemble des communes rurals éloignées des villes et des zones touristiques.
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 21:41
Grenoble a voté OUI à 55 %. Et la petite commune péri-urbaine où je réside, à dix kilomètres de la capitale des Alpes, a voté NON à 59 %.
Rédigé par: Richard G | le 30 mai 2005 à 21:47
et wallis et futuna, 90% de "oui", en pleine crise en le Lavelua (roi de wallis) et l'Etat? (je soupçonne les curés d'avoir appelé à voter "oui")
l'Outre-mer a voté oui sauf La Réunion
Rédigé par: cath | le 30 mai 2005 à 21:51
Ici, 57 OUI à Bordeaux mais près de 70 NON à Cenon, ville populaire de la CUB reliée par le tram
Rédigé par: Fulcanelli | le 30 mai 2005 à 21:56
On retrouve bien la distinction bourgeois / prolos dans la plupart des agglomérations, au sein des villes et dans leurs banlieues. Autour de Lille, le "oui" l'emporte largement à Lambersart et Marcq-en-Baroeul, le "non" cartonne à Loos, Roubaix ou Tourcoing. On retrouve les mêmes clivages en région parisienne, avec des pics de "oui" dans les villes aisées des Yvelines ou des Hauts de Seine. Dans ma bonne ville de banlieue, le "non" est à 60% (non Paxa, t'es pas tout seul).
Rien de très surprenant, en fait : les zones fortement "nonistes" sont généralement des terrains où le total PC+extrême gauche+FN est traditionnellement fort. Mais la logique binaire du référendum rend les choses beaucoup plus visibles et frappantes.
Quelques résultats surprenants, quand même : la Vendée pour le "oui" (malgré de Villiers, qui perd dans sa circonscription), Menton (!) largement pour le "non".
Rédigé par: Emmanuel | le 30 mai 2005 à 22:16
Emmanuel, en bretagne et pays de loire le oui ne passe que de peu 50,... et il était très haut au référendum de maastricht, la baisse est forte ainsi que la participation.
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 22:30
Je voulais dire l'importante participation
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 22:30
Tout à fait, on retrouve un vote sociologique rappelant le vote Kerry dans les centre-ville. Le paradoxe étrange étant que Kerry est classé à gauche alors que le OUI fait son score dans la droite parlementaire. Et donc, les partis ne sont plus représentatifs de classes sociales mais d'autres choses, enfin, quand ils le sont car bien des électeurs sont déboussolés.
Une confession.
Mon père, NON
Ma mère, NON
Ma soeur, NON
Mon ex, NON
deuxième ex, NON
nouvelle, NON,
ma fille, NON
mon fils, NON s'il avait eu un ans de plus
j'allais m'oublier, NON
Rédigé par: Fulcanelli | le 30 mai 2005 à 22:32
Né à Strasbourg, habitant à Paris, l'honneur est sauf. Les villes les mieux informées sur l'Europe... (j'ai été très surpris en arrivant dans "la France de l'intérieur" de constater que la presse locale n'avait pas 2 pages tous les jours sur l'Europe...)
Rédigé par: Jérôme à Paris | le 30 mai 2005 à 22:36
Et comme cadeau à l'équipe de Publius, cette analyse publiée chez moi en novembre 2004
Merci en fin de compte pour nous avoir (plutôt m’avoir) permis de mieux nous comprendre, vous les Américains et nous les Français. Les conflits sont toujours instructifs. Ce que j’en retire ? Une meilleure compréhension de l’Amérique mais pour le dire ouvertement, cela m’a demandé quelques efforts pour penser et écrire. Je me sens moins bête mais peut-on en dire autant de ceux qui suivent les médias ? A cette occasion, j’ai beaucoup appris sur la France et son anti-américanisme puéril ou bien sophistiqué comme celui du Monde diplomatique. Les Américains ont Bush, nous avons quelques répondants ici, activistes dont la cible est faite d’arriérés antimondialistes qui pour paraître plus crédibles se sont baptisés altermondialistes. Mais le résultat est le même. Ce sont des ignorants qui de l’autre côté croient aux sornettes religieuses et ici croient aux obsessions d’un José Bové ou d’un Ignacio Ramonet. Quant j’écoute Daniel Mermet, j’ai un sentiment de dégoût à entendre ce discours idéologiquement formaté et sans âme émanant de ses autorités invitées reçues telles des prêtres laïques censés former les citoyens à l’anti-capitalisme. Oui, sans âme comme de vieux apparatchiks du stalinisme. Et j’ai aussi quelque peine à écouter le répondeur et ces lamentations faite de ressentiments et de vindictes stériles. Le camp des intellectuels est divisé et différencié. Il n’y a pas de raison que le camp des ignorants ne le soit pas.
