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31 mai 2005

Commentaires

RilaX

Laurent : "Disons que le non est un avertissement pour un mauvais travail, j'en attendais pas plus à court terme."
Cette logique est triste pour l'Europe

Ah bon ? je vois pas ce qu'il y a de triste la.
C'etait quoi deja la question ? Oui ou non a ce Texte ? et que nous dit quoique ? que le non est un avertissement pour un mauvais travail, a court termes.

Dites donc ca serait comme si il repondait a la question posait par hasard ?
Et il est triste d'avoir comme logique pour l'europe de repondre aux questions qu'on nous posent ?

Drole de mentalité. Dites moi que c'est la deception qui vous faire encore tous dire des choses comme ca.
Ou au moins relisez vous dans 3 moi / 1 an.

Quoique

@Laurent

Je précise que le mauvais travail, la mauvaise copie, c'est le traité/constitution et non pas l'action de notre gouvernement.

RilaX

j'ai fait plein de fôtes :/

Quoique

@Laurent

Vous avez raison, je suis triste d'avoir du dire non car je n'aime pas avoir une position négative et encore plus quand je ne la maîtrise pas.
Je n'ai par contre pas de regrets, car avant de lire le texte je m'apprétais à voter oui des deux mains à une constitution pour l'Europe. Sans doute par un acquis de conscience stupide un jour où j'avais un peu de temps je l'ai téléchargé et lu...
J'ai voté NON.

Eviv Bulgroz

@quoique

Argument médiocre. La bretagne n'a jamais eu beaucoup de fafs ou coco, ce qui explique son vote. Vous voulez que je vous sorte les villes FN et leur vote :-)

@Krysztoff

Voila : on va dire que je suis en résistance :-). En particulier sur ce que vous venez d'écrire. J'ai le verbe haut, certes. Mais là vous dérapez. Sur le fait que les pays de l'est aient BESOIN de bosser également. Sur le fait que, de gauche on ne soit pas autorisé à dénoncer cette démarche populiste, économiquement fausse et suicidaire électoralement.

LE CHOMAGE FRANCAIS N'EST PAS LA FAUTE DES PAYS DE L'EST. NI DE l'UE. NI DES GRECS ou PORTUGAIS. Bien au contraire. Les délocalistions c'est pas bien, mais c'est peu en nombre. Faut évidemment s'occuper de reclasser les travailleurs qui sont dans la merde. Mais je laisserais pas ad vitam désigner ainsi à la populace, via des politiciens verreux de FAUX coupables. c'est plus clair ?

http://egoborone.free.fr/?p=18

fmod

Effectivement, le non montre à n'en pas douter que le projet était un mauvais travail, et qu'il sanctionne, en outre, la médiocrité du monde politique. C'est dit sans rire…
Mais heureusement, en vous lisant, on prend la mesure de ce qu'est un bon travail et une élite politique de qualité…

fmod

@Spica
"Publius se technocratise de plus en plus"

C'est à dire ?

"L'avis de pseudo expert que d'habitude on n'ecoute pas devient maintenant la sainte bible".

Quel expert et comment cela une sainte bible ?

C'est bien ca empeche d'avoir des debats de fond.

Ah vraiment ? elles sont où vos idée de fond ?

bongo

Notre non fait plaisir à quelques américains, quel drame ... Il est bien beau de dénoncer la xénophobie du vote non lorsqu'on fait appel à l'anti-américanisme primaire :) Alors le vote de l'intolérance, c'était oui ou non ?

marc

Le niveau des commentaires sur Publius n'a jamais été terrible mais jusqu'à présent les auteurs avaient réussi à garder un certain niveau. Le commentaire de Krysztoff, conseillant l'exil à ceux qui ont voté 'oui' et qui se permettent encore de prendre la parole marque une date.

John Smith

@marc

meuh non. Faut pas être aussi pointilleux.

un francais d'en haut

un travail de la fumeuse, inconsciente et menteuse "France d'en haut" qui croit stupidement qu'il est utile de faire des analyses statistiques globales au lieu de se contenter de regarder son voisin :

http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/methodes/doc_travail/docs_doc_travail/g2005-03.pdf

Les soi-disant "experts" y estiment que les délocalisations auraient été responsables de 13500 pertes d'emplois par an dans l'industrie entre 1995 et 2001, soit 0,26% de l'emploi industriel, 0,09% de l'emploi marchand total, 0,05% de l'emploi total.