Pour un type de gauche comme moi j’avoue que c’est pas très sympa de fusiller les gauchistes du peuple. On pourra alors me mettre dans la case élite de gauche, condescendante et arrogante. Ce qui est faux mais les ignorants ont au moins cette sauvegarde que de s’en prendre aux élites, que ces ignorants soient de gauche ou de droite. Quant à moi, je ne défends pas les élites, loin s’en faut. Je les combats autant que je peux dénoncer la bêtise populaire ou populiste. La société se fait avec la participation de tous et si ça foire c’est la cause de tous et si ça peut s’améliorer ce sera grâce à tous. Alors fini ce misérabilisme compassionnel.
Merci Georges Bush d’avoir été une star et d’avoir dévoilé cette dévotion, ce dévouement, ces inféodations de notre caste journalistique vis-à-vis de toi, ô Georges dabeuleuyou, les médias sont à tes pieds, qu’ils te contestent ou qu’ils te vénèrent ou qu’ils te craignent. Allah est grand, Georges Bush est grand et nos journalistes sont ses mollahs. Nos journalistes ont aussi décrété que Sarkozy serait grand, presque autant que Bush. Nos journalistes sont les ministres du culte des stars qu’elles soient intellectuelles, politiques ou people.
Ce qu’on a omis, hélas pour l’opinion publique mais qui se soucie du public du moment qu’il est un cochon payeur, c’est que Bush ne représente qu’un prédicateur, une sorte de télé-évangéliste assez doué comme le fut un certain Adolphe mais que comme sous le régime d’Adolphe il y a un système. Attention, je ne compare pas Georges à Adolphe, je compare des structures ! Bref, les capitalistes profiteurs prédateurs parasites vont gagner la lutte des classes. Ce qui est logique puisque l’issue de ce combat est déterminé par les journalistes et qu’un journaliste s’achète. Et que par ailleurs le système envoie suffisamment de leurres pour aveugler le peuple et que le peuple lui-même se complaît pour sa contrepartie potentiellement révolutionnaire, dans un hédonisme divertissant. Cela dit, l’ascétisme des militants des cellules communistes était pire.
Le capitalisme est la vérité. Le capitalisme éthique fait face au capitalisme de la puissance. (J'aurais dû préciser le capitalisme se scinde en une forme "post-humanisée" et une forme déviée, et il n'a pas le choix avec une autre alternative puisque le mouvement est irréversible et que de plus, le capitalisme avec la technique offre à l'humanité les moyens de dépassement de son animalité rationnelle ) Le premier œuvre pour la civilisation, le second est au service d’une oligarchie et se moque de la civilisation. Sa stratégie est de jouer sur la démission des peuples et leur soumission face au diktat des désirs infinis que le Dieu marchandise peut assouvir sans jamais l’éteindre et c’est tant mieux parce que le peuple continue à s’activer durement. Mais comme le monde matériel est limité, alors le capitalisme oligarchique joue sur les sentiments religieux pour asseoir sa puissance
Les journalistes ont choisi ici ou chez Bush le camp de l’oligarchie. Merci Georges Bush de nous avoir offert ce scoop… enfin pas offert puisque la vérité ne se dévoile qu’à travers un travail d’analyse et d’effort de compréhension. Pas comme font les journalistes qui jouent sur les émotions bien souvent.
Il n’y a qu’une seule alternative intelligente face à Bush. Ou bien s’en foutre et vivre sa vie comme elle va, dans son univers restreint, ou bien y aller de la plus profonde intelligence et de tout sonder, tout peser, tout relativiser, tout penser, ce qui se passe là-bas mais aussi et surtout ici. Si on s’en tient à une vision superficielle, partielle, partiale ou partisane, on passe à côté de la vérité. Certes on est un peu savant mais pas assez pour prendre la mesure du monde.
Cela dit, la grande leçon à retirer de toute cette affaire, c’est que l’humanité a une propension à s’ignorer, à s’isoler, à vivre dans sa bulle et que de tous temps, depuis Alexandre jusqu’à Bush en passant par Auguste, César, les Templiers, Napoléon etc… hélas funeste constat, les guerres ont façonné les relations entre les peuples autant sinon plus que le commerce. Les guerres sont-elles l’essence de l’homme en relation avec son prochain ? Les guerres sont-elles le résultat de l’impuissance des hommes et des nations à se faire reconnaître et apprécier ? Mais le désir de reconnaissance n’est-il pas dévoyé quand il se conjugue avec la puissance. L’homme est resté quelque part un singe qui reconnaît ses chefs. L’homme se divinise et s’élève quand il parvient à tirer un enseignement du partage et de la rencontre mais on se demande si sur terre, l’homme ne se nourrit pas du conflit et si la guerre ne se nourrit pas des désirs inassouvis de l’homme ?
Toujours est-il qu’à travers la guerre en Irak, nous nous sommes intéressés à nos amis américains. Sans cette guerre nous aurions ignoré cette élection comme les précédentes et je dois avouer que j’en aurais fait sans doute autant. Pourtant, l’Histoire des Etats-Unis est digne d’intérêt et traduit bien des évolutions de l’humanité si bien que le laboratoire social est situé là-bas alors qu’il le fut ici en Europe pendant une longue période, avec des temps forts, de Louis XIV à l’ère hitlérienne. Les Etats-Unis sont passé à l’ère post-hitlérienne et l’Europe voudrait entrer dans son ère qu’elle ne connaît pas alors elle se contente d’une constitution, voulant singer les Etats-Unis alors qu’elle a sans doute un autre destin voire aussi aucun destin, éventualité à ne pas négliger.
Je l’avais noté alors autant l’évoquer. Cette remarque de Marc Ferro l’historien à propos du cinéma américain qui pendant les années 1935-1950 renvoyait aux States une image profonde de ce qu’ils étaient. Kazan par exemple mais on aurait pu mettre Chaplin, Sturgess ou Capra ou qui vous voulez parce que ma culture cinéphile n’est pas à la hauteur de ce thème qui me paraît des plus intéressants. Bref, une belle époque qui peut-être a duré plus loin que Ferro le pense, sans doute vers les seventies. Je plaide en faveur d’Easy rider comme un film décrivant l’Amérique tout en anticipant l’élection de Bush. Dommage que Ferro ne soit pas en phase avec la génération Woodstock. J’en suis, et je peux aussi me syntoniser avec les époques précédentes.
Enfin, last comment ! La victoire de Bush avec 52 points de votes populaires n’a rien d’un événement exceptionnel contrairement à ce qui est dit. Reagan a fait mieux (59 % en 1984) mais le révisionnisme est édifiant d’une époque qui ne veut plus voir les choses en face et qui préfère se construire une réalité conforme à ses idées. Le monde prend le virage du totalitarisme individuel et ce n’est ni inquiétant ni réjouissant. La société ne sombrera pas mais elle ne s’améliorera compte-tenu de la situation actuelle. Seule une machine de guerre intellectuelle hyperpuissante peut changer le cours de l’Histoire et comme cette machine ne peut se concevoir vu l’état des forces médiatiques, alors l’Histoire n’a plus cours mais la guerre a de longs jours devant elle !
Rédigé par: Fulcanelli | le 30 mai 2005 à 22:37
Dans la disctinction "bourgeois / prolos" j'ai joué à regarder les évolutions du "non" depuis Maastricht sur des communes en pratique choisies à peu près au pif sans prétention scientifique aucune
(évolution du non)
France globale : +6 %
Communes "France d'en haut" :
Menton (merci Emmanuel de me suggérer de la regarder) : -1,5
Paris -4
Neuilly-sur-Seine -20
Communes "France d'en bas"
Saint-Avold +16
Châteauroux +10
Trappes +12
Deux ou trois au hasard, supposées assez "France moyenne"
Poitiers +8
Valence +8
Avallon +10
Il me semble donc, aussi peu scientifique que soit ce sondage au pifomètre, que la "fracture sociale" soit plus marquée dans le vote de 2005 que dans celui de 1992.
Rédigé par: Jacques L. | le 30 mai 2005 à 22:38
Jacques : la grosse différence avec Maastricht est que la gauche était au pouvoir en 1992 (booste le "oui" dans l'électorat populaire de gauche) et que la droite était dans l'opposition et divisée (fait monter le "non" dans les terrains bourgeois).
Rédigé par: Emmanuel | le 30 mai 2005 à 22:42
"Jacques : la grosse différence avec Maastricht est que la gauche était au pouvoir en 1992 (booste le "oui" dans l'électorat populaire de gauche) et que la droite était dans l'opposition et divisée (fait monter le "non" dans les terrains bourgeois)."