Mais il faudrait ajouter l'effet des délocalisations dans les services ... et retrancher les emplois créés en France suite à délocalisations.

On remercie monsieur Fabius pour avoir signalé aux élites ce phénomène qu'elles ignorent totalement par pur aveuglement.

Et on remercie Attac pour le soulagement que nous procure le fait d'avoir trouvé de nouveaux bouc-émissaires. Pour information, les plombiers polonais n'auraient aucune compétence pour exercer en France car les plomberies en Pologne sont exclusivement en acier.
Et les Polonais ne sont pas très chauds pour venir travailler en France compte tenu du coût de la vie et des logements ... sur le marché noir les ouvriers polonais concurrencent leurs camarades français (aussi rarement déclarés) dans bien des domaines ... sauf la plomberie.

Bladsurb

@Quoique
"Quand un salarié n'écoute pas les remarques ont lui envoi un avertissement et s'il persévère ont le licencie.
Disons que le non est un avertissement pour un mauvais travail, j'en attendais pas plus à court terme.

Je précise que le mauvais travail, la mauvaise copie, c'est le traité/constitution et non pas l'action de notre gouvernement."

Euh, vous avez lancé un avertissement à qui ? à la convention qui n'existe plus ? et vous licencierez qui ? l'ensemble du conseil européen, donc les 25 chefs de gouvernements ?

Et quand dans une équipe de disons 25 personnes, il y en a 3 ou 4 qui n'apprécient pas le boulot fait par X, mais les autres le trouvent tout à fait acceptable, on fait quoi, on vire X quand même ?
A moins que dans votre analogie, le "peuple français" se soit exprimé au nom du "peuple européen" tout entier ?

marc

"meuh non. Faut pas être aussi pointilleux."
Quand il s'agit de la liberté d'expression, il est toujours préférable d'être pointilleux (le slogan 'La France aimez la ou quittez la' ça ne vous rappelle rien ?)

Yannick

Pour essayer d'avoir une pose dans le débat pour savoir qui est le plus aigri / grisé, je vous propose une petite réflexion polique.

Que pensez-vous de ça ? Plutôt que de réaliser un simple référendum « oui ou non », on aurait pu réaliser une sorte de « proportionnelle référendaire » dans laquelle chaque courant aurait pu proposer un « pseudo-candidat » ; par exemple oui-UMP, non-UMP, oui-PS, non-PS, non-PC, non-LCR...

Cela aurait permis d'avoir un message plus clair de la part des français, notamment du côté du non.

Bien sûr, il aurait fallu que les partis jouent le jeu et que par exemple le PS propose la « candidature » de Fabius.

Vous en pensez quoi ?

John Smith

@ marc

Ce n'était pas du tout l'objet du message de Kryzstoff.

En tout cas, je n'ai pas l'impression.

Il serait utile de savoir ce qu'en pense l'intéressé, et la cible (qui a d'ailleurs répondu avec un sourire).

Ca m'étonnerait que quelqu'un qui, tout en argumentant pour le Non, n'a jamais (de mémoire) cité de plombier polonais ou de routier roumain, se mette à expulser ses opposants.

John Smith

@ Yannick

C'est là le problème. Le PS n'aurait pas joué le jeu, puisqu'ils auraient eu l'outrecuidance de s'en tenir à la décision de ses militants.

Comme veut le faire Emmanuelli pour 2007.

Et d'ailleurs, il aurait fallut choisir entre Mélenchon qui s'est réveillé le premier, Emmanuelli qui a pris le train en marche et Fabius qui s'est tu pendant toute la campagne et est arrivé comme une fleur à quinze jours du scrutin.