Remarque très judicieuse qui montre que les partis, à défaut d'être représentatifs, conservent quelques efficaces directives.
Cela dit, on passe de 2 points d'écart à 10 points
Rédigé par: Fulcanelli | le 30 mai 2005 à 22:46
Fulca : "Remarque très judicieuse qui montre que les partis, à défaut d'être représentatifs, conservent quelques efficaces directives."
Ou que les électeurs (certains électeurs en tout cas) conservent un vieux fond légitimiste...
Rédigé par: Emmanuel | le 30 mai 2005 à 22:54
Emmanuel, d'où la singularité de la bretagne plutôt centriste catho votant massivement oui a maastricht et un petit oui aujourdhui.
Le paramètre breton voyant dans l'europe un moyen d'enfin s'émanciper du pouvoir centralisateur français n'étant pas à négliger.
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 22:54
@Fulca ne serait tu pas un peu "dictateur" dans ta sphère privée ?
Chez moi
épouse OUI
fils 1 OUI
fils 2 OUI
moi NON
J'ai pas eu le temps de les convertirs a mon interprétation après les avoirs converti à l'europe :o))
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 23:03
boutons le prolo hors de France comme on sait le faire si bien à Paris; ça facilitera les mariages endogamiques, les électeurs seront tous beaux, cultivés, propres, sains de corps et d'esprit et disposeront d'un pécule respectable pour exercer avec grâce et sex appeal leur devoir de citoyens.
Rédigé par: grimm | le 30 mai 2005 à 23:05
Quoique : "d'où la singularité de la bretagne plutôt centriste catho votant massivement oui a maastricht et un petit oui aujourdhui."
Exact : non + 6 au niveau national, + 9 en Bretagne.
Même si on peut supposer que les électeurs de droite en Bretagne avait beaucoup plus voté en 1992 pour Maastricht que ceux de la droite francilienne, par exemple.
"Le paramètre breton voyant dans l'europe un moyen d'enfin s'émanciper du pouvoir centralisateur français n'étant pas à négliger."
C'est vrai. Est-ce que cela explique aussi les niveaux élevés du "oui" en Savoie?
Rédigé par: Emmanuel | le 30 mai 2005 à 23:11
Emmanuel
sur l'obs il y a le texte intégral de la déclaration officiel de l'UE
http://permanent.nouvelobs.com/europe/20050530.OBS8210.html
j'aimerais comprendre le sens de la deuxième partie cette phrase :
"Nous devons nous interroger sur le rôle de chacun d'entre nous -- gouvernements nationaux, institutions européennes, partis politiques, partenaires sociaux, société civile -- pour contribuer à une meilleure compréhension de ce projet qui ne peut pas avoir de légitimité propre sans être à l'écoute des citoyens.,
"légitimité propre sans être à l'écoute des citoyens" ???
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 23:12
Emmanuel
Si je me rappelle des discutions lors de maastricht, l'europe fédéral option région existait encore. Peut être certains on compris que c'était fini et qu'il ne sortirait pas de la nation.
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 23:15
"Ou que les électeurs (certains électeurs en tout cas) conservent un vieux fond légitimiste..."
Emmanuel, directivisme et légitimisme sont les deux mamelles de l'autorité, l'une tournée vers le passé, l'autre vers le futur. Ta précision est judicieuse.
"Fulca ne serait tu pas un peu "dictateur" dans ta sphère privée ?"
Aucune des personnes citées ne cohabite avec moi. Je vis seul. Mais pas isolé. Ma sphère privée est une sphère privée mais pas d'influence, quoique, si j'avais eu besoin de convaincre, je ne me serais pas privé
Rédigé par: Fulcanelli | le 30 mai 2005 à 23:18
Mauvaise stratégie de ma part, j'étais sur publius à ne convaincre personne alors que j'aurais été peut être plus efficace chez moi :o)
Rédigé par: Quoique | le 30 mai 2005 à 23:26
Les yvelines sont un departement tres a droite ( enfin pas a Trappes evidemment ) et tres riche, pas autant que les haut de seine mais pas loin.
C'est aussi un departement infesté de bretons.
Je pense que la Bretagne doit en tirer toutes les concequences et quitter la France. Ils est hors de question qu'ils empechent le reste du pays de suivre une politique moins "Européenne".
Rédigé par: Eric Lauriac | le 30 mai 2005 à 23:27