Eviv Bulgroz

@Ca fait longtemps qu'on se cherche avec Krystoff :-)). ca fait echo à d'autres discussion. Je maintiens néanmoins que c'est un dérapage. mais bon c'est TOUTE une partie d'une préntendue gauche qui a dérapée sévére (§l'étranger coupable et la fiereté nationale sont elles devenues les 2 mamelles de la gauche ? Je n'ose y croire). Donc pas de pb avec Krustoff, en particulier, même si désigner à la vindicte le travialeur Arménien est odieux.C'est le discours dominant à gauche, donc je ne suis pas dans l'ad hommines. Je suis particulièrement vif, j'en conviens. Simplement à la hauteur de ma propre honte.

Quoique

@Bladsurb

Je parlais de 1 bulletin non en réponse à une question que j'ai reçu par la poste. J'ai donc été au bureau de vote, j'ai pris deux bulletins sur la table un oui et un non et une enveloppe, j'ai été dans l'isoloir et j'ai mis un bulletin dans l'enveloppe, je suis allé présenter ma carte d'électeur et mon permis de conduire à un monsieur à qui j'ai dit bonjour avec un sourir, puis j'ai mis l'enveloppe dans l'urne et il a dit .... a voté, j'ai signé le document d'émargement et je m'en suis allé ayant fait mon devoir de citoyen.

Il y a quelque chose qui vous dérange ? I

Praxis

@ tous ceux qui ont voté non pour plus de social là, maintenant, tout de suite, sans penser aux vraies conséquences de leur vote, sans peser vraiment les enjeux d'un compromis arraché de dure lutte :

"Nicolas Sarkozy devrait en effet être nommé ministre de l'Intérieur, ministre d'Etat et numéro deux du gouvernement, tout en restant président de l'UMP."

"Comme l'on sait qu'il y a deux postes stratégiques pour préparer une campagne présidentielle –tenir la place Beauvau et contrôler un grand parti– on en déduira que celui qui prétendrait se présenter (ou se représenter) à l'Elysée contre Nicolas Sarkozy se prépare à de grosses difficultés. Si l'on ajoute que le même président de l'UMP appelait dès dimanche soir à un «tournant majeur dans nos politiques économiques et sociales»"... on comprend très bien à quel avenir se prépare la France pour l'horizon 2007 : un vrai modernisme libéral, une vraie politique de l'offre (tous au travail !), une vraie libéralisation des services publics.

Les premiers avertissement quant au nouveau visage de la France (et de l'Europe ?) commencent à tomber.

Ce ne sera pas faute d'avoir lancé des appels et d'avoir tenté de sensibiliser tout le monde aux problématiques de l'après-non. Mais peut-être est-ce prématuré. Après tout, un miracle peut nous tirer de ce guêpier... Un super balèze socialiste, qui sortirait d'un chapeau, avec plein d'idées neuves, capable de...

Non, vu l'état de décomposition de la gauche socialiste, vu la force de la gauche antiparlementaire, il n'y a plus aucun garde-fou contre la droite et le libéralisme. Plus aucun.

Mais ça ne durera qu'un temps, rassurez-vous. 15 à 20 ans de libéralisme, ça passe vite finalement.

(rire jaune)

marc

Eviv,
Je ne prenais pas votre défense, vous êtes assez grand pour le faire vous même.
Ce qu'à dit Krysztoff va au-delà de votre discussion qui n'est pas d'ordre privée. C'est une réaction qui me parait à la fois inadmissible (si t'es pas d'accord, dehors) et caractéristique d'une certaine dérive.

Guillaume

@fmi1

Vous vous méprenez sur Krystol. Ce monsieur est l'un des gourous néoconservateurs, fondateur du Project For a New American Century, qui défini les grandes lignes de la politique US depuis l'election de Bush. Ce think-tank focalisait déjà sur l'Irak en 98. Lisez leur papier "Rebuilding America's Defenses", datant de 2000, vous serez édifié.

Il n'est pas aux manettes sur le papier, mais en pratique il a indiscutablement une grande influence. Et vous pouvez être sur qu'il n'est pas le seul dans l'entourage de Bush à avoir cet avis sur le résultat du référendum.

Krysztoff

@ Marc

Ah ben v'là aut'chose! Me voilà conspué parce que j'ai oublié d'ajouter le traditionnel :-))))))))))))))))))

Merci à John Smith de prendre ma défense. Je n'ai effectivement, à ma connaissance jamais utilisé les arguments xénophobes que dénonce Eviv. De même que je n'ai jamais insulté qui que ce soit ni dans mes notes ni dans les commentaires que je poste, à ma connaissance (au passage, certains de mes co-auteurs sont largement plus virulents que moi parfois cf. au dessus Eolas "Alors, pour être clair, vos remontrances, j'en ai rien à foutre et je n'ai certainement pas de leçons à recevoir de vous."). Et que je n'ai jamais empêché qui que ce soit d'écrire quoi que ce soit. Merci de m'autoriser donc ce droit en retour, vous qui parlez de liberté d'expression.

Ceci étant dit, ce discours récurrent de certains commentateurs ici ou ailleurs sur la France moisie, pour reprendre une expression de l'illustre Solers, a parfois le don de me taper un peu sur le système. Et je trouve que pour quelqu'un dont on tape sur le système, je suis largement plus posé que nombre d'intervenants sur les commentaires de Publius.

Pour revenir sur ma remarque, je me dis, et je suggérais à Eviv (allez lire son blog, il est clair là-dessus ces derniers temps), que vivre dans un pays où il se considère entouré de fachos, de xénophobes et de marxistes (une personne sur deux donc statistiquement, il doit en cotoyer plusieurs chaque jour), ce ne doit pas être facile.

John Smith

Et pourtant, Dieu sait qu'en temps normal, je ne suis pas d'accord avec Krysztoff !

un francais d'en haut

Sarkozy n'est même pas un épouvantail pour la gauche radicale : quand l'IPSOS a demandé aux électeurs communistes qui ils souhaitaient comme premier ministre, ils ont cité Sarkozy à 16% ... devant Borloo (a priori plus préoccupé par le social) à 11%.

Et je ne parle même pas des électeurs de Besancenot, Laguillier ou Chevènement qui n'ont eu aucun remords d'avoir permis l'élection de Chirac en 2002 ... on ne leur fera pas peur en leur disant qu'ils ont favorisé l'ultra-libéralisme : ça les fera sourire comme le sourire d'Emmanuelli dimanche.

C'est la thèse du "tous les mêmes" qu prévaut : on est comme des cons avec notre social-démocratie. Mais je ne crois pas que le libéralisme durera 15 ans : juste 5 ans puis nouvelle alternance, c'est la règle dans notre pays, le seul progrès est le quinquennat qui empêche l'alternance à 2 ans. Avec l'argument "on vire les dirigeants quand la situation économique et sociale n'est pas bonne, preuve de leur incompétence", il ne peut pas y avoir d'autre issue.

Praxis

C'est évident Kryzstoff, il y a un problème en France. Maintenant, depuis qu'on a dit qu'il ne fallait pas diaboliser les personnes qui votent extrême mais plutôt chercher à comprendre leurs problèmes, on a plus rien le droit de dire. Ce politiquement correct est dangereux et pervers. Un électeur sur trois fait le choix des extrêmes ! Ce n'est pas rien. Ok il y a un malaise, mais on est tout de même entouré de personnes qui ne connaissent pas l'histoire pour recourir à ces solutions, qui n'ont jamais été des solutions, mais des bombes à retardement. Ce n'est pas en se voilant la face, en disant que tout le monde il est beau, que tout le monde il est gentil, que l'on parviendra à éradiquer le fléau des résidus de la pensée nationaliste. Car c'est là que se posent une partie des problèmes, c'est sur ce terreau que se cristallisent les peurs, les inquiétudes. On ne peut nier que le populisme, la xénophobie, le nationalisme ont tout de même marqué cette campagne. On a même vu des leaders que l'on pensait plus respectables se livrer à quelques artifices manipulatoires du plus bel effet.
Il faut non seulement trouver des solutions aux problématiques sociales et identitaires vécues, mais également continuer de dénoncer ce qui ne va pas. Il faut arrêter de banaliser l'extrêmisme, l'antiparlementarisme, la xénophobie, le populisme.
Ils sont une des problématiques de notre époque.
Je pense qu'ils vivent leurs derniers instants et que nous assistons à leur dernier tour de piste, ce qui les rend très visibles et véhéments.
Mais c'est notre devoir de citoyen de toujours se dresser contre la violence et les discours des extrêmes.

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